Jim Funnell se dédouble au Baiser Salé

Publié le par Guillaume Lagrée

Jim Funnell

Le Baiser Salé. Paris

Samedi 6 janvier 2018. 21h.

Première Partie:

Afuriko composé de

Akiko Hori: percussions

Jim Funnell: piano, claviers

Malgré plusieurs tentatives, je n'ai jamais accroché sur ce duo.

Je suis donc venu pour la Deuxième Partie

Word Out Trio composé de

Jim Funnell: piano

Etienne Renard: contrebasse

Jeff Boudreaux: batterie

Invitée:

Akiko Hori: percussions

Pour ce concert, Etienne Renard remplaçait Matyas Szandai, indisponible. 

Le batteur se fait attendre. Le trio commence donc avec une percussionniste. Belle rondeur de la contrebasse. La percussionniste tient le rythme mais il me manque la pulsation de la batterie. En même temps, elle n'est pas nécessaire puisqu'il s'agit d'un air traditionnel japonais " Sakala " (?). Cela sonne oriental à mon effet. Même occidentalisée, la musique nippone n'est pas à mon goût.

Jeff Boudreaux monte sur scène. Une composition de Jim Funnell. " Astéroïde B612 ", celle où réside le Petit Prince d'Antoine de Saint Exupéry. Le livre le plus traduit et le plus vendu au monde, après la Bible, a été écrit par un Français. C'est le Petit Prince. Un morceau planant et filant comme un astéroïde. Avec Jeff Boudreaux, ça swingue, forcément. Les percussions ajoutent une couleur en plus mais la dominante est bien celle du batteur. Etienne Renard n'a pas répété avec le groupe mais il tient sa place au cœur du réacteur. Jim a mis les partitions par terre. Pas besoin. Il joue sa musique. Morceau tiré du premier album du Word Out Trio (2009). 

Akiko Hori quitte la scène. 

" Song for us ". Une valse. Jim a remis les partitions sur le piano. Jeff aux balais. Une ballade mais énergique. Premier solo de contrebasse. Bien rond, bien clair, bien encadré par le piano et la batterie. Passage aux baguettes pour faire briller les cymbales. Solo de batterie aux baguettes sur les tambours. Les peaux roulent. Le trio repart tranquille.

Une ballade. Jeff avec une baguette dans la main droite et un balai dans la main gauche. Montée d'une vague puissante en trio. Puis le flux s'apaise. Les maillets pour donner un son plus souple. Interlude avec solo de batterie aux maillets tout en finesse puis le trio repart avec le batteur aux baguettes. C'était " Ordinary effect (Inside ungenerous hearts) ". 

Un morceau écrit par Jim avec un ami brésilien rentré au pays natal depuis. Un rythme de batucada. Morceau très vif, dynamique. J'aime beaucoup. Ca danse, sautille. Jeff pétrit la pâte sonore aux balais. Jim plaque les accords avec énergie. Jeff alterne baguettes et balais pour jouer plus ou moins en force. Bel échange piano-batteur aux baguettes. Ca percute sec. 

Akiko Hori revient sur scène pour " Spirit of the snail " puis " Ikigai ". Les musiciens s'informent du morceau à jouer auprès du pianiste. Une grande vague nous saisit tout de suite. L'esprit de l'escargot est puissant. Il tourne en spirale comme sa coquille. L'escargot est un chasseur alpin. Il ne fait jamais demi tour. Jeff reste aux baguettes pour créer des vagues de cymbales. Etienne marche tranquille. Le piano déchaîne des vagues sonores. Derrière, des couleurs de percussions.

Intro en piano solo. Une ballade. Inspirée de Bill Evans à l'évidence. Jeff Boudreaux se repose dans le public. Petit feeling latin pour ce morceau au titre japonais. Ca roule tranquille. Solo de contrebasse bien propulsé par les percussions et le piano. Le pianiste reprend la main et le trio décolle. Break de percussions bien senti. Jeff Boudreaux apprécie. 

" Pioneers of the new dream ". Jim Funnell reste seul sur scène. Ce morceau figurera sur le prochain album du Word Out Trio. Une ballade. Un morceau neuf. Jim lit attentivement la percussion. Très élégant, quasiment ellingtonien.

PAUSE

Je n'ai pas école le lendemain, le concert est agréable mais il est déjà minuit et ma mie m'attend chez nous. La chronique cesse donc ici. 

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