Le trio de Peter Bernstein vu et écouté au Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

Peter Bernstein Trio

Paris. Le Sunset.

Dimanche 19 juin 2011.21h30

 

 

 

Peter Bernstein: guitare électrique

Reggie Johnson: contrebasse

Pi Estev : batterie

 

« Let’s cool one » (TS Monk). Monk à la guitare, c’est rare. Joué tranquille, souple, comme il le faut. Cool, quoi. Ca swingue. Le feeling est là. Ca ne sent pas la copie. Mon pied droit bat la mesure. C’est bon comme ça. C’est rare de voir un contrebassiste plus balèze que sa contrebasse. C’est le cas de Reggie Johnson. Son grave, bluesy en diable. Je chantonne même l’air tant cette musique remue de bonnes choses. Breaks de batterie bien chauds, bien secs. C’est tellement chaud que le contrebassiste tombe la veste dès la fin du premier morceau.

 

Introduction tranquille à la guitare. Le trio démarre un morceau vif  au tempo latino. C’est « What is this thing called love ? », un standard. Ces jeunes gens aiment les standards. Ils les jouent fichtrement bien. Manifestement leurs mères en écoutaient déjà lorsqu’elles les portaient dans leurs ventres. Un jeune guitariste arrive dans la salle. Ca sent l’invité surprise. C’est New York sur Seine ce soir au Sunset. Le bassiste est d’un classicisme épuré, efficace avec un gros son qui vibre bien dans le ventre. Introduction à la guitare, thème avec dominante de la guitare, variations de guitare, solo de contrebasse, breaks de batterie, retour au thème. Le schéma est éculé et pourtant ça marche. Parce que ça joue, nom d’une pipe en bois ! Solo de batterie axé sur les tambours, vif, sec.

 

La guitare introduit une ballade. Un standard. «  Darn that dream ». Un des themes fétiches de  Martial Solal. Batteur aux balais. Tout en douceur. Soirée révision des classiques avec des jeunes maîtres. Solo de contrebasse façon berceuse. Ca tient chaud à l’âme.

 

« She » (George Shearing). Une ballade tranquille. Pas lente tout de meme. Le batteur est aux baguettes. Elle se reconnaîtra en écoutant ce morceau. Ca swingue. Je sais, je l’ai déjà écrit mais comme cela devient une qualité rare chez les Jazzmen, il faut le souligner.

 

Standard introduit à la guitare. Ca tourne bien. Le titre m’échappe. Vous ai-je déjà dit que ça swinge grave, charmantes lectrices, ravissants lecteurs ? Oui je radote. Pas eux. C’est l’essentiel.

 

Un nouveau morceau de Thelonious Sphere Monk. Jolie introduction en solo de guitare. Ca grogne, ça balance comme du Monk. Le Blues, toujours le Blues, le Blues sphérique du Moine bleu. Je ne retrouve pas le titre. Désolé.

 

Morceau plus rapide, plus vif. Ca démarre à trois tout de suite. Ca m’évoque des voitures qui circulent vite, klaxonnent, se doublent, déboîtent. Solo total de contrebasse rapide, grave, profond. Solo de batterie à nouveau axé sur le roulement de tambours. C’est le truc de ce batteur. Les voitures reprennent leur ronde folle.

 

PAUSE

 

Concert bien agréable ma foi mais il y a école demain. Je m’en vais.

 

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