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" Trees " PJ5

Publié le par Guillaume Lagrée

" Trees "

PJ5

Socadisc 2016.

Le PJ5 est composé de:

Paul Jarret: guitare électrique, effets, composition, direction

Maxence Ravelomanantsoa: saxophone ténor

Léo Pellet: trombone

Alexandre Perret: contrebasse

Ariel Tessier: batterie

Splendides lectrices, resplendissants lecteurs, vous avez noté que le premier album du PJ5 s'intitule "Word " ( " Mot "), le second " Trees " (" Arbres ") à ne pas confondre avec " Trees are always right " de Jozef Dumoulin & Lidl Boj. Le troisième ne pourra pas s'appeler " Clouds " ( " Nuages ") car c'est la chasse gardée d'un autre guitariste, Django Reinhardt.

La musique est composée par le leader Paul Jarret qui a su prendre de la Pop Music l'efficacité dans la simplicité comme " The teaser " (n°10) qui clôt l'album dans une superbe envolée mais, à part la guitare électrique, l'instrumentation est purement Jazz et le jeu des musiciens ajoute de la complexité donc de l'intérêt à des chansons sans paroles comme " This is not the sun " (n°2) ou " The Ancient Law " (n°1).

Une musique originale, simple, efficace, énergique mais qui stimule l'intellect, cela ne se boude pas.

Suivez le PJ5, 5 majeur de la jeune scène française, splendides lectrices, resplendissants lecteurs.

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" Fox " Pierre Perchaud - Nicolas Moreaux - Jorge Rossy

Publié le par Guillaume Lagrée

" Fox "

Jazz & People. 2016

Pierre Perchaud: guitare électrique et acoustique, clavier sur le 1er titre

Nicolas Moreaux: contrebasse

Jorge Rossy: batterie

Lectrices avisées, lecteurs avertis, il ne vous a pas échappé que ce blog a déjà parlé du trio Perchaud-Moreaux-Rossy en concert au Bab Ilo en 2015 et au Duc des Lombards en 2016.

Vous pouvez désormais savourer ces grandes délices depuis chez vous grâce à l'album " Fox " sorti le 4 mars 2016 grâce au label participatif Jazz & People.

Si vous connaissez déjà la " Paloma " de Caetano Veloso, vous pouvez apprécier celle à qui Pierre Perchaud a dédié deux compositions, " Paloma " qui ouvre l'album (n°1) et " Paloma Sonando " qui le clôt (n°10).

Une seule reprise, celle d'un classique des Beatles , " And I love her " (n°2), notre première chanson sérieuse, selon son compositeur, Sir Paul Mac Cartney.

L'essentiel des compositions est de Pierre Perchaud. Un très joli hommage à sa fille, très remuante à l'évidence , " Ya Ya ' ( n°9). Un Blues pour son oncle, qui était manifestement un type bien, " Pour Henri " (n°7).

Le renard, " The Fox " (n°3), est un animal rusé mais celui-ci ne dévorera pas votre poulailler.

Comme vous l'avez compris, lectrices avisées, lecteurs avertis, cette musique est composée et jouée avec amour et compétence pour des gens bien.

C'est de la dentelle, du cousu main, mousse et pampre. Ca tient chaud l'hiver, rafraîchit l'été.

Ca fait du bien par où ça passe et comme ça ne fait pas de mal de se faire du bien, il serait sot de s'en priver.

A consommer sans modération.

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Kenny Werner Trio de retour au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Kenny Werner Trio

Le Duc des Lombards

Paris, Ile de France, France

Mardi 3 mai 2016. 19h30.

Kenny Werner : piano

Johannes Weidenmuller : contrebasse

Ari Hoenig : batterie

Le trio attaque sans préliminaire. Rythmiquement, ils nous mettent tout de suite la tête à l’envers. Le jeu se calme en un instant, accélère de nouveau. Bref, ces vieux trucs du Jazz qui marchent toujours. Kenny Werner a dû écouter les trios de Martial Solal. Solo de batterie calme et savamment déstructuré. Dexter Goldberg, jeune pianiste français, est venu écouter le Maître en concert après sa Master Class du jour. Un petit solo de piano stride revisité.

Une ballade pour calmer le jeu. Le batteur cliquète aux baguettes. Kenny Werner aime lancer des fausses pistes mais reste plus sur la voie principale que Martial Solal. Le trio navigue à l’oreille, évitant les écueils. Cela fait des années que ces trois là jouent ensemble mais ils sont toujours aussi frais. La ballade s’anime d’éclairs puis revient au calme. Dans l’aigu, Kenny Werner réussit à faire siffler son piano.

« My primary voice, this trio » dit Kenny Werner. Bel hommage. Kenny Werner raconte son histoire d’amour avec ce trio, Paris et le Duc des Lombards où il jouait déjà en l’an 2000 (pour ceux qui connaissent le lieu, ce club a change de direction et de configuration depuis).

C’était d’abord « Amonkst », subtil jeu de mots en hommage à Thelonious Monk (pour les anglophobes, ce jeu de mots n’est pas traduisible en français) puis un titre du dernier album.

