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Bloom, brelan de Dames, gagne au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Bloom

Le Duc des Lombards

Paris, Ile de France, France

Samedi 15 janvier 2022, 22h

 

Bloom était composé pour ce concert de

Mélina Tobiana: chant

Laurence Ilous: chant

Léa Castro: chant

Arthur Henn: contrebasse

Ariel Tessier: batterie

Invité

Antoine Delprat: piano

 

Lectrices attentives, lecteurs extensifs, ce blog vous a déjà chanté les louanges du trio vocal féminin Bloom pour son album " Dièse 1 " (2019) et en concert à Paris, au Duc des Lombards,  le 4 octobre 2019. Plus de deux ans après, j'y retourne.

Une voix chante, les deux autres font le choeur. Contrebasse et batterie en soutien. Cela suffit. Bloom chante sans trucage une chanson joyeuse qui swingue. Le chant accompagne les montées et les descentes du solo de contrebasse, poussé par le batteur. " Make me dance " (Melina Tobiana).

Une chanson écrite pour un garçon qui l'a quitté juste après. Une chanson d'amour, joyeuse tout de même. Manifestement, ce dossier est classé. Ca swingue toujours avec plein de " Baby " affectueux.

" The shape of my heart " (Sting). Charmante ballade joliment traitée. Batteur aux balais. Les 3 Dames chantent ensemble, scattent ensemble. 

Antoine Delprat est invité au piano alors que sur l'album " Dièse 1 ", cet homme est invité au violon. Il s'adapte aux volontés de ces Dames. Le batteur passe aux percussions si j'entends bien. Pianiste romantique en diable. Une ballade. Le trio chante en balançant doucement. Le batteur tapote ses tambours à mains nues.

Une composition d'Antoine Delprat avec des paroles de Léa Castro. " The road ". Ca avance bien sur cette route. Ariel Tessier joue à main gauche nue et avec une baguette dans la main droite. Ca suggère bien la route au rythme des voitures. Les chanteuses sortent de scène. A la rythmique de se défouler. Bonne montée en puissance sans excès de vitesse. Elles reviennent faisant tourner des phrases en boucle bien poussées par la rythmique. Puis la chanson de la route reprend.

" Drinking and driving " (Antoine Delprat). Chanson qui n'a pas encore été retenue dans les campagnes de la Sécurité routière. Il est vrai qu'elle est en anglais. Il faudrait une version française pour la Sécurité routière. Plutôt funky. Les Dames de Bloom maintiennent le doo woop, le scat, le style vamp sans se prendre au sérieux. Grâces leur en soient rendues. 

Le pianiste quitte la scène sous les applaudissements. Démarrage vocal avec de charmants wouh wouh. Contrebassiste et batteur aux baguettes pulsent bien. Une chanson d'amour énergique. Solo de batterie plutôt latino. J'entends des timbales. Le contrebassiste ajoute sa pulsation. les voix s'y mettent. Muy Caliente!

" Shadows and fog ". Cf extrait audio au dessus de cet article. Solo de contrebasse pour commencer. Méditatif à souhait. En pizzicato. Vibration élégante. Le batteur s'ajoute doucement faisant vibrer les cymbales aux balais. Jolie ballade qui balance doucement entre ombres et brouillard. Douce nostalgie. Rien de triste là dedans.

" Dièse  1 ". Chanson joyeuse, doucement rythmée. Avec des palmas de ces Dames.

Contrebasse. Batteur aux balais. Tchik, tchik prolongé par les voix de ces Dames. Une chanson brésilienne. Un classique de la Samba. Chanté par des Françaises et joué par des Français. Todo bem! Ca le fait. Ma jambe gauche bat la mesure ce qui n'était pas arrivé jusqu'ici. Ma voisine de gauche danse sur son fauteuil.

Hommage aux grandes chanteuses en commençant par The First Lady of Soul, Miss Aretha Franklin (1942-2018). Rythme du train. Un classique de la musique noire américaine. " Ma musique, c'est un train lancé à toute allure. Mes paroles, c'est ce que je vois par la fenêtre " (Chuck Berry). Une chanson d'amour humain. Elle attend son homme à la gare. D'où le rythme du train. Là aussi ma jambe gauche bat la mesure. Très efficace.

