Sonny Troupé Reflets denses au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Sonny Troupé

" Reflets denses "

Le Sunside, Paris

Samedi 28 septembre 2019, 21h30

Sonny Troupé: Gwo Ka, batterie, voix

Olivier Juste: tambour Ka, voix, chacha

Jonathan Jurion: piano, voix

Mike Arnoogum: guitare basse électrique, voix

Thomas Koenig: saxophone ténor, flûte traversière

Raphaël Philibert: saxophone alto

Invitée

Florence Naprix: chant (en concert à Paris, au Bal Blomet, vendredi 22 novembre 2019 à 20h30).

 

Un percussionniste s'échauffe alors que le concert n'est pas encore commencé, que le public n'est pas encore installé et que de la musique de fond est encore diffusée. 

Ca a commencé comme ça. Le grave du piano entre en résonance avec la peau du tambour. Basse et batterie entrent dans la danse. Ca monte en spirale. Les sax viennent ajouter leurs couleurs cuivrées. Ca balance franchement. Duo batterie & sax ténor. Echange subtil et percutant entre piano et batterie. Dialogue en rondeur entre basse jouée par un Mauricien et percussions. Le pianiste vient ajouter de la tension. Batteur aux balais. Ca chauffe en douceur. Ca monte entre percussions et batterie. Ce n'est plus un morceau. C'est une suite. 25 mn. Sans attendre, le pianiste enchaîne. Ca tourne en souplesse mais toujours viril et chaud. C'était l'interlude pour conclure cette suite créole nommée " Equation ". Elle est résolue. Cf extrait audio au dessus de cet article. 

Le groupe attaque bien funky. Avec la rythmique en tête. Rap en créole. Les saxs reprennent. Ca balance bien.  Ne parlant pas un mot de créole, je ne comprends rien de ce qui est chanté mais cela semble joyeux. Cela s'appelle ' Ensemble ". A nous de chanter en créole. Bien menés, les ignorants comme moi apprennent vite. Florence Naprix, chanteuse, monte sur scène pour nous guider. Sonny Troupé la remercie à la fin: " Florence, tu peux retourner regarder ton concert ". 

" Une fin ". Le sax ténor passe à la flûte traversière. Une ballade. Duo piano & flûte. Basse et batterie enchaînent. Avec le piano et la flûte, ça sonne comme l'adieu au cow boy solitaire dans un western spaghetti. Genre Clint Eastwood dans " Per un pugno di dollari". Le sax alto vient allumer la flamme du Jazz. Olivier Juste profite du morceau assis dans le public.

Duo de percussions entre Sonny Troupé et Olivier Juste. Plus qu'un duo, un dialogue. A mains nues mais sans combat malgré la vivacité des propos. Voix off en créole qui chante en boucle. Une transe vocale qui répond à celle des percussionnistes. Les sons se croisent, se mêlent, se chevauchent, s'accouplent. Ce ne sont pas des percussions comme on les subit, mal jouées, dans les jardins publics à Paris. Ils ajoutent leurs chants à leurs tambours. Voyage direct pour les Caraïbes avec un excellent bilan carbone: ni avion, ni bateau à moteur ne sont nécessaires. 

PAUSE

" Reflets denses " mérite toute mon attention et je suis trop fatigué pour en profiter. Ma chronique cesse donc ici.

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