Leçon de Jazz d'Antoine Hervé: Ella Fitzgerald

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Leçon de Jazz d’Antoine Hervé 

« Ella Fitzgerald » 

Paris. Auditorium Saint Germain.

Lundi 7 novembre 2011. 19h30.

 

Antoine Hervé

 

La photographie d'Antoine Hervé est l'oeuvre du Sincère Juan Carlos HERNANDEZ. L'utilisation de cette photographie sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de poursuites judiciaires au civil et au pénal.

 

Antoine Hervé : piano, enseignement

François Moutin : contrebasse

Louis Moutin : batterie

Deborah Tanguy : chant, scat 

 

 

Ella Fitzgerald (1917-1996), l’incarnation du rêve américain : la réussite par le talent, la volonté, l’opiniâtreté. The First Lady of Song, 13 Grammy Awards.


Ils commencent par « Fascinating rhythm ». La souplesse, la chaleur, le swing, Deborah Tanguy a tout ce qu’il faut pour interpréter Ella Fitzgerald. Le trio swingue tranquille comme il faut. Le scat est bon mais, dans le genre, Ella Fitzgerald reste intouchable. Ca swinguerait plus sans les poignets de plomb de Louis Moutin. C’était un extrait de la fameuse comédie musicale de Georges Gershwin, « Lady be good ».

 

Ella eut une enfance difficile. A 16 ans, elle fut placée dans un foyer d’enfants abandonnés. A 17 ans, elle gagne un concours à l’Apollo Theater de Harlem, à New York, USA. Elle monte sur les planches avec l’orchestre du batteur Chick Webb. Le crooner de l’orchestre avait exigé qu’on l’engage. Ella imposa une comptine pour enfants de 1879 que tout le monde dans l’orchestre, sauf le chanteur, trouvait débile « A ticket a tasket ». Ce fut un triomphe. Plus d’un million d’exemplaires vendus. Amy Winehouse, chanteuse anglaise récemment décédée, a travaillé dans le style d’Ella Fitzgerald, sur les conseils de son père. En hommage à Amy, une version funky de « A ticket a tasket ». Duo funky basse/batterie. Scat d’Antoine Hervé. Ca marche, le public bat la mesure. Version funky tout en respectant la mélodie, le swing. Louis Moutin joue avec les mains sur ses tambours.

 

« Mr Paganini », morceau symbolique du scat. Antoine Hervé nous lit un exemple de scat. Il faut apprendre la phrase pour le mois prochain et la réciter lors de la prochaine leçon de Jazz. Le professeur Hervé est exigeant avec ses élèves ! Démonstration de Deborah Tanguy. «  If you can’t play it, you can sing it and if you can’t sing it, you will have to swing it ». Echanges de percussions entre le scat et la batterie.


En 1939, Chick Webb meurt et Ella Fitgerald le remplace à la tête de l’orchestre. Une femme chef d’orchestre c’est rare pour l’époque et c’est dire l’assurance de cette jeune femme de 22 ans. Elle commence sa carrière en solo en 1941. Elle était influencée par les Boswell Sisters. Ella avait une diction et une justesse parfaites. Elle avait aussi l’oreille relative, sachant toujours où se placer entre les instruments. De plus, elle avait une mémoire phénoménale lui permettant de retenir les paroles. Enfin, elle déchiffrait vite. Bref, elle avait tout pour être ce qu’elle était : la Première Dame de la chanson.

 

Elle enregistra avec un des ses modèles,  Louis Armstrong (elle reste la seule chanteuse capable d’imiter la voix de Louis Armstrong), « Ella and Louis » puis, vu le succès, « Ella and Louis again ».

 

Le groupe se lance dans un medley des succès d’Ella et Louis. « These foolish things » puis « They cant’ take that away from me » puis « Can’t we be friends » puis « Cheek to cheek » et “How high the moon”..

Ca commence en duo piano/chant par une ballade nostalgique, “ ces choses folles me font me souvenir de toi “. Le quartet enchaîne sur le swing irrésistible de « Ils ne peuvent pas m’enlever ça ».

 

Mes notes sont devenues illisibles. J’étais certainement trop enflammé par la musique pour continuer d’écrire. La chronique cesse donc ici.

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Je dois tout même corriger une erreur du Professor Von Hervé. Ira était le frère et non l’épouse de Georges Gershwin.

 

J'ajoute par ailleurs une histoire sur Ella Fitzgerald. Un soir qu'elle était de passage à Paris en tournée, son producteur, Norman Granz, l'invita à dîner au Grand Véfour, au Palais Royal, la cantine de Colette. Ella demanda en apéritif un Coca Cola. " Je suis navré, Madame, mais nous ne servons pas cette boisson ici " lui répondit le serveur. " Ce n'est pas grave. Servez moi un Pepsi alors " lui répondit Ella en souriant. Se non è vero, è ben trovato!

 

La prochaine leçon de Jazz d’Antoine Hervé à Paris aura lieu, au même endroit, le lundi 12 décembre 2011 à 19h30.

Thème : Dave Brubeck, pianiste arythmique. 

« Pour que Dave Brubeck swingue, il faudrait qu’il pende au bout d’une corde » (Art Blakey). 

 

Ella Fitzgerald était capable de charmer des cow boys blancs en 1942. La preuve!

 

 

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Juan Carlos Hernandez 20/11/2011 01:45

Merci ! Je vous invite à en voir plus en vistant et en vous abonnant à mon blog : http://juancarloshernandezjazzphotographer.blogspot.com . Au plaisir de lire vos commentaires aussi là-bas ;-)

cours de guitare 17/11/2011 15:57


c'est sur une telle photo que l'on reconnait les grands artistes ! elle dégage vraiment la passion du musicien.


Guillaume Lagrée 17/11/2011 20:34



Merci beaucoup pour Juan Carlos, lecteur inconnu.


Je lui ai transmis votre compliment.


Sans lui, ce blog serait bien pâle.