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Jeu concours de l'été 2011: un album à gagner sur ce blog

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices détendues, lecteurs apaisés, c'est l'été et la vie est facile.

Avec l'été, vient le temps des jeux concours pour fidéliser les lecteurs. Ce blog n'échappe pas à la règle.

Il s'agit ici de trouver un objet utile, vital même, perfectionné par un ingénieur français, qui a donné son nom à un célèbre club de Jazz.

De quel objet s'agit-il? Quel est le nom de l'ingénieur français qui l'a perfectionné? Quel est le nom du club dérivé de ce magnifique objet? Où se trouve t-il? Quels musiciens furent fameux pour les enregistrements live in concert dans ce club?

Vous avez jusqu'au mercredi 21 septembre 2011 pour répondre. Le premier ou la première à trouver les réponses aux cinq questions gagnera un album au choix parmi ceux chroniqués sur ce blog. 

Bonne chance!

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Ramsey Lewis Sun Goddess Project au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Paris. Le Duc des Lombards.

Jeudi 7 juillet 2011. 22h.

 

Ramsey Lewis Quintet. 

Sun Goddess Project

 

 


Ramsey Lewis: piano, Fender Rhodes

Timothy Gant: claviers

Henry Johnson: guitare électrique

Joshua Ramos : contrebasse, guitare basse électrique

Charles Heath : batterie

 

Ce Charles Heath ne serait il pas de la famille des frères Heath ? Percy, le contrebassiste du Modern Jazz Quartet, Jimmy Heath le saxophoniste ténor qui joua avec Miles Davis et dont le fils Mtume joua aussi avec Miles, Albert " Tootie " Heath le batteur de John Coltrane, Sonny Rollins, Johnny Griffin ?

 

Ramsey Lewis c’est la classe Old School. Rien que dans sa façon de s’habiller. Ce soir il rejoue son album de 1974 «  Sun Goddess » qui mélangeait Jazz et Pop avec Maurice White, batteur de Ramsey Lewis et membre du fameux groupe Earth, Wind and Fire qui fait danser la Planète Terre depuis les années 1970.

 

Ca joue funky, cool, dans le style d’une musique de série TV américaine des années 1970. C’est de la musique pour emballer les minets ou les minettes selon vos goûts, troublantes lectrices, séduisants lecteurs. Indéniablement, c’est efficace. Le guitariste a beaucoup, beaucoup, beaucoup écouté Georges Benson. Seul le clavier joue guimauve, pas le reste du groupe. Ca a dû être pillé par pas mal de DJ. Il faudrait que je me renseigne. Le clavier joue un son de flûte, histoire de faire joli. Ce soir, les musiciens sont tous Noirs et Américains. Cela se voit et cela s’entend. Le patron tricote agréablement dans la droite lignée d’Oscar Peterson, ce Blanc qui s’était donné tant de mal pour sonner comme un Noir comme disait Kenny Clarke. Le morceau est vif, entraînant, joyeux, viril, bluesy. Enfin, tout le monde peut y trouver son bonheur comme dans un grand magasin de luxe. C’est impeccable. Par contre, il n’y a pas de suprise.

 

« Tambura ». Le bassiste passe à la guitare basse électrique. Très funky. Le patron s’installe au Fender Rhodes. Ca groove tranquille mais efficace. Le clavier joue les cuivres absents. Timothy Gant joue un bon vieux son bidouillé made in 1974. Ca rappelle Stevie Wonder, le Géant de l’époque. Batterie basée sur un rythme de marche militaire rendu funky. Tchac poum tchac et toute cette sorte de choses.

 

Ballade. Retour au piano et à la contrebasse. Manifestement, Ramsey Lewis a écouté Duke Ellington. La preuve, ce morceau est tiré d’un ensemble de compositions intitulé « Colors ». « Je travaille comme un peintre. L’orchestre est ma palette et chaque musicien apporte sa couleur » (Duke Ellington). Sauf que ça colle aux doigts et aux dents contrairement à l’œuvre du Duke.

 

« Love Song » tiré de l’album « Sun Goddess ». Retour à la basse électrique. Guitare et batterie pulsent doucement. Une musique pour partir en croisière en Mer des Caraïbes. C’est en place au micron près. Ca se finit dans un murmure. Evidemment.

 

Le piano démarre seul. C’est mignon tout plein. Un standard dont le titre m’échappe. Finalement, c’est un morceau en piano solo. Le plaisir du Chef.

