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RIP Mac Coy Tyner (1938-2020)

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices pianistes, lecteurs saxophonistes, le décès de Mac Coy Tyner le 6 mars 2020 n'a pu vous échapper. 

Je rappelle sur ce blog une Leçon de Jazz d'Antoine Hervé en 2012 consacrée à ce Géant du piano intitulée: " Tempête sur les musiques du monde ".

Mac Coy Tyner était natif de Philadelphie comme tant de grands Jazzmen: " Philly " Jo Jones (batteur), les frères Bud et Richie Powell (piano), les frères Heath (Jimmy au saxophone, Percy à la contrebasse et Albert à la batterie). A 18 ans, il se convertit à l'Islam. Il avait les oreilles grandes ouvertes aux musiques africaines (la terre des ancêtres) mais aussi asiatiques, européennes et évidemment américaines. 

Pour plus d'informations, je vous signale les articles biographiques du New York Times et de Libération .

Pour aller plus loin, lisez le passionnant entretien (2008) de Mac Coy Tyner avec Dan Tepfer (1982), pianiste maintes fois célébré sur ce blog. 

Un seul mot sur Mac Coy Tyner pour résumer son apport à la principale musique du XX° siècle, le Jazz: " Il m'a permis de déployer mes ailes " (John Coltrane).

Quand John Coltrane quitta Miles Davis en 1960 pour voler de ses propres ailes et fonder son quartet, son premier pianiste se nommait Steve Kuhn. Très vite, un mois je crois, Steve Kuhn fut remplacé par Mac Coy Tyner. Le quartet dura jusqu'en 1965 avec Jimmy Garrison (contrebasse) et Elvin Jones (batterie). Depuis, des milliers de Jazzmen se sont cassés les dents, les doigts, les anches à  essayer de jouer comme ce groupe.

Mac Coy partit en 1965 ne supportant pas la nouvelle orientation de Coltrane avec l'ajout de percussionnistes, de saxophonistes. Il ne s'entendait plus jouer disait-il. Et pourtant, quelle puissance, quel feu sacré! Mac Coy Tyner dévorait et brûlait son piano à chaque concert. Cf " Everytime we say goodbye " en extrait audio au dessus de cet article. Un standard où Coltrane joue la mélodie au saxophone soprano laissant le solo à son pianiste, Mac Coy Tyner. 

Mac Coy Tyner Quartet en concert en France au festival Jazz à Vienne avec Bobby Hutcherson (vibraphone), Charnet Moffett (contrebasse) et Eric Harland (batterie). Dansons dans la joie du Village africain! Cf vidéo ci-dessous. 

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Jon Boutellier " On both sides of the Atlantic "

Publié le par Guillaume Lagrée

Jon Boutellier

" On both sides of the Atlantic "

Album Gaya Music. 2020.

Jon Boutellier: saxophone ténor, composition (6)

Jean-Paul Estievenart: trompette

Kirk Lightsey: piano

Alexander Claffy: contrebasse

Kyle Poole: batterie

Cecilia Kaméni: chant (4)

Concerts de sortie prévus à Paris, au Duc des Lombards, vendredi 3 et samedi 4 avril à 19h30 & 21h45 si la pandémie de COVID 19 est terminée et les mesures d'interdiction de rassemblement public levées. 

Lectrices noctambules, lecteurs nyctalopes, j'avoue être un couche tôt et lève-tôt. Grave défaut pour l'amateur de Jazz. C'est pourquoi je ne fréquente pas les boeufs (jam session in english) du Duc des Lombards à Paris le vendredi et le samedi après minuit. Entrée libre. Bar ouvert.  Au moment où j'écris, le Duc est fermé sine die pour cause de pandémie de COVID 19. Concerts et sessions confitures reprendront quand des nuits meilleures viendront. 

Si j'avais fréquenté ce lieu de débauche rythmique et d'orgie sonore, je connaîtrais déjà Jon Boutellier, saxophoniste ténor français né en 1986, qui s'y déploie depuis 2014.

Après des heures passées à travailler les standards avec des complices de sa génération ou d'autres (Kirk Lightsey est né en 1937 et joue avec une joie juvénile), voici que Jon Bouteiller met tout cette expérience en boite le temps d'enregistrer en studio cet album " Both sides of the Atlantic ". Le titre de l'album est facile à comprendre car il est enregistré en France et les thèmes sont presque tous made in USA sauf une composition originale " Quiet Sides " (6). Cf extrait audio au dessus de cet article.

Lectrices noctambules, lecteurs nyctalopes, savourez le Blues nocturne de " Nice and Nasty " (5) joué en trio contrebasse, batterie, sax ténor comme Sonny Rollins mais sans trompette alors qu'il s'agit d'une composition de Thad Jones. L'ambiance et le trio demeurent avec la composition " Quiet Sides " (6) précitée.

Si vous aimez écouter une jolie voix de femme accompagnée de manière virile mais correcte, savourez " Save that time " (4) chanté par Cecilia Kaméni. 

Si vous aimez votre Blues servi chaud Funkissimo, profitez du " 1974 Blues "  (7) d'Eddie Harris toujours en trio contrebasse, batterie, saxophone ténor. 

L'ambiance nocturne, after hours selon l'expression des Jazzmen, se poursuit avec la ballade " We'll be together again " (8) jouée encore en trio contrebasse, batterie, sax ténor. Jon Bouteiller n'a pas la puissance de Sonny Rollins au même âge (écoutez Sonny Rollins en 1963-64 avec Don Cherry ou Herbie Hancock si vous n'en êtes pas encore convaincus) mais il tient la place. Alexande Claffy et Kyle Poole tiennent solidement la baraque. 

Le même trio maintient cette même ambiance avec un grand classique " Yesterdays " (9) dont Sonny Rollins grava une version sublime en duo avec son Maître Coleman Hawkins. L'album " Sonny meets Hawk " est indispensable à votre discothèque lectrices noctambules, lecteurs nyctalopes. Je l'offris il y a 20 ans à une amie qui me remercia ensuite d'avoir enrichi la sexualité de son couple. Ils sont toujours ensemble et ils ont 2 beaux garçons. C'est dire si ça marche!

Quant au pianiste Kirk Lightsey, doyen d'âge de cette séquence, il l'ouvrait joyeusement en rendant hommage à deux Maîtres du piano Jazz, Cedar Walton pour " Black " (1) & Duke Ellington pour " Blue Rose " (2). Il la conclue tout aussi énergiquement en jouant un troisième Maestro du piano, Mac Coy Tyner, pour " Blues on the corner " (10) où le trompettiste Jean-Paul Estievenar brille lui aussi de mille feux.

 

Concerts de sortie prévus à Lyon au Bémol 5, jeudi 2 avril à 20h30; à Paris, au Duc des Lombards, vendredi 3 et samedi 4 avril à 19h30 & 21h45 . Au Club de Minuit du festival Jazz à Vienne jeudi 9 juillet 2020.

