Cote Albanie: souvenirs du 11e festival international de Jazz de Tirana

Publié le par Guillaume Lagrée

Tirana Youth Jazz Orchestra par Jacques PAUPER

Tirana Youth Jazz Orchestra par Jacques PAUPER

Souvenirs du 11e Festival International de Jazz

de Tirana

Tirana, Albanie, vendredi 9 - dimanche 11 septembre 2022

 

Lectrices de France, lecteurs des Balkans, j’ai rarement eu l’occasion de mêler le Jazz à ma carrière de fonctionnaire du Gouvernement français. Cela m’est arrivé dans mon précédent poste comme chargé de mission Outre-Mer, Afrique anglophone, Balkans, région Auvergne Rhône-Alpes et diplomatie économique à la Délégation pour l’action extérieure des collectivités territoriales du ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères de la République française en 2020 et 2021.

Malgré la période de confinement, j’ai contribué à créer un réseau Jazz France Balkans. L’idée vient de M. Besim Petrela, le dynamique directeur du festival international de Jazz de Tirana qui a su nouer des liens avec les festivals de Jazz de Nis (Serbie), de Podgorica (Monténégro), de Bitola (Macédoine du Nord) ainsi que de Bosnie-Herzégovine, et du Kosovo, bref entre les 6 Etats des Balkans qui ne sont pas encore membres de l’UE.

Pour ma part, j’ai mis en relation ces festivals de Jazz des Balkans avec les métropoles de Dijon (21) et de Chambéry (73) en France. Ainsi qu’avec Couleurs Jazz Radio où j’anime une émission mensuelle dénommée Le Jars jase Jazz diffusée chaque lundi à 22h et chaque vendredi à 12h (heure de Paris & Tirana) et Couleurs Jazz Magazine où certains des articles de ce blog sont repris. Jacques Pauper, directeur de Couleurs Jazz Radio & de Couleurs Jazz Magazine, était présent du jeudi 8 au lundi 12 septembre à Tirana.

Voyez la chronique du Tirana International Jazz  Festival avec sons et images par Jacques Pauper sur Couleurs Jazz Magazine, lectrices de France, lecteurs des Balkans.

Le réseau Jazz France Balkans est désormais bien vivant et des groupes venus de Dijon et Chambéry étaient présents au 11e festival international de Jazz de Tirana qui s’est déroulé du jeudi 8 au lundi 12 septembre 2022 en Albanie.

Invité à ce festival où j’ai été reçu comme un ami choisi par Montaigne et La Boétie, voici mes souvenirs du festival de Jazz de Tirana en ce qui concerne les soirées de concert du vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 septembre. Je n’ai pas assisté aux concerts du jeudi 8 (pas encore arrivé) et du lundi 12 septembre (déjà parti). Pour les hôtels, restaurants, plages & montagnes d’Albanie, voyez vos guides habituels ou interrogez moi par courrier électronique, lectrices de France, lecteurs des Balkans.

Les concerts étaient à entrée libre, dans deux hôtels situés face à face, dans la même rue de Tirana et appartenant au même propriétaire. Le VH Eurostar Hotel. Même nom pour les deux hôtels.

Vendredi 9 septembre 2022

1er concert : Tirana Youth Jazz Orchestra. Cf photographie au dessus de cet article.

Un grand orchestre de musiciens de moins de 25 ans dirigé par les mains expertes de Gent Rushi, pianiste, accordéoniste et professeur de Jazz à l’Universiteti I Arteve (Université des Arts en français) de Tirana. Ces jeunes gens ne sont pas tous Albanais. Un Serbe, saxophoniste alto, Nikola Miloradovic, a pris tous les solos qu’il voulait et il aurait pu en prendre plus encore à mon goût.

Premier concert de l’orchestre qui swingue déjà terrible. L’Univers a commencé par un Big Band, ne l’oublions jamais ! Gent Rushi ne joue pas. Il dirige. En chef, face à l’orchestre, mais sans baguette. Outre les saxophones, trompettes et trombones, il y aussi 2 flûtes. Ils commencent par une composition du Duc du Jazz, Duke Ellington, bien entendu.