" Throw it away " (Abbey Lincoln). Je me souviens d'Abbey Lincoln (1930-2010) en concert. En rappel, elle était revenue seule sur scène chanter a capella " Tender as a rose " comme sur son album " With the Riverside Jazz Stars " (1957) que je possédais déjà. Inoubliable. " Throw it away " est une belle chanson sur le lâcher prise. Rejeter au loin les mauvais souvenirs. Batteur aux balais. Très belle ballade. Ariel Tessier passe aux baguettes. La tension monte doucement. Les voix la font monter puis redescendre. Batteur aux balais. Merci à Bloom de faire vivre Abbey Lincoln.

Une chanson créole. Batteur à mains nues sur les tambours. Solo de batterie aux baguettes faisant chanter les tambours sur un rythme caribéen. La contrebasse remet sa pulsation.

" Don't cry for Louie ". Cf vidéo sous cet article d'une version enregistrée en concert au Duc des Lombards en décembre 2019. 10 ans qu'elle chante cette chanson et maintenant son mec s'appelle Louis. Comme il est au premier rang, elle lui met un petit coup de pression en direct: " J'espère n'avoir jamais à pleurer pour toi ".  " Girls don't cry for Louie cause Louise won't cry for You ". Joyeuse chanson féministe.

RAPPEL

Un classique du Jazz avec instruments: " Do nothing till You hear from me " qu'affectionnait Ella Fitzgerald, the First Lady of Song. Puis un classique du Gospel chanté a capella par tous, musiciens compris, sans instrument " Let it shine ". 

Ma charmante voisine de gauche vient d'Etrechy (91) où elle organisera un festival de Jazz en mai. Bloom sera au programme samedi 14 mai 2022 à 20h30 à l'Espace culturel Jean Monnet d'Etrechy.

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Olga Amelchenko Quintet en 3 sets gagnants au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Olga Amelchenko Quintet

Duc des Lombards

Paris, Ile de France, France

Mardi 11 janvier 2022, 19h30

 

Olga Amelchenko: saxophone alto, compositions, direction

Chantal Wassy: chant

Tony Tixier: piano

Viktor Nyberg: contrebasse

Nicolas Charlier: batterie

Invité

?: saxophone ténor

Après Olga Amelchenko, comme membre de l'Embodi Jazz ensemble de Leon Parker, en concert à Paris au Sunside le 22 décembre 2021, il est temps pour moi de retrouver au Duc des Lombards, Olga Amelchenko, à la tête de son quintette pour comparer avec un concert d'avant le 1er confinement, le 25 février 2020, au Sunside

Démarrage en douceur. Batteur aux maillets. La contrebasse impulse doucement. Son prolongé du sax alot. Olga fait durer les notes. Le piano habille l'ensemble. ca s'agite. Batteur aux baguettes. Charlotte Wassy chante une mélopée sans paroles. La musique s'étire. Voix et saxophone montent en puissance,La rythmique se regroupe et impulse. 

La contrebasse grogne doucement sous l'archet de Viktor Nyberg. Quelques notes de piano. Ambiance très calme, retenue. Puis, en pizzicato, la contrebasse impulse en douceur. Batteur aux maillets. Tony Tixier emballe l'ensemble au piano. Voix et saxophone mêlent à nouveau leurs chants. de façon légère et fluide. Charlotte ne chante pas des paroles mais des notes. Solo de sax bien poussé par la rythmique. Olga Amelchenko est venu de la Russie (Sibérie) à Paris en passant par Berlin. Profitons en avant que New York ne la captive. La rythmique trace sa route. Le quintette repart avec le chant des deux Dames, voix et sax alto mêlés.

