Freedom Duo: Dan Tepfer & Leon Parker en vol libre à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Freedom Duo

Dan Tepfer & Leon Parker

Concert privé à Paris

Vendredi 8 février 2019. 20h

Dan Tepfer: piano

Leon Parker: percussions

Lectrices précises, lecteurs observateurs, j'étais trop loin de la scène pour voir de quoi jouait Leon Parker assis. D'où certaines imprécisions techniques dans les propos suivants.  Merci d'avance pour votre indulgence. 

Le duo commence à l'amble: lent, doux et grave.Très subtilement, avec une cymbale, Leon ajoute une vibration. Il suggère une marche tout à fait civile. Ca accélère progressivement. Les notes du piano et les tintements de cymbales sont plus rapprochés. Musique rêveuse, évanescente comme un bord de mer sous la brume. 

Les musiciens enchaînent comme dans un concert classique. Personne n'applaudit. Le public reste concentré.

Nous restons dans le liquide avec un torrent qui coule du piano. Scansion des mains de Leon. La musique va, court, vole et  nous venge de la laideur. Le pianiste joue sans micro. Leon Parker en utilise un pour scatter. Dan Tepfer écoute. Leon bat la mesure et Dan relance le débat. Travail dans les cordes du piano en résonance avec les battements de mains. Dan revient au clavier, dans le medium. Leon mélange habileme,nt maracas et palmas. Le jeu de mains de Leon Parker est d'une précision diabolique. Et quelle invention! 

Une ballade. Leon reprend aux balais sur une cymbale. Enfin, c'est ce que j'entends mais mes sens peuvent me tromper. Musique pas assez musclée à mon goût. L'ambiance est langoureuse ce soir. Alors que je me plains intérieurement, le pianiste manifeste plus d'allant. Leon joue des percussions sur son torse tout en scattant. Il entre en résonance avec le piano. 

Leon Parker lance un chant que Dan Tepfer reprend. Leon tapote son torse de la main droite et le piano de la main gauche. Le piano lance des éclairs. La musique monte enfin en puissance entre le piano et la cymbale cinglée de main de maître. Leon alterne martèlement et claquement de mains. Dan tapote et trifouille dans son piano. Scat et percussions corporelles de Leon. Dan relance par des phrases courtes, rythmées. Je hoche enfin la tête. Quelques notes de piano. Leon relance avant les applaudissements tenus en réserve depuis une heure de concert. Une spectatrice en profite pour s'échapper. 

Dan Tepfer entame " Prelude to a kiss " de Duke Ellington. Leon ponctue doucement avec un balai sur une cymbale. Il joue des claquettes avec les mains sur un tambour.

RAPPEL

Je n'ai pas toujours partagé l'esthétique de ce concert mais, avec des créateurs de cet acabit, ceux qui ne les suivent pas ne les arrêteront pas. Le duo Dan Tepfer & Leon Parker vaut le voyage, comme disent les guides touristiques. Souhaitons les retrouver en concert à Paris ou à Pontivy, à York ou  à New York, à Orléans ou à La Nouvelle Orléans, partout où vous pourrez les apprécier lectrices précises, lecteurs observateurs. 

Voici la vidéo complète de ce concert. Jugez vous même, lectrices précises, lecteurs observateurs. 

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