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Mingus on Mingus: un documentaire dont le financement reste à boucler

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices aisées, lecteurs fortunés, je vous ai déjà parlé du documentaire  Mingus on Mingus, un documentaire en cours de réalisation par Kevin Ellington Mingus, petit fils de Charles Mingus. Le père de Kevin était issu du deuxième mariage de Charles Mingus. Sa quatrième épouse, Sue, avec qui Charles Mingus n'a pas eu d'enfant possède les droits sur l'oeuvre de Charles Mingus. Elle n'a pas versé un cent pour ce documentaire et a même refusé de répondre aux demandes de Kevin. Voici ses explications en anglais dans une lettre ouverte.

S'il vous reste quelques dollars, euros de côté, plutôt que d'investir en Bourse (trop fluide), investissez sur du solide, l'Art et contribuez à la réalisation de ce documentaire qui a besoin de l'aide des fans de Charles Mingus dans le monde entier pour être réalisé et diffusé.

En attendant que Kevin Ellington Mingus publie son recueil de documents et témoignages sur son grand-père, voici la fameuse tournée européenne de 1964 avec Eric Dolphy (sax alto, clarinette basse, flûte), Clifford Jordan (sax ténor), Johny Coles (trompette), Jaki Byard (piano), Dannie Richmond (batterie) et Charles Mingus à la contrebasse, bien sûr. A Oslo, Norvège, ils jouent " So long Eric " de Charles Mingus dit aussi " Goodbye Eric. Don't stay over here too long " car Dolphy restait en Europe après la tournée. Eric Dolphy est mort en Europe après cette tournée, en 1964, laissant le souvenir d'un homme qui sonnait comme un serpent à sonnettes sur une plaque brûlante.

 

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Marc Copland&Dave Liebman: le rendez-vous des amis à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Paris. Le Sunside. Mardi 6 décembre 2011. 20h.

 

Marc Copland : piano 

Dave Liebman: saxophones soprano, ténor, flûte

 

Marc Copland

 

La photographie de Marc Copland est l'oeuvre du Viril Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette photographie sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

“ In your own sweet way “ (Dave Brubeck). Marc commence. La magie s’installe dans les chuchotements de l’arrivée des spectateurs en retard. Dave est au soprano. C’est une ballade. Nous voyageons avec eux, à leur douce manière. Un voisin est entré dans la vibration, fermant les yeux et grimaçant comme Dave Liebman en train de jouer. Le piano miroite doucement, le sax souffle, grince parfois. Solo de piano brillant comme un étang à la lueur des étoiles, à peine agité par le vent. Si calme et si profond à la fois. Il y a de la communication extra sensorielle entre ces deux hommes. Mon âme balance doucement.

 

« Lost arising » ( Dave Liebman). J’ai pu écorcher le titre. Dave Liebman et Marc Copland sont des distillateurs de parfums musicaux. Un voile de nostalgie, sans tristesse, sans mollesse, plane dans l’air, s’agrandit ou se réduit au gré de l’imagination de Marc Copland. A deux, ils font le flux et le reflux. Cela vous prend et vous emporte au loin si vous vous laissez aller.

 

« The puzzle » (Dave Liebman). Les musiciens doivent reconnaître d’après Dave. Il joue assis du saxophone ténor comme le Président Lester Young mais avec le sax moins horizontal. Cela fait trop longtemps que je n’ai pas entendu Dave Liebman au ténor. Il sait toujours le faire grogner, chanter. Il ajoute des groumpfs bien virils. Marc Copland reprend la main. Personne n’applaudit, tout le monde écoute. Le duo repart, subtilement mouvant. Un tempo medium qui accélère sans avoir l’air. Il y  a la flamboyance rauque du saxophone, la passion chantante du piano. C’est la soirée des magiciens. Ca joue au volant. Un coup sec, ça file, vole, monte puis descend doucement pour repartir tout à coup sans jamais toucher terre. Cela ferait une bonne musique de polar, la nuit chaude, sombre, menaçante sans savoir pourquoi, pour qui.