Si la pandémie de COVID 19 est terminée et les mesures d'interdiction de rassemblement public levées.

 

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Les polars de Boris Vian en BD

Publié le par Guillaume Lagrée

D'après Vernon Sullivan

Alias Boris Vian

 " J'irai cracher sur vos tombes " & " Les morts ont tous la même peau "

Scénario: JOMORVAN

Dessin: German Erramouspe, Mauro Vargas; Rey Macutay, Rafael Ortiz, Scietronc

Couleur: Hiroyuki Ooshima

Glénat. Sortie le mercredi 11 mars 2020

Lectrices Hot, lecteurs Swing, vous connaissez forcément Boris Vian, le trompettiste, le chanteur, le compositeur, le producteur, l'écrivain. Dans sa brève et riche vie (1920-1959), Boris Vian traduisit des classiques du roman noir américain comme " Le grand sommeil " de Raymond Chandler. Avant, par jeu, Boris Vian, créa le personage de Vernon Sullivan, auteur américain de romans noirs dont Boris Vian traduisait les ouvrages pour la Série Noire chez Gallimard. 

Sauf que Vernon Sullivan n'était autre que Boris Vian. Inspiré par ses lectures, Boris, aidé par son épouse Michelle qui l'initia à la littérature anglo-saxonne, écrit en 15 jours de vacances de l'été 1946, un roman dans le style de James Hadley Chase, où se mêlent sexe, mort et violence, " J'irai cracher sur vos tombes ". C'est Michelle qui lui suggéra " cracher " plutôt que " danser ". Face au succès de scandale, Boris renouvela l'expérience avec " Les morts ont tous la même peau ". Après tout Chase lui même était Britannique, né à Londres et a gagné assez d'argent pour finir paisiblement sa vie en Suisse, face au Lac Léman. Ses romans noirs étaient écrits avec un  dictionnaire d'argot américain et de la documentation sur la pègre prise en bibliothèque.

Boris Vian, qui n'avait encore jamais mis les pieds aux Etats-Unis d'Amérique, était déjà fou de Jazz et bien renseigné sur la question raciale. Lui qui était Blanc et Français ne cessa de défendre l'Art créé par les Noirs aux Etats-Unis d'Amérique, plaçant systématiquement les musiciens noirs à leur place, c'est-à-dire au sommet. Il lui fallait lutter contre des montagnes de préjugés et tous les prétextes lui étaient bons, y compris ces polars parodiques, centrés justement sur les questions de couleur de peau et d'identité.

" J'irai cracher sur vos tombes ", c'est l'histoire d'un métis qui passe pour un Blanc, en profite pour séduire les filles blanches les plus racistes et les plus riches d'une ville de province américaine. Son frère, Noir, a été tué par le Klux Klux Klan parce qu'il fréquentait une Blanche. Sa vengeance sera terrible. Pas de place pour les sentiments.

" Les morts ont la même peau " c'est la situation inverse. Celle d'un métis qui a oublié ses ancêtres africains et ne veut jamais avoir affaire aux Noirs. Son épouse est Blanche et blonde, son fils aussi. Mais le désir de la femme Noire le travaille (le Money Maker en argot noir américain) et son demi-frère Noir le fait chanter. Il le tue pour s'en débarrasser et apprend ensuite que ce n'est pas son frère. Bref, tout cela finira mal. Pas de happy end dans les romans noirs de Vernon Sullivan.

Pour fêter les 100 ans de Bison Ravi, alias Vernon Sullivan, né Boris Vian les éditions Glénat nous proposent une version BD de ces romans noirs. Le trait est énergique, c'est bien dessiné et mis en scène. Ca se lit facilement , même sans whisky dans la main, cigare en bouche, ni beau mec ou petite pépée dans vos pattes selon vos goûts, lectrices Hot, lecteurs Swing. 

Surtout, ces BD se lisent en écoutant les Maîtres de Boris Vian. Louis Armstrong chantant " Black and Blue " . " My only sin is in my skin. What did I do to be so black and blue ? " . Cf extrait audio au dessus de cet article. Et Duke Ellington dont " la musique est si érotique qu'elle en devient mystique " selon le joli mot de Boris Vian. Cf vidéo sous cet article. 

 

Pour de vrais romans noirs écrits par un Noir américain décrivant puissamment le conflit racial aux Etats-Unis d'Amérique, lisez Chester Himes (1909-1984), écrivain déjà célébré sur ce blog, lectrices Hot, lecteurs Swing. Même traduits en français, les inspecteurs Coffin Ed Johnson (Ed Cercueil) et Grave Digger Jones (Fossoyeur Jones) vous feront passer de sacrés quarts d'heure.

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Le Siècle du JAZZ. Art, cinéma, musique et photographie de Picasso à Basquiat

Publié le par Guillaume Lagrée

New York vue par Juan Carlos HERNANDEZ

New York vue par Juan Carlos HERNANDEZ

Le Siècle du JAZZ

Art, cinéma, musique et photographie

de Picasso à Basquiat

Catalogue de l'exposition donnée à Rovereto, Italie, au Museo di Arte Moderne e Contemporanea di Trento e Rovereto, du 15 novembre 2008 au 15 février 2009, à Paris, France, au Musée du Quai Branly, du 17 mars au 28 juin 2009, à Barcelone, Espagne, au Centre de Cultura contemporània de Barcelona, du 21 juillet au 18 octobre 2009.

Cet article est dédié à la Dame qui m'a offert ce livre en souvenir d'années de bons et loyaux services en commun. Qu'elle soit de nouveau remerciée ici pour ce présent de prix.

Lectrices raffinées, lecteurs cultivés, il ne vous a pas échappé que l'influence du Jazz, genre musical centenaire auquel je consacre ce blog et une émission mensuelle éponyme sur Couleurs Jazz Radio (diffusion le lundi à 22h et le vendredi à 12h, heure de Paris) dépasse largement le cadre de la musique.

Pour le grand public, il est une source de plaisir et de divertissement. Après tout, le Jazz est né dans les maisons closes de la Nouvelle-Orléans pour faire danser les clients. Pour certains artistes, c'est un art voire même une raison de vivre. " Même si je devais mourir de faim sur une île déserte, je continuerai de jouer comme ça " (Eric Dolphy, 1928-1964).

Le jaillissement créatif du Jazz a tout renversé sur son passage. Au point que les premiers écrivains français dont le style d'écriture fut marqué par le rythme du Jazz étaient racistes et antisémites, ne supportaient pas le métissage qui est à la source du Jazz. Leurs noms: Paul Morand (1888-1976) & Louis-Ferdinand Céline (1894-1961).

