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Pierrick Menuau Togetherness Ensemble au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Pierrick Menuau

Togetherness Ensemble

Le Sunside

Paris, lle de France, France

Mardi 27 septembre 2022, 21h

Enregistré par France Musique

Diffusé dans le Jazz Club d'Ivan Amar

samedi 1er octobre 2022 de 19h à 20h (heure de Paris)

Puis en podcast à volonté

Pierrick Menuau: saxophone ténor

Yoann Loustalot: trompette

Julien Touéry: piano

Matias Szandai: contrebasse

Christophe Lavergne: batterie

Lectrices attentives, lecteurs exhaustifs, vous avez noté sur ce blog la sortie de l'album " Togetherness Ensemble " de Pierrick Menuau en février 2022. Me voici en septembre 2022 à l'écouter en concert, à Paris, au Sunside. A côté d'Ivan Amar, dont j'écoutais le Jazz Club sur France Musique il y a 30 ans quand j'étais étudiant à Rennes. Ivan Amar est toujours fidèle au poste. Ce concert sera diffusé samedi 1er octobre 2022 entre 19h et 20h (heure de Paris) dans le Jazz Club sur France Musique puis en podcast à volonté.

Si le programme de l’album « Togetherness Ensemble » est consacré à Don Cherry & Gato Barbieri, le concert de ce soir est dédié à Pharoah Sanders, récemment décédé.

Le pianiste fait grincer les cordes. Le batteur tapote aux maillets. Gros son du sax ténor. Ambiance château de Balmoral en hommage à feue la Reine d’Angleterre. Le 5tet démarre pour lancer une musique à la Pharoah Sanders : du chaos organisé. La rythmique canalise l’énergie. Trompette et sax jouent synchrones. Le quintette redevient chaotique mais toujours sous contrôle.

Un morceau animé d’entrée. A 5. 2 belles brunes sortent en courant. La liberté leur fait peur. Solo de sax ténor stimulé en douceur par la rythmique. Batteur aux baguettes. Le sax ténor monte en puissance. La trompette lui succède juste soutenue par la contrebasse et le batteur aux baguettes. Yoann Loustalot assure et assume. Ca se calme avec la rythmique sans les souffleurs. Ca pulse doucement. Tapotis des baguettes. Gros son de la contrebasse. Nappes de piano, tapotis sur la batterie. En finesse. Les souffleurs reviennent au thème. Solo de percussions aux baguettes. Dialogue intense et percutant entre piano & batterie.

C’était « El Gato » en hommage à Gato Barbieri puis « Chris Mood " pour Christophe Lavergne. Cf extrait audio au-dessus de cet article.

« El Moka ». Solo de trompette pour commencer cette ballade. Batteur aux balais. Tension subtile entre l’équilibre de la contrebasse & de la batterie et les notes de folie du piano. Le sax ténor vient ajouter la flamme du Jazz. Puis le groupe démarre comme un seul homme sur un tempo énergique. Le batteur tricote sec aux baguettes. La rythmique soutient les souffleurs d’air.  Pulsation de la contrebasse. Bonnes vagues du piano.

« Hirsute » (Yoann Loustalot). Démarrage rapide de la trompette. Batteur aux balais. Dialogue contrebasse & batterie. Fin énergique et légère.

PAUSE

Il n’est que 22h. Le concert est excellent mais je sens déjà le passage du marchand de sable. Mon cerveau n’est plus assez éveillé pour suivre la musique. Pour moi, le concert est fini.

 

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Sélection de concerts de Jazz pour octobre 2022

Publié le par Guillaume Lagrée

Jeremy Pelt par Juan Carlos HERNANDEZ

Jeremy Pelt par Juan Carlos HERNANDEZ

Lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs, armé de partialité et de mauvaise foi, je vous propose la sélection suivante de concerts de Jazz pour le mois d'octobre 2022. 

Pour une sélection plus complète sur Paris et l'Ile de France, voyez Paris Jazz Club. Pour la France et l'Europe, voyez l'agenda de Jazz Magazine

Si vous ne voulez ou ne pouvez pas sortir de chez vous, plusieurs solutions s'offrent à vous:

- Ecouter les concerts sur France Musique avec les émissions Jazz Club  et Jazz sur le Vif (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live.

- Pour l'actualité du Jazz 24h/24, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio.  Une fois sur le site Internet de la radio, cliquez au centre de l'écran sur Ecouter le live radio et le programme démarre. Mon émission Le jars jase jazz est consacrée à l'influence de la France sur le Jazz et lycée de Versailles  sous le titre générique Détours de France. La France à la lumière du Jazz. Diffusion chaque lundi à 22h et chaque vendredi à 12h (heure de Paris) . En octobre 2022, 23e épisode avec 9  diffusions: lundi 3, 10, 17, 24 & 31 octobre à 22h; vendredi 7, 14, 21 & 28 octobre à 12h. Pas de podcast. Au programme, le Jazz d'aujourd'hui avec Jean-Philippe Viret, Dan Tepfer, Olivier Babaz, Guillaume Séguron, Pierrick Pédron, Jazzarium, Pee Bee, Jean-Philippe Scali, Jacques Vidal, Martial & Claudia Solal. Individus tous très favorablement connus de nos services. Cf extrait audio au dessus de cet article. 

Le  podcast de l' émission en 2 parties sur France Culture,   " Une histoire particulière " consacrée à Dizzy Gillespie Président reste disponible.  Avec la participation de Guillaume Lagrée, l'Excellent auteur de ce blog

- Si vous voulez assister depuis la Toile aux concerts à New York, USA, dans Greenwich Village, pour,  les clubs Small's et Mezzrow, suivez ce lien. C'est payant certes mais toujours moins cher qu'un séjour dans la Grosse Pomme.  

Jérôme Sabbagh, saxophoniste ténor français maintes fois célébré sur ce blog, programme un concert chaque mercredi à 19h30 (heure de New York) au Bar Bayeux à New York.

Mercredi  5 octobre: Sullivan Fortner Trio (Kayvon Gordon, Tyrone Allen)
Mercredi 12 octobre: Michael Weiss Trio (Ugonna Okegwo and Willies Jones III)
Mercrerdi 19 octobre: Dave Ambrosio and CIVIL DISOBEDIENCE: Blue Note Records in the progressive ‘60s (Donny McCaslin, Josh Evans, Bruce Barth, David Ambrosio, Victor Lewis) 
Mercredi 26 octobre: Sam Newsome Quartet (Sam Newsome, Angelica Sanchez, Brandon Lopez, Reggie Nicholson)

En Autriche, à Leibnitz, 10e anniversaire du Leibnitz Jazz Festival du jeudi 29 septembre au dimanche 2 octobre avec une programmation qui fait honneur à la France: Laurent Dehors (29), Vincent Peirani & Arnaud Dolmen séparément (30), Camille Bertault & Médéric Collignon ensemble (2). Jazz & Wein au programme.