« Who » tiré du dernier album. Tension subtile entre la contrebasse et la batterie aux baguettes. Des ondes positives nous baignent dans la salle. Ca marche. Je hoche la tête en tous sens, chaviré par cette musique. Je ne suis pas le seul. Le jeune couple devant moi fait de même régulièrement. Bref, ça marche. Le piano s’efface pour laisser la contrebasse retenir la tension alors que la batterie ne lâche rien. Le pianiste vient emporter le morceau. Comme disait Fats Waller, " It’s so good it must be illegal ».

Un morceau qui sera enregistré prochainement, « Charlie Parker’s Anthropology ». Il s’agit en effet d’une variation sur ce standard du Be Bop, composé par Bird. John Lewis, pianiste majeur du Be Bop, avait fait des études d’anthropologie et de musicologie à l’université d’Albuquerque. Etait-ce un clin d’œil de Bird à son pianiste ? Joli exercice de style en tout cas.

Solo de piano, mélodieux à souhait, sans être mièvre. La contrebasse vient s’ajouter délciatement au chant. Batteur aux balais. Ca ronronne délicatement. C’est doux comme une aurore sur des collines. Ca s’anime subitement avec le batteur aux baguettes, faisant scintiller les cymbales. Petite citation du « Saint Thomas » de Sonny Rollins pour la fin. C’était un standard « Try to remember ». En France, la version d’Harry Belafonte a même servi pour la publicité d’un café.

Une nouvelle composition. Solo de piano romantique en intro. Le trio démarre dans une vague commune. Une petite cure de beauté, ça fait toujours du bien au moral. Ca monte en puissance et nous emporte au loin, très haut, sans nous faire peur. Tout en gardant la tension, la musique s’efface doucement jusqu’à la fin.

« In your own sweet way » du pianiste Dave Brubeck, tiré d’un des best sellers du Jazz, l’album « Take five ». Duo piano-contrebasse étrangement décalé. Ca se coordonne petit à petit jusqu’à l’arrivée du batteur aux baguettes. Ce n’est pas Dave Brubeck mais bien Kenny Werne aux commandes.

RAPPEL

« As we say in America, You are a great audience. We leave You with a french song» nous dit aimablement Knny Werner. Ce sont “ Les feuilles mortes ”, la chanson de Prévert et Kosma, reconnaissable dès les premières notes (« Autumn leaves » pour les anglophones). Contrebasse et batterie s’ajoutent peu à peu au piano, ans une version épurée, fidèle au thème. Ca balance délicieusement avec le batteur aux baguettes. Retour au piano solo, romantique à souhait. Un final qui claque.

Grâce à la radio TSF Jazz, voici le podcast du concert du trio de Kenny Werner le lundi 2 mai 2016 au Duc des Lombards.

La photographie d'Ari Hoenig est l'oeuvre de l'Audacieux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Ari Hoenig par Juan Carlos HERNANDEZ

Ari Hoenig par Juan Carlos HERNANDEZ

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Electric Biddle connecte le Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

Electric Biddle

Le Sunset

Paris, Ile de France, France

Jeudi 29 avril 2016. 20h30

Julien Lourau : saxophones ténor et soprano

Johannes Ripler : guitare électrique

Dave Marrick : claviers, piano

Jim Hart : batterie

Chaque musicien distille et susurre des sons. Ca s’harmonise progressivement. Cette musique est un processus de création permanent, dans l’esprit du Miles Davis des années 70 : on branche et on se lance. Il n’y a pas de basse dans le groupe mais le clavier y supplée. Une fois encore, je regrette l’absence d’une piste de danse. Pour des danseurs libres, capables de les suivre bien sûr. La musique s’énerve mais reste coordonnée. Essais sonores entre le bec du sax ténor, le clavier, les à coups de la batterie et des traits secs de la guitare. C’est l’usine en folie de Charlie et la chocolaterie. Le son du sax est déformé par l’électronique. La guitare joue un blues blanc, froid et métallique. Il n’y a pas réellement de morceaux. Tout s’enchaîne dans un flux continu de son, autre héritage des années 70. Pause tout de même. Ils ne joueront pas 1h30 d’affilée.

Retour à un son acoustique entre piano et sax ténor. Ca chante. La rythmique pousse doucement derrière. La vibration monte en spirale, nous emmenant loin par delà les nuages. Ca plane pour nous. Ca redescend jusqu’au final.

Solo de sax ténor, tout à fait classique, dans la lignée de Sonny Rollins pour commencer. Batteur aux balais. La musique se cherche mais se trouve petit à petit. Un homme reste debout pour se balancer en rythme avec la musique. C’est bien la preuve qu’il manque une piste de danse. Ca balance sérieusement. Bon groove hypnotique.

Guitare et batterie installent une pulsation alors que le clavier électrique la perturbe. Le sax ténor entre dans la danse. Du piano pour changer. Ca se dandine joyeusement, parole de jars. Ils nous remettent la transe. Un coup de batterie et c’est fini.