C'est de cette influence sur tous les arts que traite l'exposition Le siècle du Jazz. Art, cinéma, musique et photographie que je vis à Paris, au musée du Quai Branly, en 2009. A l'époque, je ne m'étais pas offert le catalogue de l'exposition. 11 ans après, je l'ai reçu en cadeau. J'y ai découvert mille merveilles. Je savais que Giorgio de Chirico et Andy Warhol avaient illustré des pochettes d'albums (Thelonious Monk et Johnny Griffin respectivement), j'ignorais que ce fut aussi le cas de Jackson Pollock et Salvador Dali. 

L'ordre des chapitres est chronologique, de la préhistoire du Jazz '(avant 1917) à son passé récent (jusqu'à 2002) en abordant à chaque fois l'influence du Jazz sur la littérature, les arts graphiques, le cinéma. La dernière oeuvre de Piet Mondrian s'appelle Broadway Boogie Woogie (1942-1943) dont le graphisme a 40 ans d'avance sur les jeux vidéos. Henri Matisse s'est renouvelé en fin de vie avec les collages de l'album Jazz qui ont marqué les arts graphiques d'après 1945.

Pour l'instant, je me suis contenté de plonger dans la beauté des images (peintures, affiches, caricatures, pochettes d'albums). Je n'ai pas encore lu les textes pour m'instruire. Le livre est imposant (445 p). Il n'est pas d'un volume fait pour être lu dans les transports en commun. Non, lectrices raffinés, lecteurs cultivés, il vous faudra de l'espace, du calme et du temps pour savourer pleinement le catalogue de l'exposition " Le siècle du Jazz ". Par exemple, en écoutant le " Self portrait in three colors " de Charles Mingus tiré de l'album " Ah Um " (1959) illustré par le graphiste américain d'origine japonaise S Neil Fujita qui déclarait que le Jazz appelait à l'abstraction, à une sorte de stylisation dans l'illustration visuelle  . Cf extrait audio au dessus de cet article. 

 

Dans la vidéo ci-dessous, Duke Ellington (1899-1974) joue en trio avec John Lamb (contrebasse) et Sam Woodyard (batterie) au milieu des sculptures de Joan Miro à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence (06), en 1966. Une composition créée pour le lieu et le moment " The Shepherd ". Deux créateurs de génie se rencontrent. L'homme qui écoute debout le trio, c'est Joan Miro (1893-1983) qui déclara ensuite: " Ce fut une des rares fois de ma vie où j'eus conscience de rencontrer un homme aussi génial que moi ". 

 

La photographie de New York est l'oeuvre de l'Esthétique Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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Henri Texier " Chance "

Publié le par Guillaume Lagrée

Henri Texier & Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

Henri Texier & Manu Codjia par Juan Carlos HERNANDEZ

Henri Texier

" Chance "

Album Label Bleu. Sorti le 28 février 2020.

Concert de sortie à Paris, au Café de la Danse, samedi 21 mars 2020, à 19h30. 

 

Henri Texier: contrebasse & compositions (3, 4, 7 & 8)

Vincent Le Quang: saxophone ténor & soprano, composition (6)

Manu Codjia: guitare électrique , composition (2)

Gautier Garrigue: batterie, composition (5)

Sébastien Texier: saxophone alto, clarinette, clarinette alto, composition (1)

 

Lectrices exigeantes, lecteurs sélectifs, je vous ai déjà chanté les louanges de ce quintette d'Henri Texier pour son précédent album " Sand Woman " (2018). Deux ans après, Henri Texier (1945) est toujours en vie et joue toujours avec les mêmes musiciens. Il le considère comme une chance, d'où le titre de ce nouvel album " Chance ". 

Le Jazz est un processus démocratique et Henri Texier est un vrai leader. L'album compte 8 morceaux. Chacun des 4 accompagnateurs a droit à sa composition y compris son fils Sébastien avec " Cineccità " (1) qui ouvre l'album de manière nostalgique puis énergique. Manu Codjia enflamme avec sa guitare son " Jungle jig " (2). Gautier Garrigue nous offre une ballade langoureuse et étirée avec " Laniaeka " (5). Vincent Le Quang un morceau méditatif avec " Le même fleuve " (6). " On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve " (Héraclite). Tant l'eau que l'homme ont changé. Voilà qui est dit en musique. 

Le chef a droit à 4 compositions à lui seul. Non pas parce qu'il est le chef mais parce qu'Henri Texier est le Maître reconnu des mélodies envoûtantes. Il en sort  de son chapeau depuis plus de 40 ans. Encore et toujours, Henri Texier nous parle le langage de la dignité.

Celui d 'élus qui ont pour souci premier leurs électeurs et non leur carrière avec Simone Veil (1927-2017) qui donna aux femmes le droit à l'avortement contre sa propre famille politique, avec le soutien du président de la République Valéry Giscard d'Estaing (1974) et Robert Badinter (1928) qui porta, soutenu par sa majorité et appuyé par le président de la République François Mitterrand mais contre l'avis de l'opinion publique, l'abolition de la peine de mort en France (1981). Cela donne " Simone et Robert " à l'allure digne et majestueuse(3). Cf vidéo sous cet article. Autre admiration, celle pour la danseuse et chorégraphe allemande Pina Bausch. (1940-2009) C'est l'air dansant impulsé par la contrebasse" Pina B " (4). 

Le quintet d'Henri Texier conclue l'album " Chance " avec deux compositions du Maître. D'abord un cheval debout, sur les verts pâturages de l'île de Batz en Bretagne (Henri Texier est un Breton de Paris, fils de cheminot qui passait ses vacances d'enfance au pays de ses parents grâce au service public ferroviaire). D'où ce solo de contrebasse intitulé " Standing Horse " (7). Quant à l'envoi final, " Chance " (8), il est digne d'une musique de cour comme d'un bal populaire. Un air irrésistible qui me donne le frisson. Cf extrait audio au dessus de cet article. 

Pour avoir la Chance de savourer cette musique sur scène, rendez-vous à Paris au Café de la Danse, samedi 21 mars 2020, à partir de 19h30 pour fêter le printemps et la musique d'Henri Texier

 

La photographie d'Henri Texier & Manu Codjia est l'oeuvre de l'Indélébile Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intelectuelle passible de sanctions civiles et pénales

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Marc Benham trio " Biotope "

Publié le par Guillaume Lagrée

Marc Benham Trio

" Biotope "

Steeple Chase. 2020.

Distribué par Socadisc

Marc Benham: piano, compositions (1, 3, 7 & 10)

John Hébert: contrebasse

Eric Mac Pherson: batterie

 

Rayonnantes lectrices, resplendissants lecteurs, je vous ai déjà chanté les louanges du pianiste et compositeur français Marc Benham en solo: albums " Herbst " (2013)  & " Fats Food " dédié à Fats Waller (2016) puis " Gonam City " (2018) en duo avec Quentin Ghomari (trompette). 

