Biréli Lagrène New Quartet sur scène au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

Biréli Lagrène New Quartet

Paris. Le Duc des Lombards.

Jeudi 15 septembre 2011. 22h.

 

Biréli Lagrène : guitare électrique

Franck Wolf : saxophones ténor, soprano

Jean-Yves Jung : orgue Hammond

Jean-Marc Robin : batterie

 

Bon vieux son Blue Note des 60’s. Ca groove. Aucun guitariste manouche n’a assimilé les Américains comme Biréli. On dirait du Grant Green. Il jouerait avec des Noirs Américains, ça sonnerait encore mieux mais c’est déjà bien agréable. Rien de neuf en fait mais c’est terriblement efficace.

 

Voilà un homme qui a une maîtrise de la guitare électrique bien au dessus du lot mais qui ne se remet pas en question, ne sort pas de sa zone de confort comme disent les sportifs. C’est bien dommage vu son talent et son âge (45 ans dont plus de trente de carrière professionnelle). Imaginons le jouer avec Rick Margitza, saxophoniste ténor, descendant de Tziganes hongrois et qui vit à Paris. Quel pied ce serait ! Le public est là, ses affaires tournent bien. Pourquoi Biréli Lagrène se remettrait-il en question ?

 

Intro en solo de guitare avec effet. Enfin, ça sonne actuel ! Une ballade. Dès qu’il veut, il peut. Tiens, un souvenir du jeu de basse de Jaco Pastorius avec qui il jouait il y a 25 ans. Sax soprano. Ca devient un peu trop gentil à mon goût. La musique devient comme certaines statues de marbre : trop polie pour être honnête. La salle est archi comble. Il y a des gens debout.

 

Retour au son Blue Note classique. Ca ronronne tranquillement. Mon dernier souvenir sur scène de Bireli Lagrène, c’était en duo avec Martial Solal au théâtre du Châtelet en 2008. Ils chatouillaient les nuages. Ce soir, j’en suis loin. Biréli assure évidemment. Bien entendu, c’est bien mieux que tant d’autres guitaristes mais d’un tel musicien j’espère beaucoup plus.

 

Un morceau vif, léger, aérien. Ca chante entre la guitare et le soprano. Orgue et batterie poussent bien derrière. Cela fait presque penser à une cantate. Biréli redevient intéressant sortant de sa guitare des sons dont il a le secret. Il passe à un son plus sale, plus rock tout en gardant la vitesse, la grâce. Là, c’est très fort. Retour à la cantate en quatuor.

 

Retour à un son classique. Toujours le sax soprano. Ca se remet à ronronner. Le sax soprano fait son solo de vilain petit oiseau. Tiens, Biréli refait sonner sa guitare comme la basse de Pastorius.

 

Toujours classique mais un peu plus énervé. Retour au sax ténor. Bruyant et démonstratif. Ca, je n’aime pas du tout.

 

Un standard entre guitare et sax soprano. Four de Miles Davis ?

 

RAPPEL

 

Biréli revient seul sur scène. Il prend sa guitare et joue une ballade. C’est clair, léger, classe comme s’il jouait au coin du feu. Il crée une ambiance douce, intime, insensiblement. Un peu de tapping pour rendre ça plus funky. Il joue comme ça lui plaît, comme ça lui chante et il nous enchante à part quelques sourds qui trouvent le moyen de bavarder là-dessus. Ah, s’il avait joué tout le concert comme ça !

 

Pour se consoler, voici un extrait d'un autre concert de Biréli Lagrène en duo avec Sylvain Luc. D'aucuns diront que c'est facile. Qu'ils essaient un peu pour voir!

 

 


 
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