 

Dave Liebman

 

La photographie de Dave Liebman est l'oeuvre du Subtil Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette photographie sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

« Cantalupe Island » (Herbie Hancock). Marc Copland commence. Ca chaloupe doucement. Ca groove sans basse ni batterie. Mademoiselle I cesse de regretter l’absence de Billy Hart. Tout en légèreté, en puissance contenue. Son chaud, velouté du ténor alors que le piano déroule le tapis volant. Marc Copland, en solo, sort du thème pour entrer dans le rêve. Au retour du sax, les rares applaudissements cessent vite. On écoute. Shhh peaceful comme disait Miles Davis, ex employeur de Dave Liebman.

 

« Time was » (Marc Copland). C’est Marc Copland qui parle français mais c’est Dave Liebman qui présente les morceaux. Dave a pris son jouet, une petite flûte en bois qui disparaît dans ses grandes mains. Le son du piano vient du fond d’un manoir hanté. La flûte, elle, crie comme un fantôme perdu dans la lande. Dave reprend son soprano et en sort un son brumeux, lointain. Les gouttes du piano tombent comme la pluie le long des feuilles. C’est une ballade nostalgique à souhait. Logique vu son titre. Retour à la flûte qui joue aigre doux.

 

Dave reprend le ténor en mains. Ca repart plus vite, plus viril. Beau solo de saxo en intro. C’est sévèrement rythmé. Le piano arrive. « Impressions » de John Coltrane, le Maître de Dave Liebman. Combien de fois l’ont-ils joué ? Eux-mêmes ne doivent pas le savoir puisque chaque fois est la première pour eux. C’est fougueux, viril, emporté, impétueux, bref joué comme il faut. Ca s’apaise avec le solo de piano vif mais retenu. L’art de la maîtrise. Jeu de question réponse entre piano et sax ténor. Retour au thème à deux, en glissant doucement. Ca repart en montant.

 

« Pastorelle » une nouvelle composition de Marc Copland. Sax soprano. C’est une ballade. Manifestement, le berger a un gros chagrin d’amour. Cela s’entend. Joli échange final piano-soprano.

 

« All that’s left » (Marc Copland). Dave a repris le sax ténor et le fait sonner comme un oud avec beaucoup de souffle, de vibration, de bruits de clefs. Est-ce tout ce qui reste ou tout ce qui est gauche ? Il y a de beaux restes en tout cas. Jeu sautillant, ludique du piano un peu inquiétant mais la pression se relâche, revient. Ca swingue délicieusement. Nul besoin de basse et de batterie pour sentir le rythme. Chaque musicien semble plongé dans son univers intérieur mais c’est pour mieux s’écouter et se répondre. Pour la première fois, Dave Liebman se lève pour jouer. Il envoie du puissant. Ces gaillards ne savent pas jouer que les ballades. Marc Copland en solo. Dave Liebman écoute, les yeux clos, avec la mine d’un chat réjoui. Le duo repart. Ca bondit, balance souplement.

 

RAPPEL

« You don’t know what love is », un standard. « Actually, I don’t know what love is » ajoute Marc Copland en souriant. Dave s’est rassis et a repris le soprano. C’est bien le theme de ce standard. Ca joue, nom de Zeus ! Si, si, ils savent ce qu’est l’amour, le chagrin d’amour en tout cas. Solo passionné de sax soprano qui cogne même dans le micro. Puis, la vague du final.

 

Marc Copland remercie le public pour la qualité de son écoute. En échange, ils nous ont régalé. L’ambiance était effectivement bien différente lors d’un précédent concert de ce duo il y a trois ans au Duc des Lombards.

 

Si la magie de ce duo vous est inaccessible en concert, écoutez le enregistré. Ca se trouve dans le commerce. Vous en sortirez émerveillés, aimables lectrices, sympathiques lecteurs.