Nous voici en 2020, entrant dans la 3e décennie du XXI° siècle et ce pianiste français signe un album en trio avec deux pointures nord américaines John Hébert , contrebassiste né à La Nouvelle-Orléans en 1972 (d'où le patronyme avec accent aigu, à la française) qui a déjà joué avec  Andrew Hill, Lee Konitz, Paul Bley, John Abercrombie, Kenny Wheeler, Paul Motian, Joe Maneri, Mary Havorson, Tomasz Stanko, David Liebman, Uri Caine, Greg Osby, Bill Stewart, Marc Copland, Fred Hersch, Toots Thielemans, Maria Schneider, et Eric Mac Pherson, né à New York en 1970, qui fut le batteur des 15 dernières années de vie de Jackie Mac Lean et a aussi joué avec  Pharaoh Sanders, Andrew Hill, Richard Davies, Claudia Acuña, Jason Moran, Greg Osby, Fred Hersch et Avishai Cohen. Le tout sur le label danois Steeple Chase, celui de Dexter Gordon, notamment. Tels sont les bienfaits de la mondialisation, rayonnantes lectrices, resplendissants lecteurs.

Sur ce blog,j'ai déjà célébré ce duo rythmique qui constitue les deux tiers du Fred Hersch Trio. Etant donné le raffinement et l'intensité du jeu de Fred Hersch, c'est dire si Marc Benham est bien entouré pour son premier album en trio dans la formule consacrée du Jazz: piano, contrebasse & batterie.

Le résultat est bien plus classique que les 3 précédents albums, surtout le dernier " Gonam City " fruit d'une complicité mûrie au fil des ans dans le jeu commun au sein d'un collectif de musiciens français, " Pégazz et l'hélicon ". 

Cet album " Biotope " est lui le fruit d'une rencontre sur quelques heures, le temps d'enregistrer 4 compositions et 6 standards bien rodés entre professionnels de classe internationale. Même sur les standards, Marc Benham marque sa patte, par exemple avec son amour sans cesse renouvelé pour Fats Waller avec une " Jitterbug waltz " (6) joué de manière réjouissante. Deux superbes ballades se succèdent: " Con Alma " (4) de Dizzy Gillespie et " Moonlight in Vermont " (5) immortalisée par Frank Sinatra. 

C'est sur ses compositions que Marc Benham marque sa différence remarquablement mis en valeur par ces professionnels irréprochables, tant pour la maîtrise technique que pour la densité émotionnelle, que sont John Hébert et Eric Mac Pherson. " La suite de Fibonacci " (3) vous ravira lectrices mathématiques, lecteurs algébriques.  Cf extrait audio au dessus de cet article. " The Year of the monkey " (7) est une ballade émouvante qui incite l'auditeur à se demander ce que le pianiste a bien pu vivre de si difficile en cette année du singe, la dernière ayant eu lieu de 2016 à 2017 de l'ère chrétienne. 

A part Fats Waller, Marc Benham aime aussi les mangas, les dessins animés japonais et leur musique survitaminée. Son premier album " Herbst " se terminait par le générique de Super Mario Land en piano solo.  Celui ci se termine par une " Samurai Sauce " (10) composée par Marc Benham qui vous emportera dans un tourbillon joyeux, lectrices rayonnantes, lecteurs resplendissantes. Là, ça envoie! Cf vidéo sous cet article.

Souhaitons de retrouver bientôt Marc Benham en trio sur scène pour jouer ce programme, avec ou sans ses vedettes américaines. C'est tout le bien que je vous souhaite lectrices rayonnantes, lecteurs resplendissants. 

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Olga Amelchenko prend son envol au Sunside

Publié le par Guillaume Lagrée

Olga Amelchenko par Jenny SVENBERG BUNNEL

Olga Amelchenko par Jenny SVENBERG BUNNEL

Olga Amelchenko

Le Sunside

Paris, Ile de France, France

Mardi 25 février 2020, 19h30

 

Olga Amelchenko: saxophone alto, flûte traversière, compositions, direction musicale

Tony Tixier: piano

Viktor Nyberg: contrebasse

Nicolas Charlier: batterie

Invitée

Charlotte Wassy: chant

 

Olga Amelchenko est née en Russie en 1988. Après avoir étudié le Jazz en Russie puis en Allemagne, elle s'est lancée sur scène à Berlin et se partage désormais, pacifiquement, entre Berlin et Paris. Quelques secondes d'écoute sur Internet avaient suffi à me convaincre d'annoncer ce concert et de m'y rendre. Cette femme vaut le voyage. 

Son un peu planant avec des décalages subtils du batteur. Beau son de saxophone. Mine de rien, le quartet attaque, bien groupé, saxophone en tête. 

C'est le premier concert de ce quartet à Paris. Démarrage groupé tout en douceur. Gros son de la contrebasse, légère vibration de la batterie. Le piano ponctue légèrement. Batteur aux baguettes. Son liquide de la rythmique. Le quartet poursuit l'air mais de façon plus heurtée. Le son du sax devient plus âpre. Bref, c'est aigre doux. Délicieux mélange. La rythmique devient plus souple alors que le sax garde sa fraîcheur et son acidité. Cette petite a tout d'une Grande!

Un poème de Guillaume Apollinaire (1880- 1918) traduit en anglais et mis en musique. Olga s'excuse devant le public français d'avoir osé traduire en anglais un de nos plus grands poètes. " Automne malade " tiré d'Alcools (1913) transformé en " Autumn ill ". Charlotte Wassy monte sur scène. Belle voix, belle présence. LA voix s'envole au sens de la rythmique. Sur un air léger et nostalgique qui ondule en rythme. Solo de sax bien soutenu par la rythmique. Dans le public, une femme artiste dessine des femmes artistes. La Citoyenne Jenny Svenberg Bunnel, grand prix suédois du journalisme 2018, travaille pour Orkester Journalen, journal suédois de Jazz fondé en 1933, le plus ancien journal de Jazz encore en activité. Respect pour son travail à la plume, en direct. Voici son Instagram, pic et pic et colégram...

Charlotte Wassy quitte la scène. Solo de contrebasse pour introduire. C'est beau mais nous sommes dans un café concert. Du fond de la salle nous parvient la rumeur des buveurs. C'est la vie du Jazz. La contrebasse vit, vibre chaudement sous les doigts de Viktor Nyberg. Un son de sax, un roulement de tambour et le quartet redémarre. Dialogue musclé contrebasse-batterie qui propulse le sax alto. Le pianiste ponctue par quelques traits énergiques. La rythmique attaque vite et sec. Le tempo est haché menu.

