Ben Wendel Quartet relax au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Ben Wendel Quartet

Paris. Le Duc des Lombards.

Jeudi 10 octobre 2013. 22h

 

Ben Wendel : saxophone ténor

Gerald Clayton : piano

Joe Sanders: contrebasse

Henry Cole: batterie

Henry Cole

 

La photographie d'Henry Cole est l'oeuvre du Délectable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la proprité intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

 

Simple Song ” (Ben Wendel). . C’est simple et bon. Rien à voir avec Sly Stone («  Sing a simple song »).Tout se déroule tranquillement. Ben au ténor. Ca tourne derrière. Bluesy, élégant à souhait. Ce n’est pas audacieux mais c’est agréable. Ben attaque, se livre un peu plus. La rythmique mène la danse maintenant. Gerald Clayton n’est pas manchot. Il attaque, bondit, jaillit, fait perler les notes. Le batteur malaxe superbement ses tambours. Le crescendo groupé jusqu’au final, ça marche toujours.

 

Je n’ai pas capté le deuxième titre. Un petit air bien balancé et chaloupé. Le sax entre dans la danse. Ca marche. Une spectatrice, grande blonde court vêtue, danase sur place. Mes voisins, des Jazzmen noirs américains, dansent aussi. Ca roule tranquille. Il y a un héritage du trio d’Ahmad Jamal, le seul, l’unique avec Israel Crosby et Vernell Fournier dans le jeu de la rythmique. Ca respire. Le bassiste au milieu maintient la pulsation alors que le sax danse devant.

 

« Jonathan » morceau dédié à l’ingénieur du son. Morceau plus énervé que le précédent. Ca s’apaise puis repart. Ils ont décidé de jouer relâché ce soir. Ca s’agite un peu plus fermement sous les doigts de Gerald Clayton. Même quand ils jouent plus énervé, plus agité, ça reste souple. Le batteur hache menu le tempo derrière le saxo.

 

« Austin », composition dédiée à Austin Peralta (1990-2012), pianiste et compositeur américain mort d’une pneumonie virale aggravée par l’alcool et la drogue. Ben Wendel a joué et enregistré avec Austin Peralta. Vivre tue. L’alcool et la drogue accélèrent le processus. Une ballade. Beau thème chaud, émouvant. Premier solo de contrebasse. Jerome chante avec son instrument sur le même ton. C’est touchant. Le pianiste reprend la main. C’est beau sans sentimentalisme. Tout retombe pour le final. J’ai de nouveau une mamie remuante et bavarde à côté de moi. Celle-ci est plus sympathique que celle du concert d’Aldo Romano et elle fait moins le show. 

 

« Solar » (Miles Davis). Un nouvel arrangement sur un standard du Jazz moderne. Ben Wendel joue ce morceau en duo avec Dan Tepfer. « Wish us good luck » («  Souhaitez nous bonne chance ») nous lance Ben. Pas facile de faire du neuf avec un morceau connu depuis 60 ans. Beau solo de piano pour introduire. Ben se promène. La rythmique arrive. Je n’ai pas encore reconnu Solar mais ça sonne bien. Ca y est, ils arrivent au thème mais joué plus haut, plus vite, plus aigu que d’habitude. Devant moi, Gilad Hekselman et un autre musicien commentent le morceau, la rythmique. Gerald Clayton renouvelle le Blues au piano, une gageure. Après le solo de piano, le batteur prend la main, bien ponctué par la contrebasse et la batterie. Martèlement varié et régulier.

 

Curieusement, Ben Wendel est moins audacieux dans son jeu et son instrumentation (ni hautbois, ni melodica) dans son quartet qu’en duo avec Dan Tepfer. En tout cas, il nous offre toujours de la joie et de la beauté. C’est ce que la musique a de meilleur à nous offrir.

 

Le duo Ben Wendel/Gerald Clayton joue " Con Alma " (Dizzy Gillespie) à New York, USA, dans la Jazz Gallery. Rien à ajouter.

 

 

 

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