PAUSE

Sax soprano. Ca ressemble un standard avec le piano. Seulement au démarrage. Ensuite , ça monte en puissance avec un son africain blanchi. Ca commence à bien planer. Ca marche puisqu’un couple s’enlace langoureusement. Retour au sax ténor qui nous vrille alors que la rythmique est hypnotique derrière. Beau solo de guitare, calme, tranquille. Passage au sax soprano qui nous fait le derviche tourneur. Rythmique en transe qui accélère la tension. Fin au ténor.

« Something, he told me to say something. Done” nous dit Julien Lourau. Miles Davis ne parlait pas au public parce que la musique parle d’elle-même. Ca commence tranquille entre guitare et clavier. Le batteur vient doucement s’ajouter aux baguettes. Une sorte de ballade électrique où le son du sax soprano, trafiqué électroniquement vient s’ajouter. Ca monte en puissance et en stridence. Julien Lourau joue avec ses machines pour triturer le son qu’il vient d’enregistrer au soprano. Bizarre et envoûtant.

Je ne suis plus assez éveillé pour pouvoir profiter de cette musique. Ma chronique s’arrête donc ici.

Chaque concert d’Electric Biddle est une expérience unique. S’ils ne viennent pas jouer chez vous, faites les venir, lectrices dynamiques, lecteurs entrepreneurs.

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Le trio Dupont/Veras/Mangeard aux commandes de la péniche Marcounet

Publié le par Guillaume Lagrée

Trio Dupont/Veras/Mangeard

Péniche Marcounet.

Paris. Ile de France. France.

Mardi 12 avril 2016. 21h.

Hubert Dupont : contrebasse

Nelson Veras : guitare

Pierre Mangeard : batterie

Le concert est annoncé pour 20h mais 20h c’est l’heure de manger un en-cas en attendant le concert. Ce n’est pas désagréable sur une péniche située quai de l’hôtel de ville, au cœur de Paris.

« Possib ». Solo de contrebasse avec un gros son mat. Batteur aux balais. Son de guitare toujours classe et assez funky. Le batteur passe aux baguettes. La rythmique est plus présente alors que la guitare plane au dessus. Nelson Veras est un leader né mais il sait se mettre au service de la musique d’autrui que ce soit avec Eric Le Lann ou ici. La musique s’anime, s’agite tout en gardant le thème lisible.

Contrebasse à l’archet et batteur aux baguettes. La guitare point le bout de son nez pour « Never rain ». Quand un bateau mouche rempli de touristes passe sur la Seine, la péniche tangue mais les musiciens gardent le tempo sans mal de mer. La classe. Le bassiste a lâché l’archet. Dialogue funky, haché menu avec la batterie.

« Rouge sur blanc » (Nelson Veras). Cf la chronique de l’album éponyme sur ce blog. C’est à la fois savant et simple, sophistiqué et fluide, bref, c’est du Nelson Veras. Le concert est filmé. Mon esprit de jars tente de faire abstraction de quatre oies qui cancanent à bec déployé. Certes, c’est un club de Jazz sur une péniche, pas la salle Pleyel mais un peu d’écoute ne leur ferait pas de mal.

Contrebasse à l’archet, batteur aux maillets, quelques notes de guitare. Mystère. Hubert Dupont a ajouté des sortes de pinces à ses cordes pour transformer le son de sa contrebasse. Les maillets jonglent sur la batterie. Son tranquille de la guitare. Les quatre oies cancanent, heureuses d’être ensemble. Lectrices féminines, lecteurs féministes, s’il s’agissait de quatre jars, j’écrirais la même chose. Belle vibration de la contrebasse en solo. Les notes s’étirent. Le batteur repart aux baguettes sur un air animé. Ils ont enchaîné sans que personne n’applaudisse, certains par écoute, d’autres par inattention. Ca tricote joyeusement. La musique est en train de gagner la partie. Les oies se taisent et écoutent.

PAUSE

Les oies jacassent de nouveau. Hubert Dupont commence seul, majestueusement. Les baguettes viennent ajouter un tapotis à la batterie. La guitare sonne haut et clair. Le trio a monté le son couvrant les conversations. Par les hublots, je vois les taches de lumière des lampadaires sur l’eau de la Seine. La musique balance, la péniche Marcounet aussi. En jouant moins fort, le cancanement se fait entendre de nouveau. La musique monte en puissance avec le trio aussi. C’était « Pass pass ».

Gros son de la contrebasse triturée. Batteur aux maillets. La ligne claire de Nelson Veras est digne de l’école belge de BD et de guitare. Bonne pulsation funky de la rythmique à partir de laquelle Nelson Veras décolle. Energique et subtil.

Un nouveau petit air funky et subtil, joué soudé.

« Pendulaire ». Après une petite intro tranquille, le batteur attaque ferme et sec aux baguettes. Petite pause en glissando. Ca redémarre, de plus en plus énergique.

Saied Shanbehzadeh, Iranien, joue du neyanban, la cornemuse iranienne, instrument dont j’ignorais l’existence jusqu’à ce concert. Il vient s’ajouter au trio. Après un round d’observation, le trio trouve son équilibre. Cela me rappelle Stanley Cowell, Noir américain, qui jouait de la cornemuse en kilt avec Sonny Rollins en 1974 (cf le Live enregistré au Montreux Jazz Festival 1974) mais avec le feeling oriental. Ca c’est de l’improvisation. Totalement imprévu au programme. Deux Français, un Brésilien et un Iranien. Trois cultures pour quatre musiciens et l’improvisation en partage. Plus qu’une musique, un programme politique. J’ai l’illusion d’entendre un piano alors qu’il s’agit d’une guitare. C’est dire si j’en perds le sens commun. Contrebasse et batterie entretiennent la pulsation alors que guitare et cornemuse dialoguent. Superbe.