Une ballade. Batteur aux balais. Son suave du saxophone. S'il existe un homme à qui ce morceau est dédié, no one can deny he is a lucky guy comme dit un vieux standard de Jazz. 

Un morceau dédié à un personnage de Charles Bukowski (1920-1994), " Cass ", dans la nouvelle " The most beautiful woman in town ". La rythmique commence énergique, heurtée. Les sons s'entrechoquent harmonieusement. Attaques acides et précises du sax. Manifestement, cette femme, Cass, avait un caractère fort et de l'énergie à revendre. Grosse tension qui s'apaise d'un coup pour quelques notes finales de la contrebasse. 

Retour de Charlotte Wassy sur scène. Scat et saxo se répondent parfaitement. La rythmique ponctue élégamment et énergiquement. Elle s'assouplit, s'adoucit. Passage à la flûte traversière. Toujours un bel échange entre les deux femmes. Les voir côte à côte ressemble à une publicité pour une marque vénitienne de vêtements en bien plus élégant, sachant que la Russe Olga Amelchenko, arrive à l'épaule de la Franco-Camerounaise Charlotte Wassy. Retour au sax alto. Le quartet décolle ponctué par de charmantes vocalises. 

" Before the dawn " . Un poème de Federico Garcia Lorca (1898-1936) mis en musique par Olga Amelchenko. Cf vidéo ci-dessous pour une version en studio avec son groupe berlinois. Charlotte Wassy reste sur scène. Forte pulsation de la contrebasse. Piano et batterie ponctuent. Quelques notes de flûte puis chant aigre doux du sax alto. Retour à la flûte. Solo de contrebasse au milieu de la rythmique puis Charlotte reprend. Rythmique souple et chaude à laquelle vient s'ajouter le son piquant du sax alto. Beau chant conjoint du même souffle entre sax et voix. La rythmique porte ces Dames vers les sommets.

Madame M-H et moi avons assisté émerveillés à l'envol d'un talent. Ne vous fiez pas aux apparences. Olga Amelchenko a une apparence angélique mais c'est une tueuse. Elle dirige ses hommes au mm, elle compose de beaux thèmes, elle interprète avec maîtrise et émotion. Son groupe dégage la flamme de la jeunesse et la décontraction de vieux briscards. Avec une musicienne de ce calibre, l'avenir du Jazz est assuré. Pour les Français, profitons du fait qu'elle délaisse quelque peu Berlin pour Paris.

Son programme de concerts est vide de mai à octobre 2020. Qu'attendent les programmateurs de festivals de l'été pour donner la place à cette nouvelle voix du Jazz? Plutôt que de programmer des Américains de second ordre, qu'ils fassent jouer cette Russe de premier ordre.

A l'âge où Maria Sharapova termine sa carrière, Olga Amelchenko crée la sienne. C'est l"avantage de la musique sur le sport. J'espère écouter Olga Amelchenko tant que mes oreilles et mon cerveau me le permettront. 

Le portrait d'Olga Amelchenko a été dessiné durant ce concert par la Citoyenne Jenny Svenberg BunnelToute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.  Voici l'Instagram, pic et pic et colégram de la dessinatrice.

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Pierre de Bethmann Trio " Essais. Volume 3 "

Publié le par Guillaume Lagrée

Pierre de Bethmann Trio

 " Essais. Volume 3 "

Alea. Album sorti le 21 février 2020.

 

Pierre de Bethmann: piano, Rhodes

Sylvain Romano: contrebasse

Tony Rabeson: batterie

Pierre de Bethmann est en résidence au Sunside, à Paris, en France, de janvier à juin 2020. Le trio de cet album y sera en concert le vendredi 13 et le samedi 14 mars à 21h30.

Autres concerts en France du trio de Pierre de Bethmann:

- Vendredi 6 mars à Reims (51) au Café du Palais

- Vendredi 27 mars à Mâcon  (71) au Crescent. En 2020, le Crescent a 25 ans. A fêter toute l'année.

- Samedi 28 mars à Toulouse (31) au Taquin

- Jeudi 7 mai à Decazeville (12) dans le cadre du festival Mines de Jazz

 

L'objectif du trio de Pierre de Bethmann dans ses Essais est de se faire plaisir en jouant des standards issus de différents genres musicaux. Par la joie qu'ils ont à les jouer, ils nous transmettent des vibrations positives.

La diversité de leurs goûts et de leurs interprétations permet à un trio classique dans la forme (piano parfois remplacé par le Rhodes, contrebasse, batterie) et le jeu (ces citoyens ne sont pas des révolutionnaires dans l'âme) de se renouveler et de ne pas lasser leurs auditeurs.

La diversité des goûts se trouve dans le choix des thèmes et de leurs auteurs.

1 Georges Brassens pour  La cane de Jeanne  jouée au Fender Rhodes en respectant l'air mais en changeant totalement sa couleur.

2 Robert Schumann avec sa sonate Opus 105. Ecrite pour piano et violon, elle est ici transposée pour piano, contrebasse et batterie, instrument qui n'existait pas du vivant de Schumann. Le romantisme de l'oeuvre est préservé. Schumann était insatisfait de sa sonate. Il était certainement bien plus exigeant à qui cette version suffit.

3.  Sam Rivers, saxophoniste de Jazz, pour un Cyclic Episode où le Free Jazz est maîtrisé.

4. Raymond B Evans & Jay Livingston sont les auteurs de Que sera sera, chanson immortalisée dans L'homme qui en savait trop d'Alfred Hitchcock par Doris Day (1956), chantée en France par Line Renaud et Dorothée, aux USA par Sly and the Family Stone. C'est dire l'importance de cette chanson jouée ici en acoustique, sans chant et honorablement.

5. John Scofield, guitariste de Jazz Rock, ancien étudiant diplômé de la Miles Davis University (1982-1985), est l'auteur de Dark Blue, mon morceau préféré sur cet album. Joué au piano et au Rhodes, toujours diablement funky et bluesy, énergique, précis, entraînant. Cf extrait audio au dessus de cet album. 

6. Cole Porter, compositeur historique du Jazz des années 30, est l'auteur d'Easy to love joué ici au Rhodes mais dans l'esprit Swing.

7. Jean-Loup Longnon, trompettiste français de Jazz, est l'auteur de l'Ours, poème symphonique transformé ici en ballade élégante pour piano, contrebasse et batterie. 

8. Stevie Wonder a écrit pour Michael Jackson " I can't help it " qui figure sur l'album culte " Off the wall "  (1979) , le premier album solo de Michael Jackson, produit et dirigé par Quincy Jones. Joué ici au Rhodes, en trio, dans une version Cool Funk fort agréable.

Nos trois compères s'en donnent à coeur joie, réjouissent nos coeurs et nos âmes, jouent une musique à écouter et à danser. " Essais Volume 3 " du trio de Pierre de Bethmann est à consommer sans modération. 