En Polynésie française, à Papeete (987), Tahiti Soul Jazz Festival du jeudi 29 septembre au samedi 1er octobre 2022 à l'hôtel Intercontinental  La Nouvelle-Orléans vient à la rencontre du Fenua! 

En France, dans l'Hexagone, 6e Mois Kréyol du samedi 8 octobre au dimanche 27 novembre: Carnaval des saveurs avec de la cuisine, de la musique, du théâtre, de la danse, des contes à Paris et en Ile de France, Bordeaux, Nantes, La Rochelle, Mulhouse, Strasbourg. Poursuite des festivités en décembre 2022 en Martinique, Guadeloupe & Guyane.

En Lorraine (région Grand Est), festival Nancy Jaz Pulsations du samedi 1er au samedi 15 octobre. Le Jazz occupe 1/3 du titre et 1/3 de la programmation de ce festival: Sylvain Rifflet (10/10), Big In Jazz Collective (11/10), Macha Gharibian (12/10), Ambrose Akinmusire (14/10).

Sur France (01 & 74) et sur Suisse (GE), dans le Genevois, festival Jazz Contreband du samedi 1er au samedi 29 octobre 2022. Avec Jowee Omicil (08/10), Edward Perraud & Elise Caron (08/10), Matthieu Michel (12/10), Antoine Berjeaut (15/10), ONJ " Dracula " (21-22/10), Thibault Gomez (21/10), Rhoda Scott Lady All Stars (29/10)

En Ile de France, dans le Val d'Oise, 26e festival Jazz au fil de l'Oise jusqu'au 10 décembre 2022. Programmé par Mathias Levy, violoniste célébré sur ce blog. Avec Emmanuel Bex à Vauréal (95) vendredi 14 octobre à 20h30.

En Ile de France, festival Jazz sur Seine du vendredi 7 au vendredi 22 octobre. 25 clubs, 180 concerts, 450 artistes. Certains concerts seront enregistrés par France Musique pour l'émission Jazz Club d'Yvan Amar.

En Auvergne Rhône-Alpes, à Clermont-Ferrand (63), 35e festival Jazz en tête du mardi 18 au samedi 22 octobre avec Gonzalo Rubalcaba (18/10), Tony Tixier & Mino Cinelu (20/10), Bireli Lagrène en solo de guitares (21/10).

Rentrée des Grands Formats avec un mois de concerts de Grands orchestres de Jazz du mardi 25 octobre au jeudi 24 novembre avec des concerts en France, Allemagne, Suède, Italie, Belgique, Finlande, Roumanie & Serbie. Temps fort à Aix en Provence (13) mercredi 23 & jeudi 24 novembre avec conférence, concerts et assemblée générale. L'Univers a commencé par un Big Band!

Samedi 1er octobre, 20h, Paris, Le Pan Piper: Magic Malik Ka - Fro Beat. L'Afrique, c'est chic! Avec du piment Caraïbe dans le gumbo.

Mardi 4 octobre:

- 19h30, Paris, Le New Morning: Otis Taylor. Du Blues, du Blues, du Blues!

- 21h30, Paris, Le Sunside: Dan Tepfer plays Bach " Invention & Reinvention". Pianiste acclamé sur ce blog. Cf vidéo sous cet article.

Mercredi 5 octobre:

-  18h30, Paris, Le Café Laurent: Rémi Decormeille en piano solo. Entrée libre.

- 21h30, Paris, Le Sunside: Dan Tepfer (piano) & Kristin Berardi (chant). Une voix, dix doigts.

Jeudi 6 octobre:

- 18h30, Paris, Le Café Laurent: Albert Bover en piano solo. Entrée libre.

- 20h30, Paris, Le Café Laurent: trio Rémi Decormeille, Yoni Zelnik & Pier Paolo Pozzi. Entrée libre.

Vendredi 7 octobre:

- 19h30 & 22h, Paris, le Duc des Lombards: Jeremy Pelt 5tet. Cf photographie au dessus de cet article.

- 20h, Paris, 38 Riv, Mathieu Marthouret " Springbok ".

Samedi 8 octobre, 19h30 & 22h, Paris, le Duc des Lombards: Jeremy Pelt 5tet. Cf photographie au dessus de cet article.

Dimanche 9 octobre, 17h, Paris, le Sunside: Jazz & goûter fête Miles Davis. Les enfants, à leur âge, il est temps que vos parents découvrent Miles Davis. Prétextez un goûter pour les emmener au Sunside. Ces gourmands vous suivront.

Lundi 10 octobre, 20h, Paris, le 38 Riv: Robin Mansanti (voix, trompette) avec Katia Schiavone (guitare électrique) & Fady Farah (piano).  Classieux.

Mardi 11 octobre:

Soirée entrée libre dans les clubs de Jazz de la rue des Lombards, 75001 Paris, dans le cadre du festival Jazz sur Seine.

19h30, Baiser Salé: Olga Amelchenko Helicon. Suivez cette Femme!

- 20h30, Sunset: Ricardo Izquierdo. Showcase du nouvel album.

- 20h30, Sunside: Neil Saidi 5tet.

- 20h30, Baiser Salé: trio de Rémi Panossian

Mercredi 12 octobre:

- 18h30, Paris, Café Laurent: Pierre Christophe en piano solo. Entrée libre.

- 20h, Paris, Le 38 Riv: Olga Amelchenko Helicon. Suivez cette Femme!

- 20h, Paris, Le Bal Blomet: Tierney Sutton (chant) avec André Charlier (batterie) & Benoît Sourisse (piano). Premier concert en France depuis 2012. La Chanteuse des chanteuses. Quant Nathalie Dessay, chanteuse d'opéra, a voulu chanter du Jazz, elle a d'abord pris des cours avec Tierney Sutton. Chanteurs et chanteuses, ne pas s'abstenir!

- 20h30, Paris, Le Café Laurent: Pierre Christophe (chant) & Hetty Kate (chant). Classieux. Entrée libre.

Jeudi 13 octobre:

- 18h30, Paris, Le Café Laurent: Christian Brenner en piano solo. Entrée libre.

- 20h, Paris, Le Bal Blomet: Kaz Hawkins. Une voix qui vous réchauffe et vous bouleverse. Tempête d'émotions en vue.

