La solution du jeu concours du printemps 2012

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Honorables lectrices, estimables lecteurs, aucun d'entre vous n'ayant proposé de solution au jeu conours du printemps 2012, en voici la solution.

Je rappelle d'abord la question:

A quel titre d'album fait allusion le titre de ce blog?

Sachant que le titre de ce blog est " Le jars jase jazz ", vous auriez pu supposer que le jars parle de jazz avec son épouse, Madame l'oie, l'amie de Maurice Ravel.

Il parle donc il converse.

Il converse plusieurs fois avec une oie.

Conversations avec une oie = " Conversations with a goose " de Jimmy Giuffre (clarinette), Paul Bley (piano), Steve Swallow (guitare basse électrique).

Là vous vous dites: " C'est vrai, c'est vrai ! " (" in english " That's true, that"s true " enregistré par le même trio 35 ans auparavant quand Steve Swallow jouait encore de la contrebasse).    

A l'origine, ce trio télépathique influencé par Claude Debussy et Erik Satie fit un bide monumental. Malgré une tournée européenne réussie, de retour à New York, un soir en club, les trois durent se partager comme salaire les pourboires laissés par les clients. Ce soir là, ils leur avaient laissé 0.75$. Ils décidèrent alors de se séparer. Leur musique était ignorée à la fois des amateurs de Jazz, de ceux de Classique et de musique contemporaine alors qu'elle était faite pour les réconcilier tous. Chacun d'entre eux mena sa barque de son côté. Le trio se reconstitua à la fin des années 1980, enregistra en 1996 cet album et dura jusqu'à ce que la maladie de Parkinson oblige Jimmy Giuffre (1921-2008) à arrêter de jouer.

 

En concert en Allemagne en 1961, le trio Jimmy Giuffre/Jimmy Giuffre/Paul Bley joue " Stretching Out ". Fermez les yeux et ouvrez grand les oreilles. C'est parti!

 

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matti 23/09/2012 10:02

Bonjour cher pourvoyeur de nouvelles ,

Vous nous avez enfermé dans un labyrinthe dont nous n' avons pas trouvé l' issue : bravo .
Bravo surtout pour nous avoir rappelé que le trio Giuffre , Bley , Swallow fit de la grande musique de jazz libre et stimulante .
Merci aussi à Jean-Robert Masson et à Philippe Carles de Jazz-Magazine de nous avoir fait entendre sur France-Musique dès 1971 les musiques de Jimmy Giuffre et de Paul Bley .
En cherchant bien du côté des Arènes de Lutèce on doit pouvoir acheter les revues où Carles publia des portraits de Jimmy joue free et du grand Bley .
Si l'on a peu de sous , on se rend aux Halles ou à la Cité de la Musique et on consulte les collections de Jazmag .
Et si on a du temps à perdre , on s' attaque aux dernières livraisons de Jaz-Hot
où on trouvera de bonnes raisons de penser que les khons osent tout , par exemple faire l' éloge d' auteurs de comédies musicales et attaquer bassement
les " intellectuels " qui auraient perverti le jazz : ils auront beau faire , nous nous souviendrons toujours de Solal , Hodeir, Vian ou Hess et Malson ou Clergeat .
Ceux qui vivent encore peuvent encore " moucher " ces malfaisants .
Comme écrivait un certain PIERRE B , qui n' aimait pas le jazz au petit Bourgeois : Amen .

Guillaume Lagrée 23/09/2012 12:05



Merci pour vos compliments, fidèle lecteur.


Je trouve que le trio Jimmy Giuffre/Paul Bley/Steve Swallow n'est pas reconnu  à sa juste valeur.


Sans verser dans les stridances et les outrances du Free Jazz, il  a su se libérer des cadres préétablis et du sempiternel exposé thème-solo-thème qui enferme encore beaucoup de Jazzmen.


Jean Robert Masson qualifie Jimmy Giuffre de créateur de bibelots sonores. Je ne saurais mieux dire même si c'est flatteur pour les bibelots.


Bon dimanche sous vos applaudissements.