Olivier Calmel " Cinematics "

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices attentives, lecteurs précis, vous avez certainement noté que j'ai déjà parlé à plusieurs reprises du pianiste et compositeur Olivier Calmel dont la diversité des talents et des curiosités empêche qu'il soit classé dans un genre musical, fût il aussi large d'esprit que le Jazz.

Le Festival international du  film cinématographique à Cannes (Alpes Maritimes, Provence Alpes Côte d'Azur, France) étant désormais terminé, il est temps de parler du moyen métrage musical " Cinematics " (11 morceaux, 30mn) que vient de réaliser Olivier Calmel (piano, Fender Rhodes, composition, programmation) avec des complices à la hauteur de ses désirs:

Tam de Villiers: guitare et compositions

Baptiste Geerme: cor, basse électrique

Karsten Hocapfel: violoncelle

Luc Isenmann: batterie

Cette musique accompagne un monologue écrit et mis en scène par Olivier Cohen, joué par Philippe Canale.

Je ne parlerai que de la musique puisque je n'ai pas vu la pièce.

Elle m'enthousiasme et ce pour plusieurs raisons. 

D'abord pour son unité dans la diversité. Là, ça marche, contrairement à l'Union européenne... Chaque morceau est dans un style propre évoquant un genre cinématographique (film d'action, d'horreur, mélodrame...). Les morceaux sont liés entre eux par des interludes qui permettent à chaque instrumentiste d'avoir son morceau de gloire alors que les compositions révèlent une cohésion rare sans qu'aucune individualité ne s'efface. De plus, illusion de mes sens abusés ou non, il me semble entendre un thème récurrent, un fil conducteur tout au long de l'album, bien présent et pourtant insaisissable.

Ensuite parce que cette musique ne s'étale pas. Ni dans le sentiment, ni dans la durée. Il y a de la pudeur, de la retenue et pourtant une émotion à fleur de peau comme dans " Intuitions " que j'ai choisi comme illustration de cet article. Ensuite parce que les morceaux sont brefs (11 en 30mn) ce qui évite toute redite, toute rallonge et laisse l'auditeur affamé au point qu'il est obligé de remettre l'album pour en avoir encore.

Enfin parce que puisque la pièce raconte un personnage qui se cherche, se perd et se trouve, c'est aussi ce que fait la musique par son unité dans la diversité comme je l'ai déjà écrit.

Bref, je ne me lasse pas d'écouter cette musique et j'ai hâte de la voir sur scène.

Esthétiques et éclectiques, vivent les Cinematics!

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