Flute fever emballe l'Atelier du plateau

Publié le par Guillaume Lagrée

Flute Fever

Paris. Atelier du Plateau

Samedi 24 septembre 2016. 20h.

Flute Fever est composé de

Michel Edelin: flûtes, voix, compositions, direction

Sylvaine Hélary: flûtes, voix, compositions

Ludivine Issambourg: flûtes, voix, compositions

Peter Giron: contrebasse, voix

John Betsch: batterie, voix

Concert de sortie de l'album " Kalamania " chez Rogueart.

Lectrices bienveillantes, lecteurs magnanimes, je suis au regret de vous annoncer que les notes que j'ai prises lors du concert du quintet Flute Fever à l'Atelier du Plateau le samedi 24 septembre 2016 sont totalement illisibles même pour moi qui les ai écrites.

La présente chronique sera donc basée sur mes souvenirs et rien n'est moins fiable que des souvenirs sans trace écrite. N'importe quel officier de police judiciaire ou juge d'instruction vous le confirmera.

Ce dont je suis certain c'est que le groupe était disposé de la manière suivante, vu de la salle, de gauche à droite: Sylvaine Hélary, Ludivine Issambourg, Michel Edelin, Peter Giron, John Betsch. Le groupe est presque paritaire et nul ne peut prétendre que l'égalité républicaine entre hommes et femmes n'y est pas respectée tant il est soudé et tant chacun y a droit à la parole.

Autre souvenir certain: il n'y avait aucun microphone dans la salle. Le défi était donc pour le batteur. Comment allait-il adapter son volume sonore à 3 flûtes et une contrebasse? Il a trouvé le truc tout de suite. John Betsch is the best! Je l'ai d'ailleurs remarcié après le concert pour son fréquent usage des balais, ustensile en voie de disparition chez les batteurs comme j'ai pu le constater avec Jean-Claude Montredon dans le trio Biguine Reflections d'Alain Jean-Marie et chez Joe Farnsworth dans le trio d'Harold Mabern. Sans balais et sans prise porte plume, un batteur n'est pas un batteur de Jazz. Batteur peut-être mais de Jazz, certainement pas.

3e souvenir certain: 3 compositions neuves furent jouées ce soir là. Il fallait bien se lancer. Cela sonnait moins coulé que les compositions de l'album mais cela avait le mérite de la fraîcheur.

Peut-être aussi n'y eut-il pas assez de tutti et trop de soli de flûtes mais c'est ainsi que les artistes avaient envie de jouer, d'exprimer leurs personnalités. Même en fermant les yeux, même en n'étant pas flûtiste, vous entendiez la différence entre Michel Edelin, Sylvaine Hélary et Ludivine Issambourg.

Quant au soutien de la rythmique, est-il encore besoin de souligner l'intelligence du jeu de Peter Giron et de John Betsch? Avec un énorme son de contrebasse et un doux son de batterie, l'équilibre se trouvait sans amplification. L'électricité était dans l'air, pas dans des câbles.

Pour finir, " Obsession " avec son refrain " We all should be obsessed by true love and freedom " (" Nous devrions tous être obsédés par le vrai amour et la liberté " ), slogan politique auquel j'adhère sans réserve. Aucun candidat primaire ne le reprendra.

En illustration audiovisuelle de cet article, un précédent concert de Flute fever avec une version de " Le chant du faune fou ", morceau qui fut joué ce soir là à l'Atelier du plateau et qui figure sur l'album " Kalamania ".

La photographie de Peter Giron est l'oeuvre du Suprême Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Peter Giron par Juan Carlos HERNANDEZ

Peter Giron par Juan Carlos HERNANDEZ

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