Jazz Archive (Mezzo & INA): Jazz sur la Croisette. Cannes. 1958. 2e partie.

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Jazz Archive

Mezzo & INA

Jazz sur la Croisette. Cannes. 1958. 2e partie.

Un film de Jean-Christophe AVERTY pour l'ORTF

Diffusé sur Mezzo le jeudi 29 mai 2014 à 20H30

DVD en vente libre

 

Le film de Jean-Christophe AVERTY sur le seul et unique festival de Jazz de Cannes, à l'été 1958, le premier festival de Jazz en France filmé par la télévision, fut diffusé en 4 soirées par l'ORTF de 1958 à 1959. Mezzo le diffuse en 2 parties. Après la première partie le jeudi 22 mai 2014 à 20h30, rendez-vous le jeudi 29 mai 2014 à 20h30 pour la 2e partie.

3. 

Diffusé le 20 décembre 1958 par l'ORTF. 54'34

Ca commence par une interview de Teddy Buckner, trompettiste disciple de Louis Armstrong. Concert New Orleans avec Teddy Buckner. Ca swingue dur.

Puis un trio piano/contrebasse/batterie qui sonne bluesy en diable mais je ne reconnais pas les musiciens. Il y a aussi du New Orleans joué par des jeunes fanatiques français de l'époque. A côté de l'original présent au même festival (Albert Nicholas, Sidney Bechet), la copie est bien pâle.

Enfin vient Stan Getz, " The Sound " , au saxophone ténor. " En fait nous aimerions tous sonner comme cela. La vérité est que nous ne le pouvons pas. " (John Coltrane à propos de Stan Getz). Il est accompagné de l'inamovible rythmique du Bue Note, club parisien de l'époque: Martial Solal (piano), Pierre Michelot (contrebasse) et Kenny Clarke (batterie). Ce n'est plus du velours, c'est de la soie. Comme le dit Jean Cocteau, pendant ce même festival, c'est de la grande musique de chambre jouée par des solistes incomparables.

Zoots Sims (sax ténor), ancien complice de Stan Getz dans le grand orchestre de Woody Herman (The 4 Brothers au saxophone), joue accompagné de Walter Davis (piano) et Art Taylor (batterie). Là aussi, la définition de Jean Cocteau s'applique parfaitement. Un Swing élégant.

Une interview de Martial Solal, jeune, moustachu et fumeur. Son trio a accompagné à Cannes Stan Getz et Dizzy Gillespie. Respect. Pour lui, le niveau des musiciens en France monte et, même si les Américains continuent d'être au devant musicalement, dans 20 ans, ils ne domineront plus les autres. Pour la musique, c'était bien vu mais pour le show business, les Américains restent loin devant ce qui permet toujours à des musiciens américains de second ordre de passer en tête d'affiche, dans les festivals, devant des musiciens européens de premier ordre.

Dizzy Gillespie sur scène avec le trio de Martial Solal. Ca tient chaud. Martial Solal en accompagnateur, quelle stimulation pour le leader.

Le Modern Jazz Quartet, en 1958, a trouvé sa forme immarcescible, avec John Lewis (piano), Percy Heath (contrebasse), Connie Kay (batterie) et Milt Jackson (vibraphone). Ils jouent " Bag's groove " de Milt Jackson devenu depuis un standard du Jazz. Une fois encore, la définition du Jazz par Jean Cocteau s'applique parfaitement: de la grande musique de chambre jouée par des solistes incomparables. Connie Kay a des percussions en plus de sa batterie. Original en 1958. 

Retour à Ella Fitzgerald et à son Swing irrésistible. Et quelle robe!

4. 

Diffusé le 17 janvier 1959 par l'ORTF. 32'29

Un groupe de Français jouant New Orleans. Charmant mais pas indispensable.

Des admirateurs du Modern Jazz Quartet dans la même configuration. Logiquement, ce doit être le Belge Sadi au vibraphone.

Un pianiste de boggie woogie. Du vrai, pas de la mécanique comme dit Jean Cocteau. Beau solo de contrebasse, à l'archet, dans le grave.

Le ciel, le soleil, la mer, des coquetèles, des boeufs. Manifestement, l'ambiance était bonne au festival de Jazz de Cannes en 1958. Avec, en fond sonore, Dizzy Gillespie accompagné par la rythmique Solal/Michelot/Clarke. C'est dire si ça assure. 

Un pianiste blanc à lunettes noires. Je penche pour le pianiste britannique aveugle Georges Shearing et son Jazz cocktail raffiné.

Le Modern Jazz Quartet en costumes blancs et noeuds papillons noirs. Le Blues et le Swing avec classe. Je le répète mais c'est toujours vrai: de la grande musique de chambre avec des solistes incomparables (Jean Cocteau).

Coleman Hawkins avec Hubert Rostaing (clarinette), Vic Dickenson (trombone) et Roy Eldrige (trompette). Le Hawk, en solo, plane au dessus de la rythmique. L'image s'efface, reste la musique et le Swing.

 

 

Au festival de Jazz de Cannes 1958, Ella Fitgzerald chante " Midnight Sun " accompagnée par un trio de gentlemen: Lou Levy (piano), Rene Goldstein (contrebasse), JC Heard (batterie). Qulle voix! Quelle robe! Rien à ajouter.

 


 

Commenter cet article