David Patrois Quintet Live à l'Ermitage,Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

 

 

David Patrois Quintet

Paris. Studio de l’Ermitage.

Mercredi 22 mai 2013. 21h.

 

Concert audible en ligne grâce à TSF Jazz

 

David Patrois : vibraphone, marimbas, compositions, direction

Luc Isenmann : batterie

Pierre Durand : guitare électrique

Sébastien Llado : trombone

Jean-Charles Richard : saxophones baryton, soprano

 

« 4e top ». David Patrois présente les morceaux et les musiciens. Merci pour le chroniqueur. Sax baryton. Le batteur aux balais. Grondement de guitare électrique. Douceur des marimbas. Les cuivres s’ajoutent. Ca grogne tranquillement. Il n’y a de contrebasse pour assurer la pulsation mais le batteur est là pour tenir le rythme. Suivant la technique développée par Gary Burton, David Patrois joue avec quatre maillets, deux dans chaque main.

 

Le groupe repart sur un autre thème sans que personne n’applaudisse. C’est symphonique. Ils passent au deuxième mouvement. Le batteur est aux baguettes. L’aigu du soprano s’oppose au grave du trombone. La guitare vient ajouter son acidité. Ca sonne bien groupé. Pierre Durand joue son Blues blanc métallique, caractéristique. Bref, c’est du Jazz et ça fait du bien par où ça passe. Pourtant, c’était un reggae en 7/4 « 7 for reggae ».

 

« Hal 9000 ». Hommage à « 2001. Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick. Solo de vibraphone planant, spatial pour commencer. Sax baryton tranquille. La guitare électrique vient ajouter des vibrations métalliques supplémentaires. Ca évoque bien le vaisseau interplanétaire, voguant ans l’espace, triomphant comme un SNLE. Joli duo entre le trombone et le vibraphone. Doux mélange de sensations. Maintenant, le dialogue se passe entre la guitare et le vibraphone alors que le batteur tient un rythme ferme et régulier. Ils accélèrent et montent en puissance, tous ensemble. C’est bon comme ça.

 

Duo tout en douceur entre vibraphone et sax soprano. Le chant d’un oiseau au dessus d’une rivière. Bucolique et printanier. Nous revenons sur Terre tout en flottant toujours dans l’air. Duo vibraphone-batterie. Les tambours grondent sous les maillets. Sax soprano, méditatif et élégant.

 

Le batteur démarre énergiquement aux baguettes. Un bon mixeur. Sax baryton. Le quintet démarre bien soudé. Le solo de vibraphone glisse au dessus du quartet. La musique est dense et chaude. David Patrois prend des baguettes qu’il fait glisser sur les bords de son vibraphone, le faisant sonner comme une onde Martenot. C’était « Peaceful Jack » dédié à Jack de Johnette.

 

« Entropie ». Toutes les compositions sont de David Patrois manifestement. Elles tiennent la route. David passe aux marimbas. Ca sonne plus percutant, plus latin. Echange très rythmé entre batterie et marimbas. Quasi brésilien. Bonne pulsation. Le sax soprano vient calmer le jeu. Solo de batterie tranquille, pensé. Le batteur finit par frapper, s’énerver, vice auquel très peu de batteurs échappent en solo (Shelly Manne, Chico Hamilton pour qui un batteur ne doit pas jouer s’il est énervé). Le quintet repart. Ca père de partout puis se calme.

Ca repart sur un tempo bien swinguant, funky même avec le sax baryton et le trombone. Solo de guitare bien funky. Beau duo guitare/batterie. Le vibraphoniste ponctue. Les souffleurs entrent dans la danse. Le batteur ne lâche pas l’affaire. C’était « Message in a can » pas « in a bottle ».

 

PAUSE

 

La musique est excellente, il n’est que 22 h mais le marchand de sable est déjà passé et j’ai école le lendemain. Je vous reparlerai de David Patrois, lectrices délicieuses, lecteurs délicats. Ne m’attendez pas. Ecoutez le derechef, saperlipopette !

 

Voici le quintette de David Patrois jouant en direct pour l'émission " Jazz sur le vif  "  de France Musique le 22 septembre 2012. Bonne écoute, lectrices délicieuses, lecteurs délicats.

 


 

 

 

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Commenter cet article

Adeline 24/05/2013 12:29

Je ne comprends pas très bien. En fait ce n'est pas une chronique, c'est un compte rendu détaillé du concert, par le menu. Avec juste plein d’adjectifs pour faire comme si c'était poétique... Si on
veut savoir ce qui se passe on peut écouter le podcast, c'est plus simple et moins prétentieux.
Chroniquer consiste à ajouter du sens pour ceux qui en auraient besoin. Pas à se faire plaisir en faisant comme si on savait écrire...
Les artistes, ceux là en particulier, méritent mieux que votre onanisme plumitif.