Pour vous faire votre propre idée, lectrices analytiques, lecteurs expérimentateurs, une vidéo d'extraits de ce concert se trouve ci-dessous. A vous.

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Corime vainqueur de l'International Song Writing Competition 2015

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices compositrices, lecteurs auteurs, comme vous le saviez, 25 000$ étaient à gagner en concourant à l'International Song Writing Competition, édition 2015. Prime réservée au vainqueur du Grand Prix.

Il existe aussi un classement par catégories, dont le Jazz, avec des récompenses matérielles diverses pour les médailles d'or, d'argent et de bronze. En tout, plus de 150 000 $ ont été distribués aux artistes primés en argent et en matériel.

Pour le Jazz, le jury était composé notamment de Pat Metheny et Robben Ford (guitares), Jean-Luc Ponty (violon) et Danilo Perez (piano).

Catégorie Jazz:

1. Omar Sosa, piano, Cuba, pour " Soft Meeting".

2. Carl Bartlett Jr, sax alto, USA, pour " Quantum leads (and Bounds) "

3. David Smith, trompette, Canada, pour " Halloween Song "

Personnellement, c'est le morceau de David Smith qui me plaît le plus mais je ne suis pas juré de ce concours. Rien de renversant en tout cas.

Je n'ai pas regardé qui est le Grand Vainqueur par contre, j'ai découvert un groupe qui m'a bouleversé , "Corime ", animé par les frères Maurizio et Roberto Giannone (Marsala, Sicilia, Italia). Leur chanson " A leggenda du piscaturi " gagne le 1er prix dans la catégorie World Music et c'est amplement mérité. Compliments au jury pour cet excellent choix. La Sicile est une mosaïque de cultures des Grecs aux Italiens en passant par les Romains, les Normands et les Arabes. Cela s'entend dans cette chanson qui illustre magnifiquement un vieux proverbe sicilien: " Chi non sa pregar va al mar " ( " Que celui qui ne sait pas prier aille en mer ") et un adage de Platon, " Il existe trois sortes d'hommes: les vivants, les morts et ceux qui vont en mer ".

Bravo, bravissimo, Corime!

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Soirée Duke Ellington au cinéma Le Balzac

Publié le par Guillaume Lagrée

Festival Jazz et Images

Cinéma Le Balzac. Paris

Vendredi 8 avril 2016. 20h30

Soirée Duke Ellington

Cela commence par un concert d’élèves de la classe de Jazz du Conservatoire National supérieur de musique et de danse de Paris qui ont constitué un petit orchestre pour jouer le répertoire créé par Duke Ellington dans les années 1920. Il n’existe pas de partitions de ces morceaux. Il leur a donc fallu écouter des disques crachotants, relever les partitions, savoir qui joue quoi à la seconde près, arranger, répéter, s’assurer que cela ressemble à l’original, bref un travail de bénédictin pour louer un seigneur, le Duc d’Ellington. L’orchestre se nomme l’Ellington Small Band et il est dirigé par Pascal Mabit (saxophone).

C’est un travail d’interprétation de haute fidélité. Il s’agit de restituer une musique peu connue et dont les seuls enregistrements disponibles heurtent des oreilles contemporaines habituées à un son propre.

Piano, contrebasse, batterie, banjo, trompettes, saxophones, tuba.

Ces jeunes gens ont le feu sacré. Certes, ils ne jouent pas comme si leur vie en dépendait alors que c’est un sentiment que l’on ressent en écoutant les enregistrements originaux mais il s’agit bien d’une interprétation vivante, pas d’une pâle copie. Quand ils jouent « Doin the woo woo », vous l’entendez le woo woo, venu tout droit de la locomotive à vapeur.

Ils jouent aussi des standards comme « The Mooche » et « Mood Indigo » avec leur professeur, Vincent Le Quang, programmateur du festival Jazz et Images au cinéma Le Balzac.

Ellington Small Band doit être programmé en salle ou en plein air avec la place pour danser le charleston car la musique de Duke Ellington, spécialement celle des années 1920, est d’abord faite pour danser.

Après ce joyeux concert d’amis, un autre groupe d’amis, l’orchestre de Duke Ellington en concert à Paris, salle Pleyel, en 1958. Ni le son ni l’image ne sont à la hauteur de la musique mais pour l’amateur de Jazz, ce film est incontournable. Lectrices Hip, lecteurs Cool, je vous renvoie à ma chronique de ce concert.

Voici un extrait de cette vidéo grâce à l'INA.

La soirée fut aussi l’occasion de présenter au public Laurent Lukic, cinéaste documentariste, auteur du film « Une poule sur un piano » sur le séjour de Duke Ellington au château de Goutelas (Loire, Rhône-Alpes, France) en 1966., un film déjà présenté sur ce blog et qui a toute sa place dans la programmation du cinéma Le Balzac.