Le morceau suivant est plus récent, plus funky. Une composition de Roy Hargrove, trompettiste américain qui aimait tant jouer au New Morning à Paris qu’il a saisi la vibration du quartier en un morceau « Strasbourg Saint-Denis ». Guitare basse et clavier électriques. Il y a la place pour danser mais le public reste assis sagement à écouter. Solo de sax alto qui envoie bien. Un piano et un clavier électrique.

Retour à un Jazz plus classique. Une valse. Ca ressemble à du Michel Legrand. Là, j’entends mieux les flûtes.

PAUSE

L’orchestre se réduit à un quintette : clavier, basse, batterie, sax alto & trompette. Le sax alto est celui dont le solo m’a frappé sur Roy Hargrove. Ca swingue tranquille. Je bats la mesure du pied. Basse et batterie tiennent le rythme en respect. Rien ne s’échappe. Bonne vibration de la rythmique. Son de clavier très 70’s, époque où le Jazz était interdit en Albanie en tant que musique de l’impérialisme américain. A cette époque, le régime d’Enver Hoxha a fait fusiller des Albanais pour avoir écouté le festival de San Remo à la radio italienne. Solo vibrant de sax alto qui suscite l’admiration de ma voisine de droite, une grande blonde majestueuse. Un thème de Michael Brecker suivi d’un thème de TS Monk. Si j’ai bien compris l’albanais.

En effet, c’est du Monk. Au clavier électrique, c’est un peu bizarre. Trompette et sax sont dans le truc. Un thème connu mais dont le tire m’échappe. Solo de trompette avec un excellent feeling. Solo de basse avec le batteur qui tient le rythme implacablement sur les cymbales aux baguettes. Le batteur envoie plus sur les tambours en réponse aux autres membres du groupe.

Un air latino sort de la rythmique. Sax alto et trompette jouent ensemble, tranquilles. Je ne connais pas ce thème. Ca sonne bien. Je bats toujours la mesure du pied gauche ou droit. Solo de trompette puis de sax alto. Fluides avec un son de sax qui me gratte l’âme. Il se donne et il nous donne de l’émotion ce jeune homme. Solo de clavier avec quelques accents latino avant le retour majestueux des souffleurs. C’était The Quintet.

Retour sur scène du Tirana Youth Jazz Orchestra. Gent Rushi présente l’orchestre en anglais pour ceux, dont moi, qui ne parlent pas albanais.

« Blue Train » (John Coltrane).  Un thème toujours aussi efficace depuis sa création en 1957.

«  Chicken «  (Jaco Pastorius). Solo de basse. Forcément pour une composition de Jaco Pastorius. Solo de trombone à coulisse funkissimo. Court et efficace. Le sax alto, pareil. Bons breaks de batterie aux baguettes. Gent Rushi remercie en français les amis qui viennent de France (Paris, Chambéry, Dijon). Merci à Gent Rushi pour cette délicate attention et avoir bien mené l’orchestre pour son premier concert.

PAUSE

 

Deuxième concert :  Bugala Quartet, avec le soutien de Dijon Métropole et du Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de la République française.

Caroline Bugala : violon, direction

Christopher Peyrafort : guitare électrique

Victor Pierrel : guitare basse électrique

Tom Moretti : batterie

 

Dans ce quartet, chacun a droit de composer mais la violoniste est aux commandes. Ca commence doucement puis devient étrange. L’instrumentation du groupe fait penser aux Maîtres français du Jazz fusion au violon, Jean-Luc Ponty & Didier Lockwood mais Caroline Bugala ne les copie pas. Son quartet sonne neuf et frais. Solo bien funky du guitariste. Le gaillard envoie, sans barguigner. C’était « Syncope », composition du batteur Rom Moretti.

