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RIP Ornette Coleman (1930-2015)

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices Free, lecteurs Jazz, voici qu'un oiseau de paradis nous a quitté le 11 juin 2015.

Ornette Coleman: saxophoniste alto et ténor, trompettiste, violoniste, compositeur. Leader de l'album " Free Jazz " (1960) dont l'impact fut tel que John Coltrane quitta Miles Davis pour voler de ses propres ailes et que Sonny Rollins renonça à jouer sur scène et en studio jusqu'à son retour en 1962.

D'ailleurs, John Coltrane et Sonny Rollins jouèrent avec des musiciens découverts par Ornette comme Don Cherry.

Tel Pablo Picasso qui savait peindre comme Goya et Velazquez et avait décidé, en connaissance de cause, de créer autre chose, Ornette Coleman savait jouer comme Charlie Parker et décida de créer " Something else ".

Quand Ornette Coleman ne jouait pas Free, il jouait Funk mais, à sa manière, avec son groupe Prime Time. C'est ce groupe que j'eus le privilège d'écouter en concert à Paris, à la Cité de la Musique, en 2005. Nous étions déjà éblouis par cette musique lorsqu'Ornette revint, en rappel, jouer un standard de sa création, " Lonely woman ". Là, le temps s'est arrêté pour profiter de cette beauté. A croire qu'Ornette avait été une femme solitaire dans une autre vie tant cela sonnait vrai.

Le fidèle photographe de ce blog, Juan Carlos Hernandez, eut le privilège d'être reçu par Ornette Coleman chez lui, à New York, en janvier 2007. Il raconte ses souvenirs dans cette entrevue avec la revue espagnole Locus literario (in english). Les photographies de cet article sont tirées de cette séance.

Si je ne devais conseiller qu'un seul album d'Ornette Coleman, ce serait son " Live at the Golden Circle. Stockholm, 1965 " en trio avec David Izenzon (contrebasse) et Charles Moffett (batterie). Ornette joue du sax alto, du violon et de la trompette. Album Blue Note. Le groupe est sidérant de créativité et le public à l'écoute.

Aux Etats Unis d'Amérique, même les révolutionnaires sont enterrés religieusement. Le service funéraire pour Ornette Coleman aura lieu le samedi 27 juin 2015 à 11h, heure de New York, à la Riverside Church, dans le quartier de Riverside, à New York. Il y aura certainement de la musique et du chant en son honneur.

La vidéo ci-dessous montre ce trio en action à Paris en 1966. Ecoutez. Respirez. " Vous n'avez pas à comprendre ma musique. Vous avez à la ressentir " (Ornette Coleman).

Les photographies d'Ornette Coleman sont l'oeuvre de l'Harmolodique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Ornette Coleman par Juan Carlos HERNANDEZ

Ornette Coleman par Juan Carlos HERNANDEZ

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RECLAME: L'oeil de l'éléphant créé à Saint Germain en Laye (78) le 21 juin 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

RECLAME

L'oeil de l'éléphant

Improvisation sur les photographies de Guy Le Querrec

Théâtre Alexandre Dumas

Saint Germain en Laye, Yvelines, Ile de France, France

Dimanche 21 juin 2015. 20H30.

Entrées à 30 ou 25€

Michel Portal: clarinettes

Louis Sclavis: clarinettes

Bruno Chevillon: contrebasse

Christophe Marguet: batterie.

Dans le cadre du Festival du regard (20 juin au 30 août 2015) voué à la photographie et aux différentes manières d'approcher cet art moyen comme disait Pierre Bourdieu, un quartet de Jazzmen va improviser sur les images de Guy Le Querrec, vivant pilier de l'agence Magnum, Breton et photographe passionné par l'Afrique et le Jazz d'où le titre " L'oeil de l'éléphant ". Je peux seulement dire que la musique sera acoustique et éclectique. A vous de voir et d'écouter, lectrices raffinées, lecteurs distingués.

Cela fait des années que le trio Louis Sclavis/Henri Texier/Aldo Romano crée sur les images de Guy Le Querrec. Le groupe change, la musique aussi.

A vérifier sur pièces et sur place au théâtre Alexandre Dumas de Saint Germain en Laye (78) le dimanche 21 juin 2015 à 20h30.

La photographie de Michel Portal est l'oeuvre de l'Admirable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Michel Portal par Juan Carlos HERNANDEZ

Michel Portal par Juan Carlos HERNANDEZ

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Médéric Collignon triture le Triton

Publié le par Guillaume Lagrée

Médéric Collignon Jus de Bocse

Organismes jazzistiquement modifiés

Le Triton

Les Lilas, Seine-Saint-Denis, Ile de France, France

Samedi 6 juin 2015. 20h

Médéric Collignon: trompette, clavier, voix

Yvan Robilliard: Fender Rhodes

Emmanuel Harang: guitare basse électrique

Philippe Gleizes: batterie

+ Invité spécial

Christophe Godin: guitare électrique

Ce soir, le groupe nous joue son projet " MoOvies " consacré aux musiques de film (cf vidéo jointe à cette chronique) et du Funk.

