Dimanche 10 mars 2013 7 10 /03 /Mars /2013 15:28

 

 

 

Jonathan Kreisberg Quartet

Paris. Le Duc des Lombards

Mercredi 6 mars 2013. 20h.

 

Jonathan Kreisberg : guitare électrique

Will Vinson : saxophone alto, piano

Rick Rosato : contrebasse

Colin Stranahan: batterie

 

Jonathan Kreisberg 

La photographie de Jonathan Kreisberg a été prise le samedi 9 mars 2013 lors de son concert au Sud des Alpes à Genève, Suisse, par l'Inexpugnable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.


La première fois que j’ai vu Jonathan Kreisberg sur scène, c’était en duo avec Nelson Veras. Très beau souvenir. Le voici maintenant avec son quartet. Will Vinson est au piano. Nous sommes censés reconnaître le premier morceau. « Une des grandes mélodies de notre temps et du temps d’autres gens » annonce Jonathan. Le batteur tapote tranquillement.  Un standard du Jazz en effet. Ca joue tranquillement, planant. Ca masse bien la tête après une journée de labeur. Ils donnent à ce vieux standard un petit rafraîchissement pop fort agréable. Le concert a commencé pile poil à l’heure. Pro dès le départ. Au final, Jonathan fait rouler les notes de la guitare fort joliment. Un petit peu d’effet électro pour finir. Classe. C’était « Stella by starlight » que je n’avais pas identifié, je l’avoue.

 

« The spin », une nouvelle composition. Will passe au sax alto. Solo de guitare pour commencer. Avec un effet de réverbération. Une ballade. Jonathan attaque fermement et le groupe suit. Ca sautille joyeusement, rebondit comme l’effet top spin. Le sax alto est agréable mais il ne fait pas d’ombre à la guitare. 

 

Will revient au piano. Un morceau inspiré du rebetiko grec. L’idée est de transposer une musique d’un contexte à un autre. Ici du rebetiko mélangé à du Jazz moderne. Jonathan Kreisberg est un homme très sympathique, avec un bon contact avec le public, qui explique sa musique dans un anglo-américain très compréhensible. Effectivement, le mélange prend entre la Grèce et New York. Jonathan rajoute des effets électroniques pour faire une sorte d’orgue derrière. Le batteur joue ces rythmes d’influence orientale (400 ans d’occupation ottomane en Grèce ont laissé des traces). Ce morceau est bien plus original que le précédent. Cette transplantation donne de beaux fruits. Will repart au sax alto. Cela devient du Jazz plus classique, chaud, coloré. Il revient au piano comme accompagnateur et la mélodie orientale revient.

 

Will reprend son sax pour « Peace » (Horace Silver). Jonathan annonce un solo de contrebasse. Duo sax/guitare pour commencer. Tout en douceur mais pas mièvre grâce à l’aigre du sax, au bon goût du guitariste. Le batteur est aux balais. Le contrebassiste pose bien fermement les fondations de l’édifice. Joli solo de guitare, classique sur la forme, mais joué avec cœur et goût. Voici le solo de contrebasse annoncé. Calme, grave, senti. Rick Rosato a bien mérité ses applaudissements.  Joli duo guitare/sax puis le groupe repart tout en finesse avec le batteur aux baguettes. Excellent massage cérébral.

 

« Wave upon wave », une nouvelle composition. Très courte intro du sax et de la guitare. Le groupe enchaîne tout de suite. Effectivement, les vagues se succèdent. Je ne suis pas convaincu par le saxophoniste comme soliste. Beau final groupé. Ca décolle bien. C’était la 2e fois que le groupe interprétait ce morceau. Ils ont fait les mêmes erreurs ensemble, c'est dire si le groupe est soudé, explique Jonathan.

 

Un morceau en solo tiré de l’album « One » de Jonathan Kreisberg. Quelques effets de réverbération pour commencer. Jonathan joue, discute, s’arrête. Comme à la maison. Comme lors du duo avec Nelson Veras. Il repart sur « My favorite things » joué avec grâce, légèreté, à l’espagnole. Cela me rappelle la version épurée de Sarah Vaughan sur son album « Afterhours » (1961) avec Georges Duvivier (contrebasse) et Mundell Lowe (guitare). Jeu classique, sans effets. Un peu de tapping pour finir.

 

Retour du groupe sur scène. Jonathan Kreisberg est un flatteur. Il nous dit que nous sommes bien plus cool que le public suivant, celui du concert de 22h, et de ne pas leur répéter. Dira t-il au public de 22h qu’il est plus cool que celui de 20h ? « The common climb » ( ?). Démarrage funky du batteur aux baguettes sur la caisse claire. Une sorte de marche funky. Un héritage d’Art Blakey. Will repose son sax pour s’asseoir au piano. Ca groove efficacement. Le pianiste attend son tour pour intervenir. Il plaque bien ses accords. Ca bouge bien. Will revient au sax. Duo sax/batterie. Le batteur est discret mais très efficace. Jolis effets électro/funky de la guitare qui sonne comme un clavier de Stevie Wonder. Comme Bireli Lagrène, Jonathan Kreisberg peut jouer aussi bien classique que moderne. Ca remue dans tous les sens. Ils ont décidé de nous épuiser pour le bouquet final. Il produit un son d’orgue à la guitare électrique. Jusqu’où s’arrêtera t-il ? Ici, justement.

 

RAPPEL

 

Vu le temps disponible entre les deux concerts du soir, il n’y a pas habituellement de rappel au Duc des Lombards. Cette fois ci, comme les musiciens sont aussi cool que le public, il y en a un. Un classique de Mister Coltrane annonce Jonathan. Will au sax alto. Un morceau très rapide. Retour à un Jazz plus classique. Tout le monde joue très vite sans se tromper. Ca finit groupé. 

 

Un concert de Jonathan Kreisberg offre au Jazz freak tout ce qu’il désire : de la joie, du classicisme, de la modernité, de la maîtrise, de l’émotion, du partage.

 

Voici le quartet de Jonathan Kreisberg en concert au Jimmy Glass Jazz Bar à Valence, Espagne, en 2012. Olé!

 

 

 

Par Guillaume Lagrée
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