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RECLAME: Double Celli. Live @FIP. Classic Bazar. Vendredi 11 avril de 21h à 23h

Publié le par Guillaume Lagrée

RECLAME

 

 
 

[ DOUBLE CELLI ] /// LIVE @ FIP CLASSIC BAZAR

Vendredi 11 avril de 21h à 23h

Live réalisé en direct du studio 118 de Radio France

fip 
>> Johan RENARD / Violon >> Frédéric EYMARD / Alto
>> Xavier PHILLIPS / Violoncelle >> Clément PETIT / Violoncelle
>> Olivier CALMEL / Piano et compositions  >> Jean-Baptiste PERRAUDIN / Batterie et Percussion
+    
- LE CABARET CONTEMPORAIN 
- HIJÂZ'CAR
- Magali HEYRIES (piano) et quatuor de clarinettes   
- Michal PARTYKA (chant) et Françoise FERRAND (piano)
OLIVIER CALMEL [ DOUBLE CELLI ]

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Infos, extraits, disques, presse, catalogue concerts : www.oliviercalmel.com 

© Olivier Calmel - 2014
 

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" Médo(s) " un film de Josselin Carré sur Médéric Collignon

Publié le par Guillaume Lagrée

 

" Médo(s) "

Un film de Josselin Carré

sur Médéric Collignon.

Produit par Oléo Films. 85mn.

Film sorti le 25 mars 2014

 

 

mederic collignon 040

La photographie de Médéric Collignon est l'oeuvre du Tonitruant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Lectrices généreuses, lecteurs munificents, si, comme moi, vous avez contribué au financement du film " Médo(s) " de Josselin Carré sur Médéric Collignon, le trublion du Jazz, soyez heureux car vos deniers ont été bien dépensés. Pour les autres, il ne vous reste plus qu'à payer votre place de cinéma et/ou acheter le DVD pour découvrir ce gars qui " comes from another planet " comme me le disait une voisine britannique admirative lors d'un concert de la Théorie du Chaos à Radio France.

De Médéric Collignon, je n'ai que des souvenirs de concerts. Toujours marquants, que j'ai été déçu en bien comme un soir en duo avec Damien Schmidt au Triton ou en mal, comme un soir au Duc des Lombards où le masque de l'histrion semblait cacher la triste figure de la dépression. Médéric Collignon est aussi fort pour jouer Louis Armstrong que pour parler de Prince et capable de sortir avec Mozart la nuit, à Paris.

Trompinettiste, chanteur, vocaliste, électronicien, Médéric Collignon est un artiste si singulier qu'il en est pluriel. Comme il est d'un abord familier, il est possible de l'appeler Médo mais pas Médor, sinon il mord. Médo(s) au pluriel donc et à  cause de Superman. Médéric c'est notre Superman à nous, capable de faire un concert en improvisant à partir de huées d'enfants, de jouer sa partie dans l'Orchestre national de Jazz, dirigé par Claude Barthélémy, de faire le zouave pour son 38e anniversaire avec des musiciens cubains au festival de Jazz à Porquerolles (83), d'être un fils aimant avec sa mère et un élève reconnaissant avec son professeur de trompette à Charleville Mézières (08), de révolutionner la BO d' " Il était une fois la révolution " d'Ennio Morricone, d'être un père attentionné pour son enfant.Il s'est approprié les compositions de Miles Davis, Ennio Morricone, King Crimson, a joué au théâtre mais pas encore au cinéma, a improvisé en duo avec un danseur. Tout cela se voit et s'écoute dans le film " Médo(s) " de Josselin Carré.

En résumé, Médéric Collignon est un lecteur, arrangeur, interprète, improvisateur, directeur, showman hors pair mais ce n'est pas un compositeur, du moins pour l'instant. Chet Baker et Stan Getz composaient-ils, après tout?

Josselin Carré nous raconte ses aventures par épisodes thématiques fort bien choisis, en faisant témoigner ses musiciens, ses proches, en montrant l'artiste sous différentes facettes sans jamais prétendre épuiser le sujet tant il est inépuisable comme l'explique si bien Bernard Lubat.