C'était " Khakasia ", une République de Russie en Sibérie occidentale. Cf extrait audio au dessus de cet article. Un paradis naturel dont Olga Amelchenko est nostalgique. Elle doit se sentir bien à l'étroit à Paris. Elle nous explique qu'elle est arrivée à Paris, il y a 2 ans et demi, juste avant la pandémie de Covid. Elle a rencontré les musiciens de ce groupe dans les jam sessions (boeufs en français) au Duc des Lombards. Elle voulait une voix et c'est Charlotte Wassy qu'elle voulait. Personne d'autre. Quelqu'un lui avait dit que Charlotte vivait à New York. Elle ne lui a donc pas demandé d'entrer dans son groupe jusqu'à ce Tony Tixier lui apprenne que Charlotte vit à Paris. Et le quintette est né. 

Morceau sans titre. Olga nous demande de lui en proposer. Joué en quartette. Charloette Wassy a quitté la scène. Gros son de l'alto, pas loin d'un ténor. Batteur aux baguettes. Morceau mouvementé. Ce gros son n'est pas dû qu'au micro. Olga Amelchenko sait le projeter. Premier solo de contrebasse. Viktor Nyberg chante avec son instrument. Le batteur ponctue légèrement aux baguettes. Le pianiste nappe de jolies notes. Retour au quartet qui envoie bien jusqu'au decrescendo final.

Un invité au saxophone ténor dont je n'ai pas du tout capté le nom et le prénom. Le titre " Dwarf escalator " (" Ascenseur nain ") en clin d'oeil à " Giant Steps " ( " Pas de Géant ") de John Coltrane. Alors élève du Jazz Institut de Berlin, son professeur de composition lui avait dit, en écoutant sa composition: " Whaouah! Tu as composé ton " Giant Steps " ! " Effectivement, il y a de cela dans les enjambées de note en note. Le duo de saxophones fonctionne bien. Chant & contrechant. Fusionnel. Ca tourne et monte. Solo de ténor. Elle le laisse jouer avant de rafler la mise. Après le solo de ténor, Olga remet brièvement son thème en place. Puis à la rythmique de jouer sous la conduite de Tony Tixier. Nicolas Charlier chauffe aux baguettes en réponse aux envolées lyriques du pianiste alors que la contrebasse tient la pulsation. Petit retour au thème. Olga joue le dernier solo. Normal, c'est elle la patronne du groupe et la compositrice du morceau. Le piano s'efface pour un soutien puissant de la contrebasse et de la batterie. La rythmique repart au complet pour propulser l'alto vers le haut. Ca décolle!

Première chanson où Charlotte chante des paroles. En anglais. " I wish You were here " mais rien à voir avec la chanson des Pink Floyd. Ils n'étaient pas indifférents au Jazz. Voici les Pink Floyd jouant et chantant Wish You were here avec Stéphane Grappelli (violon). C'est une ballade tout à fait classique. Cf vidéo sous cet article. Batteur aux balais. La contrebasse ronronne. Le piano est sentimental. Les saxophones jouent un air plaintif et mélancolique. Solo voluptueux du sax alto. Le piano enchaîne dans la même ambiance. Chanson triste jusqu'au bout. 

Un petit Blues funky pour finir ce premier set. Bien installé par la contrebasse et la batterie. Charlotte chante en anglais. Olga nous prévient que les meilleures compositions sont jouées au 2e set. Je parie qu'elle dira la même chose du 3e set à la fin du 2e. Les saxophones sonnent tour à tour. Bel échange. 2e solo de contrebasse en pizzicato. Batteur aux maillets pour tapoter les tambours. Solo de sax ténor sinueux et charmeur à souhait. Olga ajoute son contrechant. Ca joue, nom de Zeus! Solo vocal puis le groupe reprend en quintette augmenté. Batteux aux baguettes. Ca remue bien. Bon groupé pour le final. La chanteuse répète les paroles en boucle et le groupe tourne. 

Ce soir, entrée libre au Duc des Lombards. Le groupe joue 3 sets et le public change à la pause. Je discute avec mon voisin, Michael, un Irlandais, de la vraie Irlande me précise t-il, ingénieur du son qui vient de s'installer à Paris près de 30 ans après un précédent séjour. Il manquait de Jazz en Irlande et parle un excellent français avec accent. Michael a apprécié et reprend son vélo pour aller à un autre concert dans un autre club, le 38 Riv

Prochain concert d'Olga Amelchenko à Paris , jeudi 10 mars 2022, au Sunside. Lectrices vénérées, lecteurs vénérables, suivez cette femme.

