Ben Wendel Group réjouit le Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Ben Wendel Group

Paris. Le Duc des Lombards.

Lundi 3 juillet 2017. 19h30.

Ben Wendel : saxophone ténor

Taylor Egeti : piano

Joe Sanders: contrebasse

Gregory Hutchinson: batterie

 

Programme tiré de l'album " What we bring " (Motema, 2016).

 

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Une ballade plaintive. Batteur aux maillets. Le temps est en suspens. La rythmique monte doucement  en puissance. Le batteur passe aux baguettes. Bonne vague sonore. Ben Wendel a toujours un son superbe. La contrebasse vient creuser la mélodie. Le fluide sympathique circule et ça monte. Le feu s’allume. Ils sont chauds dès le premier morceau. Tout s’apaise d’un coup. Fin veloutée à souhait.

Solo de sax pour commencer. Bonnes prises de bec. La musique se lance, tourne. Ben lance une jolie mélodie que reprend le piano. Jolis tintements de cymbales sous les baguettes. Ben passe de l’aigu au grave en un clin d’œil. Ca sonne presque oriental. La rythmique enchaîne sur un air plus jazz. La chronique est écrite par votre serviteur à l’aide du stylo gracieusement prêté par Mademoiselle M.H qui savoure son premier concert au Duc des Lombards. La contrebasse impulse un rythme que reprennent batterie et sax. Le contrebassiste chante avec sa contrebasse. Ca repart à quatre, ondulant, vibrant puis ça s’énerve doucement, progressivement.

Le batteur installe doucement la couleur aux baguettes. Le saxophone enchaîne puis le quartet. Ca roule tranquille. Le pianiste brode joliment pendant que batteur et bassiste tissent la trame. Le groupe est arrivé de New York aujourd’hui. Ben nous remercie d’être venus à l’intérieur écouter du Jazz alors qu’il fait beau dehors. Ca balance tranquille comme sur une balançoire poussée au bon rythme. La musique monte en puissance tout en gardant le même va et vient.

Solo de batterie funky. Tempo haché aux baguettes. Vite et fin. Le sax enchaîne. Piano et contrebasse viennent enchaîner puis relancer. Ca monte en boucle. Grosse tension finale à quatre.

Une ballade. Batteur aux balais. Ca berce, masse . Le sax susurre, la rythmique murmure, jusqu’au final. C’était «  Doubt » de Wye Oak, un groupe Indie Rock de Baltimore (Maryland, USA) que Ben Wendel nous recommande vivement.

«  News » dédié à un saxophoniste ami de Ben dont le nom m’a échappé. Petits sautillements du saxophone. Ponctués par la basse et la batterie. Des phrases courtes, coupées de façon brusque. La musique se lance comme un moteur qui hoquète. Ca grince mais ça avance. C’est lancé. Très hard bop. Sacrées relances du batteur.

«  I loves You Porgy » (Georges Gershwin). Un des morceaux préférés de Ben Wendel, de tous les temps. Joué très classiquement avec un gros son de ténor. Batteur aux balais. Délicates notes de piano. La contrebasse ponctue tranquillement. Ca roule tout seul. Ben joue fidèlement la mélodie, droit devant. Pas de fioriture. A l’essence, à l’épure. Solo de ténor avec un beau gros son. La rythmique déroule le tapis rouge pour le final.

RAPPEL

« Jean and Renata » (Ben Wendel). Un morceau composé par Ben en hommage à un couple d’amis parisiens. Je les ai vus un jour au Sunside alors que Ben leur dédiait ce morceau. Ils le méritent. Cela respire l’amour d’un couple uni et l’amitié, le respect que leur porte Ben Wendel. Plein de vie et d’énergie.

Amatrice de Rock, Mademoiselle M.H fut d’abord frappée par la ressemblance de Ben Wendel avec un de ses ex (en plus petit) puis par la joie de jouer que dégage ce petit ensemble. C’est le bonheur de la création dans l’instant que nous transmet le Ben Wendel Group. A suivre.

 

La photographie de Gregory Hutchinson est l'œuvre de l'Inexorable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Gregory Hutchinson par Juan Carlos HERNANDEZ

Gregory Hutchinson par Juan Carlos HERNANDEZ

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