Citizenjazz. Passage en revue. 2001-2016

Publié le par Guillaume Lagrée

Elise Caron par Juan Carlos HERNANDEZ

Elise Caron par Juan Carlos HERNANDEZ

CitizenJazz

Passage en revue

15 ans! Et on n'a pas tout dit

Citizenjazz. 2016. 128p.

 

Lectrices historiés, lecteurs historiques, vous savez que j'ai sévi sur Citizenjazz de 1998 à 2007. Cela fait si longtemps que cela ne s'appelait pas Citizenjazz au départ d'ailleurs. 

En 2016, ce magazine participatif en ligne a décidé de faire son bilan sur papier, depuis 2001. Plus chic, plus durable. 

Plutôt que de reprendre une sélection d'articles, l'équipe de rédaction dirigée par Mathieu Jouan, a décidé de poser la question suivante à divers acteurs de la scène Jazz en France:

" Pouvez vous relater un fait et/ou une courte anecdote, qui, selon vous représente l'évolution du Jazz et/ou des musiques improvisées au cours de ces 15 dernières années? "

A partir de là, la voix est libre. S'en dégagent des tendances: de plus en plus de musiciens, de plus en plus de musiciennes, de moins en moins de lieux de diffusion, de plus en plus de festivals avec trop souvent des programmations identiques, la recomposition du marché avec l'effacement du disque compact, la résurgence snob du disque vinyle, la pseudo dématérialisation de la musique (comme si ordinateurs personnels et téléphones portables n'étaient pas des objets!) au profit de la diffusion d'une musique massifiée et au détriment de la qualité du son et de l'image. 

Le constat n'est pas pessimiste pour autant. Les créateurs et les créatrices foisonnent . Les solutions pour se faire entendre existent: la coopération, l'association sont essentielles car les producteurs qui prennent des risques se font rare. D'où l'intérêt d'une radio associative comme Couleurs Jazz, née après la parution de ce livre. La pseudo dématérialisation a permis aux major companies de supprimer les stocks et de diminuer les droits d'auteur, bref, d'augmenter leurs marges. Pour diffuser une musique de marge, il faut travailler dans les marges, justement. 

Ce livre comprend des photographies, des dessins, des interviews, des articles sociologiques, des prises de bec, des partis pris. Bref, il foisonne de vie comme le Jazz d'aujourd'hui.

Y figurent des artistes dont ce blog n'a jamais parlé et d'autres maintes fois louangés comme Elise Caron (cf photo de cet article), Médéric Collignon (cf extrait audio sous l'article), Airelle Besson & Nelson Veras (cf vidéo sous cet article). 

Le Jazz n'est pas mort, il ne sent pas mauvais. Il est vivant et exubérant. Découvrez le sous ses multiples facettes avec cette revue sur 15 ans de Citizenjazz

La photographie d'Elise Caron est l'œuvre du Terrible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette œuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales. 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article