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" Métamorphoses " Olivier Calmel Double Celli

Publié le par Guillaume Lagrée

Antoine Banville par Juan Carlos HERNANDEZ

Antoine Banville par Juan Carlos HERNANDEZ

" Métamorphoses "

Olivier Calmel

Double Celli

KLARTHE

Sortie digitale le vendredi 4 février 2022

Sortie physique le vendredi 18 février 2022

Concert de sortie à Paris, en France, au Studio de l'Ermitage,

le jeudi 31 mars 2022 à 20h30

 

Olivier Calmel: piano, compositions

Johan Renard: violon

Frédéric Eymard: alto

Xavier Phillips: violoncelle

Clément Petit: violoncelle

Antoine Banville: batterie & percussions

 

Lectrices exhaustives, lecteurs extensifs, il n' a pu vous échapper que ce blog  vous a déjà chanté les louanges du groupe Double Celli du pianiste et compositeur français Olivier Calmel: en studio avec l'album " Immatériel " (2017) et sur scène à Paris, au Café de la Danse (2017). Je vous ai aussi vanté les mérites de son album " Cinematics " (2012) où figure le morceau " Intuitions ". 

En 2002, il est temps pour vous de retrouver le groupe Double Celli (2 violoncelles, 1 violon, 1 alto cela fait bien un quatuor à cordes) encadré par le piano du compositeur et la batterie et les percussions d'Antoine Banville. Cf photographie au dessus de cet article. Et de retrouver " Intuitions " (4) dans une autre version.

" Métamorphoses " c'est le titre de l'album et son morceau d'ouverture. Cf extrait audio au dessus de cet article. Cela définit bien le projet musical poursuivi par Olivier Calmel et ses complices.

Le Jazz avec cordes, à mon goût, c'est souvent raté. Sauf Stan Getz mais Stan Getz jouait du violon au saxophone. Il était d'ailleurs surnommé, outre The Sound, le Sacha Heifetz du ténor.

Oliver Calmel est issu d'une solide formation classique transmise par le Conservatoire et par son père, le compositeur Roger Calmel(1920-1998) à qui cet album rend de nouveau hommage. Ses photos figurent dans la vidéo sous cet article. Avec d'autres Maîtres, les Russes Serge Prokofiev et Igor Stravinsky, les Hongrois Bela Bartok et György Ligeti.  Olivier Calmel sait orchestrer des cordes. Sans mièvrerie ni sucrerie. 

Avec énergie comme dans le " Scherzo sostenuto " (2)avec une tension qui ne cesse que quand le morceau s'arrête. Avec les rythmes d'Europe de l'Est comme dans la " Rhapsodie bulgare " (3). Mais il sait aussi nous caresser sans nous flatter avec " Intuitions " (4) précité.

Les cordes savent même sonner comme des cuivres dans " Fanfares à Double Cinq " (5). Les percussions sont apportées tant par le piano que par la batterie et les percussions elles mêmes.

Cette musique swingue trop pour être de la musique contemporaine. La pulsation rythmique s'entend ce qui fait horreur aux adorateurs du Dodécacophonique. C'est très savant mais cela reste dansant. Par exemple " La rage de Bali " (6).

En musicien venu du Classique, Olivier Calmel se doit de rendre hommage à l'Italie à qui nous devons le système de notation musicale adopté en Occident (portées et notes) et les expressions qui marquent les impressions sur les partitions (allegro, scherzo, sostenuto, andante, assai, etc). En fait, un musicien occidental qui prétend lire et écrire la musique devrait savoir lire et écrire l'italien. Même Richard Wagner est mort à Venise. Pour payer sa dette au final.

Olivier Calmel paie ses dettes à l'Italie avec le " Scherzo sostenuto " (2) et la " Festive Toccata " (10) qui vient conclure l'album " Métamorphoses ". Mais, avant cela, il rend hommage au Palio de Sienne en Toscane avec " Il Palio ouverture " (8) et " Il Palio " (9). Le défilé des chevaux et des bannières, la course, la passion de la foule, touristes et locaux mêlés, tout y est.