Un plan de ce film est exactement identique au plan d'ouverture de " Jazz on a summer's day " le film sur le Newport Jazz Festival, édition 1958. Saurez vous le trouver, lectrices sagaces, lecteurs perspicaces? Un indice, il se trouve dans le passage consacré au festival de Jazz à Porquerolles, édition 2008.

Pour déployer autant d'énergie vitale, il faut savoir s'économiser. C'est aussi ce que montre ce film avec cette alternance de furia francese et de respiration maîtrisée qui caractérisent l'art de Médéric Collignon.

En attendant de le voir comme acteur de fiction dans un film au cinéma, allez le voir comme acteur de sa propre vie au cinéma et sur scène.

Rendez-vous pris:

Mardi 8 Juillet 2014 – Avignon en partenariat avec l’AJMI au cinema Utopia – 10h30 (en présence de Josselin Carré)

Mardi 29 juillet – Vannes – dans le cadre du festival Jazz à Vannes – Off - Place Cabello – 22h

Dimanche 3 - mercredi 6 et lundi 11 août – Marciac – dans le cadre du festival Jazz in Marciac au Cinéma JIM 32 – 14h – (Tarif 3,5€ - en présence de Médéric Collignon et Josselin Carré le 3 août)

Mardi 26 août – Nantes – en partenariat avec le festival Les rendez vous de l’Erdre au cinéma “ Le cinématographe “ (en présence de Josselin Carré)

Le film sera diffusé par Mezzo à partir de juin 2014.

Charleville-Mézières est déjà mondialement connue comme la ville natale d'Arthur Rimbaud, celle où il repose pour l'éternité. Après sa mort, Médéric Collignon sera ajouté dans les guides touristiques de la ville comme un autre homme aux semelles de vent. Pour l'instant, il est bien vivant sur cette planète sur laquelle il souffle depuis 1970 (Rimbaud commença a écrire en 1870). Profitons en, sur scène et sur écran géant, avec " Médo(s) " de Josselin Carré, sacrebleu!   

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Jazz Archive (Mezzo&INA): Thelonious Monk Solo. Paris. 1969.

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Jazz Archive 

Mezzo & INA

Thelonious Sphere Monk Solo.

Paris. 15 décembre 1969.

Un film d'Henri Renaud et Bernard Lion dans la série " Jazz Portrait ".

DVD en vente libre

 

Thelonious Sphere Monk: piano

Ca commence avec Thelonious Monk (1917-1982) qui joue seul au piano entouré de types qui bavardent, fument et ne l'écoutent pas. Lui est dans son monde parallèle, créant son " Ugly beauty ".Ces Français sont bien irrespectueux envers un musicien majeur du XX° siècle, de santé psychique fragile de plus. Monk ne semble ne pas s'apercevoir de leur présence. Il a tout de même droit à un beau piano, un crocodile de chez Steinway. Il joue avec une grosse bague à chaque petit doigt.

Puis Monk joue, seul, tranquillement, sa musique. C'est le seul film où Monk joue seul durant 45mn et en couleurs, s'il vous plaît. Merci à Henri Renaud qui le premier, fit venir Monk à Paris en 1954 où il lui permit enregistrer son premier album solo alors même que Monk était méconnu à New York. Je reconnais les airs, pas les titres. Ils sont écrits au générique de fin du documentaire. Thelonious, en costume cravate, porte un petit bonnet de cuir noir surmonté d'un gland rouge. Où est-il allé chercher cet accessoire? Cela va avec sa barbe de prophète. Monk dans toute sa splendeur. La cigarette finit de se consumer dans le cendrier posé sur le piano. Quelle qualité d'émotion dans son jeu! Et puis, ce balancement. Dans toute l'étrangeté de son jeu, Monk n'oublie jamais la danse. Jamais avant, jamais après, ce piano n'a sonné de cette manière. 

Un temps de réflexion avant de continuer. Toujours du Monk. Pour oublier tout ce que vous avez appris sur le piano, rien de tel que Thelonious Monk en solo. Son pied droit bat bien la mesure. Monk, danseur assis.