 

La dessinatrice  Hélène Poisson créait son oeuvre discrètement dans un coin de la salle.

 

Marc Copland y sera de retour en duo avec le guitariste John Abercrombie le mercredi 18 janvier 2012 à 21h.

 

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Eric Ferrand N'Kaoua gymnaste du piano

Publié le par Guillaume Lagrée

Théâtre du Gymnase

Paris. Lundi 6 décembre 2011. 20h30.

Eric Ferrand N'Kaoua: piano

 

Le programme de ce concert allait de Franz Lizst à Martial Solal en passant par Chopin et Mendelssohn. Je ne m'exprimerai pas sur la partie classique du concert. Il y a des experts pour cela. Je constate seulement que même transcrit par Franz Lizst, Richard Wagner n'est décidément pas ma tasse de thé. Je constaste aussi que, sauf sur Wagner, Eric Ferrand N'Kaoua swingue terrible. Wagner est incompatible avec le Swing comme Thierry Jonquet l'a démontré dans " Les treize morts d'Albert Ayler ".

Le programme Jazz était dans la deuxième partie du concert.

D'abord trois Préludes de Georges Gershwin.

Dès les premières notes, nous sommes dans le New York de Paul Morand, celui d'avant la crise de 1929. Ca swingue, court, sautille. Le deuxième prélude est un Blues lent, paresseux comme un dimanche après-midi à  Central Park (pour comparer, écoutez " Skating in Central Park " du pianiste John Lewis).Il y a le clapot des vagues de l'Océan Atlantique par temps calme, la chute lente des feuilles par une belle journée d'automne. Le troisième prélude marque le retour d'un thème vif, ailé. Les bateaux bougent dans le port. Le métro aérien fait vibrer les immeubles.

Le Voyage en Anatolie de Martial Solal n'a rien à voir avec La Marche turque de Mozart. Cf extrait audio au dessus de cet article.

Dans le Jazz français, un Anatole est une série de 32 mesures de type AABA généralement basée sur les accords de I got rhythm (Gerswhin) ou des variantes de cette structure. Dans le Jazz américain, cela s'appelle " Rhythm changes ". Certains emploient le mot anatole dans une acception plus large l'assimilant à n'importe quel thème de structure AABA. C'est ainsi que le définit le Nouveau Dictionnaire du Jazz ( Bouquins, Laffont, Paris, 2011). Il s'agit d'inventions enchaînées sur l'anatole. Même si Martial Solal n'est que spectateur ce soir, c'est bien lui l'auteur du thème. C'est vif et tordu comme l'éclair. Il faut de sacrées mains pour jouer cela. Eric Ferrand N'Kaoua les a. Avec Martial Solal, comme dans la géométrie non euclidienne, le chemin le plus court d'un point à un autre ne va pas en ligne droite et il y en a plus d'un. Ce sont des exercices de style, à la Raymond Queneau, en Jazz.

Jazz Prelude n°1 (Martial Solal). Une ballade à la Solal, élégante, chatoyante, émouvante, surtout pas larmoyante. Le deuxième mouvement est plus vif avec des phases de suspense, d'attente, des mouvements rapides, bref tout l'art du maître d'armes Martial Solal. 

Etudes (Martial Solal). N°7 La chantante. Pour chanter cette étude, il faut être Claudia Solal, la fllle de Martial. Si Claudia chante déjà dans le Décaband de Martial, ils n'ont pas encore enregistré un album en duo. Cette mesure de salubrité publique ne figurera dans aucun programme électoral en 2012. Cela ne signifie pas qu'il ne faut pas la défendre pour autant. Revenons au jeu. Cela va vertigineusement vite comme des vagues déferlantes. Le pianiste surfe dessus élégamment. La main gauche vrombit alors que la main droite virevolte. C'était enchaîné avec la n°10, la Trépidante.