Tant par le titre que par le thème musical, " Séquence II " (7) ne serait-il pas un clin d'oeil à Martial Solal et à la " Séquence tenante " qui ouvre l'album préféré de Martial Solal , " Sans tambour ni trompette " (1970), titre qui figure dans mon émission de janvier 2022 sur Couleurs Jazz Radio? Pour poursuivre la réflexion, lectrices exhaustives, lecteurs extensifs, je vous renvoie à la rencontre que j'avais organisé en janvier 2012 entre Martial Solal, Eric Ferrand N'Kaoua et Olivier Calmel autour de la figure d'André Hodeir (1921-2011).

Vous l'aurez compris, lectrices extensives, lecteurs exhaustifs, l'album " Métamorphoses " du groupe Double Celli d'Olivier Calmel est d'une insondable richesse. Plusieurs écoutes ne suffisent pas à en épuiser les charmes. Le jeu des cordes m'enchante. Le piano habille l'ensemble mais la touche finale, c'est Antoine Banville qui l'apporte avec sa finesse et sa précision habituelles. Je n'imagine pas un autre batteur pour ce groupe. Olivier Calmel non plus. Tant mieux pour nous.

La photographie d'Antoine Banville est l'oeuvre du Percutant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

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RECLAME: V & B Fest lance le plus grand tremplin musical de France

Publié le par Guillaume Lagrée

RECLAME

 

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V AND B FEST’ LANCE LE PLUS GRAND TREMPLIN MUSICAL DE FRANCE !

 

 

 

 

Un tremplin musical ouvert à tous en amont du V and B Fest'

 

 

 

Paris, le 6 janvier 2022 – Après une première édition réussie en 2019, le V and B Fest’ voit plus grand et lance son tremplin musical. A la clé ? Jouer sur la scène du V and B Fest’ les 26, 27 et 28 août 2022 pour les deux artistes gagnants. Une chance unique pour les jeunes talents de se faire connaitre et jouer aux côtés des plus grands noms de la musique actuelle tels que Martin GarrixOrelsanSexion d’Assaut ou encore L’Impératrice.

 

 

 

Dès le 17 janvier 2022, les artistes et groupes souhaitant participer à ce tremplin inédit pourront s’inscrire en ligne via SmartMusicTour, la toute première plateforme mettant en relation artistes et lieux pour se produire sur scène partout en France. En parallèle, et jusqu’au 27 février, les magasins V and B participants sélectionneront parmi les inscrits 3 artistes chacun.

 

Au total et à l’occasion de la première étape, plus de 150 magasins V and B accueilleront de jeunes artistes locaux lors de la Semaine Musicale du Tremplin V and B Fest’. Ce sont 3 jours de concerts à travers tout le territoire mettant en scène plus de 450 artistes qui font de ce rendez-vous le plus grand tremplin musical de France ! A l’issue des différentes phases de vote, 6 finalistes seront désignés. Ils auront alors la chance de performer devant un jury professionnel comptant notamment Ludovic LARBODIE (directeur du Festival Garorock) chargé de les départager afin de désigner les 2 gagnants.

 

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Les étapes du Tremplin V and B Fest’ :

 

  • Du 17 janvier au 13 février : inscription des artistes via la plateforme SmartMusicTour
  • Du 17 janvier au 27 février : sélection des artistes par les magasins V and B participants
  • 31 mars, 1er et 2 avril : Semaine Musicale du Tremplin V and B Fest’ – un artiste ou groupe se produira chaque soir, soit 3 artistes par magasin participant
  • Du 31 mars au 6 avril : vote du public et des magasins V and B participants
  • 8 avril : annonce du Top 150
  • Du 8 avril au 15 avril : vote du jury interne
  • 21 avril : annonce du Top 30
  • Du 21 au 28 avril : vote du jury professionnel et du public
  • 29 avril : annonce du Top 6
  • 14 mai : Finale Live avec vote du jury professionnel et annonce des 2 gagnants