Prochaine soirée du festival Jazz et Images au Cinéma Balzac, à Paris, le vendredi 20 mai 2016 à 20h30: soirée spéciale Aldo Romano composée d'un concert du trio d'Aldo Romano, Henri Texier et Vincent Le Quang sur scène et de la projection de " Appunti per un film sul Jazz. VII Festival internazionale di Bologna " ( Gianni Amico, 1965, 36' con Aldo Romano, Jean-François Jenny Clark, Steve Lacy, Don Cherry e Mal Waldron). Evviva Aldo Romano!

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Sélection de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour mai 2016

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices printanières, lecteurs en fleur, voici venir le printemps et le joli moi de mai.

Pour fêter cela, voici ma sélection rigoureusement inique de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour le mois de mai 2016.

Pour un agenda complet, voyez Citizenjazz.

Deux festivals à signaler:

- Ferté Jazz Festival,à la Ferté sous Jouarre, Seine et Marne, du jeudi 12 au lundi 16 mai , avec notamment les concerts de Fred Wesley and the New JB's (Funk is not dead!) et le saxophoniste ténor Frédéric Borey. Outre les concerts, vous y trouverez une brocante musicale, des expositions, un espace jeune public, des apéros concerts, du ciné jazz. Navettes retour gratuites vers Paris.

- Festival Jazz à Saint Germain des Près, à Paris, du jeudi 19 au mardi 31 mai avec notamment le Nick Bärtch's Mobile, déjà louangé sur ce blog, Ray Lema, auteur compositeur interprète congolais, de Kinshasa, à qui je dois un des plus beaux concerts de ma vie (Ray Lema et les Gnaoua lors de la fête de la Musique 1998 à Paris. Piano, chant, percussions, danse. Voyage en Afrique sans quitter Paris. Et dire que des malheureux prennent des substances illicites et nocives pour planer alors que cette musique existe!) et un Grand Bal Swing.

Lundi 2 mai:

- Duc des Lombards, Paris: 19h30 et 21h30: Kenny Werner Trio. Un doux colosse du piano.

Mardi 3 mai:

- Duc des Lombards, Paris: 19h30 et 21h30: Kenny Werner Trio. Un doux colosse du piano.

- Salle de l'Orangerie, Eaubonne, Val d'Oise, 21h. Hervé Sellin (piano) trio invite Pierrick Pédron (sax alto) pour un hommage à Phil Woods. Classieux.

Mercredi 4 mai:

- Le Baiser Salé, Paris, 19h: " Les Caribéennes de Mai! ", festival de Jazz caraïbe, avec le duo Mario Canonge (piano)/ Michel Zenino (contrebasse) qui poursuit sa route.

- Le Sunside, Paris, 21h: Leon Parker Quartet & Guests. Ebattez vous!

Jeudi 5 mai:

- Le Sunside, Paris, 21h: Leon Parker Quartet & Guests. Ebattez vous!

Samedi 7 mai:

- Le Baiser Salé, Paris, 21h30: " Les Caribéennes de Mai! ", festival de Jazz caraïbe, avec Franck Nicolas et sa Jazz Ka Philosophy.

Mercredi 11 mai:

- Le Baiser Salé, Paris, 19h: " Les Caribéennes de Mai! ", festival de Jazz caraïbe, avec le duo Mario Canonge (piano)/ Michel Zenino (contrebasse) qui poursuit sa route.

- Le Baiser Salé, Paris, 21h30: Rick Margitza Quartet. Le dernier saxophoniste de Miles Davis vit et joue à Paris, ne l'oublions pas.

Jeudi 12 mai:

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Billy Hart Quartet. Un Maître tambour d'Amérique.

- Le Baiser Salé, Paris, 19h: " Les Caribéennes de Mai! ", festival de Jazz caraïbe, avec le duo Mario Canonge (piano)/ Michel Zenino (contrebasse) qui poursuit sa route.

- Le Sunset, Paris, 21h30: Trio Kornazov-Codjia-Tamisier. Pour les aventuriers du son.

Vendredi 13 mai:

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Billy Hart Quartet. Un Maître tambour d'Amérique.

- Le Cirque Electrique, Paris, 20h30: soirée dédiée aux Amours Poly Gammes dans le cadre du festival La voix est libre avec le duo Claudia Solal (chant)/Benjamin Moussay (piano, claviers) que je suis dans ses aventures sonores depuis sa création il y a 12 ans. Esprits aventureux, ne pas s'abstenir.

Samedi 14 mai:

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Billy Hart Quartet. Un Maître tambour d'Amérique.

- Péniche Le Marcounet, Paris, 20h: Le Bounce Trio de l'organiste Mathieu Marthouret. Prêts à bondir de plaisir?

- Le Sunset, Paris, 21h: Damien Schmitt " Dam'n Co Group ", batteur français prodigieux. Je me souviens d'un concert phénoménal en duo avec Médéric Collignon au Triton et de sa présence dans le quartet Le Lann/Top.

Dimanche 15 mai:

- Le Sunside, Paris, 21h30: Ricardo del Fra " Open Book ". Classieux.