Démonstration sur Humoresque. D'abord un extrait de la composition d'Anton Dvorak puis la version qu'en donna Art Tatum, un des grands prédécesseurs de Martial Solal comme dit Eric Ferrand N'Kaoua. Il la joue dans un style romantique qui n'est pas celui de Tatum mais le Swing finit par l'emporter.

Pour finir le concert, Eric Ferrand N'Kaoua revint à Lizst et à Chopin sans perdre son swing.

Voici, extrait de ce concert, le Jazz Prelude n°1 de Martial Solal. La classe internationale. Figure  aussi dans cette vidéo un extrait de la rencontre entre les pianistes Martial Solal, Olivier Calmel et Eric Ferrand N'Kaoua organisée par le scribe de ce blog autour d'André Hodeir (1921-2011). 

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Pierrick Pédron " Cheerleader "

Publié le par Guillaume Lagrée

Pierrick Pédron

" Cheerleader "

Act Music. 2011.

Avec le soutien du Conseil général des Côtes d'Armor.    

Pierrick Pédron: saxophone alto

Chris de Pauw: guitares

Laurent Coq: piano, Fender Rhodes, claviers

Vincent Artaud: guitare basse électrique

Fabrice Moreau&Franck Agulhon: batteries

Ludovic Bource: orgue Farfisa sur Esox Lucius

Fanfare et choeur détaillés dans l'album. Participation exceptionnelle d' Elise Caron sur Esox Lucius.

pierrick-pédron.jpg

La photographie de Pierrick Pédron est l'oeuvre de l'Intègre Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette photographie sans l'accord de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Cet album basé sur la fanfare, son de l'enfance bretonne de Pierrick Pédron, déroule un scenario autour de la vie d'une majorette (Cheerleader en anglais), ses grandes joies, peines et amours. D'où la charmante photographie dans la pochette de l'album.

Pierrick Pédron est bien trop curieux pour ne jouer que du Jazz quoiqu'il soit saxophoniste alto de passion et de profession. Après un précédent album aux couleurs pyschédéliques mêlées d'orientalisme, Omry, qui suscite toujours mon enthousiasme, Pierrick Pédron a réuni le même groupe augmenté d'une fanfare et d'un choeur pour jouer autour de la musique de fanfare.

La fanfare est à l'origine du Jazz, les fameux brass bands de la Nouvelle Orléans, cette ville où même les enterrements se font en musique comme le notait un voyageur en 1819 déjà. Pas de fanfare sans majorette. Cet album part donc des racines du Jazz en y ajoutant de la Pop, de l'électro, de la ballade. C'est nickel chrome. Tout brille. C'est composé, interprété, produit avec le plus grand soin. Le résultat est propre et lisse. Il manque la chaleur, la rudesse, les aspérités de la fanfare. Il y a des moyens engagés sur cet album et cela s'entend. C'est un très bel objet, agréable à écouter mais qui, au final, me laisse insatisfait étant donné la qualité des musiciens et la joie que me procure leur précédent album, Omry

Heureusement, avec des musiciens de ce calibre, la chaleur revient dès qu'ils sont sur scène. Allons donc les écouter en concert, saperlipopette!

Lectrices perverses, lecteurs vicieux, sachez que " Cheerleaders " est le titre d'un film X américain du début des années 1970, un classique du genre. Je vous laisse le trouver.

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Denis Colin et la Société des Arpenteurs à l'Européen les 12 et 13 décembre 2011

Publié le par Guillaume Lagrée

 Denis Colin et la Société des Arpenteurs seront en concert à Paris, à l'Européen les lundi 12 et mardi 13 décembre 2011 à 20h en compagnie de Jean Marie Machado et son spectacle Republicalma.

Sur ce blog, vous trouverez pour vous allécher une chronique de l'album studio " Subject to change ", de l'album live " Subject to live " et d'un précédent concert de Denis Colin et la Société des Arpenteurs.

Bonne dégustation musicale, joyeuses lectrices, heureux lecteurs.