 

 

Les dotations du Tremplin musical V and B Fest’ :

 

  • Une carte cadeau de 200 euros pour l’ensemble des artistes participants à la Semaine Musicale, à valoir au sein des magasins V and B et couvrant notamment les frais d’abonnement à SmartMusicTour.
  • Les artistes du TOP 6 auront la chance de se produire devant un jury de professionnels comptant notamment Ludovic LARBODIE (directeur du Festival Garorock) et se verront remettre un chèque de 1 000 euros.
  • L’artiste en seconde marche du podium aura la possibilité de se produire au sein du village du V and B Fest’.
  • Le grand gagnant ouvrira le festival pour son édition 2022, mais pourra également enregistrer son EP et bénéficier de 5 jours de résidence.

 

Avec ce tremplin, c’est un véritable soutien aux artistes locaux que met en place V and B. Dans un contexte morose et après des mois difficiles pour le secteur culturel, l’enseigne de cave et bar reste fidèle à ses valeurs et implique l’ensemble de son réseau national pour fédérer, rassembler et engager les clients à travers tout le territoire.

 

 

 

 

 
 

 

A propos de V and B :

En 1998, les deux épicuriens Jean-Pierre Derouet et Emmanuel Bouvet partagent un bâtiment au Mans (72). Le premier exploite une cave à vins, et le second une cave et un bar à bières. Comme bien souvent, les grands esprits se rencontrent : une amitié naît et l’idée de réunir leurs produits dans un même lieu germe rapidement. Un mur tombe, les 2 magasins fusionnent et voici que naît en 2001 le premier magasin V and B à Château- Gontier (53). L’objectif de ce nouveau concept est simple : anoblir la bière et démocratiser le vin.

20 ans plus tard, avec 250 adresses sur tout le territoire, V and B s’attache à conserver son ADN d’origine : simplicité, convivialité et proximité. Promesse tenue !

 

 

A propos de SmartMusicTour :

SmartMusicTour est la toute première plateforme qui met en relation artistes amateurs ou professionnels avec des lieux qui permettent de se produire en live et sur scène : bars, restaurants, cafés concert, lieux éphémères, lieux de plus grandes envergures ou encore prestigieux « offs » de festivals. En résumé, SmartMusicTour c’est le site de rencontre entre musiciens et lieux pour se produire sur scène partout en France.

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" The Half-Breed " ciné concert à la Fondation Jérome Seydoux - Pathé

Publié le par Guillaume Lagrée

"The Half- Breed "

( " Le Métis ")

film d'Allan Dwan (1916)

avec Douglas Fairbanks

Fondation Jérôme Seydoux - Pathé

Paris, Ile de France, France

Mardi 4 janvier 2022, 19h

 

Bienvenue à la 62e abonnée de ce blog. Que les Dieux et les Muses la protègent!

 

Louis Sclavis: clarinettes, harmonica, flûte

Benjamin Moussay: piano, clavier électrique

" The Half Breed " est un film de 1916 si moderne qu'il fut un échec à son époque et nous parle encore aujourd'hui.

Douglas Fairbanks y joue un métis de père Blanc et de mère Cherokee, abandonné à la naissance (son père ne le reconnaît pas et sa mère se suicide), recueilli par un Blanc, naturaliste âgé qui vit dans la forêt de Californie et élève son fils adoptif comme un Indien tout en lui apprenant à lire, écrire et compter comme un Blanc.

A la mort de son père, chassé par les Blancs, il entame une vie d'errance, rencontre deux femmes blanches qu'il séduit toutes deux, des femmes aux personnalités riches et complexes, une blonde vaporeuse bien plus maligne qu'elle ne le fait croire à ses admirateurs, fille de pasteur et une brune qui ne se laisse pas faire (elle poignarde le sheriff (père biologique du héros) et le charlatan, vendeur de potion magique, dont elle est l'associée.