Encore ce petit silence, ce petit temps de réflexion avant de continuer sachant que Thelonious Monk joue sans partition. Monk joue Monk. De quels mondes intérieurs sortait-il cette musique? 

Monk commence à suer. Il se donne à fond. Monk révise Monk. C'est toujours pareil et toujours différent. 

" Round about midnight ", le morceau le plus célèbre de Monk même si d'éminents docteurs en Jazzologie affirment qu'il s'agit d'une composition de Bud Powell, offerte par Bud en hommage à son maître Thelonious. Vous n'êtes pas Jazzman si vous n'avez pas joué ce thème. Monk est toujours le plus touchant dessus.

Une autre ballade dont il a le secret. " Misterioso " il me semble mais SGDG. Nous sommes toujours dans un univers parallèle au nôtre, celui de Thelonious Sphere Monk, ici et ailleurs en même temps. Un cliquetis dans l'aigu pour finir.

Il lit sa partition intérieure. Je ne reconnais pas cette ballade déglinguée. Quand Monk ne composait pas des standards, il les jouait, se les appropriant totalement comme sa version de " Just a gigolo " par exemple. Deux grands verres vides sont apparus sur le piano. Qu'a t-il bu? Un autre mystère de Monk.

Monk sue toujours ce qui ne l'empêche pas de créer. Un de ses standards à nouveau. Vu ce qu'il sue, il faut lui donner à boire, à cet homme. Monk a un micro sur le piano à hauteur de sa bouche mais il ne parle pas, il joue.

Tiens, pour la première fois, il enchaîne sans pause. Je ne connais pas ce thème mais, quel que soit son auteur, c'est du Monk. Son pied droit ne fait pas que danser. Il appuie aussi sur la pédale.

" Nice work if you can get it ", un standard qu'affectionnait Monk. Parfois, son regard se perd au loin comme s'il cherchait quelque chose. Puis ses yeux plongent vers le piano. Pour autant, Monk reste droit, ne plonge pas dans le piano pour jouer comme Bill Evans ou Keith Jarrett. Même sa pompe à la main gauche lui est irréductiblement personnelle.

Soudain Monk se lève et s'en va. Tous les titres défilent au générique pour ceux qui, comme moi, ne les ont pas reconnus. 

BONUS:

quelques images du séjour de Monk à Paris. Henri Renaud l'accueille à Orly en provenance de Zürich (Suisse). Monk porte son bonnet de mandarin chinois accompagné de son épouse, de la mère de ses enfants, de son ange gardien, Nellie. Pour lui, en 1969, ça marchait enfin. La preuve, pour ce séjour parisien, il logeait au " Prince de Galles ". 15 ans avant, à New York, Monk ramassait les bouteilles consignées dans les bars pour gagner de la monnaie. 

Plus intéressant, la répétition. Un mystère résolu: Monk buvait un soda américain mondialement connu dont la recette fut créée par un Corse. La bouteille sur le piano le prouve. Monk cherche le son du piano. Henri Renaud essaie d'interviewer son collègue pianiste Thelonious Monk. Mission très délicate. Il lui fait même répéter les réponses. Monk ne s'exprimait que par sa musique. 

Thelonious, pourquoi avez vous mis votre piano dans la cuisine de votre appartement?

Parce que c'est la plus grande pièce de l'appartement, la seule qui puisse contenir un piano à queue. Réponse d'une logique implacable.

En 1954, pour votre premier concert à Paris, salle Pleyel, votre musique était trop d'avant-garde pour le public français. 

J'avais ma photo en couverture des magazines. J'étais la star, les gens venaient me voir mais je ne recevais pas l'argent.

" Bernard, celle là, on peut l'effacer! " dit Henri Renaud à son complice, Bernard Lion.

Lequel des deux est le plus gêné par la situation?

" Can you say something in french, Thelonious? "

" Merci beaucoup "

Grand moment de solitude pour l'interviewer. 

Mieux vaut écouter Thelonious Monk jouer. Sa musique dit tout de lui.

 

Extrait de cette émission, Thelonious Sphere Monk joue sa composition " Round about midnight " que certains éminents musicologues attribuent à son ami pianiste Bud Powell qui l'aurait offerte à Monk.

