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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 21:03

 

Tigran Hamasyan

 

La photographie de  Tigran Hamasyan est l'oeuvre du Prestigieux Juan Carlos HERNANDEZ.

A l'occasion de la sortie de son album " a fable " Tigran était l'invité spécial de TSF Jazz le lundi 28 février 2011. J'ai eu le plaisir de partager une heure d'émission avec lui  et Stéphane Kochoyan en direct du Duc des Lombards.

Le podcast de l'émission est désormais audible ICI. Il vous suffit de cliquer sur l'émission " Les lundis du Duc " datée du lundi 28 février pour l'écouter. Vous pouvez aussi écouter sur la même page l'émission spéciale Saint Valentin du lundi 14 février à laquelle j'ai aussi participé.

Merci à Sébastien Vidal, rédac chef et Laurent Sapir, journaliste, de m'avoir invité.

Bonne écoute aimables lectrices, sympathiques lecteurs.

Par Guillaume Lagrée
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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 22:00

L'organiste Matthieu Marhouret occupe la scène de l'Arrosoir 75 avenue Daumesnil, 75012 Paris, métro/RER Gare de Lyon en mars 2011.

Matthieu-Martouret-.jpg

 

La photographie de Matthieu Marthouret est l'oeuvre de l'Irréductible Juan Carlos HERNANDEZ.

Vendredis 4 et 11 mars à partir de 19h. Entrée libre avec consommations au bar.
David Fettmann (saxophone)
Matthieu Marthouret (orgue)
Manu Franchi (batterie)
Dimanche 13 mars à 19h  (7 & 10€)
Nicolas Kummert (saxophone)
Maxime Fougères (guitare)
Matthieu Marthouret (orgue)
Manu Franchi (batterie)
Par Guillaume Lagrée
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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 21:40

André Stocchetti. Fluturiste.

Paris. Le Sentier des Halles.

Dimanche 27 février 2011. 17h30.

 

 

 

André Stocchetti : flûtes, chant, conte, danse, compositions, arrangements, électronique, textes, scat, percussions corporelles.

 

Il y a un homme avec une collection de flûtes droites, une machine, deux micros. Cet homme, c’est André Stocchetti dit le Fluturiste (allusion au futurisme, mouvement culturel italien né dans un article du Figaro du 20 février 1909 de Filippo Tomaso Marinetti pour ceux qui ne connaissent pas. Pardon pour ceux qui connaissent). Avec ces éléments, il fait un spectacle total.

 

Cela commence par une série d’aphorismes, des boucles rythmiques, du scat. C’est un spectacle qui marche très bien avec les enfants et les adultes qui ont su garder leur âme d’enfant. Je commence à connaître les trucs mais ça marche toujours. Je vous laisse les découvrir lors du spectacle. 

 

Un morceau d’inspiration baroque (sa musique d’origine, son univers d’aujourd’hui). « Mignonne allons voir si la rose » de Ronsard. Une jolie façon de réviser ses classiques de la poésie, André Stocchetti.

 

Il enchaîne avec la chanson d’un amant négligé, toujours dans le style du XVIe siècle, au son modernisé. 

 

« Le temps » une chanson qui fait rire les jeunes filles. Conseil aux jeunes garçons : emmenez les jeunes filles aux concerts d’André Stocchetti. Effet assuré. J’entends passer le métro, dragon souterrain parisien. Il reste au Fluturiste à jouer avec lui. Un petit garçon s’est assis par terre pour mieux écouter la musique. Chanson effrénée qui court du temps perdu au temps retrouvé. Solo de flûte intergalactique qui nous fait voyager à travers le temps et l’espace. L’hélicoptère à la flûte, le sabre laser même. 

 

Retour au naturel avec un solo de petite flûte à bec vif, léger, rapide comme un chant d’oiseau. Un spectateur bat la mesure sur son banc. Beau numéro de virtuosité avec de l’âme. 

 

S’ensuit une histoire sicilienne que vous irez découvrir au spectacle d’André Stochhetti. Avec un air de tarentelle. Puis un beau poème nostalgique bercé par les flûtes.

 

« Une chanson de rien ». C’est un mambo. Petit air entraînant et paroles faussement idiotes. Cela pourrait devenir un tube si l’industrie du spectacle le voulait.

 

Chanson politique d’Henri Michaux « Soyons enfin clairs ». Un bijou d’esprit, de finesse et de complexité. André joue avec son corps, tapant sur ses cuisses et ses joues pour marquer la mesure du chant. 

 

Introduction avec la plus grande flûte, la plus grave. Une chanson sur la mort. Un sujet difficile, rare, traité avec finesse et élégance. La mort, le seul sujet selon Louis Ferdinand Céline.