Un Blanc idiot et alcoolique vaut toujours plus qu'un Indien intelligent et sobre. Un pasteur Blanc qui fait un sermon sur la tolérance refuse de venir en aide à une femme en détresse qui n'est pas de son église et en chasse le métis. Les Indiens eux sont ravagés par l'alcool, problème toujours d'actualité en 2022, la drogue s'y étant ajoutée. Dans le saloon, Blancs, Asiatiques et Noirs jouent aux cartes et boivent ensemble mais les Indiens sont en dessous de tous. Les sequoias géants de Californie sont magnifiquement filmés. L'incendie final est réel. Il n'y a pas de happy end. Ceci, joué et écrit dans un film de 1916! Pas étonnant qu'il ait échoué à l'époque d'autant plus que Douglas Fairbanks joue sobrement, sans ses cascades et sourires habituels. Jean Paul Belmondo, son disciple français, eut le même problème lorsqu'il joua " Le voleur " de Louis Malle puis " L'affaire Stavisky " d'Alain Resnais.

L'histoire de la reconstitution du film, fruit d'une coopération franco-américaine, est racontée dans la vidéo ci-dessous enregistrée au SFSFF: San Francisco Silent Film Festival. Réservée aux cinéphiles anglophones.

Mais, à San Francisco, les spectateurs n'ont pas eu la chance de voir le film accompagné en direct par Benjamin Moussay & Louis Sclavis. Ce grand délice était réservé à Paris et aux spectateurs de la séance lors du festival Douglas Fairbanks à la Fondation Jérôme Seydoux - Pathé le mardi 4  janvier 2022 à 19h. La musique est composée par Louis Sclavis. Mes notes prises dans l'obscurité de la salle de cinéma et en regardant le film sont absolument illisibles. Voici ce que j'ai retenu.

La musique souligne l'action. Elle ne la surligne jamais. Quand le héros a le Blues, l'harmonica vient ajouter sa note bleue au piano. Quand les chevaux galopent, piano et clarinette basse filent comme le vent.  Quand l'ambiance est plus légère, c'est au tour de la clarinette. Pour ajouter de l'étrangeté, il y a le clavier électrique de Benjamin ou la flûte de Louis, taillée dans une corne de chèvre corse. Après le ciné concert, Louis Sclavis m'a expliqué qu'il achète plein de bidules dont il se sert quand il a l'occasion. Il a acheté cette flûte chez un artisan de Piana, village dont les calanques sont classées au Patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Ce ciné concert était pour lui l'occasion d'en faire usage.

Madame L et moi sommes restés stupéfaits par la modernité et la puissance du film, la beauté et la finesse de son accompagnement musical par Louis Sclavis & Benjamin Moussay. Merci à la Fondation Jérôme Seydoux - Pathé de l'avoir organisé. A refaire.

 

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Le Meilleur du Jazz en 2021

Publié le par Guillaume Lagrée

Martial Solal par Juan Carlos HERNANDEZ

Martial Solal par Juan Carlos HERNANDEZ

Lectrices vénérées, lecteurs vénérables, tous mes voeux de santé et de félicité. En 2022, la flamme du Jazz ne s'éteindra pas!

Maintenant que l'an 2021 est une affaire classée, qu'en reste t-il concernant les albums de Jazz sortis entre le 1er janvier et le 31 décembre 2021?

Parmi ceux mentionnés sur ce blog, j'en retiens 5 en toute partialité et iniquité.

Mon classement sera très simple:

- album instrumental de l'année: Martial Solal " Coming Yesterday ". Cf extrait audio & photographie au dessus de cet article.

- album vocal de l'année: Jo Harrop " The heart wants "

- album orchestral et pour enfants de l'année: Orchestre national de Jazz " Dracula ". Cf vidéo sous cet article.

- album cosmopolite de l'année: Tomas Liska & Invisible World " Hope

- album voyageur de l'année: " Sleeper Train " par le quartet Chesnel - Chiffoleau - Loustalot - Pasqua

 

I. Album instrumental, en concert, en solo de l'année:

Martial Solal " Coming Yesterday ". Parce que c'est Martial Solal (1927), que son oeuvre comme compositeur et interprète est immense, qu'il s'agit de son dernier concert enregistré à Paris, salle Gaveau, temple du piano classique, le mercredi 23 janvier 2019, parce que j'ai eu le privilège d'assister à ce concert, parce que c'est un solo de piano qui sonne comme un orchestre au complet, qu'il soit philarmonique ou cuivré, parce que c'est le testament musical d'un Maître offert aux musiciens et aux mélomanes, parce que Martial Solal achève une oeuvre dont une pierre angulaire est un concert en trio à Paris, salle Gaveau en 1963,  parce qu'hier arrive avec demain dans cet album et que le passé, le présent et le futur s'y mélangent harmonieusement sans conditionnel.