- 20h30, Paris, Le Café Laurent: trio Christian Brenner, Olivier Cahours (guitare) & Matthieu Bloch (contrebasse). Entrée libre.

Vendredi 14 octobre:

- 19h30, Paris, Le New Morning: Joao Bosco, Maestro de la Bossa Nova. Brasil!

- 20h, Les Lilas (93), Le Triton: Sarah Murcia & Fanny Chaillé " Transformé ". Une mise à nu de l'album " Transformer " de Lou Reed avec voix et contrebasse.

- 20h, Paris, Le Barbizon: Jeff  Boudreaux's Mumbo Gumbo Brass Band. Natif de Bâton Rouge en Louisiane, Jeff Boudreaux est le seul batteur Nouvelle Orléans vivant en France. Il revisite la musique de Louisiane du Jass à aujourd'hui. Dîner concert.

- 20h30 , Les Lilas (93), Le Triton (2e salle): Francesco Bearzatti (sax, clarinette) & Federico Casagrande (guitare). Avanti, Ragazzi!

- 20h30, Fontenay sous Bois (94), Le Comptoir: Kartet. 30 ans de création pour ce quartet de Jazz français.

Samedi 15 octobre:

- 19h, Fontenay sous Bois (94), Le Comptoir: Macha Gharibian en solo piano & voix.

- 19h30, Paris, Maison de la Radio: David Chevallier " Curiosity " suivi de Ambrose Akinmusire 4tet. Concert enregistré par France Musique.

- 20h30, Paris, Jazz Club Etoile: Natalia M.King. Blues au féminin. Entrée libre.

- 21h, Auvers sur Oise (95), Pavillon Parc Van Gogh: Hugo Lippi Trio. Guitariste déjà célébré sur ce blog.

- 21h30, Paris, Le Sunside: Julien Alour 4tet " Light in the Box ".

Dimanche 16 octobre, musique pour le dimanche avec le Super Quartet de Steve Potts à 16h et 19h, Paris, théâtre des ateliers du chaudron.

Lundi 17 octobre:

- 18h30, Paris, conservatoire du Xe arrondissement: la créativité de Duke Ellington. Conférence concert avec Leila Olivesi et le Big Band du Conservatoire du Xe. Entrée libre.

- 20h, Paris, La Rhumerie: Sandro Zerafa Quartet. Guitariste célébré sur ce blog. Entrée libre.

Mardi 18 octobre:

- 19h30, Paris, Le Baiser Salé: Jazz de demain avec Clelya Abraham (piano, chant).

- 19h30, Paris, Le New Morning: Emmanuel Bex régale. Tenue extravagante exigée pour les spectateurs. Album offert aux plus éblouissants. Lectrices créatrices, lecteurs inventifs, à vous de jouer!

Mercredi 19 octobre:

- 19h & 21h, Paris, Le Sunside: Peter Bernstein 4tet avec Sullivan Fortner (piano). La classe à l'américaine.

- 19h30 & 21h30 , Paris, Le Duc des Lombards: Gretchen Parlato (chant). La classe à l'américaine.

- 19h30, Paris, Le New Morning: Gyedu Blay Ambolley and his Sekondi Band. Le James Brown du Ghana. Son dernier album reprend Thelonious Monk, Miles Davis, John Coltrane, Wayne Shorter, façon Hip Life Music. L'Afrique, c'est chic!

Jeudi 20 octobre:

- 19h30 & 21h30 , Paris, Le Duc des Lombards: Gretchen Parlato (chant). La classe à l'américaine.

- 20h, Paris, Le Bal Blomet: Les 1001 Nuits du Jazz. Spectacle pédagogique et ludique. Les Divas du Jazz avec Marion Rampal (chant).

- 20h30, Paris, ECUJE: duo Gilad Hekselman (guitare) & Yonathan Avishai (piano). Jazz israélien de classe internationale.

- 21h, Paris, Le Sunside: Arnaud Dolmen " Adjusting " Quartet. Victoire du Jazz 2022 comme révélation pour le Guadeloupéen Arnaud Dolmen, 1er artiste ultramarin récompensé.

Vendredi 21 octobre, 19h30 & 22h, Paris, Le Duc des Lombards: Becca Stevens (chant, guitare) en trio. Plaisir rare.

Samedi 22 octobre:

- 19h, Fontenay sous Bois (94), Le Comptoir: Marc Ducret & Christophe Monniot " Dernier tango ". Dîner concert. Servi chaud.

- 20h30, Les Lilas (93), Le Triton; François Raulin (piano) & Louis Sclavis (saxophone, clarinette). Beauté étrange.

- 20h30, Paris, Le Café Laurent: Christian Brenner invite Frédéric Borey, Bruno Schorp & Frédéric Delestre. Classieux. Entrée libre.

Mardi 25 octobre, 19h30 & 21h30, Paris, Le Sunside: Benito Gonzalez trio avec Jeff " Tain " Watts (batterie). La classe à l'américaine.

Mercredi 26 octobre:

- 20h, Paris, Bal Blomet: Umlaut Big Band " Mary's ideas ". Les compositions de Mary Lou Williams (1910-1981) interprétées par un Grand Orchestre de jeunes jazzmen français. Spectacle déjà célébré sur ce blog.

- 21h30, Paris, Le Sunside: Adrien Brandeis quartet, pianiste déjà acclamé sur ce blog.

Jeudi 27 octobre:

- 19h30 & 22h, Paris, Le Duc des Lombards: Steve Turre (trombone, conques) & Marco Mazzola trio. Le sourire innombrable des flots en musique. 

- 21h30, Paris, Le Sunside: Marc Copland (piano) & Jean-Charles Richard (saxs). Duo aérien.

Samedi 29 octobre:

- 19h, Paris, Le Sunside: hommage à Chet Baker avec Robin Mansanti, Jean Bardy & Dexter Goldberg.

- 20h30, Paris, Le Café Laurent: Alain Jean-Marie (piano), Guillaume Naturel (saxs), Gilles Naturel (contrebasse) & Philippe Soirat (batterie). La classe, forcément la classe. Entrée libre.

La photographie de Jeremy Pelt est l'oeuvre du Swinguant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute reproduction de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.  

