Lucky Dog nous embarque sur la péniche Marcounet

Publié le par Guillaume Lagrée

Lucky Dog

Péniche Le Marcounet

Paris, Ile de France, France

Lundi 6 février 2017. 21h15.

Lucky Dog est composé de

Frédéric Borey: saxophone ténor, compositions

Yoann Loustalot: trompette, compositions

Yoni Zelnik: contrebasse

Fred Pasqua: batterie

 

Lectrices attentives, lecteurs exhaustifs, vous avez noté que le saxophoniste français Frédéric Borey a fait l'objet sur ce blog de 2 chroniques de mon correspondant nantais, l'honorable Monsieur P. L'une pour un concert de The Option en 2014, l'autre pour un concert de Lucky Dog en 2016. Tous deux au Pannonica à Nantes.

Nous sommes en 2017. Il est temps pour moi d'aller découvrir sur scène le quartet Lucky Dog de Frédéric Borey.

Le concert est annoncé pour 20h mais ne commence qu'à 21h15. Avant, les musiciens boivent et mangent dans la salle avec leurs amis. Si vous ne venez que pour le concert, ne vous pressez pas.

Trompette et sax prolongent les notes alors que la contrebasse marque une marche. Le batteur ajoute des vibrations. Un peu funèbre mais belle marche tout de même. Batteur aux balais. C'est une ballade. Chant et contrechant  des souffleurs se mêlent. Le batteur passe aux baguettes. C'est plus énergique. Ca sonnait comme une fin mais c'est une belle entrée en matière.C'était " C'est tout " (Yoann Loustalot)

Le quartet jouait un nouveau répertoire enregistré vivant en concert au club Jacques Pelzer à Liège, en Belgique, le mardi 7 et le mercredi 8 février 2017 pour l'excellent label espagnol ou catalan, selon le point de vue,  Fresh Sound Records.

" Old and New " (Frédéric Borey). Allusion subtile au quartet " Old and New Dreams " de Don Cherry je suppose. Un quartet sax ténor, cornet, contrebasse, batterie. Bonne filiation. Des fans photographient et filment. Frédéric Borey a un beau son, de l'inspiration, le sens du rythme. Bien poussé par la rythmique, je suis ses circonvolutions.

Un Blues lent. Fred Pasqua aux balais. Ca avance tranquille. Ca balance plus que la péniche Marcounet qui reste stable sur la Seine. Solo majestueux de contrebasse ponctué par le batteur aux balais. La trompette vient ajouter sa flamme. Les braises s'avivent. Ca chauffe. Le tempo se ralentit pour faire place au sax. Le quartet repart sur un thème chantant, traînant et entraînant. C'était " Manzana Moon " (Yoann Loustalot) allusion subtile au " Havana Moon " de Chuck Berry assurément.

Contrebasse et batteur aux baguettes. Bonne vague. Elle répond au balancement de la péniche après le passage d'un bateau mouche. Ca joue groupé à 4. La musique s'accélère, monte en puissance. Ondulations du solo de sax bien poussé par la rythmique. Solo de trompette pas en reste, relayé par le sax. La rythmique chauffe du feu de Zeus.

Solo à l'archet de Yoni Zelnik. Une rareté chez lui. La porte du château s'ouvre doucement en grinçant. Le batteur fait crisser les cymbales en y frottant ses baguettes. Les fantômes vont finir par apparaître. Justement, les souffles vénéneux du saxophone et de la trompette nous les amènent. Les cuivres restent groupés alors que la rythmique ventile. Ils repartent sur un air entraînant avec le contrebassiste qui slappe. Les chevaliers sont sortis du château pour chasser à courre. C'est l'hallali. Les tambours roulent sous les baguettes. Ronde folle autour des proies. Fin nette. La bête est morte. Les deux thèmes étaient de Yohann Loustalot.

" Knock Knock " hommage discret à Jules Romains et Louis Jouvet. Le batteur fait Knock, knock en effet. Le groupe chante vraiment bien. Quel batteur! Puissant, fin, délié, créatif.

PAUSE

Il n'est que 22h mais c'est la saison de l'hibernation et j'ai école le lendemain. Ma chronique cesse donc ici.

La photographie de Frédéric Borey est l'œuvre du Malicieux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

Frédéric Borey par Juan Carlos HERNANDEZ

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