Omar Sosa & Gustavo Ovalles embrasent les Sons d'hiver

Publié le par Guillaume Lagrée

Festival Sons d’hiver

Paris. Théâtre Claude Lévi-Strauss, musée du Quai Branly.

Samedi 13 février 2016. 18h.

Omar Sosa (Cuba) : piano, clavier

Gustavo Ovalles (Venezuela) : percussions

Vidéo du concert visible sur la chaîne de télévision publique franco-allemande ARTE.

Lectrices bienveillantes, lecteurs miséricordieux, cette chronique sera brève. En effet, je ne peux lire correctement mes notes prises en direct, dans l’obscurité de la salle de concert.

Omar Sosa a toujours l’air de sortir du désert, vêtu de blanc, avec chèche et écharpe. Il commence avec une nappe sonore au clavier, qu’il ponctue dans les cordes du piano. Le percussionniste commence tout en douceur. Omar Sosa danse avec son piano comme s’il voulait l’emporter dans son mouvement. Belle cavalcade en duo. Gustavo Ovalles dispose d’une panoplie d’instruments de percussion dont la plupart me sont inconnus. Il est passé à une énorme sphère creuse qu’il tapote du bout des doigts. Un chant enregistré passe en fond sonore. La salle est comble et le public comblé. Plus qu’un concert, c’est une expérience sensorielle que nous vivons.

Une ballade percussions/piano et un fond électro. Je n’ai jamais entendu un percussionniste aussi créatif depuis Trilok Gurtu dans le trio de John Mac Laughlin (guitares) avec Kaï Eckhardt (basse). C’était en 1989, à Rennes, au Théâtre National de Bretagne. Cela ne me rajeunit pas.

Gustavo Ovalles repart sur un grand tambour coincé entre ses jambes. L’échange entre les deux hommes est si riche que, le morceau fini, Omar Sosa bondit de son siège pour taper dans les mains de son complice.

Le théâtre d’un musée voué au dialogue des cultures est le bon endroit pour jouer cette musique comme le souligne Omar Sosa en anglais et en espagnol.

Le concert s’est fini avec le public debout, battant la mesure, dansant, chantant et plusieurs rappels.

Plutôt que des mots, laissons parler la musique d’Omar Sosa et Gustavo Ovalles. A eux deux, ces gaillards produisent plus de musique et d’émotion que bien des orchestres (je ne donnerai pas de nom).

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