Ca commence par une musique de film de série Z italienne comme Frank Zappa les aimait. Les succubes gluants passent à l'attaque. Puis ça passe à la Black Exploitation. Musique de film + Funk. Le programme est respecté dès le départ. Le public en a pour son argent. La tension monte même si Médéric la casse régulièrement. L'amplification électrique est consubstantielle à cette musique. Mon jeune voisin (10 ans environ) visse ses bouchons d'oreille pour protéger ses jeunes tympans. Par contre, les fumigènes bleus sur la scène, cela n'a rien d'indispensable. Philippe Gleizes envoie toujours un max. Médéric contrôle le magma sonore.

Un morceau de Quincy Jones. Le titre est ilisible sur mes notes. Ce sont bien des musiciens français. Ils n'enchaînent pas. Les musiciens américains enchaînent toujours pour ne pas laisser le temps aux spectateurs de se remettre de leurs émotions. Ils sonnent bien funky pour des petits Français de souche. Groove lent, hypnotique. Médéric hache le tempo avec sa voix. Il scatte en duo avec le batteur. Le groove hypnotique repart un peu plus rapide. Médéric joue penché vers le sol comme Miles Davis mais c'est pour lire la partition. Ca marche. Mes voisines de devant dodelinent joyeusement du chef.

Arrivée de Christophe Godin à la guitare électrique.

" Walkin' off the wall ". La guitare se fond immédiatement dans le groupe mêlant ses sons tordus à ceux des claviers. Solo de guitare. Un blues planant, tortueux, de Blanc. Médéric Collignon chante le solo de guitare. Nouveau duel cosmique des claviers. Le bassiste maintient une ligne directrice dans ce maelström sonore.

Médéric Collignon n'aime pas Ibrahim Maalouf, trompettiste qui n' a jamais été mentionné sur ce blog. Ne l'ayant jamais écouté, je n'en pense rien. En tout cas, Frank Woeste, l'ancien claviériste de Médéric Collignon, joue aujourd'hui avec Irbahim Maalouf. Ca attaque sévère. La tête baissée, le son haché, perçant de la trompette. Médéric, disciple de Miles, mais sans la sourdine Harmon dite sourdine " Miles " justement. La guitare vrombit comme un avion. Le bassiste est toujours aussi placide au milieu de cet ouragan sonore.

Christophe Godin s'en va pour jouer pour son propre concert dans la 2e salle du Triton. Merci à lui.

Le batteur enchaîne en tapant. Les balais ne font pas partie de son dispositif. En même temps, ce n'est pas le style de la musique.Duel des claviers dans le suraigu. Genre bataille galactique. Mes voisines de devant ne tiennent plus en place. Malheureusement pour elles, dans la configuration actuelle du Triton, il n'y a vraiment pas la place pour danser dans la salle. Ca envoie comme une charge de gnous. La bataille galactique a reprise. Fin brusque comme ils les aiment.

Un morceau plus " coucool " comme dit Médéric. " In time " (Sly Stone). Du Funk disait-il. Pour lancer le morceau, Médéric nous demande de faire un truc débile ensemble, de la boîte à rythmes vocale. Le public, dont votre serviteur, honorables lectrices, estimables lecteurs, suit plus ou moins. Pas grave, le groupe enchaîne. Ca balance comme il faut. Le son de trompette de Médo se détache du groove. Le bassiste n'est pas Larry Graham et cela s'entend. Solo de batterie que Médéric conclut au doigt et à l'oeil. Apparemment, c'est du grand n'importe quoi mais, à bien observer, chacun est à sa place et tient son rôle. C'est exactement comme une intervention des urgences selon la jolie expression du docteur Patrick Pelloux, médecin urgentiste.

RAPPEL

Le public n'a pas eu le temps de le demander mais comme il continue d'applaudir, il le mérite. Un truc super cool pour calmer le jeu. Les clavier sonnent comme une musique de documentaire sous marin. Partons vers les fonds abyssaux à bord du Nautilus. Philippe Gleizes est aux maillets. Pas aux balais tout de même. Médéric nous fait le crooner funky " Let it roll, baby ". Il se prend pour Sam Cooke mais pas longtemps. Trop sage pour lui. Duo de claviers flottant dans l'immensité noire et marine. Toujours aussi précis, à la 3, le groupe reprend pour le final.

Malgré les applaudissements frénétiques des Médéric's Fanatics, il n'y eut point de second rappel.

En conclusion, pour ceux qui n'ont pu assister à ce concert, le voici sur le site Internet du Triton avec le son et l'image. Si vous avez préféré assister à la victoire prévisible du Barça sur la Juve ce soir là, vous pouvez vous rattraper en regardant et écoutant Médéric Collignon en concert. Lui est toujours imprévisible. J'ai dit.

