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Les festivals deviennent-ils des produits standardisés?

Publié le par Guillaume Lagrée

 

A l'occasion du Printemps de Bourges 2012, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique (SACEM) organise une

  •  Conférence-débat le jeudi 26 avril 2012 de 16h à 18h à l'Auditorium

  

1/ Présentation de l'étude « Spectacle vivant : les indicateurs 2011 », avec pour la première fois, un focus sur l'économie des festivals de musique en France (16h > 16h30)

par Claire GIRAUDIN, déléguée aux relations extérieures et à l'analyse stratégique de la Sacem

 

2/ Table ronde professionnelle « Programmation de plus en plus uniforme, impératifs de rentabilité, culture de masse, internationalisation... : les festivals deviennent-ils des produits standardisés ? »

 (16h30 > 18h)

 

Avec :

- David JOLY (responsable SFR Jeunes Talents Music)

- Fernando LADEIRO-MARQUEZ (directeur du MaMA)

- Paul LANGEOIS (directeur du Festival de Beauregard)

- Lucien QUESNEL, (directeur du département des autorisations publiques de la Sacem)

- Jacques RENARD (directeur du CNV)

- Dominique REVERT (Alias)

-Jérôme TREHOREL (communication, partenariats et mécénat, Festival des Vieilles Charrues)

 

Modérée par Michel TROADEC, journaliste à Ouest France, responsable adjoint du service culture-télé-modes de vie

Les festivals semblent bien se porter, mais on assiste ces dernières années à une forte modification structurelle du modèle économique (entrée de tourneurs, maisons de disque faisant du 360°, utilisation par des marques comme SFR, Austin Mini, Crédit Mutuel...).


Quels sont les impacts de ces modifications structurelles sur la programmation des festivals, leur économie, et leur place dans les pratiques culturelles du public ?

 

Ce débat doit être mis en relation avec la situation des intermittents du spectacle sans lesquels les festivals n'existeraient pas.

 

Cela concerne bien entendu les amoureux du Jazz qu'ils le jouent, qu'ils le produisent ou qu'ils l'écoutent.  Grâce à Irving Berlin, un des plus grands compositeurs de standards, ils savent depuis au moins 1954 qu'il n'y a aucun business comme le show business. 

 

 

 

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Création de Megapolis par le Jazzarium à Guidel le 4 mai 2012

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices urbaines, lecteurs citadins, sachez que c'est à Guidel, Morbihan, Bretagne, France sur la scène de l'Estran le vendredi 4 mai 2012 à 20H30 que sera créée l'oeuvre Megapolis du Jazzarium de Guillaume Saint James en compagnie de l'Orchestre de Bretagne.

Après l'album, voici le temps pour cette musique de déployer ses ailes sur scène en grand format mêlant Jazzeux et Classicos.

Les mélomanes connaissent Guidel de longue date pour son domaine de Kerbastic que fréquentèrent Darius Milhaud et Francis Poulenc et son festival Polignac qui maintient la tradition de mécénat culturel de la famille Polignac, mêlant lui aussi musiciens de Classique et de Jazz.

Le prochain voyage du Jazzarium pourrait être pour le Jazzarium Café de Varsovie en Pologne. Qui sait?

 

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Rêve d'Afrique: Art Blakey and the Afro-Drum Ensemble " The African Beat "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Art Blakey and The Afro-Drum Ensemble

" The African Beat "

Blue Note. 1962.

 

Le Jazz est né en Amérique du Nord du choc frontal entre Européens venus de leur plein gré et Africains déportés. Les Noirs perdirent leurs noms africains au profit de ceux de leurs maîtres Blancs. Ils perdirent aussi leur culture, leur musique puisque l'usage des tambours fut interdit en Amérique du Nord car ils servaient à appeler à la révolte. C'est ainsi que les Noirs américains inventèrent la batterie alors qu'aux Antilles, en Amérique du Sud ils continuèrent à jouer leurs instruments de percussion traditionnels.

Lorsque vous vous appelez " Arthur Noiraud " (Art Blakey), que votre peau est noire sombre, vous ne pouvez oublier que vous êtes Noir. Lorsque vous avez la personnalité d'Art Blakey (1919-1990), surnommé le Volcan par son collègue batteur Louie Bellson, vous faites tout pour que personne n'oublie que vous êtes Noir et que vous en êtes fier. Avec Kenny Clarke et Max Roach, Art Blakey est un des trois Pères fondateurs de la batterie Be Bop dans les années 1940. Son groupe, les Jazz Messengers fut une pépinière de talents pendant 40 ans. Dans ce rôle, seul Miles Davis lui est supérieur et encore. Wayne Shorter et Keith Jarrett jouèrent chez Art Blakey avant de jouer chez Miles. Art Blakey fut aussi le batteur préféré de Thelonious Sphere Monk. Le batteur des London Sessions en 1971, le dernier enregistrement du Prophète, c'est lui.