 

La contrebasse et la batterie partent à l’attaque. Le groupe suit. Ca devient une ballade tranquille, assez funky. Interlude piano/contrebasse à l’archet.

 

Retour à la basse électrique. « Living for the city » (Stevie Wonder). C’est moins puissant que la version originale mais c’est bien bon tout de même. Solo de guitare tout à fait à la Georges Benson. Petit solo de piano bluesy pour introduire le final. Très pro. Le public est conquis.

 

La guitare attaque. Basse et batterie derrière plutôt funky, eux aussi. Ramsey Lewis est passé au Fender. Shake, baby, shake ! Claviériste et guitariste chantonnent « Way Oh ». Ca sent la plage, le soleil, les mignonnes minettes et les mignons minets. Ils ne lésinent pas. Le Boss revient au piano. Ca tourne comme un moteur de yacht pour milliardaire. C'était " Sun Goddess " comme vous l'aviez deviné lectrices perspicaces, lecteurs efficaces.

 

RAPPEL

 

Un morceau sous influence gospel, à la Ray Charles. Piano, contrebasse. Facile à danser. Un morceau pour laisser le bon temps rouler. Citation de « On Broadway » (Georges Benson). Intermède bluesy au piano. Dommage qu’il n’ait pas joué plus comme ça. Sauf que la nappe de synthé glacé vient casser l’ambiance.

 

Au final, un concert modèle de professionnalisme, de cross over, de show business à l’américaine. Le public en a eu pour son argent (40€ la place). Pas de surprise mais pas de déception non plus. Cette recette a rendu Ramsey Lewis riche et célèbre. Pourquoi en changerait-il à son âge ?

 

Retour aux sources. Earth, Wind, Fire sur scène en 1975 invite Ramsey Lewis pour jouer " Sun Goddess ". Harvey Keitel joue le rôle du jeune producteur. Ca commence par " Devotion ". " Sun Goddess " est la deuxième chanson. CA commence à la 3e minute. Solo de sax ténor à la 6e minute. Le solo de Ramsey Lewis au Fender Rhodes commence à la 7e minute. Le tout est Superfunkycalifragisexy. Profitez!

 

 

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Une nuit d'orgie au Tweet Tweet Club par Louis Ferdinand Céline

Publié le par Guillaume Lagrée

La scène se passe à Londres, en 1916. J'ai supprimé les passages contraires à l'ordre public et aux bonnes moeurs.

Le texte complet se trouve dans " Guignol's Band II (Le pont de Londres) " de Louis Ferdinand Céline aux éditions Gallimard.

Touit Touit Club! la joie!

" Au secours! que j'appelle, Virginie! "

Je redégringole encore trois quatre marches... Ils hurlent de plaisir... C'est notre tronche qu'est drôle?... Ah! je discerne un petit peu.... C'est une longue cuve tout en lumières... des miroirs tout partout tournent... et puis les gens au fond qui tournent les uns dans les autres, des danseurs mondains je pense... et tout ça chante braille en refrain... ça criaille plutôt... on tombe à pic nous jolis coeur! Ah! d'un seul coup j'aperçois le nègre... il est tout noir sous la lumière... je vois sa bouche, son four, ses grandes dents... c'est quelqu'un, il domine la houle! ... il m'interpelle moi!

" Tais toi, que j'y fais, gueule crocodile! "

Ca c'est une répartie cocasse. Il beugle il se déhanche du coup, il convulse positivement. Ah! si Sosthène était là, ça lui en ferait un partenaire... c'est autre chose que les transes hindoues! celui-là il sait faire du tic-tac! on les voit même plus ses baguettes tellement il joue vertigineux! et puis désossé de tous les membres, qu'il les projette au plafond et qu'ils lui reviennent pflaf! élastique!... ça c'est quelque chose... il attrape les mouches à vingt mètres!... et vlof les ramène dans sa poigne! Mille-Pattes le regarde il reste con... Ca c'est un numéro terrible, Mille-Pattes en ferait jamais autant! faut que je l'interpelle ce rastaqouère!...

(...)

je les vois bien maintenant les danseurs, c'est une énorme cuve de joie... et que ça frétille gigue glapit... je suis plus ébloui du tout... et Broum! la grosse caisse, une vigueur que ça sursaute, la masse entière, tout le grouillement joyeux... à chaque coup ils rebondissent d'un mètre... toute la cuve couleurs noires et claires... les robes satin les paillettes... si ça saccade hurle... ça bouille là-dedans la danse à trois, dix, vingt! et allez donc! à mille noms de Dieu! glapissements, et la grosse caisse qui vous les retourne , et le trombone qu'est enragé! et rauque et qui râle et "Touit Touit!". Ils chantent tous en choeur hurlent tous!