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4e édition du Disquaire Day le samedi 19 avril 2014

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Disquaire Day

Samedi 19 avril 2014

 

Lectrices aventureuses, lecteurs fureteurs, rendez-vous en France chez les 230 maagasins de disques indépendants, le samedi 19 avril 2014, pour découvrir à l'occasion du Disquaire Day, organisé par le Calif (Club action des labels indépendants français), des trésors musicaux dont vous n'avez jamais eu connaissance grâce aux conseils avisés de commerçants passionnés.

C'est ainsi, que chez un disquaire du 18e arrondissement de Paris, je fis découvrir Don Cherry en concert en 1971, à un jeune homme fan de New Wave. " Musique chamanique " dit-il, complètement fasciné par cette musique qu'il n'avais jamais entendu dans les mass media et qu'Internet ne lui avait jamais proposé puisqu'il ne l'avait pas cherchée.

La Toile nous suggère des choses proches de nous, à partir des renseignements qu'elle a collecté sur nous, de nos traces en ligne mais aucun moteur de recherche n'a d'imagination. Il ne nous proposera donc jamais de sortir de notre univers culturel. C'est ce que peut faire un libraire, un bouquiniste, un disquaire.

Si vous n'êtes pas en France le samedi 19 avril 2014, sachez que vous pourrez participer au  Record Store Day au Canada, aux Etats Unis d'Amérique, au Mexique, au Royaume Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, aux Pays Bas, en Belgique, en Italie.

Le parrain de l'édition internationale 2014 se nomme Chuck D, leader du groupe de rap US  Public Enemy : " The critics treat me like Coltrane, insane. We are brothers of the same kind, unblind ".

Une fois les disques vinyls acquis, vous pourrez jouer avec comme Public Enemy, parce que ça coûte moins cher que des instruments de musique et qu'il est plus facile d'apprendre à s'en servir. " Don't believe the hype ".Rien à ajouter.

 

 

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" Valse pour Monica " un film de Per Fly

Publié le par Guillaume Lagrée

 

" Valse pour Monica "

un film de Per Fly.

Suède. 2013

Durée 1h51

Musique de Peter Nordahl

Sorti en France depuis le 19 mars 2014. 

Distribué en France par Chrsyalis Films

 

Avec  Edda Magnason dans le rôle de Monica Zetterlund (1938-2005).

Tous les préjugés ne sont pas faux. Par exemple, celui qui veut que pour être chanteuse de Jazz, il faut affronter ses démons: l'alcool, le tabac, la nuit, les hommes, le racisme. C'est ce que raconte la vie de Monica Zetterlund, légende du Jazz en Suède, trop méconnue en France.

Imaginez une jeune femme, mère célibataire à 17 ans, vivant chez ses parents dans un village suédois " Hagfors " ( " Le seul usage d'une petite ville, c'est que vous la haï ssez et que vous savez que vous devez en partir " disait Andy Warhol), demoiselle du téléphone, à la fin des années 1950, qui veut devenir une star du Jazz et y est arrivée. Pour cela, elle a dû payer ses dettes ( " You must pay your dues "  disent les musiciens américains), sacrifiant sa vie de femme et de mère pour atteindre la gloire et la fortune. 

C'est cette histoire que raconte, en la condensant sur 10 ans, le cinéaste danois Per Fly. Il reconstitue particulièrement bien l'ambiance de l'époque: costumes, voitures, couleurs, villes, villages, individus, tout sonne vrai.

Monica est repérée dans un bar de Stockholm par Leonard Feather, un des plus grands producteurs de l'histoire du Jazz. Il l'invite à New York. Elle laisse sa fille à ses parents et part. Là, elle chante accompagnée par le trio de Tommy Flanagan, un pianiste dont elle a tous les albums. Elle découvre qu'elle a droit à une loge parce qu'elle est Blanche et eux, non, parce que sont des Nègres. Elle répète avec eux dans le débarras puis se fait virer parce qu'une fille si blanche, si blonde, si belle ne se produit pas sur scène avec des Nègres, même à New York, dans un club de Jazz. Déprimée, elle boit seule dans un bar où elle rencontre son idole Ella Fitzgerald. " Ella Fitzgerald, j'ai toujours rêvé de vous rencontrer " . " Si c'est ton seul rêve, je te plains, ma petite ". Ca commence mal. Ca se termine mal aussi. Monica chante devant Ella " Do You know what it means to miss New Orleans? " et Ella l'interrompt tout de suite: " Comment la Nouvelle Orléans peut-elle te manquer? Tu n'y as jamais mis les pieds, ma fille. Quand Billie le chantait, elle le vivait ". 

