Jazz Mix. Live in NYC. The Movie

Publié le par Guillaume Lagrée

Jazz Mix. Live in NYC. The Movie.

1h30. Réalisateur: Olivier Taieb

 

Manhattan

 

 

La photographie de Manhattan est l'oeuvre du Transatlantique  Juan Carlos HERNANDEZ.


Aimables lectrices, séduisants lecteurs, imaginez que vous vouliez prendre l’avion pour New York, y loger, y boire, y manger pendant 8 jours, prévoir 8 concerts pendant les 8 soirées dans 8 clubs de Jazz différents. A la fin du voyage vous seriez saturés et ruinés à moins d’être un millionnaire monomaniaque.

 

Comme vous n’êtes pas des millionnaires monomaniaques, je vous propose une solution simple et peu onéreuse pour relever ce défi : assister à 8 concerts de Jazz dans 8 clubs différents en 8 soirs à New York City, USA. Le réalisateur Olivier Taieb l’a fait pour vous en novembre 2008. Un an après il est revenu à New York filmer la rue, la vie, la ville, l’Océan. Woody Allen n’a donc rien inventé. New York ressemble bien à ses films. L’Océan Atlantique est plus calme que la ville, apparemment. Les 8 (8 symbole de l’infini en mathématiques, le 8e jour des Chrétiens d’où les baptistères octogonaux) concerts ont été diffusés sur la chaîne Mezzo.

 

Pour ceux qui n’ont pas Mezzo sur leur boîte à images, pour ceux qui n’ont pas envie d’ingurgiter 8h de Jazz sur 8 concerts, Olivier Taieb a sélectionné un extrait de chacun de ces concerts (deux pour Jason Lindner qui ouvre et ferme le bal), les a monté en ajoutant des images du dehors à celui du dedans et le résultat est là devant vos yeux et vos oreilles élargis par la joie de découvrir ou de retrouver New York. Le film dure 1h30, ne contient que des images, de la musique, des noms de musiciens. Rien de plus. No comment. Il suffit d’embarquer et de se laisser conduire. « Vous n’avez pas à comprendre ma musique. Vous avez à l’aimer » (Ornette Coleman).

 

Le film est actuellement projeté dans des salles de cinéma à Paris et en province. Je ne vous décrirai pas par le menu l’ordre des groupes, des clubs, mais, simplement, en vrac, quelques impressions. Un seul bémol: les images de New York font cliché mais il suffit de se laisser porter par la musique et l'ambiance pour l'oublier.

 

Je dois d’abord préciser que je n’ai jamais été à New York. Il s’agit donc pour moi d’une découverte. Pas totalement car j’avais déjà vu et entendu certains de ces musiciens à Paris. Bonne surprise : Vijay Ijer, pianiste toujours aussi cérébral mais beaucoup plus stimulant, dérangeant, troublant que ce j’avais entendu à Paris.

Découverte : la place des rappers beaucoup plus importante qu’en France. Les rappers new yorkais sont capables de s’exprimer avec un vrai orchestre jouant live in concert. Comme j’ignore tout du rap français, cela a pu m’échapper de ce côté ci de l’Atlantique.

 

Deux grosses claques :

-         le groupe du chanteur Theo Blackman reprenant de façon hallucinante des chansons de Charles Ives

-         un des derniers concerts de la Knitting Factory de John Zorn et alii, fermée depuis. Trois amis issus du Bronx qui n’avaient pas joué ensemble depuis 10 ans se retrouvent ensemble sur scène. Eric Mac Pherson et Nasheet Waits aux batteries, Abraham Burton au saxophone ténor. Pas de piano, de contrebasse, de guitare. Juste du souffle et du rythme. La succession de Sonny Rollins est bien assurée.

 

Le concept Jazz Mix se poursuit avec la diffusion sur Mezzo de concerts captés à Istanbul, Turquie. Après la rencontre de l’Europe et de l’Amérique à New York, celle de l’Europe et de l’Asie à Istanbul. En attendant la sortie du film Jazz Mix. Istanbul, profitez joyeusement de Jazz Mix. NYC. N’hésitez pas à y traîner de gré ou de force des amis, des voisins, des parents, des amours qui croient que le Jazz est une musique morte, froide et ennuyeuse. Ce film les aidera à réviser leurs préjugés.

 

 

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