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Jérôme Sabbagh + John Surman = Jazz sur le Vif à la Maison de la Radio

Publié le par Guillaume Lagrée

Jérôme Sabbagh par Juan Carlos HERNANDEZ

Jérôme Sabbagh par Juan Carlos HERNANDEZ

Jazz sur le Vif 

Saison 2019-2020

Programme concocté et présenté par Arnaud Merlin

Maison de la Radio

Paris. Ile de France. France

Samedi 22 février 2020. 20h30

Concert diffusé en différé sur France Musique

 

Première Partie: Jérôme Sabbagh & Greg Tuohey Group

Jérôme Sabbagh: saxophone ténor, compositions

Greg Tuohey: guitare électrique, compositions

Joe Martin: contrebasse

Kush Abadey: batterie

 

Grosse pulsation dès le départ. Face à cette énergie impulsée par la contrebasse et la batterie, Jérôme Sabbagh joue plutôt tranquille. Par phrases courtes coupées par des silences bien placés. Le son du saxophone s'affirme mais sans s'énerver. Il s'efface et laisse la place à la guitare jouée avec distorsion mais sans nous vriller les oreilles. Dialogue contrebasse - batterie. La pulsation est maintenue tout en finesse alors que le batteur tapote légèrement. Le quartet repart tranquille et puissant en même temps. C'était " Vicious " (Jérôme Sabbagh). Cf vidéo sous cet article.

" Elson Energy " écrit par Jérôme Sabbagh pour un Brésilien, ami d'enfance. Morceau rêveur et énergique avec un petit feeling brésilien dans le rythme. Une nouveauté pas encore enregistrée. La guitare électrique sonne plus douce et plus chaude. Le quartet joue de façon joyeuse et vibrante.

A propos du Brésil, mon émission Le Jars jase Jazz reste consacrée au Brasil en février et mars 2020. Diffusion sur Couleurs Jazz Radio le lundi à 22h et le vendredi à 12h (heure de Paris). 

Une ballade. Batteur aux balais. Son velouté du sax ténor. Du massage cérébral. Solo de guitare bluesy. Le contrebassiste marche tranquillement. Le batteur masse souplement. Le quartet repart calmement avec de l'émotion mais sans pathos ni guimauve. Tout en mesure. Une composition de Greg Tuohey dont le titre m'a échappé.

Le groupe repart sur un air plus énergique. Batteur aux baguettes. Toujours sans forcer. La musique respire bien. Ca marche. Je bats la mesure du pied droit et l'homme assis devant moi hoche la tête en rythme. Le solo de guitare et celui de sax sont Jazz dans l'esprit. Ca éveille des souvenirs mais sans sentir la copie. Nouveau dialogue entre la contrebasse fermement malaxée et la batterie finement tapotée. Joli final groupé en decrescendo. C'était " Vintage " (Jérôme Sabbagh). 

" Sports " une nouvelle composition de Greg Tuohey. Contrebasse et batterie marquent un pas conquérant, léger. Comme celui du XV de France dans cette édition du Tournoi des 6 Nations (3 matchs, 3 victoires). Ca balance bien. Le saxophone entre dans la danse. C'est du sport, au sens ludique, comme en vieux français. Pas de compétition car il s'agit de musique, de Jazz de surcroît. Sur un air qui sonne africain dans le rythme. Cette musique pourrait faire un excellent générique d'émission sportive comme le " Red Clay " de Freddie Hubbard. pour le tennis. Solo de guitare plus acide, plus blanc, mais toujours avec cet African Beat derrière.

RAPPEL

" Orchard ". Son de guitare country pour commencer. Par contre, le son du saxophone, la souplesse de la rythmique, c'est du Jazz. Une composition belle comme un verger en fleur.

Pas un seul solo de batterie de tout le concert et pourtant Kush Abadey est indispensable à cette musique. Merci à lui. 

La tournée européenne de Jérôme Sabbagh se terminera par deux concerts à Paris, à La Gare, vendredi 28 et samedi 29 février 2020 avec 2 autres quartets. Entrée libre. 

 

Deuxième Partie: John Surman String Project

John Surman: saxophones soprano et baryton

Christopher Laurence: contrebasse

Trans4mation String Project

Rita Manning: violon

Patrick Kiernan: violon

Bill Hawkes: alto

Nick Cooper Violoncelle

 

" Le public a beaucoup aimé. Il était bien le seul "

Claude Debussy Monsieur Croche, Antidilettante. 

 

Prochaine séance de Jazz sur le Vif, à Paris, à la Maison de la Radio, samedi 14 mars 2020 à 20h30 avec le trio de Jean-Philippe Viret, maintes fois célébré sur ce blog suivi de Jim Black AlasNoAxis. Concert diffusé en différé sur France Musique

 

La photographie de Jérôme Sabbagh est l'oeuvre de l'Imputrescible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales. 

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Sélection de concerts de Jazz pour mars 2020

Publié le par Guillaume Lagrée

Sarah Murcia par Juan Carlos HERNANDEZ

Sarah Murcia par Juan Carlos HERNANDEZ

Bienvenue à la 50e abonnée de ce blog. Que les Dieux et les Muses la protègent!

Respectables lectrices, Honorables lecteurs, fidèles abonnés au Jazz et à l'électricité, armé de mon mauvais goût et de ma mauvaise foi habituels, je vous propose la sélection suivante de concerts de Jazz pour mars 2020 sur France et sur Suisse. 

Pour une sélection exhaustive sur l'Ile de France, voyez Paris Jazz Club. Pour la France et l'Europe, voyez Citizen Jazz et Jazz Magazine

Si vous ne pouvez assister aux concerts, écoutez les sur France Musique avec les émissions Jazz Club (pour le présent) et Les légendes du Jazz (pour le passé) et sur TSF Jazz avec Jazz Live

Pour l'actualité du Jazz, écoutez sur la Toile Couleurs Jazz Radio où l'auteur de ce blog sévit dans une émission mensuelle intitulée, notez l'originalité, " Le Jars jase Jazz ". Diffusion le lundi à 22h et le vendredi à 12h (heure de Paris). Pas de podcast. Audible dans le monde entier avec une connexion à l'Internet. De décembre 2019 à mars 2020, les 4 émissions seront centrées sur le BRASIL. Stan Getz, Joao Gilberto & Antonio Carlos Jobim seront évidemment à l'honneur. Couleurs Jazz Radio est une radio associative, garantie sans réclame. Elle vit de contributions volontaires. Pour les contribuables imposables en France, les dons sont déductibles de l'impôt sur le revenu et de l'impôt sur les sociétés. 

Si vous voulez assister depuis la Toile aux concerts à New York, USA, dans Greenwich Village, pour les clubs Small's et Mezzrow, suivez ce lien. C'est payant certes mais toujours moins cher qu'un séjour dans la Grosse Pomme.

