Django Reinhardt " Swing de Paris " (le coffret de l'exposition)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

Django Reinhardt

" Swing de Paris "

Un voyage musical en 5 CD. Le coffret de l'exposition.

Cité de la Musique. Le Chant du Monde. 2012.

 

Nuages

 

La photographie des Nuages est l'oeuvre du Romantique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Adorables lectrices, délicieux lecteurs, je vous ai déjà parlé de l'exposition "  Django Reinhardt. Swing de Paris " qui a lieu à Paris, à la Cité de la Musique jusqu'au mercredi 23 janvier 2013.

Quel souvenir en conserver que vous y ayez été ou non? La compilation de l'oeuvre de Django réalisée par le commissaire de l'exposition, Vincent Bessières.

Bien entendu, les puristes et intégristes du Guitariste Gitan Génial s'offriront son Intégrale en 20 volumes chez Frémeaux et Associés.

Pour ceux qui, comme moi, souhaitent seulement avoir une sélection réalisée avec goût et soin du meilleur de l'oeuvre du premier Guitar Hero (le seul reconnaissable immédiatement à l'acoustique comme à l'électrique, à mes oreilles), celle réalisée pour l'exposition s'impose.

Les cinq CD recouvrent les épisodes de la vie de Django Reinhardt (1910-1953).

CD1:

I L'enfance tzigane (1910-1924) ; II Paris musette (1924-1928) ; III De la java au jazz (1928-1933)

CD 2:

IV Jazz Hot (1934-1939)

CD 3:

V Nuages: Swing sous l'Occupation (1940-1944)

CD 4:

Vi Rêves d'Amérique (1944-1950)

CD 5

VII Nuits de Saint-Germain-des-Prés (1951-1953)

Le choix est avec fait avec goût et soin disais-je. D'abord, par le choix des morceaux. Aucun essentiel n'y manque et il y a des raretés qui satisferont l'amateur le plus raffiné et le plus blasé. Le son est propre mais pas lissé. Le livret est superbe: photographies et texte de présentation en français et en anglais. Rien ne manque: dates et lieux d'enregistrement, noms et prénoms des musiciens avec leurs instruments, identité des compositeurs.

A l'évidence, le style de Django s'est affiné dès qu'il s'est mis au Jazz et à la chanson française de qualité (grand merci à Jean Sablon). Il n'a cessé d'évoluer, passant de l'accordéon au violon (avec Stéphane Grappelli surtout, avec Michel Warlop aussi), de la petite formation au big band (soliste invité par Duke Ellington dans son orchestre. Quel autre musicien français peut en dire autant?), de la guitare acoustique à la guitare électrique (il a compris le be bop et le cool jazz sans problème et serait certainement allé plus loin encore si la Mort ne l'avait pas fauché en plein renouvau créatif), des pavés des fortifs aux clubs de Saint-Germain-des-Prés avec pour dernier pianiste Martial Solal qui en parle encore avec émotion 60 ans après. 

J'ai déjà offert 5 exemplaires de cette compilation dont un pour moi. Je n'ai pas d'intérêt dans l'affaire mais je vous la recommande vivement.

Les films où Django Reinhardt apparaît se comptent sur les doigts valides de sa main gauche. Voici le plus fameux. Avec Stéphane Grappelli (violon) et le quintet du Hot Club de France (le premier groupe de Jazz sans piano, tambour ni trompette), ils jouent pour la BBC en 1939 " J'attendrai " célèbre chanson d'amour française sortie en 1938. A cette époque, les Jazzmen improvisaient sur les tubes de leur époque pas sur ceux de 70 ans avant eux.

 

 

 

 

 

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