George Cables quartet surprise au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Darryl Hall par Juan Carlos HERNANDEZ

Darryl Hall par Juan Carlos HERNANDEZ

George Cables Quartet

Le Duc des Lombards

Paris, Ile de France, France

Jeudi 7 juillet 2022, 22h

Fred Nardin: piano

Darryl Hall: contrebasse

Jerome Jennings: batterie

Piero Odorici: saxophone ténor

 

Dans la salle sont présents Frank Amsallem (piano, chant) & Stéphane Belmondo (trompette, bugle) en spectateurs. 

Georges Cables (1944) est malade Il est remplacé ce soir au pied levé par Fred Nardin, pianiste français déjà salué sur ce blog. 

Une ballade pour commencer. Batteur aux balais. Son très classique du sax ténor. Elégant, suave, ferme. Plus Sonny Stitt que John Coltrane. Fred Nardin fait le métier mais il ne porte pas l'histoire du Jazz en lui comme Georges Cables qui joua avec Art Blakey, Sonny Rollins, Max Roach, Joe Henderson, Freddie Hubbard, Art Pepper, Dexter Gordon, Dizzy Gillespie et j'en oublie. Plus de 80 leaders de Jazz ont eu Georges Cables pour pianiste. 

Une composition de Georges Cables dont je n'ai pas compris le titre. Un tempo souple, fluide. Ca balance bien. Dans le style d'Herbie Hancock et de ses Iles empyrées. Son toujours suave et soyeux du sax ténor. Fred Nardin joue un répertoire qu'il connaît manifestement par coeur. Avec coeur. Le 4tet joue soudé. Bon massage cérébral. Batteur aux baguettes. Ca roule. 1er solo de contrebasse. Majestueux. C'est Darryl Hall. Fine ponctuation de la pointe des baguettes sur les cymbales. Frank Amsallem en grogne de joie. Le saxophoniste sonne plus comme Joe Henderson, révolutionnaire discret.

Bon enchaînement. Le sax ténor attaque. La rythmique suit. Ca swingue bien. Il me semble que c'est un standard du Jazz. Le titre m'échappe. Le piano se tait. Contrebasse et batterie poussent le sax ténor dans un trio façon Sonny Rollins. Le piano revient dans la danse. Je bats la mesure du pied gauche. Mon voisin de gauche de même. Nous sommes captivés. Au sax de s'effacer. Le pianiste est aux commandes, bien poussé par ses deux compères de la rythmique. Tout se calme pour un solo en douceur du contrebassiste, sur un tempo rapide malaxé par le batteur aux balais. Solo de Jérôme Jennings aux balais.  Souple et rapide. Un délice. Là, c'est moi qui grogne de joie. Le 4tet repart aussi sec.

" Holy Land " (Cedar Walton). Fred Nardin installe le thème et le 4tet enchaîne. C'est joyeux, dynamique. Une musique spirituelle comme son titre l'indique. Solo de contrebasse bien au centre de la rythmique. Bonne vibration dans le ventre. Le batteur hache menu le tempo aux baguettes sur les cymbales. Le 4tet décolle avec un saxophone en feu.

" You don't know what love is ". Ca, c'est un standard du Jazz. Duo sax ténor & contrebasse pour commencer. Grave. Avec du feeling. Piano et batterie viennent surfer doucement sur la vague. Le 4tet ronronne. Moi aussi. Je m'endors bercé voluptueusement par la musique.

Un autre standard. " What is this thing called love? " . Duo piano & saxo pour commencer. Le 4tet démarre balançant subtilement et efficacement. Batteur aux baguettes. Jérôme Jennings se lâche. Solo aux baguettes. Roulez tambours! Sonnez cymbales! Ma voisine de droite se met debout pour danser sur place. Fin qui roule bien en 4tet.

La photographie de Darryl Hall est l'oeuvre du Vertueux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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