II. Album vocal de l'année:

Jo Harrop " The heart wants ". Parce que cette Anglaise est une découverte pour moi, parce que Jo Harrop est une femme qui compose, chante, joue et interprète, parce qu'elle est une Femme et non pas un produit commercial, parce que j'ai un faible irrépressible pour les grandes brunes à la voix chaude, parce qu'elle sait varier les styles entre Jazz, Blues, Folk & Soul, parce qu'en écoutant son album je me suis reproché d'avoir raté ses concerts passés à Paris, parce que j'espère que le Brexit et la Covid ne l'empêcheront pas de venir chanter en France, à Paris et ailleurs, prochainement.

III. Album orchestral et pour enfants de l'année

Orchestre national de Jazz, " Dracula ". Parce que l'Orchestre National de Jazz est unique au monde, parce que le Jazz prend toute sa dimension en grand orchestre, parce que c'est le premier album pour enfants de l'ONJ, parce que c'est une réussite qui rafraîchit une histoire bien connue, parce qu'il est bon que les enfants initient les parents au Jazz, parce que le Jazz n'est ni mort ni même ringard, parce qu'il restera une musique vivante s'il intéresse la jeune garde, parce que j'ai envie de voir ce spectacle sur scène bien que je ne sois pas père de famille, parce que cette musique est faite pour toutes les générations de 6 à 666 ans.

IV. Album cosmopolite de l'année

Tomas Liska & Invisible World, " Hope ". Parce que je fais confiance au festival " Jazzycolors " pour découvrir des musiques nouvelles chaque année sauf annulation pour cause de pandémie mondiale, parce que je suis allé à ce concert sans jamais avoir entendu une note de Tomas Liska & Invisible World, parce que j'ai acheté l'album à la pause tant cette musique m'est devenue indispensable dès la première écoute, parce que le Swing Mitteleuropa de ce groupe est irrésistible à mes oreilles, parce que voir et entendre deux Tchèques, un Serbe et un Turc jouer & chanter ensemble à Paris en France, c'est un excellent antidote aux discours xénophobes qui pullulent, parce que l'Europe ne se résume pas à l'Union européenne, parce que ces musiciens ne renient rien de leurs origines et font vivre la pensée de Gustav Mahler, compositeur emblématique de la Mitteleuropa: " La tradition, ce n'est pas la vénération des cendres mais la préservation du feu ". 

Deuxième album cosmopolite pour " Sleeping Beauty " du Blazin Quartet de Sdrjan Ivanovic, né en Yougoslavie, grandi en Grèce pour échapper à la guerre, formé au Jazz aux Pays-Bas et qui vit en France aujourd'hui.

V. Album voyageur de l'année

Chesneel - Chiffoleau - Loustalot - Pasqua, " Sleeper Train ". Parce que par manque de temps, d'argent, de santé, de passeport, de test, de vaccin, il était compliqué de voyager en 2021; parce que 4 Français qui vous font faire le tour du monde en un album, c'est rare; parce qu'ambiances, climats, couleurs, mélodies, rythmes changent d'un morceau à l'autre sans changer de musicien ni d'instrument; parce que ce quartet prouve qu'avec une formule classique en jazz (piano, contrebasse, batterie, trompette & bugle), il est possible de faire du neuf; parce qu'au lieu de composer froidement des musiques fades, ils jouent avec chaleur des musiques savoureuses; parce que le seul morceau français de cet album vient de l'île de La Réunion; parce que ce quartet assure autant en concert qu'en studio.

La photographie de Martial Solal est l'oeuvre de l'Incontournable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales 

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