Un Centre national de la musique, pourquoi faire?

Publié le par Guillaume Lagrée

Citoyennes lectrices, Citoyens lecteurs, comme vous le savez, la Constitution de la Ve République française est formelle:

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. " (article 1, alinéa 1). 

Pour autant, le réflexe centralisateur qui fait de Paris une oasis au milieu du désert n'est pas mort. C'est ainsi qu'un projet de Centre National de la Musique est en cours d'étude au ministère français de la Culture. 

Les Allumés du Jazz, réunion de labels indépendants qui produisent des albums de Jazz (CD et vinyls) s'étonnent de ne pas être associés à cette démarche. Ils remarquent aussi que le disque, comme objet, le disquaire comme profession, ne sont pas envisagés dans la démarche alors qu'au vu des chiffres de diffusion du Jazz, sauf rares exceptions, le streaming n'est rentable ni pour les musiciens, ni pour les producteurs, ni pour les distributeurs dans ce genre musical.

D'ailleurs, ce blog parle régulièrement d'albums publiés en CD et en vinyle qui, comme des livres, vous racontent une histoire avec un début, des péripéties en cours de route et une fin pour conclure. 

Voici l'article des Allumés du Jazz publié par la revue Politis.

Parmi ces Allumés du Jazz figurent des artistes favorablement connus de nos services comme  Michel Edelin (flûte). 

Un Centre national de la musique, pour quoi faire? La question est posée. S'il s'agit de favoriser les plus riches, ceux qui n'ont pas besoin d'aide publique pour exister, quel intérêt? 

Le débat est ouvert. Poursuivons le, Citoyennes lectrices, Citoyens lecteurs. Salut et fraternité.

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