Adrien Chicot Trio au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Adrien Chicot Trio

Paris. Le Duc des Lombards

Lundi 22 juin 2015. 19h30.

Adrien Chicot : piano

Sylvain Romano : contrebasse

Jean-Pierre Arnaud : batterie

Tiens, le pianiste a écouté Mac Coy Tyner. Grosse pulsation. Le fluide circule bien. Je reconnais l’album. La musique rebondit entre eux et vers nous. Le trio joue groupé sous la direction du pianiste. Justement, un solo de piano pour calmer le jeu . Le trio enchaîne sur un autre morceau sans nous laisser le temps d’applaudir.

Avantage : la tension ne baisse ni chez les musiciens ni chez les spectateurs. Je bats toujours la mesure. Donc ça marche. Ca ressemble toujours à du Mac Coy Tyner. Bonne influence. Le trio joue toujours soudé. Un bon quart d’heure de musique non stop et je ne me suis pas ennuyé. C’était « Addiction » puis « Sunday Mood »

« Braun's family blues ». Ca sonne plus bebop, sans pour autant être figé dans la tradition. Descendance de Red Garland. Un blues familial. Logique car ce trio sonne comme une famille unie. Un petit break de batterie pour relancer la machine.

« Jou's Ballad » . Du fond de la salle, je ne comprends pas les annonces du pianiste malgré ou à cause du micro. Balais. Une ballade dans le style de la rythmique de John Coltrane, quelque part entre Mary Poppins et l’avant-garde. La musique s’étire comme un gros chat paresseux.

Je reconnais un morceau de l’album qui balance particulièrement. Retour aux baguettes. Je bats des pieds et hoche la tête : double effet keep cool. Joli solo funky de la contrebasse puis un passage plus liquide alors que la pulsation est toujours plus présente en arrière plan. Ca repart énergiquement sur le thème. C’était « All In », le titre album.

« Khalid » (?) un morceau au swing plus décalé mais toujours efficace. Toujours coltranien. Bon dialogue piano/batterie. Ca envoie puis le trio repart.

Jolie intro en piano solo. Une ballade menée aux baguettes. Ca swingue tranquille. Elégant et sensuel. Logique puisqu’il s’agit de « Duke Ellington’s sound of love » de Charles Mingus.

Le pianiste commence avant d’avoir annoncé le titre. Un morceau qui s’appelle ? Le mystère demeure. Une petite valse swinguante. Beau solo de contrebasse au milieu du trio.

J’avais à côté de moi, une auditrice particulièrement agitée, la première groupie du pianiste, sa mère. Madame, s’il vous plaît, pourriez vous apprendre à votre fils à parler clairement et distinctement au public ? Avec son piano, il communique très bien. Pourquoi pas avec sa voix ?

Je n'ai pas trouvé de vidéo de ce trio. Rien à ajouter.

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