(...)

Il fait le Jazz maintenant lui tout seul... il redescend sur l'estrade aux nègres... il se lance tout le paquet, ses os, ses loques, tout, contre le grand tambour!... et vflam il rebondit à l'autre coin tout à fait à l'autre extrême... il revient dinguer sur la grosse caisse avec tout un fracas d'osselets... on dirait qu'il s'éparpille, qu'il se répand en miettes... c'est des ovations à n'en plus finir... fanatiquement qu'ils l'adulent... une vraie rage qui les secoue tous, ils se jettent les uns dans les autres... ils veulent attraper Mille-Pattes, il les fascine trop... ils lèvent leurs trois cents bras en l'air... ils attrapent rien du tout!... ils attrapent de la fumée... c'est qu'une toupie au dessus de leur tête... il tourbillonne si vite si vite si rotatif que ça chante, que l'air piaule au dessus des têtes... c'est un vertige toupie vivante... voilà comme il est... il devient lui la vitesse, l'élan comme une grosse boule de lueur bleue... et puis plus vite! plus vite encore! et brang! un coup de cuivre à l'orchestre! c'est encore de tous ses os, de tout son bassin! il s'est jeté dans la grosse caisse... il en ressort comme d'une nébuleuse... un jet de lumière rose... le voilà... tout beau il rejaille! la grosse boule bleue a stoppé pile... le voilà droit campé, tout lui là tout commandeur sur la caisse... le doigt en l'air au dessus de tout le monde... son long doigt d'os... il va nous faire à l'impression... sur le tambour il en impose... il s'est étiré qu'on dirait, je veux dire toute sa carcasse, ses os... il fait vraiment l'épouvantail... et puis sa tête alors... de mort... Ca les chiffonne pas les braques? ils voyent pas le genre de fumiste? et qu'il les interpelle en plus...

(...)

ils foutraient tout le local en l'air... Ils veulent leur plaisir avant tout! Les nègres veulent plus entendre rien... ils ont peur, ils font des giries... Ca va être du beau!... Je vois approcher une catastrophe... Heureusement c'est qu'une petite boude... Ils se remettent à leur brouhaha... à tout cuivres et cordes et trombones!...ah! ce grand ouf de soulagement... ils allaient s'égorger d'aigreur... tout le bal reboume fortissimo... seuls deux trois couples défaillent affalent pâmoisent sous les pieds... toute la sarabande passe dessus, trépigne, foule, aboye de plaisir... le grand bal touit-touit fume à plein... c'est vraiment la transe générale à la fêtarderie tant et plus... ça bouille là-dedans la cuve entière, surtout dans les bouts ça s'embrase... des vrais démons aux quatre coins... Et c'est pas fini de rigoler!...

(...)

Touit-Touit Mister!

Touit-Touit Sister!

Youpi Master!

Couac! Couac! Couac!

C'est pas très varié... mais y a de la furie dans la cuve! la meute touit-touit râle d'enthousiasme... déchaînés qu'ils sont, hors d'eux mêmes... ils se sautent dessus califourchon, ils s'arrachent des pleines touffes de cheveux... ils se font du mal, ils se font crier, ils retombent tout le tas sur la piste... que ça fait des monceaux d'ivrognes, vociférants, mousseux, rendeurs... c'est la ferveur des culs qui bouille... des monceaux de mondains chevêtrés à la hue à la dia langues sorties... la musique brasse palpite la houle à durs flonflons, que ça fait comme gonfler l'omelette, toute la viande là vautrée grognant... comme un formidable soufflé toute la largeur de la piste, ça dilate enfle, ça monte énorme puis raplatit... tout ça avec la musique... c'est dire l'ivresse l'intensité! la trompette âcre déchire la turne que l'air en crisse et (un mot illisible), toutes les glaces vibrent... voilà comme ça se passe.

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Vinovalie Jazz du 20 au 23 juillet 2011 en région Midi Pyrénées

Publié le par Guillaume Lagrée

Unique festival de jazz en France organisé par des vignerons de caves coopératives, Vinovaliejazz se déroulera du mercredi 20 au samedi 23 juillet 2011 dans les caves de Fronton, Cahors, Rabastens et Técou en région Midi Pyrénées.