ATTENTION: Tous les concerts peuvent être annulés en raison de la pandémie du COVID 19 en cours. Même si l'économie du monde du spectacle est en jeu, la prudence vous recommande de ne pas aller au concert jusqu'à plus ample information, respectables lectrices, honorables lecteurs. Pour la France, voir le site d'information du Gouvernement. Vous pouvez toujours acheter et écouter de la musique chez vous. Rendez-vous à des jours meilleurs. 

Sélection de festivals de Jazz pour mars 2020

Du samedi 24 février au samedi 14 mars, festival Jazz à l'étage à Rennes Métropole et Saint-Malo (35) avec, au piano, Dexter Golberg et Brad Meldhau (pas ensemble, toutefois). 

Du vendredi 28 février au dimanche 29 mars, 4 week end de concerts avec le festival Jazz à toute heure  à Saint-Arnoult-en-Yvelines (78) avec Kelly Lee Evans (chant).

Du jeudi 5 au vendredi 20 mars, Regional Tour de Thomas de Pourquery (sax alto) en régions Pays de la Loire et Normandie. 9 concerts dans 9 lieux sur 4 départements (49, 53, 61 & 72).

Du vendredi 6 mars au vendredi 3 avril, 37e Festival Banlieues Bleues en Seine-Saint-Denis (93) avec notamment Sarah Murcia (cf photographie en haut de cet article), Rodolphe Burger, Magic Malik...

Du mercredi 11 au dimanche 15 mars, 39e festival de Jazz de l'AMR à Genève, Suisse avec un trio de Maîtres: Kenny Barron (piano), Dave Holland (contrebasse) et Jonathan Blake (batterie) samedi 14 mars à 21h30.

Du jeudi 12 au samedi 14 mars, 3e biennale de Jazz au Perreux-sur-Marne (94) avec Marc Copland (piano).

Du vendredi 27 mars au samedi 4 avril, 33e Cully Jazz Festival à Cully, canton de Vaud, Suisse, sur les rives du Lac Léman, face à la France et aux Alpes, avec Arthur Hnatek, batteur suisse de classe internationale.

Du jeudi 26 au samedi 28 mars, festival international de Jazz à Megève (74) avec Becca Stevens

Du mardi 24 mars au samedi 11 avril, Voiron Jazz Festival à Voiron (38) avec Simon Goubert & Sophie Domancich.

Du jeudi 26 au samedi 28 mars, festival Jours de Jazz à la Ferté Saint Aubin (45) avec Sarah Lenka (chant). 

Du vendredi 27 au dimanche 29 mars, 14e festival de Jazz traditionnel à Rochegude (26)

Sélection de concerts de Jazz pour mars 2020

Mercredi 4 & jeudi 5 mars, 21h, Paris, Le Sunside: le trio Enrico Pieranunzi (piano), Diego Imbert (contrebasse) & André Cecarelli (batterie) déjà célébré sur ce blog. Les pianistes sont attendus dans la salle.

Jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 mars, 19h30 & 21h45, Paris, Le Duc des Lombards: le trio de Kurt Rosenwikel (guitare électrique). Les guitaristes sont attendus dans le public.

Jeudi 5 mars:

- 20h30, Les Lilas (93), Le Triton: Bextet avec Emmanuel Bex (orgue), Antonin Fresson (guitare électrique) & Tristan Bex (batterie). Les organistes sont attendus dans la salle. 

- 21h, Le Rio, Sète (34): dîner concert avec Hugo Lippi, guitariste électrique célébré sur ce blog. 

Vendredi 6 et samedi 7 mars21h, Paris, Le Sunside: Jerry Bergonzi (saxophone ténor). Les saxophonistes sont attendus dans la salle.

Dimanche 8 mars, 16h30, Paris, Café de la Danse: La Barefoot Lady  Rhoda Scott joue son nouvel album " Movin Blues " applaudi sur ce blog. Belle façon de fêter la Journée internationale des droits de la Femme.  Cf extrait audio au dessus de cet article.

Mardi 10 mars, 20h30, Lieusaint (77), Scène nationale de Sénart: le trio Brad Meldhau (piano), Larry Grenadier (contrebasse) & Jeff Ballard (batterie). Comme l'or et le CHF, une valeur sûre. 

Mercredi 11 mars:

- 19h30 & 21h45, Paris, Le Duc des Lombards: Moutin Reunion factory avec les frères  jumeaux François (contrebasse) & Louis Moutin (batterie), Paul Lay (piano), Christophe Monniot (saxophones) & Manu Codjia (guitare électrique), soit 4 musiciens  sur 5 déjà célébrés sur ce blog.

- 20h30, Paris, Le New Morning: Kelly Lee Evans (chant). 

- 21h30, Paris, Le Sunside: Xavier Thollard trio joue l'album  (re) compositions célébré sur ce blog.

Jeudi 12 mars:

- 20h30, Les Lilas (93),  Le Triton: Sylvain Cathala septet fête la sortie de l'album " Cullinan " louangé sur ce blog et enregistré en concert au Triton. Chauds les marrons, chauds!

- 20h30, Paris, Le New Morning: David Krakauer's Ancestral Groove. Klezmer Funk!

- 21h, Paris, Café Laurent: duo Alain Jean-Marie (piano) & Gilles Naturel (contrebasse). Attention, beauté! Entrée libre. Tenue correcte exigée. 

Vendredi 13 mars:

- 19h30 & 21h45, Paris, Le Duc des Lombards: Jeremy Pelt (trompette) invite les Grands Anciens Georges Cables (piano) & Ray Drummond (contrebasse). 

Vendredi 13 et samedi 14 mars, 21h30, Paris, Le Sunside: Pierre de Bethmann trio pour l'album " Essais volume 3 " célébré sur ce blog. 

- 20h30, Beynes (78), La Barbacane: Fred Pallem et le Sacre du Tympan jouent leur Odyssée. Que vous vous sentiez Ulysse, Pénélope, Circé ou Télémaque, vous êtes priés de participer à cette odyssée. Cf vidéo sous cet article.

Samedi 14 mars:

- 20h30, Paris, Maison de la Radio: deux groupes fêtent leurs 20 ans. Le trio de Jean-Philippe Viret (contrebasse) maintes fois fêté sur ce blog puis le quartet Alasnoaxis de Jim Black & Chris Speed.  Concerts diffusés en différé sur France Musique

- 20h30, Les Lilas (93), Le Triton: un trio de Créateurs avec Michel Portal, Médéric Collignon & Louis Sclavis. Attention, inouï! 

- 20h30, Béziers (34), Scène de Bayssan: Fred Pallem et le Sacre du Tympan jouent leur Odyssée. Que vous vous sentiez Ulysse, Pénélope, Circé ou Télémaque, vous êtes priés de participer à cette odyssée. Cf vidéo sous cet article.