« Voodo Queen » composé par Caroline Bugala de retour de voyage à La Nouvelle Orléans. Inspirée par Marie Laveau (1801-1881), coiffeuse et prêtresse vaudou de La Nouvelle-Orléans. Démarrage en pizzicato en résonnance avec basse et guitare. Puis elle joue du violon avec force effets de glissando. Retour au pizzicato en résonnance avec la basse. C’est du vrai jazz Rock avec le meilleur des deux genres : l’énergie du Rock et la sophistication du Jazz. Les grands coups d’archet viennent du classique mais la rythmique est bien rock.

«  Noosphère ».Un petit air qui swingue au violon. La basse marque le tempo. Le batteur vient scintiller aux baguettes. Le guitariste fait chanter sa guitare. Bonne stimulation cérébrale. Alors que je sentais mon attention descendre, elle remonte aux coups d’archet de la violoniste, en dialogue avec le guitariste, bien ponctué par basse et batterie. Puis le quartet envoie du bois. C’est débité sans faiblir jusqu’au final.

Tout se calme pour une sorte de ballade électrique. Sur un coup du batteur, ça monte doucement en puissance. C’était « 3h33 », musique nocturne en effet.

« Douce ambiance » (Django Reinhardt) joué sans pompe manouche à la guitare. Intro en violon solo. Très romantique au départ. Ca revient vers Bach. Le guitariste arrive pour jouer le thème de « Douce ambiance » et le groupe démarre. Avec une ligne de basse funky. Ca fonctionne et ça décolle, sapristi !

Un hommage à Mère Nature dont le titre m’échappe. Morceau énergique.

« Blues en mineur » (Django Reinhardt) joué élégamment en Jazz Rock.

« India » (John Mac Laughlin). Intro en solo de violon planant puis le quartet démarre sur un rythme rapide, haché. La jeune fille assise devant moi aime beaucoup la musique. Elle est concentrée, bouge de la tête en rythme. Le jeune homme à sa droite se fiche de la musique. Je pense qu’il reste pour la fille.

Un air funky qui envoie bien. Le concert est donné dans une grande véranda avec le toit ouvert ce qui est très agréable en cette belle soirée de fin d’été.

« Et ho, papy ça y est » une chanson simple pour fêter la naissance d’un enfant, reprise en chœur par le public.

« Armando’r rhumba » de Chick Corea pour finir. Dans la version originale de cette composition de Chick Corea pour son père, Jean-Luc Ponty est au violon.

PAUSE

 

Troisième concert : European trio

Ari Erev : piano (Israël)

Tibor Csuhaj-Barna : contrebasse (Hongrie)

Gasper Bertoncelj : batterie (Slovénie)

Avec le soutien des ambassades d’Israël et de Slovénie en Albanie.

Le contrebassiste joue un air entêtant. Batteur aux balais. Swing souple et énergique. Solo de contrebasse bien stimulé. Chantant. Le trio continue, toujours souple et chantant. Le fluide sympathique circule très bien entre les 3 musiciens. Ils ne jouent pas des standards mais ça sonne comme des standards. C’était « Open possibilities » composition d’Ari Erev tiré de son album « Flow ».

« Latin Currents ». Le batteur reste aux balais. Un petit air latin dans le rythme en effet. Ca balance bien.

« Put water into flower », adaptation d’une chanson folklorique hongroise. Charmant et chantant. Ca coule de source.

« Childhood Scenes » basé sur ses souvenirs de leçon de piano classique dans son enfance. Intro en piano solo très romantique. Batteur aux baguettes tout en douceur. Solo de contrebasse avec le soutien du batteur aux balais et la ponctuation du pianiste. Ca berce en douceur.

« Israeli story », une composition du pianiste, logiquement. Batteur aux balais. Ca bouge en douceur. Paisible pour une histoire israélienne. Energique tout de même. La paix l’emporte sur la guerre.