Mercredi 18 mai:

- Théâtre du Vésinet, Le Vésinet, Yvelines, 21h: Alain Jean-Marie Trio et André Villéger (saxophone). Classieux.

Jeudi 19 mai:

- Le Sunside, Paris, 21h30: Sébastien Llado Quartet. Chaud et vivant.

Vendredi 20 mai:

- Cinéma Balzac, Paris, 20h30: Le festival " Jazz & Images " se poursuit avec une soirée spéciale Aldo Romano composée d'un concert du trio d'Aldo Romano, Henri Texier et Vincent Le Quang sur scène et de la projection de " Appunti per un film sul Jazz. VII Festival internazionale di Bologna " ( Gianni Amico, 1965, 36' avec Aldo Romano, Jean-François Jenny Clark, Steve Lacy, Don Cherry, Mal Waldron). Evviva Aldo Romano!

Samedi 21 mai:

- Espace Sorano, Vincennes, Val de Marne, 20h30: Julien Lourau " Electric Biddle ". Indescriptible.

Mardi 24 mai:

- Petit Journal Montparnasse, Paris, 21h30: Michel Legrand en trio avec Pierre Boussaguet (contrebasse) et François Laizeau (batterie). Est-il utile de présenter le seul Français à avoir obtenu 3 Oscars pour la musique de film et à avoir dirigé deux fois Miles Davis (" Legrand Jazz " en 1958 et " Dingo " en 1991)?

Jeudi 26 mai:

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Minino Garay " Vamos ". Juste avant l'ouverture des Internationaux de France de tennis de Roland Garros et la quête du 10e titre pour Rafael Nadal, ce concert s'impose même si Minino Garay est Argentin.

- La Fabrique, Brie Comte Robert, Seine et Marne, 21h: Véronique Herman Sambin & Xavier Richardeau, du Jazz vocal antillais de qualité. Déjà loué et célébré sur ce blog.

Vendredi 27 mai:

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Minino Garay " Vamos ". Juste avant l'ouverture des Internationaux de France de tennis de Roland Garros et la quête du 10e titre pour Rafael Nadal, ce concert s'impose même si Minino Garay est Argentin.

- Théâtre de Maisons Alfort, Maisons-Alfort, Val de Marne, 20h45: Omar Sosa Quarteto Afrocubano. Muy caliente!

- Le Sunside, Paris, 21h: Leila Olivesi "Utopia " Quartet. Une créatrice déjà célébrée sur ce blog à laquelle se joint pour la première fois, lors d'un concert, le saxophoniste et flûtiste Jean-Charles Richard.

Samedi 28 mai:

- Le Sunset, Paris, 19h30 et 21h30: Lucky Peterson " Singing the Blues ". Une Star du Blues dans un club de Jazz, c'est rare. Profitons en.

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Florian Pelissier Quintet. Passez le Cap de Bonne Espérance en bonne compagnie.

- L'Espace des Arts, Pavillon sous Bois, Seine Saint Denis, 21h30: Trio Didier Lockwood/Philip Catherine/Diego Imbert. La classe, forcément la classe.

Dimanche 29 mai:

- Le Sunside, Paris, 16h: Hommage à Sonny Rollins par Jacques Vidal (musicien) et Lionel Ezkenazi (conférencier).

- Théâtre des Ateliers du Chaudron, Paris, 16h et 19h: Steve Potts (sax soprano) et ses amis. Free Jazz is not dead!

- Le Sunset, Paris, 18h et 20h30: Lucky Peterson " Singing the Blues ". Une Star du Blues dans un club de Jazz, c'est rare. Profitons en.

- L'Espace des Arts, Pavillon sous Bois, Seine Saint Denis, 18h: Richard Galliano (accordéon)& Sylvain Luc (guitare) " La vie en rose ". Pour finir le dimanche en douceur.

Lundi 30 mai:

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Fred Hersch Trio. Homosexualité, SIDA, trithérapie, dépression, Fred Hersch a survécu à tout et sublime sa souffrance grâce à son piano. Un Maître discret.

Mardi 31 mai:

- Duc des Lombards, Paris, 19h30 et 21h30: Fred Hersch Trio. Homosexualité, SIDA, trithérapie, dépression, Fred Hersch a survécu à tout et sublime sa souffrance grâce à son piano. Un Maître discret.

La photographie de Mathieu Marthouret est l'oeuvre du Talentueux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Sélection de concerts de Jazz à Paris et en Ile de France pour mai 2016

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Florent Pellissier Quintet au New Morning

Publié le par Guillaume Lagrée

Florian Pellissier Quintet

Paris. Le New Morning.

Mercredi 5 avril 2016. 20h30

Soirée du label Heavenly Sweetness

Sortie de l’album “ Cap de Bonne Espérance “ du quintet de Florian Pellissier.

Florian Pellissier : piano

Yoni Zelnik : contrebasse

David Georgelot : batterie

Christophe Panzani : saxophone ténor

Yoann Loustalot: trompette

Concert diffusé sur TSF Jazz.

Ca vient bien du son Blue Note des 60’s. Chaud et groupé. Rythmique solide derrière un solo de trompette un peu fragile qui s’enhardit progressivement. C’est sage et bien fait.

