Black Art Jazz Collective en session au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Black Art Jazz Collective

Paris. Le Sunside

Mercredi 15 août 2018. 21h

Black Art Jazz Collective est composé de:

Wayne Escoffery: saxophone ténor

Jeremy Pelt: trompette

James Burton: trombone

Danny Grissett: piano

Vicente Archer: contrebasse

Jonathan Blake: batterie

 

La rythmique attaque tout de suite. Quasiment rock. Les cuivres brillent. Ma voisine de droite bat la mesure de sa jambe droite contre ma jambe gauche. C'est dire si l'ambiance est sensuelle ce soir! Solo de trompette classe mais qui ne fait pas oublier Donald Byrd et Freddie Hubbard. Exposé classique: thème/solo/thème. Leurs sons pourraient s'entrelacer plus à mon goût mais c'est le premier morceau du concert. Un déluge de notes dégringole du sax ténor. Au tour du trombone. Là, il y a du feeling, des notes placées à bon escient. Le pianiste prend la main. Danny Grissett swingue comme il respire. Sans effort apparent. Derrière lui, ça pulse (contrebasse) et ça pousse (batterie). " Miller Time " de Jonathan Blake en hommage au pianiste Mulgrew Miller (1955-2013). 

" Salvador de Bahia " (cf vidéo sous cet article). La rythmique lance une vague bien chaude. Les souffleurs surfent dessus tranquillement. Ca swingue mais ça ne sonne pas brésilien pour un sou. C'est leur vision de cette ville. La rythmique tourne mais pas en rond. La musique rebondit en souplesse. Les cymbales scintillent, la contrebasse vibre de tout son corps et le piano s'embrase doucement. Belle montée en flèche.

Une composition de Jeremy Pelt pour sa fille, la dernière de ses 3 enfants, âgée de deux ans, " Awuraa Amma " (cf extrait audio sous cet article).Une ballade. Batteur aux balais. Ici, Jeremy Pelt joue de toute son âme. L'amour d'un père pour sa fille s'entend. Au tour de Wayne Escoffery qui est plus émouvant qu'avant mais joue toujours trop de notes à mon goût. La rythmique est toujours fluide. 

Le sextet attaque sur un tempo plus rapide. Décidément, le tromboniste a ma préférence dans la ligne de front. C'est celui qui joue le moins de notes mais ce sont les mieux choisies. La rythmique, seule, est la plus convaincante à mes oreilles. Quelle pulsation, nom de Zeus! C'était " The Spin Doctor " de Jeremy Pelt.

Jeremy Pelt a écrit le morceau suivant dans un avion, après avoir vu, quelques rangées devant lui, une femme d'une beauté renversante. Sait-elle que ce morceau existe? 

Ca repart fort avec un solo de batterie aux baguettes. Les cuivres pétaradent joyeusement. Solo de trombone bien funky. Ca rugit, Rythmique en acier trempé, souple, ferme, brillante. Quel charmant chatouilleur d'ivoire que ce pianiste!

PAUSE

Mes élégantes voisines sont parties. Ma voisine et sa voisine, ambassadrice du Nigéria en France. Ce concert est très bien fréquenté.

" Are You ready? " . Les souffleurs attaquent. La rythmique les rejoint et propulse plus fort encore. Ca balance bien. Solo de trombone toujours équilibré et efficace. La rythmique ralentit le jeu. Danny Grissett distille des perles de rosée au bout de ses doigts. C'est frais. La contrebasse est en place et le batteur ponctue légèrement aux baguettes.

La musique est toujours de qualité mais un coup de fatigue me frappe. Il y a école le lendemain. Pour moi, le concert du Black Art Jazz Collective cesse donc ici et maintenant.

La photographie de Jeremy Pelt est l'œuvre de l'Inimitable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

Jeremy Pelt par Juan Carlos HERNANDEZ

Jeremy Pelt par Juan Carlos HERNANDEZ

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