« Still crazy after all these years » (Paul Simon). Une chanson en hommage à son épouse après 40 ans de vie commune. Jolie chanson bien jouée. Batteur aux balais. Le public applaudit Madame d’abord, les musiciens ensuite.

Tiens, un Blues. Bien solide. Batteur aux baguettes.

« Take your time ». C’est relâché et puissant. Articulé et coordonné. Batteur aux baguettes. Effectivement, la musique prend son temps mais sans traîner.

« Jump into the water ». Une composition sur la prise de risque. Batteur aux baguettes. Morceau énergique comme son titre l’indique.

Un Big Band de jeunes musiciens de Jazz des Balkans pour commencer, un quartet français de Jazz Rock avec violon pour continuer et un trio piano, contrebasse, batterie Israël – Europe pour finir. Excellente soirée aux plaisirs diversifiés pour ma première au festival international de Jazz de Tirana en Albanie.

 

Samedi 10 septembre 2022

 

Premier concert : Barencia. Cf vidéo au dessous de cet article.

Barencia est composé de

Xavi Torres : piano (Espagne)

Michelangelo Scandroglio : contrebasse (Italie)

Bernardo Guerra : batterie (Italie)

Karen Lugo : danse (Mexique)

Un pianiste catalan d’Espagne, un contrebassiste et un batteur italiens (le contrebassiste est florentin comme son prénom l’indique), une danseuse mexicaine mélangent Jazz et Flamenco. Tel est le projet du quartet Barencia, mélange entre Barcelona & Firenze. 

Le trio attaque directement et énergiquement.

La danseuse arrive. Comme une danseuse de claquettes (tap dance in english), elle ne fait pas que danser. Elle ajoute des percussions avec ses battements de pieds.

Après un morceau nerveux, une ballade. Batteur aux balais. Au lieu de taper du pied, Karen Lugo frotte le sol en glissant dessus. Elle ne verse pas du sable sur scène pour le frotter en dansant comme Mr Sandman mais elle est bien en harmonie avec le batteur aux balais.

La danseuse sort de scène élégamment, en s’appuyant sur le bar. Batteur aux baguettes pour un morceau énergique. Dialogue intense entre piano et batterie. Ca roule et envoie.

A son retour, elle a changé de vêtements. Elle est passée de la robe longue au tailleur pantalon. Dialogue percutant entre la contrebasse en pizzicato et les chaussures qui claquent sur la scène. Karen Lugo danse aussi avec la contrebasse. La rythmique redémarre. Battements de pieds en réponse aux notes du piano.

Le trio joue ses compositions et des chansons traditionnelles d’Espagne et d’Italie

Une ballade tranquille. Batteur aux balais. La danseuse nous fait le coup de l’éventail. Ca swingue dans la musique et dans la danse. Plus de tourment et de passion. La contrebasse grogne sous l’archet. L’éventail est très bien utilisé comme objet de danse et de séduction. Elle le lâche pour le final. Elégant.

Duo piano danse pour finir. Une espagnolade. Danse en glissements. Le pianiste commence à taper sur les notes. Les pieds sur la scène aussi.

PAUSE

Deuxième concert :

Philipp Erasmus : guitare acoustique, électronique

Erma Rodi : saxophone, clarinette

Avec le soutien de l’ambassade d’Autriche en Albanie.

Sans commentaire.

 

Pour ma deuxième soirée au Festival International de Jazz de Tirana, un duo qui endort a suivi un quartet qui réveille. Dans l’ordre inverse, la soirée eût été plus agréable à mon sens.

 

Dimanche 11 septembre 2022

 

Premier concert : Daphna Levy Quartet

Daphna Levy : chant (Israël)

Daphna Yanay : percussions (Israël)

Gent Rushi : clavier (Albanie)

Roni Gjura : contrebasse & guitare basse électrique (Albanie)

Avec le soutien de l’ambassade d’Israël en Albanie. Sans commentaire.