Rentrée en Suède, découragée, elle part en tournée avec un orchestre, plantant sa fille et ses parents. Là, elle refuse de chanter " Do You know what it means to miss New Orleans ? " parce que cela ne veut plus rien dire pour elle, rencontre un contrebassiste timide, charmant, attentionné (il l'épousera à la fin du film après plusieurs aventures amoureuses malheureuses pour Monica) qui lui fait découvrir un poète suédois. Un soir, lisant le poème " I New York " dans un bar, le rythme du " Take Five " du Dave Brubeck Quartet s'impose et cela devient la chanson qui illustre cet article. Il est possible de chanter le Jazz en suédois comme les Double Six le faisaient en français à la même époque.

Au prix de sa santé, sa dignité parfois (elle fit des spectacles comiques de bas étage pour vivre), de l'éducation de sa fille, Monica Zetterlund poursuivit son rêve et l'atteint. En 1964, Bill Evans l'invita à New York et transforma pour elle sa " Waltz for Debby " en " Monica's Vals " qui donne son titre au film, dans la versionf française. Le film se termine par un happy end, le mariage de Monica, alors que la vraie Monica Zetterlund connut une fin horrible. Devenue handicapée physique, elle mourut brûlée vive dans l'incendie de son appartement auquel elle ne put échapper.

Au delà de la musique, superbe, ce film est un magnifique portrait de femme, d'une femme qui lutte pour son indépendance financière, artistique, amoureuse et pour rester digne, une mère attentionnée malgré des absences dues à ses addictions (alcool, tabac) et à son métier ( sorties la nuit, voyages, tournées). Il est porté par une chanteuse suédoise dont c'est le premier rôle, Edda Magnason. Il est difficile de croire qu'elle joue pour la première fois au cinéma tant elle est Monica Zetterlund, aussi crédible en princesse sophistiquée qu'en alcoolique défoncée, en amoureuse allant d'échec en désillusion qu'en mère de famille, en fille se battant avec son père qui, lui, a raté sa carrière d'artiste qu'en femme convainquant ce même père, que, oui, le monde est plus beau vu d'en haut et que cela vaut la peine de prendre le risque de grimper à l'arbre au risque de tomber.

 

 


 

 

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Semaine du Jazz à Paris 12e du 4 au 10 avril 2014: Honneur aux Dames

Publié le par Guillaume Lagrée

      RECLAME

Semaine du Jazz

à Paris, 12e arrondissement,

du jeudi 4 au mercredi 10 avril 2014.

Honneur aux Dames.

Programme complet ci-dessous.

 

 

 

 

Jazz week

 

Même si elles ne seront pas présentes à ce festival, rendons hommage à deux grandes dames du Jazz actuel, l'Américaine Geri Allen (piano) et la Française Elisabeth Kontonomanou (chant). " Everybody was born free ". Festival international de Jazz de Rimouski (Québec, Canada), édition 2012. Rien à ajouter. 

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Jazz Archive (Mezzo&INA): Quincy Jones Big Band. Paris. 1960.

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Jazz Archive

Quincy Jones Big Band

Paris. Alhambra. 5 mars et 2 avril 1960. INA et ORTF.

Diffusé sur Mezzo avec l'INA le jeudi 3 avril 2014 à 20h30

DVD en vente libre

 

1ère partie: 5 mars 1960. 26mn. 