 

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Jean-Charles Richard sur scène en France et en Algérie en décembre 2011

Publié le par Guillaume Lagrée

Eric LOHRER Quartet
Avec Eric Lohrer (guitares), Eric Surménian (contrebasse), Patrick Goraguer (batterie), et Jean Charles Richard (saxophone soprano, bansuri)
Le 3 décembre au Théâtre de  Roanne à 20h30

    +
Diffusion sur France Musique dans "le matin des musiciens" d'Arnaud Merlin
Thème "Steve Lacy"
Le 6 décembre entre 11h et 12h30
Cette émission sera accessible à l'écoute pendant une semaine sur le site de France Musiques, et 
également 
téléchargeable. (ou pour ceux qui aiment le franglais en streaming et podcastable!)
    +

Arnault CUISINIER Quartet
Avec Arnault Cuisinier (contrebasse), Guillaume de Chassy (piano), Fabrice Moreau (batterie), et Jean Charles Richard (saxophones)
Le 8 décembre à 20h30 à l'Auditorium du CRD de Charleville Mézières
  +

Eric LOHRER Quartet
Avec Eric Lohrer (guitares), Eric Surménian (contrebasse), Patrick Goraguer (batterie), et Jean Charles Richard (saxophone soprano, bansuri)
Le 13 décembre au centre culturel La Jonquières à 20h30
88, rue de la Jonquières 75017 Paris, métro Porte de Clichy. 
    +
Diffusion sur France Musique dans "le matin des musiciens" d'Arnaud Merlin
Thème "David Liebman"
Le 27 décembre entre 11h et 12h30
Cette émission sera accessible à l'écoute pendant une semaine sur le site de France Musiques, et également téléchargeable. 
    +
Sortie du DVD "la leçon de Jazz" d'Antoine Hervé, consacrée à Wayne Shorter
Avec Antoine Hervé (piano, présentation) et Jean Charles Richard (soprano)
Ce DVD a été enregistré en public à l'Arsenal de Metz en avril 2011

+

Le souffle des Marquises Roman musical de Muriel Bloch
Avec Michaela Stapleton (saxophone soprano), Katarina Piotrowska (alto), Camille Maussion (ténor) et Morgane Carnet (baryton) et Muriel Bloch (conte)
Mise en scène : Olivier Balazuc et Mise en Musique : Jean Charles Richard
Algérie : centres culturels français d'Alger (le 1er décembre) et d'Oran (le 3.12)
Le 17 décembre à 21h à Paris au Théâtre 13
dans le cadre du festival des conteurs du 13, 30 rue du Chevaleret 75013 Paris
01 45 88 62 22 / theatre13.com

  &
Voici une vidéo de présentation de ce spectacle tout public :  http://vimeo.com/22239103

 


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Le testament d'André Hodeir (1921-2011)

Publié le par Guillaume Lagrée

André Hodeir, violoniste, compositeur, chef d'orchestre, essayiste, critique, journaliste, romancier, nouvelliste né en 1921 est décédé le 1er novembre 2011.

En hommage à son immense travail, je vous livre ses douze principes du compositeur de Jazz qu'il avait attribué à un compositeur finlandais fictif, Matti Jarvinen, dans son livre " Les mondes du Jazz " (1970). 41 ans après, ils méritent encore la réflexion.

1. L'écriture jazzistique moderne est la clef d'une recréation du système tonal, dont la dissonance contrôlée assume la cohérence.

2. Le mouvement ne peut remplacer la masse, ni la masse le mouvement; mais ils peuvent se compenser.

3. Qui n'écrit pour le plaisir de l'instrumentiste ne peut espérer recevoir de lui quelque joie en retour.

4. Si vous ne voulez pas que de la beauté naisse la laideur, inforrmez vous de ce que l'exécutant peut exécuter et n'attendez pas de lui ces miracles que vous seul pouvez concevoir.