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Olivier Robin Quartet en fête au Café Laurent

Publié le par Guillaume Lagrée

Olivier Robin Quartet

Le Café Laurent

Paris, Ile de France, France

Samedi 17 septembre 2022, 20h30

 

Olivier Robin : batterie

Maxime Fougères : guitare électrique

Duylinh Nguyen : contrebasse

Albert Bover : piano

 

« All or nothing at all ». Un standard au feeling Latin Jazz pour commencer. Aux baguettes, Olivier Robin tricote bien. Ca swingue haut et clair. Ca marche. Je bats la mesure du pied droit. Mon voisin d’en face des deux pieds. Son volontairement assourdi de la guitare. Le batteur tricote toujours joyeusement aux baguettes. Passage aux balais pour accompagner le solo de contrebasse.

« How deep is the Ocean ». Une ballade. Pardon. Une chanson d’amour sur tempo rapide qu’affectionnait Chet Baker. Batteur aux baguettes. Fulgurances de Maxime Fougères bien stimulé par la rythmique. Solo de piano bien charpenté dans le medium solidement poussé par contrebasse et batterie. Breaks de batterie.

« Let’s cool one » (TS Monk). Ils passent du Jazz des années 30 au Be Bop. Un Blues étrange à la Monk, Maître dans l’art de décaler les sons. Le pianiste joue des notes « chinoises » comme disait Louis Armstrong des boppers. Dissonantes dans le Jazz classique mais harmonieuses dans le Jazz moderne.  Solo de contrebasse bien grave, bien profond. Le quartet repart avec la guitare qui remplace le sax ténor de Charlie Rouse, le complice habituel de Monk.

« On le joue en latin » annonce Olivier Robin à ses musiciens. Batteur aux baguettes sur un tempo Latin Jazz. Je ne reconnais pas le thème. Batteur aux balais. Tip, tap, tip, tap. Régulier et souple. Il repart aux baguettes derrière le guitariste. Une spectatrice se lève pour photographier les musiciens. Même en photographiant, elle danse sur place. Une fan.

Un standard dont le titre m’échappe. Joué sur un tempo rapide. Un spectateur tapote sur son téléphone portable aussi vite que la musique. Tout en battant la mesure du pied gauche. Belle coordination. Respect. Le pianiste mène la rythmique de main ferme. Dialogue des cordes entre contrebasse et guitare. Tout en finesse. Pulsation de la contrebasse, tension de la guitare. Ca repart avec le batteur aux balais. Le quartet est plus dynamique avec le batteur aux baguettes. C’était « Speak Low »

Une ballade. Batteur aux balais. Je reconnais le thème mais pas le titre. C’était « Isfahan » (Billy Strayhorn) extrait de la « Far East Suite », album de Duke Ellington composé suite à une tournée du Proche à l’Extrême Orient.

PAUSE

Un Blues. Batteur aux balais. Un tempo assez rapide. Je reconnais le thème mais pas le tite. Ca sonne comme du Wes Montgomery, « l’homme au pouce d’or ». Idée confirmée par mes voisins. Des experts manifestement. Solo porté par la rythmique avec le batteur aux baguettes. Ca groove bien. Solo de contrebasse soutenu par le batteur aux balais et ponctué par le pianiste. C’est très bon. Des spectatrices battent la mesure des mains. « Sky Blue » (Lionel Hampton & Wes Montgomery).

« Star Eyes ». Un standard. Joué sur un tempo latino. Batteur aux baguettes. Ca balance tranquille. Le spectateur au téléphone portable bat la mesure des pieds et des mains sans lâcher son téléphone. Numéro maîtrisé. C’est énergique. Trio guitare, contrebasse, batterie aux balais, en souplesse. Retour aux baguettes avec le quartet.

Un autre standard dont le titre m’échappe. Rapide. Batteur aux balais. Ca joue vite et pas fort, signe de maîtrise. Solo rapide et clair du pianiste bien poussé par la contrebasse et le batteur aux balais. Le spectateur au téléphone portable filme debout tout en battant la mesure de sa main droite sur son torse. Si je trouve un film illégal de ce concert sur Internet, il en sera l’auteur. Joli solo du batteur aux balais. Rapide, léger. C’était « Cherokee ».

Le même spectateur au téléphone a demandé au groupe de jouer « Here is that rainy day ». Un morceau de circonstance en cette période de sécheresse. Son voeu est exaucé. Joué sur un tempo Latin Jazz alors qu’il fait sec dehors. Le spectateur ravi se remet debout pour filmer. Je m’endors bercé par la musique. Rien de tel que le son de la pluie qui fait des claquettes sur le trottoir à minuit pour me faire bien dormir. Même en musique, ça marche. Le spectateur passionné pense à la version de Brad Meldhau. Je pense à celle de Martial Solal en trio avec NHOP & Daniel Humair (« Suite for trio », MPS, 1978). A chacun sa référence.

Une ballade. Batteur aux balais. Touchant solo de piano avec des incursions dans l’aigu. Soutenu par la contrebasse et le batteur aux balais. Il me dit combien elle me manque. « Soul Eyes ». Stan Getz jouait si bien ce thème de Mal Waldron. Cf l’album « Soul Eyes » de Stan Getz.

« Jeannine » extrait d’un album fétiche des guitaristes. « So much guitar » de Wes Montgomery. La guitare sonne bien funky. Batteur aux balais. Breaks bien énergiques du batteur aux balais. Une composition de Duke Pearson rendue célèbre par la version des frères Adderley (Nat à la trompette, Julian « Canonball » au sax alto).

« Con Alma » (Dizzy Gillespie). Une ballade afro cubaine.  Olivier Robin tapote ses tambours à mains nues, faute de congas. Ce thème est toujours aussi beau. « Avec âme ». C’est le titre et c’est ainsi qu’il est joué. Le batteur passe aux balais. La guitare remplace la trompette de Dizzy. Je m’endors de nouveau grâce à cette splendide berceuse latine composée par Dizzy Gillespie.

 

En extrait audio au dessus de cet article, le Switch trio de Maxime Fougères (guitare électrique).

Dans la vidéo au dessous de cet article, Olivier Robin en concert avec son quintette à Paris au Sunset le 20 mai 2022.

 

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Cote Albanie: souvenirs du 11e festival international de Jazz de Tirana

Publié le par Guillaume Lagrée

Tirana Youth Jazz Orchestra par Jacques PAUPER

Tirana Youth Jazz Orchestra par Jacques PAUPER

Souvenirs du 11e Festival International de Jazz

de Tirana

Tirana, Albanie, vendredi 9 - dimanche 11 septembre 2022

 

Lectrices de France, lecteurs des Balkans, j’ai rarement eu l’occasion de mêler le Jazz à ma carrière de fonctionnaire du Gouvernement français. Cela m’est arrivé dans mon précédent poste comme chargé de mission Outre-Mer, Afrique anglophone, Balkans, région Auvergne Rhône-Alpes et diplomatie économique à la Délégation pour l’action extérieure des collectivités territoriales du ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères de la République française en 2020 et 2021.