 
La philosophie reste la même : il s'agit de transformer chaque cave de Vinovalie en véritable scènes de concert tout en restant à l'image des vins du sud-ouest : colorés, chaleureux, épicés, authentiques. 

 
A côté des têtes d'affiches qui joueront entre les cuves et les chais de chaque cave, les Vignerons d'Ovalie proposent chaque jour des balades commentées dans les vignes, des visites de la cave, des dégustations de vins, des repas-champêtre... bref, un festival pour tous les épicuriens mélomanes !

 
Nous ouvrirons les festivités le 20 juillet à la cave de Fronton avec le trio flamenco-jazz gersois Azulenca puis une star de la musique cubaine, le chanteur Yumuri, pour une soirée autour des rythmes populaires cubains. 


Le 21 juillet, nous accueillerons à Côtes d'Olt, La Mal Coiffée et ses polyphonies occitanes envoûtantes puis l'un des plus grands percussionnistes argentins, Minino Garay et les Tambours du Sud, une façon de célébrer les liens qui unissent les vins de Cahors à l'Argentine, à travers le cépage malbec. 


Le 22 juillet nous recevrons 
à la cave de Rabastens le quartet ariégois et toulousain Trio Bergin' pour un projet autour de Gainsbourg, suivi de Pink Turtle avec ses reprises élégantes et décalées des plus grands standards de la pop. 


Le 23 juillet, à la cave de Técou, nous accueillerons le groupe du saxophoniste tarnais Christophe Tellez autour de la musique d'Amstrong puis nous aurons le plaisir d'entendre le quartet de Rodolphe Raffalli avec son magnifique projet-hommage à Georges Brassens. 

Attention: contrairement au Jazz, le vin est à consommer AVEC MODERATION.

Les matches de rugby seront organisés à l'initiative des spectateurs. Merci pour votre participation.

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Quelques concerts de Jazz à Paris en juillet 2011

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Formidables lectrices, merveilleux lecteurs, si vous êtes à Paris au mois de juillet, sachez que les clubs de Jazz restent ouverts.

Voici, avec la partialité d'un Grand Inquisiteur et la mauvaise foi d'un numéro 9 pris en hors jeu, une sélection de concerts de Jazz à Paris en juillet 2011, en dehors des festivals déjà signalés à Montmartre et au Parc Floral.

Aldo Romano

La photographie d'Aldo Romano est l'oeuvre de l'Irrésistible  Juan Carlos HERNANDEZ.

Au Sunside:

Le pianiste italien  Enrico Pieranunzi  viendra nous régaler le samedi 2 juillet à 21h en trio, le dimanche 3 juillet à 21h en solo (programme Bach, Scarlatti, Haendel), le lundi 4 juillet à 21h en quintet.

Le guitariste belge Philippe Catherine sera présent en trio le vendredi 8 et le samedi 9 juillet à 21h.

Le pianiste américain Kenny Werner sera sur le tabouret le lundi 11 juillet à 21h.

Le saxophoniste ténor américain Rick Margitza soufflera le mardi 12 juillet à 21h.

Le pianiste franco américain Dan Tepfer jouera en trio avec Joe Martin (contrebasse) et Ferenc Nemeth (batterie) les mercredi 20  et jeudi 21 juillet à 21h.

Le batteur et percussionniste américain Leon Parker et son " Nu" Jazz Group vous feront vibrer le lundi 25 juillet à 21h.

Le saxophoniste ténor américain Hal Singer vous fera grimper au plafond le samedi 30 juillet à 21h. 

Au Sunset:

Aldo Romano (batterie) - Géraldine Laurent (sax alto) - Emmanuel Bex (orgue Hammond, piano) le samedi 2 juillet à 21h30

Au New Morning:

David Krakauer et son Klezmer Madness vous feront perdre la tête le jeudi 21 juillet à 21h30

Richard Bona & Raul Midon vous chaufferont le sang le mardi 26 et le mercredi 27 juillet à 21h30

Au Duc des Lombards:

Ramsey Lewis " Sun Godess Project " fera revivre la Fusion, année 1976, le jeudi 7 et le vendredi 8 juillet à 20h et 22h.

Roy Hargrove et son Quintet vous souffleront le vendredi 15 et le samedi 16 juillet à 20h et 22h.

 

 

 


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