Nik Bartsch's Mobile " Continuum "

Publié le par Guillaume Lagrée

Nik Bartsch's Mobile

" Continuum "

Registrato dal 21 al 23 di marzo 2015 nell'Auditorio Stelio Molo della RSI a Lugano, Svizzera.

ECM. Sorti le 4 mars 2016.

Distribution Universal Music.

Le quartet Mobile de Nik Bärtsch est composé de

Nik Bärtsch: piano, compositions

Sha: clarinette basse et contrebasse

Kaspar Raet: batterie, percussions

Nicolas Stocker: batterie, percussions préparées.

Auxquels s'ajoute pour cet album Continuum un quintet à cordes composé de:

Etienne Abelin: violon

Ola Sendecki: violon

David Schnee: violon alto

Solme Hong: violoncelle

Ambrosius Huber: violoncelle

Concert de sortie le mercredi 6 avril 2016 à la Kirche Neumunster à Zürich, Suisse.

En concert à Paris, à la Maison des Océans, lors du festival de Jazz de Saint Germain des Prés le samedi 21 mai 2016 à 21h.

" Il n'y a pas de liberté sans formes " (Napoleone Buonaparte). La censure pousse les artistes à la créativité pour la contourner. Par exemple, Rita Hayworth ôtant un gant dans " Gilda " tout en chantant " Put the blame on me, boys ". Dans un régime de démocratie libérale offrant une totale liberté de création aux artistes, dans la limite de l'ordre public et des bonnes moeurs, c'est au créateur de se fixer son cadre pour ne pas déchoir de la liberté dans la licence.

C'est ce que fait splendidement Nik Bartsch avec son groupe acoustique mobile Mobile (je n'ai pas écouté son groupe électrique Ronin) dans cet album " Continuum ".

Chaque morceau porte le titre " Modul " suivi d'un numéro. Une construction logique comme le plan d'une ville américaine. Une musique qui vient du Jazz, du Funk, de la musique dite contemporaine et des musiques sacrées orientales. De l'ascèse naît l'extase. La musique est extrêmement bien écrite, structurée comme une architecture et pourtant, dans ce cadre net et clair, Nik Bärtsch laisse la place à l'improvisation.

Le résultat est confondant. Après des dizaines d'écoute, cette musique me laisse toujours aussi béat d'admiration. C'est austère et ça danse! Ni basse, ni cuivres, ni guitare et pourtant ça groove. Elle peut aussi bien s'écouter attentivement, seul dans un fauteuil, à essayer de comprendre ces figures harmoniques et ces divers plans rythmiques qui s'enchevêtrent diaboliquement que porter à la jouissance de la danse, emporté par le souffle de cette musique sans souffleurs.

Mobile, Module, ce langage rappelle celui d'un autre art, la sculpture. Ce n'est pas un hasard tant les formes de cette musique sont taillées nettement et distinctement. Tout s'enchaîne logiquement de la première à la dernière note, formant un véritable " Continuum " justement.

Continuum est une pure jouissance intellectuelle. Profitez en sans entrave, lectrices cérébrales, lecteurs conceptuels.

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