Malgré la période de confinement, j’ai contribué à créer un réseau Jazz France Balkans. L’idée vient de M. Besim Petrela, le dynamique directeur du festival international de Jazz de Tirana qui a su nouer des liens avec les festivals de Jazz de Nis (Serbie), de Podgorica (Monténégro), de Bitola (Macédoine du Nord) ainsi que de Bosnie-Herzégovine, et du Kosovo, bref entre les 6 Etats des Balkans qui ne sont pas encore membres de l’UE.

Pour ma part, j’ai mis en relation ces festivals de Jazz des Balkans avec les métropoles de Dijon (21) et de Chambéry (73) en France. Ainsi qu’avec Couleurs Jazz Radio où j’anime une émission mensuelle dénommée Le Jars jase Jazz diffusée chaque lundi à 22h et chaque vendredi à 12h (heure de Paris & Tirana) et Couleurs Jazz Magazine où certains des articles de ce blog sont repris. Jacques Pauper, directeur de Couleurs Jazz Radio & de Couleurs Jazz Magazine, était présent du jeudi 8 au lundi 12 septembre à Tirana.

Voyez la chronique du Tirana International Jazz  Festival avec sons et images par Jacques Pauper sur Couleurs Jazz Magazine, lectrices de France, lecteurs des Balkans.

Le réseau Jazz France Balkans est désormais bien vivant et des groupes venus de Dijon et Chambéry étaient présents au 11e festival international de Jazz de Tirana qui s’est déroulé du jeudi 8 au lundi 12 septembre 2022 en Albanie.

Invité à ce festival où j’ai été reçu comme un ami choisi par Montaigne et La Boétie, voici mes souvenirs du festival de Jazz de Tirana en ce qui concerne les soirées de concert du vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 septembre. Je n’ai pas assisté aux concerts du jeudi 8 (pas encore arrivé) et du lundi 12 septembre (déjà parti). Pour les hôtels, restaurants, plages & montagnes d’Albanie, voyez vos guides habituels ou interrogez moi par courrier électronique, lectrices de France, lecteurs des Balkans.

Les concerts étaient à entrée libre, dans deux hôtels situés face à face, dans la même rue de Tirana et appartenant au même propriétaire. Le VH Eurostar Hotel. Même nom pour les deux hôtels.

Vendredi 9 septembre 2022

1er concert : Tirana Youth Jazz Orchestra. Cf photographie au dessus de cet article.

Un grand orchestre de musiciens de moins de 25 ans dirigé par les mains expertes de Gent Rushi, pianiste, accordéoniste et professeur de Jazz à l’Universiteti I Arteve (Université des Arts en français) de Tirana. Ces jeunes gens ne sont pas tous Albanais. Un Serbe, saxophoniste alto, Nikola Miloradovic, a pris tous les solos qu’il voulait et il aurait pu en prendre plus encore à mon goût.

Premier concert de l’orchestre qui swingue déjà terrible. L’Univers a commencé par un Big Band, ne l’oublions jamais ! Gent Rushi ne joue pas. Il dirige. En chef, face à l’orchestre, mais sans baguette. Outre les saxophones, trompettes et trombones, il y aussi 2 flûtes. Ils commencent par une composition du Duc du Jazz, Duke Ellington, bien entendu.

Le morceau suivant est plus récent, plus funky. Une composition de Roy Hargrove, trompettiste américain qui aimait tant jouer au New Morning à Paris qu’il a saisi la vibration du quartier en un morceau « Strasbourg Saint-Denis ». Guitare basse et clavier électriques. Il y a la place pour danser mais le public reste assis sagement à écouter. Solo de sax alto qui envoie bien. Un piano et un clavier électrique.

Retour à un Jazz plus classique. Une valse. Ca ressemble à du Michel Legrand. Là, j’entends mieux les flûtes.

PAUSE

L’orchestre se réduit à un quintette : clavier, basse, batterie, sax alto & trompette. Le sax alto est celui dont le solo m’a frappé sur Roy Hargrove. Ca swingue tranquille. Je bats la mesure du pied. Basse et batterie tiennent le rythme en respect. Rien ne s’échappe. Bonne vibration de la rythmique. Son de clavier très 70’s, époque où le Jazz était interdit en Albanie en tant que musique de l’impérialisme américain. A cette époque, le régime d’Enver Hoxha a fait fusiller des Albanais pour avoir écouté le festival de San Remo à la radio italienne. Solo vibrant de sax alto qui suscite l’admiration de ma voisine de droite, une grande blonde majestueuse. Un thème de Michael Brecker suivi d’un thème de TS Monk. Si j’ai bien compris l’albanais.

En effet, c’est du Monk. Au clavier électrique, c’est un peu bizarre. Trompette et sax sont dans le truc. Un thème connu mais dont le tire m’échappe. Solo de trompette avec un excellent feeling. Solo de basse avec le batteur qui tient le rythme implacablement sur les cymbales aux baguettes. Le batteur envoie plus sur les tambours en réponse aux autres membres du groupe.

Un air latino sort de la rythmique. Sax alto et trompette jouent ensemble, tranquilles. Je ne connais pas ce thème. Ca sonne bien. Je bats toujours la mesure du pied gauche ou droit. Solo de trompette puis de sax alto. Fluides avec un son de sax qui me gratte l’âme. Il se donne et il nous donne de l’émotion ce jeune homme. Solo de clavier avec quelques accents latino avant le retour majestueux des souffleurs. C’était The Quintet.

Retour sur scène du Tirana Youth Jazz Orchestra. Gent Rushi présente l’orchestre en anglais pour ceux, dont moi, qui ne parlent pas albanais.

« Blue Train » (John Coltrane).  Un thème toujours aussi efficace depuis sa création en 1957.

«  Chicken «  (Jaco Pastorius). Solo de basse. Forcément pour une composition de Jaco Pastorius. Solo de trombone à coulisse funkissimo. Court et efficace. Le sax alto, pareil. Bons breaks de batterie aux baguettes. Gent Rushi remercie en français les amis qui viennent de France (Paris, Chambéry, Dijon). Merci à Gent Rushi pour cette délicate attention et avoir bien mené l’orchestre pour son premier concert.

PAUSE

 

Deuxième concert :  Bugala Quartet, avec le soutien de Dijon Métropole et du Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de la République française.

