Florent Pellissier Quintet au New Morning

Publié le par Guillaume Lagrée

Florian Pellissier Quintet

Paris. Le New Morning.

Mercredi 5 avril 2016. 20h30

Soirée du label Heavenly Sweetness

Sortie de l’album “ Cap de Bonne Espérance “ du quintet de Florian Pellissier.

Florian Pellissier : piano

Yoni Zelnik : contrebasse

David Georgelot : batterie

Christophe Panzani : saxophone ténor

Yoann Loustalot: trompette

Concert diffusé sur TSF Jazz.

Ca vient bien du son Blue Note des 60’s. Chaud et groupé. Rythmique solide derrière un solo de trompette un peu fragile qui s’enhardit progressivement. C’est sage et bien fait.

Ca chante un peu plus et invite au voyage. Vers l’Inde par l’Afrique en passant le Cap de Bonne Espérance. Solo de sax ténor inspiré de Wayne Shorter mais sans le sens du mystère. Disons que c’est un voyage sans histoire. C’était « Cap de Bonne Espérance » puis « Canto para Elegua » du flutiste Harold Wayne.

Un morceau inspiré par la santeria cubaine. Chaud et tranquille. Ces gars là n’ont jamais voyagé à fond de cale et cela s’entend. C’est agréable à écouter.

« Almeria ». « Agitant ses grelots, elle avança et prononça ce mot : Almeria » (Serge Gainsbourg, Initials BB). Ce n’est plus une ballade mais une berceuse. Une dame âgée enlève ses chaussures et se met debout sur le canapé pour mieux voir. Son petit-fils doit jouer ce soir. Le contrebassiste tricote paisiblement. Christophe Panzani sait étirer les notes comme un chat paresseux.

Enfin un morceau animé, funky. C’est là que j’ai commencé à me réveiller sur l’album. Pareil pour le concert. De plus, le spectateur sans gêne qui m’asphyxiait avec sa cigarette électronique est parti. Pulsation de la contrebasse, martèlement de la batterie, ponctuation du piano et des cuivres. Ca, c’est bon.

Enchaînement sur un morceau plus lent, qui se voudrait mystérieux.

Ca doit être la grand-mère du joueur de grand-mère. Elle grimpe de nouveau sur le canapé pour observer le solo de contrebasse en introduction. C’est adorable. Christophe Panzani se lance dans un long solo dont il a le secret. Le gaillard a de la réserve. Du sax, du sax, oui mais du Panzani !

Arrive sur scène, juste avant la pause et le changement de groupe, un chanteur et trompettiste, Leron Thomas, qui ne m’avait pas convaincu sur l’album dans sa version de « What a difference a day makes ». Il ne me convainc pas plus sur scène. Je m’en vais donc, laissant derrière moi un public nombreux et heureux.

Vous trouverez ci-dessous, un extrait audio de l'album et vidéo du concert pour vous faire votre propre idée de la musique du quintette de Florian Pellissier, lectrices attentives, lecteurs consciencieux.

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