Ca chante un peu plus et invite au voyage. Vers l’Inde par l’Afrique en passant le Cap de Bonne Espérance. Solo de sax ténor inspiré de Wayne Shorter mais sans le sens du mystère. Disons que c’est un voyage sans histoire. C’était « Cap de Bonne Espérance » puis « Canto para Elegua » du flutiste Harold Wayne.

Un morceau inspiré par la santeria cubaine. Chaud et tranquille. Ces gars là n’ont jamais voyagé à fond de cale et cela s’entend. C’est agréable à écouter.

« Almeria ». « Agitant ses grelots, elle avança et prononça ce mot : Almeria » (Serge Gainsbourg, Initials BB). Ce n’est plus une ballade mais une berceuse. Une dame âgée enlève ses chaussures et se met debout sur le canapé pour mieux voir. Son petit-fils doit jouer ce soir. Le contrebassiste tricote paisiblement. Christophe Panzani sait étirer les notes comme un chat paresseux.

Enfin un morceau animé, funky. C’est là que j’ai commencé à me réveiller sur l’album. Pareil pour le concert. De plus, le spectateur sans gêne qui m’asphyxiait avec sa cigarette électronique est parti. Pulsation de la contrebasse, martèlement de la batterie, ponctuation du piano et des cuivres. Ca, c’est bon.

Enchaînement sur un morceau plus lent, qui se voudrait mystérieux.

Ca doit être la grand-mère du joueur de grand-mère. Elle grimpe de nouveau sur le canapé pour observer le solo de contrebasse en introduction. C’est adorable. Christophe Panzani se lance dans un long solo dont il a le secret. Le gaillard a de la réserve. Du sax, du sax, oui mais du Panzani !

Arrive sur scène, juste avant la pause et le changement de groupe, un chanteur et trompettiste, Leron Thomas, qui ne m’avait pas convaincu sur l’album dans sa version de « What a difference a day makes ». Il ne me convainc pas plus sur scène. Je m’en vais donc, laissant derrière moi un public nombreux et heureux.

Vous trouverez ci-dessous, un extrait audio de l'album et vidéo du concert pour vous faire votre propre idée de la musique du quintette de Florian Pellissier, lectrices attentives, lecteurs consciencieux.

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Prince est mort. Prince is dead. Prince esta muerto. Prince è morto (1958-2016)

Publié le par Guillaume Lagrée

Prince est mort

Rogers Prince Nelson (1958-2016)

Lectrices Superfunkycalifragisexy, lecteurs Pourpres, comme vous avez pu le remarquer, Prince est le seul artiste de Pop Music auquel plusieurs articles de ce blog sont consacrés:

- Prince invite Miles Davis sur scène pour le Nouvel An 1988 (concert de charité pour les sans abri de Minneapolis, ville glaciale l'hiver)

- Prince et le Jazz

- Prince vu par Médéric Collignon et Sébastien Llado, musiciens maintes fois célébrés sur ce blog.

- Prince en concert au Palais Omnisports de Paris Bercy le 1er septembre 1993 et comment je le l'ai croisé et manqué dans les jardins du Palais Royal à Paris le 8 mars 2011

Prince is dead. Prince esta muerto. C'est ce que disait Rogers Prince Nelson sur scène en 1993 quand il était fâché avec Warner Brothers et se déclarait esclave de son contrat. Esclave payé en millions de $, il y a pire tout de même. A l'époque, il se produisait sous le sigle du Love Symbol mélangeant les signes grecs anciens du masculin et du féminin. Il sortit même en 1994 un album " Come " sous titré Prince (1958-1993) comme s'il était mort ainsi qu'une compilation rétrospective " The Hits-The B Sides " qui s'arrêtait en 1993. Maintenant, nous pouvons le dire sans lui, Prince est mort mais sa musique reste en vie.

Prince est intimement lié à ma vie. Il était né en 1958 comme Michael Jackson, showman et Madonna, businesswoman. Prince lui était auteur, compositeur et interprète. Plus précisément, il écrivait paroles et musique, jouait du piano, des claviers, de la guitare, de la basse, de la batterie et des percussions, était danseur et chorégraphe, costumier et éclairagiste et allait même jusqu'à se filmer. Bref, Prince était l'Artiste incarné. " Quand je chante à la télévision, le micro est allumé " disait-il.

J'étais adolescent dans les années 1980. Mes voisins et amis d'enfance étaient des fans de Prince et moi je ne captais pas sa musique. Jusqu'à un soir de 1990 où dans un bar de Quintin (22), j'ai vu sur des écrans de télévision le Love Sexy Tour (1988). Là, j'ai compris ce que disait Miles Davis: " Prince mélange James Bown, JImi Hendrix et Charlie Chaplin. Comment voulez vous vous planter avec ça? ". J'en suis resté sidéré.