Caroline Bugala : violon, direction

Christopher Peyrafort : guitare électrique

Victor Pierrel : guitare basse électrique

Tom Moretti : batterie

 

Dans ce quartet, chacun a droit de composer mais la violoniste est aux commandes. Ca commence doucement puis devient étrange. L’instrumentation du groupe fait penser aux Maîtres français du Jazz fusion au violon, Jean-Luc Ponty & Didier Lockwood mais Caroline Bugala ne les copie pas. Son quartet sonne neuf et frais. Solo bien funky du guitariste. Le gaillard envoie, sans barguigner. C’était « Syncope », composition du batteur Rom Moretti.

« Voodo Queen » composé par Caroline Bugala de retour de voyage à La Nouvelle Orléans. Inspirée par Marie Laveau (1801-1881), coiffeuse et prêtresse vaudou de La Nouvelle-Orléans. Démarrage en pizzicato en résonnance avec basse et guitare. Puis elle joue du violon avec force effets de glissando. Retour au pizzicato en résonnance avec la basse. C’est du vrai jazz Rock avec le meilleur des deux genres : l’énergie du Rock et la sophistication du Jazz. Les grands coups d’archet viennent du classique mais la rythmique est bien rock.

«  Noosphère ».Un petit air qui swingue au violon. La basse marque le tempo. Le batteur vient scintiller aux baguettes. Le guitariste fait chanter sa guitare. Bonne stimulation cérébrale. Alors que je sentais mon attention descendre, elle remonte aux coups d’archet de la violoniste, en dialogue avec le guitariste, bien ponctué par basse et batterie. Puis le quartet envoie du bois. C’est débité sans faiblir jusqu’au final.

Tout se calme pour une sorte de ballade électrique. Sur un coup du batteur, ça monte doucement en puissance. C’était « 3h33 », musique nocturne en effet.

« Douce ambiance » (Django Reinhardt) joué sans pompe manouche à la guitare. Intro en violon solo. Très romantique au départ. Ca revient vers Bach. Le guitariste arrive pour jouer le thème de « Douce ambiance » et le groupe démarre. Avec une ligne de basse funky. Ca fonctionne et ça décolle, sapristi !

Un hommage à Mère Nature dont le titre m’échappe. Morceau énergique.

« Blues en mineur » (Django Reinhardt) joué élégamment en Jazz Rock.

« India » (John Mac Laughlin). Intro en solo de violon planant puis le quartet démarre sur un rythme rapide, haché. La jeune fille assise devant moi aime beaucoup la musique. Elle est concentrée, bouge de la tête en rythme. Le jeune homme à sa droite se fiche de la musique. Je pense qu’il reste pour la fille.

Un air funky qui envoie bien. Le concert est donné dans une grande véranda avec le toit ouvert ce qui est très agréable en cette belle soirée de fin d’été.

« Et ho, papy ça y est » une chanson simple pour fêter la naissance d’un enfant, reprise en chœur par le public.

« Armando’r rhumba » de Chick Corea pour finir. Dans la version originale de cette composition de Chick Corea pour son père, Jean-Luc Ponty est au violon.

PAUSE

 

Troisième concert : European trio

Ari Erev : piano (Israël)

Tibor Csuhaj-Barna : contrebasse (Hongrie)

Gasper Bertoncelj : batterie (Slovénie)

Avec le soutien des ambassades d’Israël et de Slovénie en Albanie.

Le contrebassiste joue un air entêtant. Batteur aux balais. Swing souple et énergique. Solo de contrebasse bien stimulé. Chantant. Le trio continue, toujours souple et chantant. Le fluide sympathique circule très bien entre les 3 musiciens. Ils ne jouent pas des standards mais ça sonne comme des standards. C’était « Open possibilities » composition d’Ari Erev tiré de son album « Flow ».

« Latin Currents ». Le batteur reste aux balais. Un petit air latin dans le rythme en effet. Ca balance bien.

« Put water into flower », adaptation d’une chanson folklorique hongroise. Charmant et chantant. Ca coule de source.

« Childhood Scenes » basé sur ses souvenirs de leçon de piano classique dans son enfance. Intro en piano solo très romantique. Batteur aux baguettes tout en douceur. Solo de contrebasse avec le soutien du batteur aux balais et la ponctuation du pianiste. Ca berce en douceur.

« Israeli story », une composition du pianiste, logiquement. Batteur aux balais. Ca bouge en douceur. Paisible pour une histoire israélienne. Energique tout de même. La paix l’emporte sur la guerre.

« Still crazy after all these years » (Paul Simon). Une chanson en hommage à son épouse après 40 ans de vie commune. Jolie chanson bien jouée. Batteur aux balais. Le public applaudit Madame d’abord, les musiciens ensuite.

Tiens, un Blues. Bien solide. Batteur aux baguettes.

« Take your time ». C’est relâché et puissant. Articulé et coordonné. Batteur aux baguettes. Effectivement, la musique prend son temps mais sans traîner.

« Jump into the water ». Une composition sur la prise de risque. Batteur aux baguettes. Morceau énergique comme son titre l’indique.

Un Big Band de jeunes musiciens de Jazz des Balkans pour commencer, un quartet français de Jazz Rock avec violon pour continuer et un trio piano, contrebasse, batterie Israël – Europe pour finir. Excellente soirée aux plaisirs diversifiés pour ma première au festival international de Jazz de Tirana en Albanie.

 

Samedi 10 septembre 2022

 

Premier concert : Barencia. Cf vidéo au dessous de cet article.

Barencia est composé de

Xavi Torres : piano (Espagne)

Michelangelo Scandroglio : contrebasse (Italie)

Bernardo Guerra : batterie (Italie)

Karen Lugo : danse (Mexique)

Un pianiste catalan d’Espagne, un contrebassiste et un batteur italiens (le contrebassiste est florentin comme son prénom l’indique), une danseuse mexicaine mélangent Jazz et Flamenco. Tel est le projet du quartet Barencia, mélange entre Barcelona & Firenze. 

Le trio attaque directement et énergiquement.

La danseuse arrive. Comme une danseuse de claquettes (tap dance in english), elle ne fait pas que danser. Elle ajoute des percussions avec ses battements de pieds.

Après un morceau nerveux, une ballade. Batteur aux balais. Au lieu de taper du pied, Karen Lugo frotte le sol en glissant dessus. Elle ne verse pas du sable sur scène pour le frotter en dansant comme Mr Sandman mais elle est bien en harmonie avec le batteur aux balais.

La danseuse sort de scène élégamment, en s’appuyant sur le bar. Batteur aux baguettes pour un morceau énergique. Dialogue intense entre piano et batterie. Ca roule et envoie.