Voici Quincy Jones jeune et beau comme un Dieu, en concert à Paris avec son grand orchestre. Dans la section rythmique figure une guitare électrique comme chez son Maître Count Basie (écoutez  Frank Sinatra " Live at the Sand's " enregistré en concert à Las Vegas en 1966 accompagné par l'orchestre de Count Basie dirigé par Quincy Jones. La Cadillac Eldorado avec chauffeur). Quelle machine à Swing! Quincy Jones transforma Michael Jackson en King of Pop environ 20 ans plus tard mais il savait déjà faire danser en 1960. Nous sommes à Paris. La pianiste joue sur un Pleyel.

" Moanin' " d'Art Blakey en grand orchestre, ça le fait. Une femme au trombone. Serait-ce Melba Liston, qui écrivait les arrangements dans le grand orchestre de Dizzy Gillespie lorsque Quincy Jones y était trompettiste? Ca c'est du Jazz, nom de Zeus! Clark Terry prend un solo au bugle. Sur cet instrument, Miles Davis le reconnaissait comme son Maître. Du velours. La séance est en studio. Il n'y a pas de public pour applaudir mais même derrière mon écran, 54 ans après, j'ai envie de le faire. 

Une ballade somptueuse pour suivre. " The Gipsy " avec Phil Woods au saxophone alto. Parkerien en diable évidemment mais en moins âpre. L'orchestre lui déroule le tapis rouge. Il n'a plus qu'à marcher dessus, tranquillement, sans ôter sa casquette.

L'orchestre repart à bloc. Un standard dont le titre m'échappe. Un trompettiste prend un solo à la Dizzy Gillespie: joues gonflées, trompette vers le haut.

Un morceau groovy. Clark Terry joue un solo de trompette bouchée. C'est chaud, sensuel tout comme le solo de contrebasse au milieu de la rythmique. Clark Terry reprend au bugle. Plus relax, plus sensuel, ça n'existe pas. Lecteurs prudents, cachez vos filles et vos femmes! Un solo de trombone bouché. Si sexy... Puis un autre. Ca dialogue. Solo de Phil Woods porté par l'orchestre. La classe, forcément la classe. La pianiste reprend la main, bluesy à souhait. Clark Terry reprend sa plainte à la trompette bouchée. Il en susurre de douces choses, lectrices exquises.

Un standard sur tempo rapide. Le titre m'échappe encore, par Apollon! Un trompettiste arbore les mêmes lunettes et le même bouc que Dizzy Gillespie en plus de son style de jeu. Le batteur est le moteur de cette machine à Swing.

2e partie: 2 avril 1960. 10mn.

Ca commence par un solo de flûte. James Moody le jouait avec Dizzy Gillespie. Nom de Zeus, que ça swingue! Solo princier du sax baryton qui joue avec une toque d'astrakan sur la tête pour se garder les idées au chaud. Retour au solo de flûte poussé par la contrebasse et la batterie, relayé par l'orchestre. C'est fondant comme une glace vanille bourbon. Tiens, les trompettistes font du wah wah avec leurs sourdines comme 30 ans auparavant. Solo de cor. Ce mélange entre tradition et sophistication, toujours efficace, c'est Quincy Jones. Le cor n'est pas joué comme dans les orchestres philarmoniques. Le Wiener et le Berliner Philarmoniker ne savent pas sonner bluesy comme ça.

Une ballade. Clark Terry au bugle. Lui comme diamant, l'orchestre comme écrin. Somptueux, forcément somptueux. 

Retour au morceau groovy de la première partie. Ca assure grave, donne envie de marcher en se déhanchant. Le piano impulse et l'orchestre trace sa route. Chouette solo de trompette bouchée par l'admirateur de Dizzy Gillespie. Solo de flûte avec l'orchestre en sourdine mais toujours bien présent.

Bref, vous l'aurez compris, lectrices raffinées, lecteurs esthètes, le Quincy Jones Big Band à Paris en 1960 était et reste une quintessence de swing et de sensualité. Indispensable.

 

 

Lectrices raffinées, lecteurs esthètes, voici, extrait de ce programme, le Grand Orchestre de Quincy Jones jouant " The Gipsy ". Admirez Phil Woods en solo à la casquette et au saxophone alto. Rien à ajouter.

 


 

 

 

 

 

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