5. Là où dix instruments suffisent, c'est une faute professionnelle que d'en faire jouer douze.

6. L'orchestre n'est plus ce gâteau que l'on découpait toujours dans le même sens.

7. Si la voix est un instrument, elle n'a pas de mots à prononcer.

8. La lecture, sinon l'écriture, est un fardeau trop lourd pour qui veut jouer la comédie de l'improvisation écrite.

9. La stéréophonie est un art de studio et la direction d'orchestre est un art de studio: un compositeur de Jazz doit apprendre les arts de studio.

10. Il faut se garder de fabriquer des " formes jazzistiques " qui seraient inévitablement le décalque de la cantate et du concerto.

11. S'il y a une tradition à détruire, il faut savoir pourquoi , et si l'on veut en remplacer un élément, il faut savoir par quoi.

12. Comment diversifier le Jazz sans le tuer et comment ne mourrait-il pas s'il ne se diversifiait?

André Hodeir explique ces principes dans son livre " Les mondes du Jazz " . Il conviendrait de les confronter à l'oeuvre de compositeurs de Jazz actuels notamment ceux qui jouèrent ou jouent André Hodeir comme  Martial Solal  (le pianiste du morceau qui illustre cet article) et  Patrice Caratini dont l'orchestre jouera la musique d'André Hodeir le samedi 3 décembre 2011 à 17H30 à la Maison de la Radio à Paris. Si vous ne pouvez assister au concert, vous pourrez l'écouter sur France Musique dans l'émission " Jazz sur le vif " de Xavier Prévost le dimanche 17 décembre 2011 à 23h.

En attendant, voici André Hodeir pour la France et Max Roach pour les Etats Unis d'Amérique expliquant les liens entre le Jazz et l'Europe dans un documentaire de 1998. Profitez en, lectrices curieuses, lecteurs attentifs.

 

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Création " Connected People " par Brassage au Studio de l'Ermitage le jeudi 8 décembre

Publié le par Guillaume Lagrée

Création ''Connected People' par Brassage

'Connected People' pour BrassBand sera créé par Brassage dans le cadre du concert 'The Cross' au Studio de l'Ermitage Jeudi 8 Décembre à 20h30

 

Brassage et Zumtet Lab
Studio Ermitage - jeudi 08/12 - 20h30

Programme complet :
  • The Dreaded Groove and Hook de Simon Dobson
  • Minuano de Pat Metheny
  • Connected People d'Olivier Calmel
  • Un Grain, Une Graine de Nicolas Stephan
  • Pic-Nic Secret Place de Mr Shan
  • RE:sentiment de Ronan Courty
  • Mon amant de Saint Jean de Carrara

Le jeudi 08 décembre 2011 à 20h30 au Studio de l'Ermitage

8, rue de l'Ermitage, 75020 Paris

Durée : 1h30

Renseignements et réservations :

www.brassagemusique.com Tarif unique : 5 €

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Ce spectacle est une création entre un « sextet déluré » (Zumtet Lab) et un « orchestre de cuivres à l’anglaise » fondé par Mathias Charton (Brassage Brass Band). Il se veut être la rencontre entre le discours « improvisateur » du sextet, et le « classicisme très écrit » de l'orchestre de cuivres à l’ergonomie quasiment symphonique.

A travers la commande de pièces ludiques et « jazzistiques » à des compositeurs aux univers et parcours différents, cette rencontre a pour objectif de créer un spectacle où ces musiciens émérites s’aventurent dans la valse et l’improvisation ... tout en conservant les caractéristiques de jeu qui font leur réputation... Ce projet contient et duplique la vision fragmentaire de l'instant « T », intervalle créatif où la troupe des « joyeux cuivres » du Brass Band, certes tous à-demi fréquentables et mixant tous les styles, du musette ancestral au "free noise" contemporain, en passant par une orchestration digne d'un orchestre de la BBC, par leur propos musical et chanté se permet le luxe de soustraire les jolies demoiselles aux bras de leurs ennuyeux maris... Le temps d’une valse « pimentée ».

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