Comme son ami Dizzy Gillespie, Art Blakey a voulu, dès les années 1940, revenir à ses racines africaines, voyageant aux Antilles puis en Afrique de l'Ouest pour apprendre les rythmes africains à leur source. Il est le premier batteur américain à avoir inclus sciemment les rythmes africains à son jeu même si la batterie traditionnelle néo orléanaise comporte elle aussi des figures rythmiques africaines. Dans les années 1950, son groupe  Orgy in rhythm, avec des percussionnistes jamaïcains, cubains, porto ricains chauffait déjà très dur. Ce style de percussions ressemble à des rythmes congolais (la conga n'est elle pas le grand tambour cubain?) comme me l'a confirmé un ami congolais (du Congo Brazzaville) il y a déjà longtemps.

En 1962, avec son Afro drum ensemble, Art Blakey passe à la vitesse supérieure. Il supprime le piano, ne garde que la contrebasse mais jouée par Ahmed Abdul Malik, accompagnateur de Thelonious Monk mais surtout d'origine soudanaise donc africaine et le saxophone ténor, le hautbois, la flûte joués par Yusef Lateef, musicien noir américain, converti à l'Islam comme Art Blakey d'ailleurs (Ahbdullah Ibn Buhaina était son nom choisi) et lui aussi désireux de se ressourcer en Afrique. Autour de ces trois musiciens nord américains, des percussionnistes antillais, africains dont le Nigérian Salomon G. Ilori qui ouvre la séance par une prière en yoruba (cf. vidéo sous cet article).

Si, comme moi, vous avez un ami parlant yoruba (le mien vient du Bénin) il vous traduira cette prière. Si vous ne parlez pas yoruba, ne connaissez personne parlant cette langue, cela ne vous empêchera pas de profiter de la musique qui suit.

Ce qui caractérise cet album, c'est la Puissance. Une virilité assumée, une joie de jouer, une polyrythmie étourdissante. Une musique qui vous décolle du sol. Quand Yused Lateef fait grogner son saxophone ténor dans un style rollinsien poussé par une telle rythmique, il y a de quoi entrer en transe comme lui. Cette musique est une excellente introduction au Jazz pour des Africains ou des Antillais. Je l'ai vérifié avec un Congolais, un Burkinabé, un Béninois, un Guadeloupéen. A chaque fois, la même joie, la même stupéfaction. Pour des Européens, blancs de peau comme moi, c'est une excellente introduction à la musique africaine, d'Afrique de l'Ouest, celle de la Côte des esclaves d'où vinrent la plupart des Africains déportés en Amérique.

Surtout, il s'agit d'une musique de métissage, l'essence même du Jazz. Les musiciens viennent de divers pays, continents, cultures et ils ne sont pas tous Noirs. 

L'importance de cet album est immense. C'est un acte fondateur de ce que l'industrie du spectacle appelle aujourd'hui " world music ". C'est la première fois que des musiciens noirs africains et américains enregistrent ensemble. De plus, c'est un chef d'oeuvre. Un chef d'oeuvre si marquant que lorsque le Nigérian King Sunny Ade créa son premier groupe en 1967, il l'appela " The African Beat ".

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L'UNESCO et l'ONU célèbrent le Jazz les 27 et 30 avril à Paris, New York et La Nouvelle Orléans

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

Paris, la Nouvelle-Orléans et l’Assemblée générale des Nations Unies célèbrent la Journée internationale du jazz avec l’UNESCO

 

 

 

 

Herbie Hancock

 

La photographie de Herbie Hancock est l'oeuvre de l'International  Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette photographie sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Paris - Des musiciens et des amateurs de musique des cinq continents s’apprêtent à célébrer la première Journée internationale du jazz le lundi 30 avril 2012. L’UNESCO  (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture) a proclamé cette Journée lors de sa Conférence générale l’année dernière afin de reconnaître le jazz comme un langage universel de liberté et de créativité.

 

Les festivités débuteront au siège de l’UNESCO à Paris le vendredi 27 avril 2012 avec une série de master-classes, de tables rondes et de cours d’improvisation entre autres activités liées au jazz. Le soir, l’Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO, Herbie Hancock, sera la star d’un concert auquel participeront notamment Marcus Miller, Tania Maria, Gerald Clayton, Manu Katche, Michel El Malem, Dee Dee Bridgewater, Hugh Masekela, Barbara Hendricks, Lionel Loueke.

Pour y participer, il faut s'inscrire en ligne sur le site web de l'UNESCO. Pour ceux qui ne pourront y être, l'événement sera diffusé en direct par la radio TSF Jazz. Début des festivités à 10h (heure de Paris). Concert de clôture à partir de 20h.

 

Le lundi 30 avril, c’est à la Nouvelle-Orléans, berceau du jazz, que sera organisé un concert spécial au Congo Square, juste après le lever du soleil. Herbie Hancock, Diane Reeves, Terence Blanchard, Ellis Marsalis et Luther Gay y participeront.