 

Superbe version du poème de Clément Marot « Adieu la cour, adieu les dames », mélange fracassant du XVIe et du XXIe siècle. La musique vient de Clément Ortiz, un Catalan du XVIe siècle. Il a fallu attendre le XXIe siècle pour que les deux Clément, Marot et Ortiz, se rencontrent grâce à André Stocchetti. Cela valait la peine d’attendre. Un solo de guitare électrique à la flûte à bec, c’est la magie de la technologie. On est loin de cours de solfège au collège. Il va jusqu’à citer le « Star Spangled Banner » tel que le jouait Jimi Hendix au Monterey Pop Festival en 1967. 

 

Même la présentation de l’équipe de cet homme seul sur scène fait partie du spectacle. 

 

Jacques Prévert « Le concert n’a pas été réussi ». Allez au concert d’André Stocchetti pour en juger.

 

Le Fluturiste nous présente différents types de bis pour s’arrêter au bis «  Règlement de comptes ». Il s’agit de passer en revue les manies et les tics des musiciens d’un orchestre classique. Un vrai régal. 

 

Ceux qui n’ont pas encore profité de ce phénomène scénique, rythmique, lyrique, poétique peuvent aller au Sentier des Halles  le samedi 26 mars 2011 à 20h pour le prochain concert d’André Stocchetti. Amenez amis, amants, amantes, épouses, maris, voisins, cousins, enfants petits et grands, Germains, Italiens bref tous ceux désireux d’être enchantés, amusés, émerveillés, émus par la magie des sons et des mots du Fluturiste.

Par Guillaume Lagrée
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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 20:58

Régis Huby+ Yann Appery « All around »

Paris. Le Café de la danse.

Samedi 26 février 2011. 20h.

 

 

 

Régis Huby : violon, composition, direction

Maria Laura Baccarini : chant

Frédéric Pierrot : récitant

Sabine Balasse : violoncelle

Yves Rousseau : contrebasse

Guillaume Séguron : contrebasse, guitare basse électrique

Bruno Angelini : piano

Christophe Marguet : batterie

Roland Pinsard : clarinette basse

Catherine Delaunay : clarinette

Jean Marc Larché : saxophone soprano

Olivier Benoît : guitare acoustique, électrique

 

J’avais enregistré que le concert commençait à 20h30 alors que c’était à 20h. Résultat : j’arrive en retard. Faute. Par miracle, je trouve une place assise bien située. Un Brésilien venu avec deux Italiens admirer Maria Laura Baccarini me l’avait gardé. Involontairement.

 

Dès le départ, c’est superbe. L’orchestre à cordes tourne comme une voiture de sport italienne. Rouge de préférence. Maria Laura Baccarini est aussi belle à voir qu’à écouter. Ca décolle. Par rapport à l’album, il y a en plus un acteur qui lit un texte en français, une fable écologique écrite par Yann Appéry en plus des chansons. La chanteuse est aussi actrice. Ses mouvements accompagnent le texte, l’illustrent.

 

Les morceaux s’enchaînent comme dans un concerto de musique classique. Pas de solo, de standard, d’applaudissements aux pauses. Paroles et musique nous racontent une belle histoire. Nous applaudirons à la fin. J’avais déjà remarqué en écoutant l’album qu’il s’agissait d’une œuvre de forme concertante. A écouter dans son ensemble et non pas morceau par morceau. C’est encore plus net en concert. C’est un groupe de virtuose soudé, cohérent (Bruno Angelini remplace Benjamin Moussay au piano avec maestria) qui porte la chanteuse comme seule vedette. Elle le mérite. Ah je reconnais le petit air breton écrit par le Rennais Régis Huby ! La musique déferle sur nous comme les vagues de l’Océan Atlantique à la Torche, celles qui faisaient peur à Robbie Naish. Retour du petit air breton. Ca me rappelle la terre natale. L’acteur est censé voyager, apprendre les mystères de la Nature lors d’une nuit en forêt sous la conduite de la féé jouée par la chanteuse. Maria Laura Baccarini en fée est parfaitement crédible. L’acteur, s’il lit bien, l’est moins. Quand ils agitent les bras, elle décolle, pas lui. Un homme ne doit pas se mesurer à une fée. C’est la leçon des légendes, de Bretagne et d’ailleurs.

 

Silence. Place au texte. L’ambiance a changé. Après les lumières, la brume. Après la joie, la tristesse. Le piano vient ajouter quelques notes claires. Dans le public, une femme pose la tête sur l’épaule de son homme. L’ambiance s’y prête. La musique est très bien écrite et l’interprétation est à la hauteur des compositions. Ca redémarre. L’air est redevenu vif, chaud, lumineux. L’acteur présente la taupe prêcheuse. Je n’imaginais pas la taupe prêcheuse si séduisante. Quelle voix ! Guillaume Séguron passe de la contrebasse à la guitare basse électrique. Solo de guitare électrique. Ca devient plus rock , plus dur. Puis la souplesse, la langueur des cordes l’emportent. La musique tempête à nouveau mais sans emphase wagnérienne, grâce aux Dieux ! 

