Leila Olivesi " Travel Songs " Quintet charme le Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Leila Olivesi

Travel Songs Quintet

Le Sunside. Paris.

Samedi 2 juin 2018. 21h30

 

Leila Olivesi: piano, composition, direction

Yoni Zelnik: contrebasse

Gautier Garrigue: batterie

Manu Codjia: guitare électrique

Chloé Cailleton: chant

Plusieurs compositions de Leila Olivesi seront jouées ce soir.

Cela commence par la " Suite Andaman " dédiée à la Mer d'Andaman, mer tributaire de l'Océan indien (Thaïlande, Birmanie, Indonésie, Inde). L'œuvre composée pour orchestre de jazz, orchestre à cordes et chœur est ici transcrite pour un quartet de Jazz, Chloé Cailleton étant en charge du chœur. Son planant de la guitare. Quelques notes distillées au piano. Chloé chante des sons, pas une chanson. Batteur aux baguettes. Une vague chaude et douce nous berce. Comme Gato Barbieri, Leila Olivesi joue chapeautée. Cela lui va bien. Belle voix blanche de la chanteuse.

Chloé sort de scène. Batteur aux baguettes. Ca balance tranquille. Je hoche la tête d'approbation. Ca s'échauffe doucement. Manu Codjia joue depuis 13 ans avec Leila Olivesi. Je comprends qu'elle ne s'en lasse pas. Sous les doigts du guitariste, la musique devient plus chaude, plus funky. Quelle superbes broderies autour du thème! Il s'efface pour laisser la place à la pianiste. Elle reprend le thème en le balançant plus encore. Le batteur relance, sec, net, précis. Leila fait décoller le piano. La guitare repart sur le thème. Tout coule (Héraclite, jazzman grec). Ils sont partis sur autre chose étirant les sons en douceur. C'était " Geri " en hommage à Geri Allen, pianiste américaine (1957-2017). 

Mise en musique d'un poème écrit par une amie de Leila Olivesi, Karine Ancelin Salleck . " Skype tear ". Chloé dit d'abord le texte pour que nous nous en imprégnions. Il s'agit de décrire l'émotion réelle suscitée chez les êtres humains par leurs dialogues sur des réseaux sociaux virtuels. En intro, un solo de piano ellingtonien. Une ballade. Batteur aux balais. Guitare bluesy. Basse qui marche. La musique est ponctuée par des percussions de glaçons au bar. Premier solo de contrebasse. Très bluesy. Les cordes vibrent profondément sous les doigts de Yoni. Gros son. La guitare reprend la tête. La douce voix de Chloé nous masse de nouveau le cerveau. 

 " Night and Day " (Cole Porter). Cf extrait audio sous cet article. Un standard dédié à un ami, fidèle auditeur et fan de Cole Porter. Version funky, énergique. Batteur aux baguettes. Au refrain, retour à un rythme jazz. Belle variation entre Jazz et Soul. La rythmique tourne de façon purement Jazz. Ca swingue mené de main de maîtresse femme par Leila Olivesi. 

Une création mondiale ce soir. Une deuxième poème de Karine Ancellin Saleck " The acacia tree ". Un  poème lié à la Mauritanie, pays d'acacia et du père de Leila Olivesi. Elle nous lit le poème. Joli duo voix & contrebasse pour commencer. Batteur aux baguettes. Le piano les rejoint. La guitare ajoute sa vibration. Ca balance comme un acacia sous le vent. Le miel d'acacia vient du robinier faux acacia et non de l'acacia. Dommage car cela correspond bien à la musique qui sort du piano, un miel liquide et parfumé. C'est de la musique pour plein air. Même dans un club parisien, elle insuffle un air pur et parfumé. Beau final énergique et rythmique impulsé par le piano et la batterie.

PAUSE

Mon carnet de note finit ici. Ma chronique aussi.

Ne disposant pas d'images et de sons de ce quintet, cette chronique est illustrée par des œuvres jouées par le précédent quintet  de Leila Olivesi, " Utopia ".

La photographie de Manu Codjia est l'œuvre de l'Indélébile Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

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