Le Jazz expliqué aux footeux grâce aux Cahiers du football

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices sportives, lecteurs joueurs, vous vous souvenez peut-être que la " Soul Bossa Nova " de Quincy Jones fut la musique adoptée pour le film de réclame de l'équipementier de l'équipe du Brésil de football lors de la Coupe du Monde 1998. Ce qui ne les empêcha pas de perdre 3-0 la finale face à la France. Pour éviter tout incident diplomatique, ne parlez JAMAIS de ce match à un Brésilien.

Prison Champ-Dollon. Genève. 2

La photographie des prisonniers jouant au football a été prise à la prison du Champ-Dollon à Genève (Suisse) par le Libre Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette photographie sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Je vous ai déjà offert quelques définitions du Jazz. Voici maintenant grâce aux Cahiers du football un article fondamental:

" Le Jazz expliqué aux footeux ". 

Il est si beau que j'aurais aimé l'écrire. Malgré ma jalousie naturelle, devant de tels bonheurs de plume et une telle pertinence du propos (comparer Michel Platini à Wes Montgomery et David Trezeguet à John Coltrane, c'est tellement vrai), je vous l'offre tout de même. 

Le principe de l'article est simple: expliquer le Jazz aux passionnés de football en affectant chaque musicien à un poste dans une équipe de football, du batteur dans les buts (le seul à avoir droit de se servir des mains et des pieds) au saxophone ténor à l'attaque (d'où David Trezegol en John Coltrane). Pour entraîner l'équipe du Jazz classique, Duke Ellington, évidemment. Comme capitaine de l'équipe du Jazz moderne, Miles Davis, forcément. Un bijou d'humour et d'érudition sportive et musicale.

Pour illustrer cet article, voici un orchestre composé d'amateurs de Calcio (la version italienne du football) l'Italian Instabile Orchestra. Sans entraîneur ni capitaine, cet orchestre sonne cohérent. Dans le football, cela ne se voit plus depuis le Brésil de 1970 qui avait mis son entraîneur au placard parce qu'il donnait trop de consignes. " La tactique est simple. Nous sommes onze attaquants. Le plus mauvais reste dans les buts " (Pelé). Résultat final: victoire 4-1 contre l'Italie. Le football a perdu sa liberté parce qu'il y a trop d'argent en jeu. Le Jazz paie moins mais la carrière y est plus longue et plus libre. Comme le prouve par exemple ce film réalisé pour les 20 ans de l'Italian Instabile Orchestra. Je les ai vus en concert à l'Europa Jazz Festival du Mans en 1999 à l'Abbaye de l'Epau. Un souvenir inoubliable.

En cadeau bonus et parce que c'est vous, exigeantes lectrices, intransigeants lecteurs, voici des mêmes Cahiers du football, Jazz/Football: qui aime qui? un article qui vous aidera à trouver votre club de football à supporter en fonction du genre de Jazz que vous aimez et réciproquement.   

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