 

Pause. Les instruments s’accordent. C’est le moment de tousser. « Une salle de concert est un lieu où des gens se retrouvent pour tousser » (Alphonse Allais). Un portable sonne. On a pendu pour moins que ça !  

 

Ca repart sur un duo vif entre violon et chant. La chanteuse est pieds nus sur scène comme sa consoeur Elina Duni. Duo batteur aux balais/acteur. Solo de batterie aux baguettes comme pour faire monter le soleil à l’horizon. Il faudra jouer cette musique en plein air, au théâtre de verdure de Sables d’Or les Pins par exemple. Ce soir elle repousse les murs mais ne les efface pas. C’est comme la Mer. Après une première vague dans un sens, une deuxième vient vous emporter dans l’autre. Sauf que c’est sans risque pour la santé puisque seule votre âme est emportée le temps du concert. Maria Laura termine en chantant « All around » entourée par l’orchestre. Logique, non ? Mon voisin de gauche est sceptique. Sa femme applaudit pour deux. Mon voisin de droite, Brésilien, est enthousiaste et moi aussi. 

 

RAPPEL

 

« Take a ray of light » chante Maria Laura Baccarini dans un anglais impeccable. Avec ce petit air breton qui donne envie de danser aux humains, aux fées, aux korrigans, peut-être même à l’Ankou.

 

A l’opposé de Max Weber, la création de Régis Huby – Yann Appery – Maria Laura Baccarini et leurs complice a pour but d’enchanter le réel. Mission accomplie.

 

Par Guillaume Lagrée
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Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 17:54

Festival Jazz à l'Etage.

Rennes, Ille et Vilaine, Bretagne, France, Union européenne.

Du lundi 14 au vendredi 18 mars 2011.

Une initiative du label rennais Plus Loin Music

Tigran Hamasyan

La photographie de  Tigran Hamasyan est l'oeuvre du Polygonal  Juan Carlos HERNANDEZ.

Un festival riche, varié, pour tous les goûts, tous les prix (jamais élevés), avec des musiciens Bretons, Français, Européens  venus de plus loin encore, c'est à Rennes, ma ville natale, et dans son aire urbaine dite Rennes Métropole, du lundi 14 au vendredi 18 mars. Je n'ai pas fait le programme mais vous y retrouverez des musiciens maintes fois chroniqués sur ce blog. Etonnant, non? 

5 journées,15 concerts, 40 musiciens en résumé.

Lundi 14 mars, 20h30, un ciné concert avec le contrebassiste Italien de Paris  Riccardo del Fra au cinéma du Théâtre National de Bretagne.

Mardi 15 mars, de 17h à Oh, une série de concerts gratuits dans les cafés rennais avec notamment un régional de l'étape, le saxophoniste alto  Pierrick Pédron, natif des Côtes d'Armor.

Mercredi 16 mars, 20h, à l'Etage, un autre régional de l'étape, le trompettiste Eric Le Lann, lui aussi natif des Côtes d'Armor. Il jouera avec le bassiste Jannick Top Le Lann/Top du Jazz Rock survitaminé. Un mélange vigoureux d'Europe, d'Afrique et d'Amérique. Ca dépote sérieusement.

A 21h 45, dans la même salle, concert du Moutin Reunion Quartet avec François (contrebasse) et Louis Moutin (batterie), Pierre de Bethmann (piano), Rick Margitza (saxophone ténor). Un des rares groupes de Jazz français capable de tourner aux Etats-Unis d'Amérique. Classieux.

Jeudi 17 mars, à 19h, à l'Etage, Guillaume Saint James " Jazzarium ". Honnêtement, je ne connais pas. Je vous laisse le soin de le découvrir pour moi.

A 20h30, dans la même salle, Prysm " Five ". C'est propre mais cela ne me touche pas.

A 22h dans la même salle, Médéric Collignon "  Jus de Bocse ". "  Shangri- Tunkashi- La ". Miles Davis et le rock psychédélique des 70's revisités par des fous furieux débordants de créativité. A ne pas manquer.

Vendredi 18 mars, à 20h,à l'Etage, Tigran Hamasyan en piano solo. Dans 50 ans vous raconterez à vos petits-enfants que vous y étiez. Sauf avis médical opposé, il est formellement interdit de ne pas se rendre à ce concert.

A 22h30, dans la même salle, Avishai Cohen, contrebassiste israélien et parrain de ce festival. 

 

 

Par Guillaume Lagrée
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  • : Le blog de Guillaume Lagrée
  • : Le graphisme du bandeau est l'oeuvre de la Généreuse Elisabeth Fuhrer: fuhrer.elisabeth@orange.fr Les photographies publiées sur ce blog sont l'oeuvre de Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de ces photographies sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de poursuites judiciaires civiles et pénales:http://juancarloshernandezjazzphotographer.blogspot.com
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