Mardi 17 mars:

- 21h, Eaubonne (95), l'Orangerie. Scott Hamilton quartet. Du sax ténor style années 30 joué par un homme né en 1954. Swing, Swing, Swing!

- 21h30, Paris, Le Baiser Salé: Inesis, le groupe d'Elie Martin-Charrière, jeune batteur déjà célébré sur ce blog comme accompagnateur.

- 21h30, Paris, Le Sunside: Le trio de Jean-Philippe Viret (contrebasse) maintes fois fêté sur ce blog.

Mercredi 18, jeudi 19, vendredi 20 & samedi 21 mars, 20h30, Paris, Le New Morning: le trio Brad Meldhau (piano), Larry Grenadier (contrebasse) & Jeff Ballard (batterie). Comme l'or et le CHF, une valeur sûre. 

Mercredi 18 mars:

- 19h30 & 21h45, Paris, Le Duc des Lombards: Frank Amsallem (piano) en quartet avec Irving Acao (sax ténor), Sylvain Romano (contrebasse) & Gautier Garrigue (batterie). Que du beau monde!

- 21h, Paris, Jazz Café Montparnasse: T.K Blue, Talib Kibwe Quartet, un saxophoniste caribéen (Jamaïque et Trinidad) de New York avec un Martiniquais de Paris Mario Canonge (piano).  Dîner concert. Show devant!

Jeudi 19 mars:

- 20h30, Paris, Le Sunside: Carte blanche à Aldo Romano (batterie) qui rend hommage à Boris Vian pour ses 100 ans, et Vian!

- 20h30, Paris, Studio de l'Ermitage: le quartet de Marcel Loeffler (accordéon). Un jazz manouche libéré des chaînes de la tradition.  

Vendredi 20 mars

- 19h, Paris, Le Sunset: Rimendo rend hommage à Boris Vian. En 2020, Bison Ravi aura 100 ans et Vian! 

- 19h, Paris, Le Baiser Salé: Tokyo Rome Connection fait étape à Paris avec Pierrick Pédron (sax alto) et des musiciens japonais et italien. 

- 20h, Les Lilas (93), Le Triton: Beau Catcheur. Pas d'amusement. Sarah Murcia (contrebasse) & Fred Poulet (voix) revisitent  à leur manière la Pop music internationale. Cf photo au dessus de cet article. 

- 20h30, Rezé (44), La Soufflerie: Cartoons. 50 ans de musiques de dessins animés revisitées par Fred Pallem et le Sacre du Tympan. Spectacle pour enfants à partir de 6 ans. Les enfants de moins de 6 ans ont le droit de tricher sur leur âge tant qu'ils accompagnent leurs parents au concert.

- 21h, Suresnes (92), Théâtre Jean Vilar: Porgy and Bess de Georges Gershwin dans les arrangements de Gil Evans pour Miles Davis (1959) avec Antoine Hervé (piano , le Big Band du conservatoire du Xe arrondissement de Paris et Markus Stockausen (trompette), le fils du compositeur Karl Heinz Stockhausen, en soliste. La classe, forcément, la classe!

- 21h, Paris, Le Sunside: Lew Tabackin 80th Birthday Tour. Les saxophonistes sont attendus dans la salle. 

Samedi 21 mars:

- 19h, Paris, Le Baiser Salé: Tokyo Rome Connection fait étape à Paris avec Pierrick Pédron (sax alto) et des musiciens japonais et italien. 

- 19h30, Paris, Le Café de la Danse: Henri Texier Quintet pour la sortie de l'album " Chance " louangé sur ce blog. 

- 21h30, Paris, Le Sunside: Lew Tabackin 80th Birthday Tour. Les saxophonistes sont attendus dans la salle. 

- 21h, Paris, Le Petit journal Saint-Michel. André Villeger Quartet. Dîner concert. Que vous aimiez votre saxophone ténor Hot ou Cool, vous serez servis. 

Lundi 23 mars, 20h30, Paris, Le New Morning: Melvin Taylor (guitare électrique, chant). Du Blues, du Blues, du Blues! 

Mardi 24 mars:

- 20h, Paris, Péniche Le Marcounet: Talib Kibwe. Un saxophoniste caribéen (Jamaïque & Trinidad) de New York de passage à Paris, cela ne se manque pas. Dîner concert.

- 20h30, Paris, Le Bal Blomet: un quartet franco-américain unique. Marc Copland (piano), Stéphane Kerecki (contrebasse), Daniel Humair (batterie) & Jean-Charles Richard (saxophones soprano & baryton). Autant de musiciens portés aux nues sur ce blog. Musiciens et mélomanes sont attendus dans la salle. 

- 20h45, Courbevoie (92), Espace Carpeaux: Chucho Valdes (piano) en trio avec contrebasse et tambour bata. Cuba Si!

- 21h, Paris, Le Sunside: Simon Goubert Quartet. Un gage de qualité depuis le précédent millénaire. 

Mardi 24 & mercredi 25 mars, 19h30 & 21h45, Paris, Le Duc des Lombards: Eli Degibri Quartet. 10 ans saxophoniste d'Al Foster, ça vous pose un homme. 

Jeudi 26 mars, 20h30, Les Lilas (93), Le Triton: Christophe Marguet Quartet avec Sébastien Texier, Manu Codjia, François Thuillier. Les fils d'Henri Texier, légalement et spirituellement. 

Vendredi 27 mars:

- 20h30, Strasbourg (67), Fossé des Treize: Jim Black Alasnoaxis. 

- 20h30, Suresnes (92), Théâtre Jean Vilar: Manouche Partie avec Richard Galliano (accordéon, direction musicale), François Arnaud (violon), Diego Imbert (contrebasse), Mozes & Stochelo Rosenberg (guitares). 

Samedi 28 mars, 20h30, Vincennes (94), Espace Sorano: le trio à cordes Unis vers composé de Mathias Lévy (violon), Sébastien Ginaux (violoncelle, guitare) & Jean-Philippe Viret (contrebasse) invite Vincent Peirani (accordéon). 

Lundi 30 mars, 20h30, Paris, Studio de l'Ermitage: Macha Gharibian (piano, clavier, chant) en trio avec Chris Jennings (contrebasse) & Dré Pallemaerts (batterie). Bon voyage.

Lundi 30 & mardi 31 mars, 19h30 & 21h45, Paris, Le Duc des Lombards: Hugo Lippi, guitariste couronné sur ce blog. 

Mardi 31 mars, 21h, Eaubonne (95), l'Orangerie: Cecil L Recchia. Gumbo. Rendez-vous à La Nouvelle Orléans sans quitter le Val d'Oise!

La photographie de Sarah Murcia est l'oeuvre de l'Incontestable Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

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