A Paris, Dan Tepfer joue à domicile

Publié le par Guillaume Lagrée

Dan Tepfer

Paris

Concert privé sur réservation

Vendredi 21 septembre 2018. 20h.

Dan Tepfer: piano, compositions

Le pianiste, compositeur et astrophysicien franco-américain Dan Tepfer est né à Paris en 1982 et y a vécu jusque l'an 2000. Pour ce concert organisé par ses parents, au domicile familial, il n'a pas dialogué avec Lee Konitz (cf extrait audio sous l'article), un ordinateur, Ben Wendel, son trio, Camille Bertault ou Jean-Sébastien Bach.  Non, cette fois Dan Tepfer dialoguait avec sa jeunesse puisqu'il a joué des œuvres qu'il a composé entre 15 et 23 ans.

Un air joyeux, dynamique sur lequel Dan chantonne. Il y a de l'enthousiasme juvénile. " 2000 " thème écrit pour ses 18 ans. Rien à voir avec la fête apocalyptique du " 1999 " de Prince sorti en 1982, l'année de naissance de Dan. 

" Oxygène " (2005). Ca respire. Un grand souffle d'air vient de la Mer. Sur les murs, des photographies de l'Irlande et de la Bretagne. La musique entre en correspondance. Dan chantonne et ce n'est pas agaçant. Je ferme les yeux et mon esprit quitte Paris et mon siège pour retrouver un rocher en forme de fauteuil sur une pointe face à la mer à Cancale. Je vous laisse le trouver, lectrices exploratrices, lecteurs marcheurs. Les notes aigues se fracassent comme les vagues sur les rochers. 

" Sweet talk ", une ballade comme le titre l'indique. A comparer avec " Soft talk " de Michel Graillier (piano) & Riccardo del Fra (contrebasse). Agréable mais je ne m'évade plus. 

" Ponctuation " écrite à 15 ans (1997). Marquée par l'influence de Martial Solal. C'est fortement ponctué en effet. Une influence dont Dan a su sortir pour trouver sa voix/voie. 

Une ballade. Tout en chantonnant, Dan nous emmène dans son doux plaisir. Tourbillon final gagné à la pédale, comme disent les bicyclistes.

" Equivalence " (2004). Une exploration de rythmes. Il tapote le corps du piano de la main gauche alors qu'il joue de la main droite. Le jeu se muscle avec un ostinato main gauche. Le final comme coule comme un torrent.

Une ballade. Cette fois, c'est un standard. Tendre mais pas mièvre. " The nearness of You ". 

Une composition en vague qui nous emmène au loin. Dan chantonne à nouveau. La musique me titille le cerveau. La vague repart, m'emmène au loin mais sans risque de noyade. 

RAPPEL

Dan se met à la disposition du public. A nous de proposer et il joue. Pour rester sur le thème de la jeunesse, une spectatrice lui demande " Blame it on my youth ". Après un temps de réflexion, Dan nous en joue une version touchante, comme il se doit.

Pour finir, deux standards inusables " On green dolphin street  " et " Round midnight " (TS Monk) joués comme s'il venait de les découvrir.  

Pour vous faire votre propre idée de ce concert, lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs, vous le découvrirez en vidéo sous cet article grâce à David Tepfer, le père de Dan. 

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