Becca Stevens Band assure au New Morning

Publié le par Guillaume Lagrée

Becca Stevens Band

Festival Jazz sur Seine

Paris. Le New Morning.

Jeudi 22 octobre 2015. 20h30

Becca Stevens: chant, guitar, ukulele

Liam Robinson : accordéon, piano, claviers

Chris Houdini : contrebasse

Marc Francen : batterie

La voix est moins lisse qu’en studio mais pas moins touchante et le groupe est aussi précis et efficace.

Becca Stevens mène bien ses hommes. Ils chantent et jouent pour elle. Le New Morning est plein mais pas à craquer. Je gage que la demoiselle remplira bientôt des salles plus grandes encore à Paris.

Elle passe au ukulélé. Sur scène, le groupe est beaucoup plus acoustique qu’en studio.

Une chanson d’amour à faire fondre. « Thinking about You » (Frank Ocean). J’espère que le gars à qui elle pense de cette manière est conscient de sa chance. Belle étendue vocale. Les experts mesureront ses octaves. Pour ma part, en plus de ne pas être expert, je suis sous le charme ce qui nuit à la rigueur de l’observation scientifique.

Retour à la guitare. « Imperfect Animals ». Une sorte de Blues sur l’imperfection humaine et la recherche de perfection dans nos amours. Le groupe passe les ponts sans effort. L’accordéoniste est passé au clavier électrique délivrant des sons planants. Qui ne voudrait pas donner affection et perfection à cette demoiselle ?

Un poème de Jane Tyson Clement. Juste sa voix et sa guitare électro acoustique. Becca Stevens installe le silence. L’accordéoniste est passé au piano. Aucun clavier ne lui est étranger. La voix de Becca nous emmène par delà les labours chevaucher les licornes à la tombée du jour.

Retour au ukulélé et à l’accordéon. L’accordéon ne joue pas dans le style musette. Ca balance bien. Nous sommes à Paris mais c’est un Américain qui joue.

Retour à la guitare et au clavier. En bonne Américaine, Becca Stevens n’oublie pas le business. Elle nous rappelle que des T shirts et des CD sont à vendre à la pause. « You make me wanna leave » un morceau funky porté par une voix si blanche, si pure qu’elle en est troublante.

PAUSE

Avertissement aux lecteurs : une partie de mes notes étant illisible, cette chronique sera écourtée.

« Out of love » dément son titre car nous sommes complètement dans l’amour.

La ballade qui clôt l’album. Elle s’adresse à un garçon qui dort. Il a de la chance d’être bercé ainsi. Retour au piano. So romantic. C’était « Jack » pour son neveu qui est toujours mignon selon la chanteuse.

« Higher love » (Steve Winwood). Un mélange pop folk avec une pointe de funk et même de salsa.La musique groove avec cette voix faite pour chanter des cantiques en gaélique. Elle monte vers un amour non pas suprême, comme John Coltrane, mais plus haut.

Retour à l’accordéon. Professionnalisme américain : « C’est le meilleur public que nous ayons eu à Paris ». En même temps, c’est leur premier concert au New Morning.

« Sand and dust », accompagnement en tapotis des mains.

« The muse » écrit par David Crosby de Crosby, Stills, Nash and Young pour Becca Stevens qui a écrit la musique. Clavier, guitar basse électrique. Une ballade. Magnifique. Quand un auteur de cette classe vous écrit une telle chanson, c’est que vous êtes adoubée. Après un brusque déchaînement, retour au piano pour finir en douceur.

RAPPEl

Elle commence à l’ukulélé. Accordéon et contrebasse se préparent. Une chanson joyeuse qui ne figure pas sur le dernier album « Do You feel good ? » Il semble que oui vu la réaction du public.

Contrebasse, accordéon. Becca Stevens nous demande de chanter même après que le groupe soit rentré dans la loge. Pour faire miauler les fills et aboyer les garçons, je ne connais que Prince. Belle ballade. Comme tout le monde, je chante « There is a light thas never goes out » jusqu’à extinction des feux. Les spectatrices se font plus entendre. Pour finir, nous nous applaudissons nous même.

Ebloui par son album « Perfect Animal », je me demandais si Becca Stevens passerait la barrière de la scène. Manifestement, oui.

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