La photographie de Médéric Collignon est l'oeuvre du Pugnace Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

Médéric Collignon par Juan Carlos HERNANDEZ

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Bonne oeuvre: Music for a Gene

Publié le par Guillaume Lagrée

BONNE OEUVRE

Opus 23 – Music for a Gene : quand le génome humain donne le la

Interview de Lydie Lane, conceptrice du projet Opus 23 – Music for a Gene,
mis en musique par Olivier Calmel

>> Lire le coup de coeur Classicagenda

Soutenez ce projet et participez au financement de l'enregistrement !

>> Cliquez ici pour participer au projet

Le projet

La création

Le crowdfunding KissKissBankBank

Pour mener ce projet à terme nous avons besoin de votre participation financière
Rendez-vous sur la page KissKissBank
Bank :

OPUS 23 - MUSIC FOR A GENE
Lorsque musique et génétique se rencontrent ! ...
Une collaboration musico-scientifique originale entre Par
is et Genève

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Paris Jazz festival: Paris, ville jumelée au Jazz jusqu'au 26 juillet 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Paris Jazz Festival

Parc floral de Paris

Vincennes, Val de Marne, Ile de France, France

du samedi 6 juin au dimanche 26 juillet 2015.

Entrée du parc payante.

Concerts gratuits.

Lectrices voyageuses, lecteurs explorateurs, découvrez les capitales du Jazz sans quitter Paris avec le Paris Jazz Festival du samedi 6 juin au dimanche 26 juillet 2015.

Le principe est simple: à chaque week end, une ville en lien avec Paris et le Jazz. 2 concerts le samedi, 2 concerts le dimanche. Un l'après-midi, un le soir.

Emmenez vos enfants: ils pourront pique niquer, jouer dans l'herbe, écouter la musique et en jouer grâce aux ateliers de découverte musicale.

Week end 1 (6-7 juin): Paris-Londres avec le duo Stéphane Kerecki & John Taylor bien connu des fidèles lecteurs de ce blog.

Week end 2 (13-14 juin): Paris-Rome avec les Nuovi Racconti Mediterranei du pianiste Enrico Pieranunzi, ancien professeur de piano (classique) au conservatoire de Rome. Sublime, forcément sublime.

Week end 3 (20-21 juin): Paris-Tokyo

Week end 4 (27-28 juin): Paris-Tel Aviv

Week end 5 (4-5 juillet): Paris-New York. Fêtons l'Independance Day!

Week end 6 (11-12 juillet): Paris-Bamako. L'Afrique, c'est chic.

Week end 7 (18-19 juillet): Paris-Stockholm. Réclamez " Dear Old Stockholm ", standard du Jazz basé sur une chanson traditionnelle suédoise. Stan Getz, qui vécut plusieurs années à Stockholm, le jouait comme personne.

Week end 8 (25-26 juillet): Paris Universel avec, pour finir en beauté, une création d'Airelle Besson.

La photographie de John Taylor est l'oeuvre du Mirifique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

John Taylor par Juan Carlos HERNANDEZ

John Taylor par Juan Carlos HERNANDEZ

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Robert Glasper " Covered "

Publié le par Guillaume Lagrée

Robert Glasper

" Covered "

The Robert Glasper Trio recorded live at Capitol Studios

Blue Note Records.

Sortie le lundi 15 juin 2015

Robert Glasper: piano

Vicente Archer: contrebasse

Damion Reid: batterie

Lectrices séductrices, lecteurs tombeurs, réjouissez vous. Une nouvelle arme fatale vient s'ajouter à la liste de vos charmes. L'album " Covered " de Robert Glasper enregistré en direct et en public, dans les studios Capitol, à Los Angeles, California, USA. So cool. Que des reprises comme le titre l'indique.

Voire même une reprise de reprise comme " Reckoner " de Radiohead qui reprend l'air de " La ritournelle " de Sébastien Tellier. Il suffit d'écouter les deux chansons à suivre et de regarder les dates de sortie (2008 pour Radiohead, 2005 pour Sébastien Tellier) pour le comprendre.

A part " Stella by starlight " joué d'ailleurs de façon Pop, tous les morceaux sont issus de la Pop culture actuelle mais joués par un trio Jazz acoustique au lieu des expérimentations électriques précédentes de Robert Glasper ( ses Black Radio Xperiment). La rythmique reste bien funky, dansante mais sans puer la sueur. Bref, c'est classieux comme disait Monsieur Serge Gainsbourg.

Cela peut se danser de façon rapproché ou s'écouter lové dans le canapé. Comment pourrait-il (elle)résister à l'alliance de votre charme et de " So beautiful " (n°6), lectrices séductrices, lecteurs tombeurs?

L'ambiance est détendue tout du long avec des interventions vocales cinéphiliques sur la fin dont la voix d'Harry Belafonte sur " Got over " (n°11).

Justement, Robert Glasper est en train de réaliser la bande son du biopic sur Miles Davis, " Miles Ahead " réalisé et joué par Don Cheadle.

En attendant ces nouvelles expérimentations, profitons de cet album de transition. Restez relâchés et sortez couverts avec " Covered " de Robert Glasper, lectrices séductrices, lecteurs tombeurs.

La photographie de Robert Glasper est l'oeuvre du Superfunkycalifragisexy Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Robert Glasper " Covered "

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