De plus, mon frère cadet, Benoît Lagrée (1978-2013) était un fan invertébré de Prince, comme Michel Petrucciani. Je l'ai emmené à ce concert au POPB le 1er septembre 1993 alors qu'il n'avait pas encore 15 ans et jusqu'à sa disparition en 2013, il a collectionné les albums de Prince et ses fameux live piratés depuis 1981. Prince était un control freak, sans cesse occupé à faire interdire la diffusion de sa musique et de ses images sans son consentement exprès mais comme il créait à flux continu (un robinet à chansons. Ca coulait hors de lui disait Alan Leeds qui produisit James Brown puis Prince), ça sortait tout de même, volens nolens.

Pour ma part, quand j'ai besoin de me motiver, par exemple pour faire le ménage, je mets toujours en fond sonore James Brown ou Prince.

" Je fais de la musique car si je n'en faisais pas, j'en mourrais. J'enregistre car j'ai cela dans le sang. C'est comme un sort de savoir que vous pouvez toujours faire quelque chose de neuf " Prince

Comment rendre hommage à Prince?

En parsemant nos vies de ses chansons.

Vous ne savez pas si vous êtes Blanc ou Noir, hétéro ou homo? Controversy

Vous désirez sortir au restaurant en lingerie? DMSR

Vous voulez parsemer votre vie de Danse, Musique, Sexe et Romance? DMSR

Vous voulez déclarer votre flamme à celui ou celle qui partagera votre vie, vos joies et vos peines? Forever in my life

Vous voulez faire la fête comme si c'était le jour du Jugement dernier? 1999

Vous voulez sortir d'une dispute conjugale intelligemment? When doves cry

Vous voulez faire une fête à tout casser chez vous? Housequake

Vous vous interrogez sur les malheurs des temps actuels? Sign o' the times

Vous voulez manier le levier de vitesse? Head

Vous voulez le faire tout le temps? It

Vous êtes un fan de Jean-Pierre Raffarin et de la Positive Attitude? Positivity (Combien de temps vous a t-il fallu pour enregistrer cette chanson? Le temps qu'il fallait).

Vous vous sentez capable de porter votre croix ? The cross (Une chanson dans le style de U2. Bono, en fan de Prince, l'a reprise sur scène)

Vous ne guérissez pas d'un chagrin d'amour? Nothing compares 2 U rendue célèbre par l'interprétation de Sinead O'Connor.

Vous pleurez un Prince mort en avril? Sometimes it snows in April.

Vous voulez savoir ce que Prince et Miles Davis auraient pu créer ensemble? Ecoutez Prince chanter en studio Movie Star et Miles Davis le jouer sur scène. Les deux versions sont en vente libre

Vous voulez entendre Prince en acoustique? Ecoutez The Truth, 4e et dernière partie de l'album Crystal Ball qui réunit des dizaines de chansons refusées par Warner Brothers.

Vous aimez les préliminaires? Come. Plus de 11mn de chanson conclue par un orgasme.

Vous ne trouvez pas votre maison cachée sous la neige? Big white mansion

Vous ne voulez pas que vos enfants ressemblent à Prince? Alors ne les battez pas et écoutez Papa

Vous voulez écouter Prince avec Clare Fischer, un des arrangeurs majeurs du Jazz? Crystal Ball, rythmes, harmonie et mélodie vous rendront fous.

Vous voulez voir le futur? The Future

Vous voulez savoir pourquoi il existe une étiquette " Parental advisory. Explicit lyrics " sur certains albums? Darling Nikki

Vous voulez mélanger filles et garçons? Girls and Boys

Vous ne savez pas rendre le clavecin funky? The question of U

Vous voulez mettre de la Pop dans votre vie? Pop Life

Vous voulez que la nuit soit belle? It's gonna be a beautiful night

Vous voulez faire le tour du monde en un jour? Around the world in a day.

Je pourrais continuer longtemps ainsi.

Pour les amateurs de Jazz, les deux albums essentiels de Prince sont " Parade " (1986) et " Rainbow children " (2001)

Pour le gospel, écoutez plutôt " Love Sexy " (1988) ou " Graffiti Bridge " (1990)

Pour aller à l'essentiel, la compilation " The Hits/The B Sides " (Prince. 1958-1993) est hautement recommandable. Choix des morceaux par l'Artiste et très beau texte de présentation par Alan Leeds.

Tous les albums des années 1980 sont intéressants car" 1999 " (1982), " Purple Rain " (1984), " Around the world in a day "," Parade " (1986), " Sign o' the times " (1987) et " Love sexy " (1988) sont tous différents puisque Prince se remettait totalement en question à chaque album. Ensuite, pour éponger les dettes, Prince mit en route la cash machine avec " Batman " (1989), oeuvre de commande (merci à Kim Basinger pour avoir imposé Prince comme compositeur du film) mais qui est totalement griffée par Prince.

Pour une nuit avec Prince, vous pouvez écouter son seul Live officiel " One nite alone " (2002) ou l'émission d'une nuit que lui a consacré FIP le 22 avril 2016.

Le 30 janvier 1982, en concert au Capitol Theatre de Passaic, dans le New Jersey, aux USA, Prince avant d'être une Super Star. Tout est déjà en place: le son, le look, la provoc. Attention, cette musique va vous balayer de votre fauteuil. Why You wanna treat me so bad? ¨Prince, pourquoi nous traites tu si mal en nous quittant?

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