 

Le soir du lundi 30 avril, un autre concert aura lieu à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, à l’invitation de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. Parmi les musiciens qui joueront figurent Herbie Hancock, Dee Dee Bridgewater, Diane Reeves, Romero Lubamo, Terence Blanchard, Esperanza Spalding et Christian McBride. Ce concert sera retransmis en ligne en direct dans le monde entier et diffusé sur la radio des Nations Unies à une date ultérieure.

 

Pour Herbie Hancock, « le jazz continue d’être une source d’espoir et de force pour des millions de personnes et des individus dans le monde entier ont depuis longtemps proclamé leur droit fondamental à la liberté à travers la musique. La Journée internationale du jazz permettra de former et d’élever les esprits, de favoriser la créativité des jeunes dans nos petits villages et dans les villes. Il y a des années, j’ai évoqué l’avenir des musiciens du jazz se connectant partout dans le monde via Internet et les médias sociaux. Il s’agissait alors d’un rêve et je suis ravi que la Journée internationale du jazz fasse de ce rêve une réalité. Nos efforts permettront de préserver la musique et de faire en sorte que ce riche patrimoine culturel demeure une référence ».

 

Pour la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, « la proclamation de la Journée internationale du jazz vise à réunir des communautés, des écoles et d’autres groupes dans le monde pour célébrer et enrichir notre savoir sur l’art du jazz, ses racines et son influence et pour mettre en lumière son rôle important en tant que moyen de communication qui transcende les différences ».

 

Originaire du sud des Etats-Unis, le jazz trouve ses racines en Afrique. Au 20e siècle, il s’est répandu dans le monde entier, évoluant, s’adaptant et fusionnant avec différentes traditions musicales locales. Le jazz a aussi été un langage de résistance pour de nombreuses sociétés confrontées au totalitarisme. Dans de nombreux pays, il est devenu un symbole de liberté pour les dissidents.

 

Aujourd’hui, cette musique est devenue une forme artistique internationale qui continue d’évoluer et de s’enrichir au contact d’autres cultures. Irréductible à une seule définition, le jazz parle de nombreuses langues et est devenu une force unificatrice pour les amateurs de cette musique sans distinction de race, de religion, d’ethnie ou d’origine nationale.

 

La Journée internationale du jazz vise à promouvoir le dialogue interculturel dans la perspective de l’éradication des tensions raciales, de l’égalité entre les sexes et du renforcement du rôle des jeunes dans le changement social.

***


 

Plus d’information : http://www.unesco.org/new/fr/culture/jazz-day/

 

 

Herbie Hancock (piano) s'amuse sur un standard de sa composition " Cantaloupe Island " en compagnie de Dave Holland (contrebasse), Jack de Johnette (batterie) et Pat Metheny (guitare électrique). Rien à ajouter.

 

 


 

 


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Claudia Solal en concert en avril 2012 en France

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 En avril 2012, l'Enchanteuse Claudia Solal nous fera partager la multiplicité de ses talents et de ses expérimentations musicales sur diverses scènes françaises.

 

Vendredi 13

Martial Solal Newdecaband
Un concert unique où une immense surprise sera réservée aux spectateurs.

Samedi 14
Yves Rousseau / Poète, vos papiers 
Le Triton, les Lilas 01 49 72 83 13
Un spectacle vivement recommandé ici
 
 
 
Jeudi 19
Claudia Solal Spoonbox
l'Opéra de Reims 03 26 47 00 10
Un spectacle goûté et approuvé à plusieurs reprises, lectrices pétillantes, lecteurs frémissants.

Samedi 28
Jean-Marie Machado Les Ames Papillon 5tet
A découvrir sur place ou à domicile grâce à la magie de la radio diffusion française.
 

 
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4e Jazz Week à Paris du 6 au 12 avril

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Vénérées lectrices, vénérables lecteurs, en cette période électorale, il est bon de rappeler que la France métropolitaine ne compte que deux statues d'hommes noirs et qu'il s'agt de deux Jazzmen originaires de la Nouvelle Orléans, Sidney Bechet à Antibes Juan les Pins et Wynton Marsalis à Marciac.

Pour célébrer à la fois la mémoire, le présent et l'avenir du Jazz en France, l'association CLAJE du 12e arrondissement de Paris organise une  JAZZ WEEK du vendredi 6 avril au jeudi 12 avril 2012.

Au menu, des concerts, des films historiques, des conférences, des animations pour les enfants. La mémoire de Sidney Bechet et Joséphine Baker qui arrivèrent ensemble à Paris dans la Revue Nègre et contribuèrent à faire rayonner l'image de la France dans le monde, sera honorée avec Daniel Bechet, fils de Sidney. Si Joséphine Baker peut être discutée comme artiste, elle ne peut l'être comme femme (médaillée par le Général de Gaulle pour faits de Résistance, mère adoptive de nombreux enfants, restauratrice de château), una donna per bene, comme disent les Italiens. 

Sidney Bechet joua devant le dernier Tsar de Russie. Après l'avoir entendu en 1914, Ernest Ansermet, chef d'orchestre suisse, écrivit qu'il avait entendu  " la musique de l'avenir ". Duke Ellington plaçait Sidney Bechet au dessus de Louis Armstrong, comme soliste.

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