A son retour, elle a changé de vêtements. Elle est passée de la robe longue au tailleur pantalon. Dialogue percutant entre la contrebasse en pizzicato et les chaussures qui claquent sur la scène. Karen Lugo danse aussi avec la contrebasse. La rythmique redémarre. Battements de pieds en réponse aux notes du piano.

Le trio joue ses compositions et des chansons traditionnelles d’Espagne et d’Italie

Une ballade tranquille. Batteur aux balais. La danseuse nous fait le coup de l’éventail. Ca swingue dans la musique et dans la danse. Plus de tourment et de passion. La contrebasse grogne sous l’archet. L’éventail est très bien utilisé comme objet de danse et de séduction. Elle le lâche pour le final. Elégant.

Duo piano danse pour finir. Une espagnolade. Danse en glissements. Le pianiste commence à taper sur les notes. Les pieds sur la scène aussi.

PAUSE

Deuxième concert :

Philipp Erasmus : guitare acoustique, électronique

Erma Rodi : saxophone, clarinette

Avec le soutien de l’ambassade d’Autriche en Albanie.

Sans commentaire.

 

Pour ma deuxième soirée au Festival International de Jazz de Tirana, un duo qui endort a suivi un quartet qui réveille. Dans l’ordre inverse, la soirée eût été plus agréable à mon sens.

 

Dimanche 11 septembre 2022

 

Premier concert : Daphna Levy Quartet

Daphna Levy : chant (Israël)

Daphna Yanay : percussions (Israël)

Gent Rushi : clavier (Albanie)

Roni Gjura : contrebasse & guitare basse électrique (Albanie)

Avec le soutien de l’ambassade d’Israël en Albanie. Sans commentaire.

 

Deuxième concert : Just Trio

Le Just Trio est composé de

Mateos Gjipi : clavier

Roni Gjura : contrebasse & guitare basse électrique

Emilian Dhimo : batterie

 

Ce trio a écouté EST et Robert Glasper mais pas seulement. Solo bondissant et souple de basse électrique. Roni Gjura, régional de l’étape, joue dans les 3 groupes en concert ce soir. Respect.

« Melancholy «  (Roni Gjura) puis « Free Birds ». Malgré le titre, « Melancholy » comprend des passages énergiques et des passages élégiaques. Beau solo du compositeur. Il fait chanter sa guitare basse. Ce n’est pas funky mais ce n’est pas non plus du Steve Swallow. C’est intéressant avec une touche d’Orient. C’est entraînant. Un petit garçon de 5 ans danse quand sa mère le lui permet.

« Free Birds » me paraît plus mélancolique que « Melancholy ». Retour à la contrebasse. Batteur aux baguettes. Il y a de l’interaction. Les rythmes balkaniques s’entendent. Ils jouent des classiques de la musique albanaise m’apprend Hassan, mon guide, violoniste français originaire d’Albanie.

D’ailleurs, ils nous annoncent qu’ils vont nous jouer un 9/8 d’Albanie. Le batteur commence aux baguettes. Le trio enchaîne. Ca sonne bien. Jazz balkanique. Ca envoie, nom de Zeus ! 9/8 c’est plus compliqué que du 4/4 mais joué ainsi, cela paraît simple.

Troisième concert :

Mike Del Ferro trio

Mike del Ferro : clavier (Pays-Bas)

Roni Gjura : contrebasse, guitare basse électrique (Albanie)

Roy Dackus : batterie (Pays-Bas)

Avec le soutien de l’ambassade des Pays-Bas en Albanie

Mike del Ferro fut le dernier pianiste du baron Toots Thielemans, harmoniciste et guitariste belge(1922-2016). Rega Dauna devait venir d’Indonésie en Albanie avec son harmonica pour lui rendre hommage. Rega Dauna avait un visa valable pour la zone Schengen, pas pour l’Albanie qui ne fait pas partie de la zone Schengen. Il lui fut interdit de monter dans l’avion à Amsterdam pour Tirana. Sans commentaire.

 

 

Si Roni Gjura fut excellent dans les 3 groupes, tant à la contrebasse qu’à la guitare basse électrique, si Gent Rushi est aussi bon en pianiste qu’en chef d’orchestre pédagogue du Tirana Youth Jazz Orchestra, seul le Just trio composé de musiciens albanais jouant en jazz des airs traditionnels albanais m’a passionné durant cette soirée. Je souhaite que le Just Trio joue en France, avec un vrai piano, à Dijon, Chambéry, Paris, Pontivy, Tahiti ou Issy.

Le réseau Jazz France Balkans vit sa vie permettant des échanges de musiques et de bonnes pratiques, quand les visas et les finances le permettent. Prochaine réunion de travail à Paris d’ici fin 2022. Prochains festivals de Jazz dans les Balkans : Podgorica (Monténégro) et Bitola (Macédoine du Nord) en avril 2023, Nis (Serbie) en août 2023 et Tirana (Albanie) en septembre 2023. Merci aux Albanais, spécialement à Bessim Petrela, directeur du Tirana International Jazz Festival, et Hassan, le violoniste guide, pour leur passion pour la musique, leur accueil, leur gentillesse, leur organisation, leur excellent français et la cuisine albanaise, mélange savoureux entre Grèce et Turquie, mer Adriatique et montagnes.  Aux Français désormais d’accueillir des Jazzmen des Balkans, particulièrement à Dijon et Chambéry,  collectivités territoriales partenaires du réseau Jazz France Balkans.

 

La photographie du Tirana Youth Jazz Orchestra dirigé par Gent Rushi  avec Nikola Miloradovic en solo de sax alto est l'oeuvre du Magnifique Jacques Pauper, directeur de Couleurs Jazz Magazine & de Couleurs Jazz Radio. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

 

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Jean Luc Godard à bout de souffle (1930-2022)

Publié le par Guillaume Lagrée

Jean Luc Godard à bout de souffle (1930-2022)

Lectrices cinéphiles, lecteurs musicologues, le dernier souffle du cinéaste franco-suisse Jean-Luc Godard (1930-2022) n'a pu vous échapper.

Son premier long métrage " A bout de souffle " (1960) fait partie des 10 films qui ont révolutionné le cinéma. Ce n'est pas moi qui l'écrit mais d'éminents spécialistes comme Martin Scorsese. Novateur par l'écriture, le jeu des acteurs ( Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg dans les rôles principaux), l'improvisation de l'écriture au jour le jour de la réalisation et la musique de Martial Solal (1927). Pour ma part, c'est mon film culte, celui que j'ai vu et revu le plus souvent. " Dans A bout de souffle, il y a une invention chaque minute trente " (Claude Chabrol). 

