Eric Barret & Jacques Pellen " Quiet Place " au Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Eric Barret Jacques Pellen

Quiet Place au Sunset

Paris. Mercredi 9 octobre 2013. 21h

 

 

Eric Barret : saxophones ténor, soprano (courbé)

Jacques Pellen : guitare électro acoustique

 

Jacques Pellen est Breton. Cela s’entend dans son jeu de guitare, parent de la harpe celtique. Eric Barret y ajoute un gros son chaud, de disciple de Sonny Rollins ( si quelqu'un possède le documentaire sur la leçon de saxophone donnée par Sonny Rollins à Eric Barret à Paris en 1982, je suis preneur). C’est à la fois rêveur et viril. Les korrigans  courent dans la lande. Ceux qui connaissent les Monts d’Arrée reconnaîtront l’ambiance. C’est l’air à l’eau mêlé. Rien de terrien là dedans. Je suis transporté tout à coup en haut du Menez Hom avec la Mor Bras devant moi.

 

Jacques Pellen annonce les morceaux mais sans micro. Je n’entends rien. Tant pis. Une autre ballade qui me transporte moins loin.

 

Un petit air dansant comme une calypso bretonnisée. Ca ondule bien. C’est de la musique intimiste à écouter au calme, pas avec des spectateurs américains qui bavardent comme ce soir.

 

Eric Barret au micro annonce «  An heol teuzet » de Kristen Nogues (1952-2007), harpiste,chanteuse et compositrice bretonne, compagne de Jacques Pellen. Ce «  Soleil fendu » vient de Per Jakez Helias, l’auteur du « Cheval d’orgueil ». Ce thème fut créé à Rennes, au festival des Tombées de la Nuit, en 1981. Un petit air étrange, traînant. Le soleil est bien fendu. Un coucher de soleil rougeoyant, menaçant, nuageux. Jacques Pellen percute sur la guitare. Petites plaintes du sax ténor. Ca gémit. Le ténor repart majestueusement, bercé par la guitare.

 

Une autre composition de Kristen Nogues. N’étant pas bretonnant, je ne comprends pas le titre. Sax soprano courbé. C’est la première fois que j’en vois un sur scène. Beau solo en tout cas. Mordant, poignant. La guitare s’infiltre. Ca glisse tout seul. Après la Mer, le ruisseau.

 

Jacques démarre sur un tempo rapide, entraînant, dansant même. Eric repasse au ténor. Je retrouve la Mer et le vent. C’était « Naer vor » de Jacques Pellen.

 

PAUSE

 

La musique est belle mais il y a des spectateurs perturbateurs qui m’empêchent d’en profiter. Le concert s’arrête donc là pour moi. La chronique de l’album « Quiet Place » du duo Jacques Pellen/Eric Barret figurera bientôt sur ce blog.

 

Voici un autre duo de Jacques Pellen avec Gildas Boclé (contrebasse). Ils jouent " J " de Jacques Pellen à Guimaec, Finistère (Pen Ar Bed) , Bretagne, France, le 23 décembre 2011. Bon voyage vers le Nord Ouest.

 

 

 

 

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