 

Deuxième concert : Just Trio

Le Just Trio est composé de

Mateos Gjipi : clavier

Roni Gjura : contrebasse & guitare basse électrique

Emilian Dhimo : batterie

 

Ce trio a écouté EST et Robert Glasper mais pas seulement. Solo bondissant et souple de basse électrique. Roni Gjura, régional de l’étape, joue dans les 3 groupes en concert ce soir. Respect.

« Melancholy «  (Roni Gjura) puis « Free Birds ». Malgré le titre, « Melancholy » comprend des passages énergiques et des passages élégiaques. Beau solo du compositeur. Il fait chanter sa guitare basse. Ce n’est pas funky mais ce n’est pas non plus du Steve Swallow. C’est intéressant avec une touche d’Orient. C’est entraînant. Un petit garçon de 5 ans danse quand sa mère le lui permet.

« Free Birds » me paraît plus mélancolique que « Melancholy ». Retour à la contrebasse. Batteur aux baguettes. Il y a de l’interaction. Les rythmes balkaniques s’entendent. Ils jouent des classiques de la musique albanaise m’apprend Hassan, mon guide, violoniste français originaire d’Albanie.

D’ailleurs, ils nous annoncent qu’ils vont nous jouer un 9/8 d’Albanie. Le batteur commence aux baguettes. Le trio enchaîne. Ca sonne bien. Jazz balkanique. Ca envoie, nom de Zeus ! 9/8 c’est plus compliqué que du 4/4 mais joué ainsi, cela paraît simple.

Troisième concert :

Mike Del Ferro trio

Mike del Ferro : clavier (Pays-Bas)

Roni Gjura : contrebasse, guitare basse électrique (Albanie)

Roy Dackus : batterie (Pays-Bas)

Avec le soutien de l’ambassade des Pays-Bas en Albanie

Mike del Ferro fut le dernier pianiste du baron Toots Thielemans, harmoniciste et guitariste belge(1922-2016). Rega Dauna devait venir d’Indonésie en Albanie avec son harmonica pour lui rendre hommage. Rega Dauna avait un visa valable pour la zone Schengen, pas pour l’Albanie qui ne fait pas partie de la zone Schengen. Il lui fut interdit de monter dans l’avion à Amsterdam pour Tirana. Sans commentaire.

 

 

Si Roni Gjura fut excellent dans les 3 groupes, tant à la contrebasse qu’à la guitare basse électrique, si Gent Rushi est aussi bon en pianiste qu’en chef d’orchestre pédagogue du Tirana Youth Jazz Orchestra, seul le Just trio composé de musiciens albanais jouant en jazz des airs traditionnels albanais m’a passionné durant cette soirée. Je souhaite que le Just Trio joue en France, avec un vrai piano, à Dijon, Chambéry, Paris, Pontivy, Tahiti ou Issy.

Le réseau Jazz France Balkans vit sa vie permettant des échanges de musiques et de bonnes pratiques, quand les visas et les finances le permettent. Prochaine réunion de travail à Paris d’ici fin 2022. Prochains festivals de Jazz dans les Balkans : Podgorica (Monténégro) et Bitola (Macédoine du Nord) en avril 2023, Nis (Serbie) en août 2023 et Tirana (Albanie) en septembre 2023. Merci aux Albanais, spécialement à Bessim Petrela, directeur du Tirana International Jazz Festival, et Hassan, le violoniste guide, pour leur passion pour la musique, leur accueil, leur gentillesse, leur organisation, leur excellent français et la cuisine albanaise, mélange savoureux entre Grèce et Turquie, mer Adriatique et montagnes.  Aux Français désormais d’accueillir des Jazzmen des Balkans, particulièrement à Dijon et Chambéry,  collectivités territoriales partenaires du réseau Jazz France Balkans.

 

La photographie du Tirana Youth Jazz Orchestra dirigé par Gent Rushi  avec Nikola Miloradovic en solo de sax alto est l'oeuvre du Magnifique Jacques Pauper, directeur de Couleurs Jazz Magazine & de Couleurs Jazz Radio. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

 

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