" Comes Love. Lost Session. 1960 " Sheila Jordan

Publié le par Guillaume Lagrée

" Comes love. Lost Session. 1960 "

Sheila Jordan

Capri Records. 2021

Sheila Jordan: chant

John Knapp ou Herbie Nichols?: piano

Steve Swallow ou Gene Perlman?: contrebasse

Ziggy Willman?: batterie

 

Bienvenue au 61e abonné de ce blog. Que les Dieux et les Muses le protègent!

 

Lectrices enquêtrices, lecteurs inspecteurs, le talent de Dame Sheila Jordan (1928) n'a pu vous échapper. Elle chante encore. Pas aussi bien qu'en ses jeunes années évidemment. 

Ce sont justement ces jeunes années qui ressurgissent avec cette session disparue de 1960. A l'évidence, c'est Sheila Jordan qui chante mais même elle ne sait pas qui joue du piano, de la contrebasse et de la batterie pour l'accompagner sur ces standards. Ils constituent l'écrin d'un diamant policé qui brille de mille feux, la voix de Sheila Jordan. Je vous laisse cribler les hypothèses pour trouver les accompagnateurs de cette séance, lectrices enquêtrices, lecteurs fureteurs. 

Elle chante " When the world was young " comme Stan Getz le jouait au saxophone ténor. Avec la même grâce et le même déchirement. 

" I am the girl " c'est elle et personne d'autre. Cf extrait audio au dessus de cet article. " Comes love " le titre album vous donne envie de tomber amoureux même si vous l'êtes déjà. " It don't mean a thing if it ain't got that swing " donne une version particulièrement relax de ce standard de Duke Ellington

Le premier album officiel de Sheila Jordan pour Blue Note date de 1962. " Portrait of Sheila ", un des deux albums vocaux du label. Elle disparut de scène pendant deux décennies pour élever sa fille en travaillant comme dactylo.

C'est dire l'importance historique de cette Lost Session de 1960. La voix, la présence sont là et quels musiciens! Même s'ils ne sont pas identifiés, ils sont excellents et habitués à accompagner cette voix là.

Femme et enfant, joyeuse et triste, sensuelle et innocente, soufflant comme un instrument à vent le chaud et froid, Sheila Jordan nous apporte toutes sortes d'émotions en 11 chansons et moins de 35mn. 

Grâce à la Lost Session de Sheila Jordan, vous serez " Glad to be unhappy ", lectrices enquêtrices, lecteurs inspecteurs. Cf vidéo sous cet article. 

En vente libre sans ordonnance. A consommer sans modération. 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
Cher Guillaume, ça fait un baille... Et tandis que je découvre ce corpus perdu mais retrouvé, je tombe sur ta chronique après avoir lancé quelques recherches... Enquêteur je suis donc... Enquêteur énamouré de cette chanteuse. Au piano, ça pourrait être Elmo Hope, effectivement... ça y ressemble... Quoi qu'il en soit, il est excellent. Swallow à la contrebasse ? Denzel Best à la batterie ? Dommage que l'album ne soit pas disponible matériellement parlant. Mais après tout, ça se comprend : qu'auraient-ils pu écrire dans les notes de livret ? Ce que t'écris, justement... ;) En attendant, je le savoure. A très bientôt.
P.S. Moi je continue mes chroniques sur la mamazone. Je me penche de nouveau sur le cas de Lonnie Smith (Think !, par exemple). L'organiste nous a quittés le 28 septembre. Et je devrais également m'atteler pour parler de quelques galettes de George Mraz. Le superbe contrebassiste s'en est allé lui aussi, il y a quelques semaines... Je le savais gravement malade. Il a fini ses jours dans sa terre natale, en Moravie... Le pays qu'il aimait tant.
Bien à toi, cher jazzeux,
Frédéric R., freddiefreejazz on the zone (ex-iron man on citizenjazz, as you know and remember...)
Répondre
G
Cher compatriote, tu as mon adresse électronique alors que je n'ai pas la tienne; Tu as le droit de m'écrire directement. Salut et fraternité.
R
Yes ! Merci à toi.
Allez, pour changer de registre, une proposition : Freudian, par Daniel Ceasar...
Des lauriers pour lui ? Peut-être bien. ;)
A bientôt de te lire.
G
Merci pour ces nouvelles Frédéric
Continuez vos enquêtes, inspecteur Rodriguez.
Bien à toi