La chronique de Monsieur P: Colunia et le PJ5 au Pannonica

Publié le par Guillaume Lagrée

La chronique de Monsieur P

Le Pannonica

Nantes, Loire Atlantique, Pays de la Loire, France

Mercredi 20 mai 2015. 20h.

Colunia & PJ5

Exquises lectrices, délicats lecteurs, c'est après des menaces de traitements inhumains et dégradants que j'ai obtenu de Monsieur P, le correspondant de ce blog à Nantes, sa chronique d'une soirée qui s'est déroulée au Pannonica le mercredi 20 mai 2015.

Les propos suivants n'engagent que Monsieur P. Pour ma part, je suis capable d'apprécier à la fois Louis Armstrong et le PJ5 du guitariste français Paul Jarret.

Exigeants lecteurs, attentives lectrices, vous vous êtes peut-être demandés ce que devenait Monsieur P et ses chroniques sur les concerts de jazz à Nantes. Est-il en train d’hiberner à l’instar des marmottes et autres loirs ? A-t-il croisé sur sa route un quelconque descendant de Carrier qui fit périr tant de Nantais pendant la Révolution française? Ou tout simplement ne va-t-il plus aux concerts de jazz ?. Soyez rassurés Monsieur P va bien .

Le mercredi 20 mai 2015, Monsieur P s’est rendu au Pannonica , salle bien connue des amateurs de jazz de la région nantaise. Ce soir-là, deux sets très différents sont proposés En première partie il y a Colunia et en seconde partie la prestation du PJ5. Ce sigle signifiant Paul Jarret quintet .

Le groupe Colunia est composé de Émilie Chevillard à la harpe chromatique, Ludovic Ernault aux saxophones alto et soprano, Rémi Allain à la contrebasse et de Florian Chaigne à la batterie.

Vopulia constitue l’entame de ce set et ce style de jazz me plaît bien. La complicité du quatuor est évidente. La harpe chromatique apporte une touche indienne . La harpe chromatique a du mal à s’exprimer face à la batterie et au saxophone. Il y a un solo agréable de harpe chromatique. On peut voir des touches blanches et noires comme sur un piano. Le médiator produit des sons étranges. Le ressenti est qu’on part vers du jazz non classique ( mais qu’est-ce que du jazz classique?). J’aime cette impression de partir en Inde. S’ensuit une ballade où on distingue nettement le son de la harpe chromatique. C’est doux , c’est agréable , j’entends le son d’un gong, j’ai l’impression d’être dans une pagode. Séquence indienne, la harpe invite à la méditation, il ne manque que l’encens, le morceau est tout en douceur. Ensuite il y a un solo de batterie, le public tape dans ses mains. Il faut reconnaître un standard du jazz, j’avoue que je ne l’ai pas reconnu mais comme vous le savez, je ne suis pas expert en matière de jazz mais plus en matière de musique celtique.

Un morceau contrebasse + batterie avec éclats de harpe. Ressac, le fils de marin que je suis ne peux être qu’attiré par ce titre où s’exprime toute la beauté de la harpe chromatique peu courante de le monde du Jazz, ensuite duo saxophone alto + contrebasse, le tempo s’intensifie, puis retour au calme.

Quelle belle première partie, je ne ne peux que vous encourager à écouter ce groupe qui sort des sentiers battus du jazz et qui s’exprime contrairement à Guillaume Viltard, l’autiste du jazz ( le rédacteur assume ses propos).

La mi temps arrive, il est l’heure pour moi de boire une boire une bière du Bouffay ( quartier de Nantes) à un prix nantais c’est à dire dans les 2€. Vous qui êtes des habitués des clubs parisiens, vous devez m’envier. La pause est l’occasion d’échanger avec le public pas très nombreux mais connaisseur. Le PJ5 arrive.

NDLR: L'abus d'alcool est dangereux pour la santé même pour la bière nantaise bue à Nantes.

Il est composé de Paul Jarret à la guitare et à la composition, de Maxence Ravelomanantsoa au saxophone ténor, de Léo Pellet au trombone, d’Alexandre Perrot à la contrebasse et de Ariel Tessier à la Batterie. Le contraste avec Colunia est évident.

This is not the sun

il y a une prédominance du saxo et de la batterie, il y a de l’intensité puis un retour à un jeu plus classique avec un batteur habité.

Passage guitare, conrtrebasse, batterie, retour des cuivres, il y a de l’humour, ce projet me paraît aller à l’encontre de pratique actuelle de la culture française. Emily sleeps, entame douce, petits trémolos du saxophone puis montée progressive concernant tous les instruments. Roulements de batterie, l’ensemble s’écoute très bien, s’ensuit un une phase très puissante et après retour au calme. Ils jouent un jazz résolument moderne. Je dois être trop « old school », j’aime moins que Colunia.

Il y a l’annonce d’un deuxième CD qui peut être téléchargé ou acheté mais j’avoue que ça sera ni l’un, ni l’autre sauf cadeau que je ne refuserai pas. Les morceaux suivant sont inspirés par les légendes scandinaves

Ce groupe joue un jazz très puissant, avec beaucoup de roulements de batterie, de saxophone, de guitare électrique et donne des sons que je n’ai pas l’habitude d’entendre. Comme quoi on ne peut pas être fan de Louis Amstrong ( ah Louis Amstrong and the good book!) et du PJ5 quartet en même temps. Cela dit si le PJ5 repasse à Nantes un de ces jours , je ne serai as contre l’idée de refaire une chronique moins espacée dans le temps entre la date du concert et la rédaction de la chronique.

À bientôt exigeants lecteurs, attentives lectrices pour une prochaine chronique de monsieur P.

Le PJ5, groupe bien connu des lectrices fidèles et des lecteurs constants de ce blog sera en concert à Paris, au Café de la Danse, le mercredi 16 avril 2016 à 19h30 pour jouer son deuxième album " Trees ". Au plaisir de vous y retrouver exquises lectrices, délicats lecteurs.

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