Quand Martial Solal demanda à Jean-Luc Godard ce qu'il voulait comme musique, la réponse fut: " Venez avec un banjo ". Martial Solal vint avec un orchestre de jazz et écrivit une musique indissociable du film. Godard ne lui a plus jamais demandé de musique mais, comme le dit Martial Solal, " J'avais gagné au Loto ". Le triomphe mondial du film lui assure encore aujourd'hui de solides droits d'auteur.

Pour en savoir plus, je vous renvoie à mon article de 2008 publié par CitizenJazz où j'avais traduit les propos de Martial Solal expliquant cette musique pour une édition italienne en DVD d'A bout de souffle. 

Je laisse les éminents cinéphiles et politistes analyser le legs de Jean-Luc Godard, révolutionnaire dans la façon de filmer et les propos mais qui a fini sagement sa vie dans une villa sur la rive suisse du Lac Léman. 

Dans la bande annonce du film, il n'y a ni musique ni dialogues. Cf vidéo ci-dessous.

 

J'ai fait des films, comme deux ou trois musiciens de jazz : on se donne un thème, on joue et puis ça s'organise.

Jean-Luc Godard.

 

La photographie de Martial Solal est l'oeuvre du Cinéphile Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

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Pierrick Pédron Classical Faces au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Pierrick Pédron par Juan Carlos HERNANDEZ

Pierrick Pédron par Juan Carlos HERNANDEZ

Pierrick Pédron

 

" Classical Faces "

Le Duc des Lombards

Paris, Ile de France, France

Jeudi 1er septembre 2022, 19h30

Pierrick Pédron: saxophone alto, direction musicale

Stéphane Guillaume: flûte, saxophone soprano

Thomas Savy: clarinette basse

Pierre de Bethmann: piano

Thomas Bramerie: contrebasse

Franck Agulhon: batterie

 

Lectrices expertes, lecteurs savants, vous connaissez l'album " Classical Faces " de Pierrick Pédron sorti en 2004. Moi non. C'est ce répertoire que Pierrick a décidé de rejouer sur scène en 2022 avec des vieux copains, certains figurant sur l'album originel.: Thomas Savy, Franck Agulhon, Pierre de Bethmann. Vincent Artaud est présent dans la salle mais remplacé sur scène par Thomas Bramerie. Magic Malik Mezzadri est remplacé par Stéphane Guillaume. Parmi les spectateurs, André Cecarelli & Pascal Anquetil

" Naïf ". Flûte, sax alto, clarinette basse. Ca chante doucement entre les 3. D'abord avec la contrebasse puis le batteur aux balais et le piano. Une sorte de comptine. Logique vu le titre " Naïf ". Solo de contrebasse aérien finement ponctué par piano et batterie. Influence de Debussy et de Ravel dans les sonorités. Classique chez des musiciens français. La rythmique s'anime doucement pour le solo de clarinette basse. Batteur aux baguettes. Ca pulse plus fort pour le solo de sax alto tout en restant relâché. 

Intro du batteur aux baguettes. Ca pulse tout de suite. " Pink ". C'est coloré et chaleureux. Solo  virevoltant bien soutenu par la rythmique. Stéphane Guillaume nous en met plein les oreilles. Solo de sax alto bien secoué par les deux autres souffleurs. Puis jeu en trio sans piano comme sur les albums " Kubic's Cure " et " Kubic's Monk " de Pierrick Pédron. Le jeu de mots subtil entre Kubic's Cure et Kubic's Cube ne vous a pas échappé lectrices expertes, lecteurs savants. Bien énergique, Pierrick. Les souffleurs se taisent. Le pianiste prend la main et conduit la rythmique. La tension ne descend pas. Elle se maintient. Flûte, clarinette basse et sax alto. L'alliance sonore est originale et toujours fraîche. Avec une solide rythmique piano, contrebasse & batterie pour la porter.

Une composition de Vincent Artaud. Duo élégiaque entre piano & sax soprano. La clarinette basse vient ajouter de la gravité. Batteur aux baguettes. Ca balance en souplesse. Très beau thème comme l'a annoncé Pierrick Pédron sans donner le titre. Duo piano & clarinette basse qui grogne, roucoule. La rythmique le pousse doucement. Solo de soprano aérien. Un chant d'oiseau. Rythmique mezzo voce avec le batteur aux maillets. Ca monte en puissance avec le passage aux baguettes. Décollage assuré. Le groupe revient au thème et Stéphane Guillaume à la flûte. Fluide.

Le groupe attaque un morceau vif, énergique. Flûte toujours. Plus dans le hard bop avec un solo de sax alto bien poussé par la rythmique. Batteur aux baguettes. Les doigts de Pierrick ne semblent pas bouger sur le sax alto et pourtant il joue vite. Signe de maîtrise. La flûte file à son tour. La rythmique pousse toujours. A la rythmique de briller. Pierre de Bethmann mène la danse. Franck Agulhon mitraille aux baguettes. Retour au thème avec le sextet. C'était " 117 " une ancienne adresse de Pierrick Pédron.

Rien à voir avec " OSS 117 " donc. A moins que ce ne soit un leurre, méthode classique du renseignement. Après diffusion de ce thème sur France Inter par Julien Delli Fiori, Agnès Varda a appelé Pierrick Pédron pour lui demander de l'utiliser dans un court métrage. Pierrick précise " Cléo de 5 à 7 " sauf que pour,  " Cléo de 5 à 7 ", la musique du film est de Michel Legrand qui y joue son propre rôle. De plus, c'est un long métrage. 

" The time we need ". Thomas Savy & Stéphane Guillaume sont sortis de scène. . Intro en piano solo. Sentimentale mais sans exagération. Un coup de balais et la rythmique démarre. Un petit Blues tranquille. Le batteur est aux baguettes. En croisière. Bonne énergie du sax alto.

" Beau Monde ". Un hommage de Pierre de Bethmann à Stéphane Belmondo. Retour du sextet. Un autre petit Blues tranquille. Flûte, sax alto, clarinette basse. Solo inspiré de Pierrick dans le grave de l'instrument. Acrobaties du pianiste en solo. C'est son morceau. Final groupé. Stop.

Pour conclure, duo piano & sax alto pour " La chanson d'Hélène " thème composé par Philippe Sarde pour le film " Les choses de la vie " de Claude Sautet. Hélène, c'est Romy Schneider. Superbe thème joué de manière brève et intense. Voilà, c'est fini.

La photographie de Pierrick Pédron est l'oeuvre du Classique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales

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