Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le Word Out Trio nous embarque à l'Improviste

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Word Out Trio

Paris. Péniche L’Improviste.

Samedi 20 avril 2013. 21h30.

 

Le Word Out Trio est composé de

 

Jim Funnell : piano, compositions

Oliver De Gabriele : contrebasse

Thibault Pierrard : batterie

 

Ca commence trop fort. Il n’y a pas besoin de micro dans une salle de cette salle sauf enregistrement évidemment. Bonne pulsation. Le piano tonne autour. Ce soir, le Word Out Trio joue devant nous le répertoire de son prochain album qui sera enregistré en studio le mercredi 24 avril 2013. Nous sommes donc des privilégiés, des happy few. C’était « Spirit of the snail », un morceau à spirale.

 

« Scale Sir ». Le batteur frotte avec ses baguettes. La pulsation s’installe. Ces échelles doivent permettre du passer d’un étage d’un navire à un autre tant ça tangue. Avec un pianiste anglais et un contrebassiste maltais, la métaphore maritime s’impose. Et il y a un Pierrard pour apporter sa pierre à l'édifice! Il est d'ailleurs désormais prouvé que, comme le racontent les histoires de saints bretons, il est possible de faire flotter un navire en pierre sur la Manche. Tout se calme avec un solo de piano puis la gîte reprend sévèrement. Ca devient une gigue folle. Ca pulse funky, le batteur malaxe joyeusement, le pianiste vibrionne gaiement. C’est le printemps. Le trio repart à fond les manettes. Ca chauffe et nous emmène. 

 

Une sorte de ballade qui monte doucement en puissance. « Such A Sweet Dawdle », un titre adapté au morceau.

 

Un morceau librement inspiré de « Jordu », standard du Be Bop composé par le pianiste Duke Jordan. Tempo rapide, basse bien posée, batteur aux balais. " Fuji ".

 

« Igneous Alloy » je n’ai pas bien saisi le titre du morceau mais j’ai bien compris qu’ils sont sur une autoroute. Ca fonce. Il y a des camions à doubler. Le soleil brille, la route est sèche, la visibilité est bonne. Parfait pour conduire. Nous sommes au volant d’une sportive anglaise, un coupé Panthère par exemple. Le moteur tourne bien, capable d’accélérer en souplesse. Jim Funnell est habitué à conduire avec le volant à droite. Son copilote, Thibault Pierrard à la batterie et son mécanicien, Oliver de Gabriele à la contrebasse assurent. En fait pas du tout, ils traversent une allée en feu et je n'ai rien compris au film. Pas grave.

 

Après un si joli voyage, une pause s’impose.

 

Pendant la pause, un spectateur a la surprise de se voir amener un gâteau d’anniversaire. C’est cela aussi l’ambiance des concerts sur la Péniche l’Improviste.

 

Le trio repart sur un tempo légèrement rapide mais tranquille. Le batteur s’amuse à jouer vite et fort aux balais. Ca balance doucement et chaudement. Beau dialogue piano/batterie réglé par la contrebasse. C'était un morceau inspiré parle rythme brésilien de la « maracatu». " Maracatu Shit ". Très rythmé en effet. 

 

«  Song for us » dédié par Jim Funell à sa famille élargice, amis compris. Il introduit seul ce morceau. La rythmique le suit sur cette charmante ballade. La salle s’est remplie à la pause. Tant mieux, ils le méritent. 

 

Un morceau composé par Thibault Pierrard d’après un poème écrit par Jim Funnell. Titre espagnol breveté SGDG car je ne suis pas hispanisant : « La morena y el papel ». Le pianiste commence seul cette ballade. Le batteur est aux maillets. Là encore, le volume sonore est trop élevé par rapport à ce qu’il devrait être. Ca s’anime, devient plus ardent, plus passionné. Le batteur est aux baguettes. Jim Funnell a l’art de me faire décoller en un instant, quand il veut et c’est fort agréable. Cela se produit en ce moment. 

 

Ils nous ont donc joué les 8 morceaux du prochain album qui contiendra aussi des improvisations avec la harpiste Isabelle Olivier.

 

Pour finir le concert, deux morceaux de l’album précédent « Word out » (2009). 

 

D’abord « Still untitled » (n°11) qui n’a toujours pas de titre comme vous l’avez deviné lectrices anglophones, lecteurs anglophiles. Puis « Beans on toast » (n°1), mets traditionnel du casse rapide britannique (british breakfast in english). 

 

Le premier tourne bien. La contrebasse se grave bien dans le ventre.

 

Le deuxième est substantiel, nourrissant. Ca pulse. Le bacon frit dans la poêle. Le petit déjeuner devient mouvementé. Il doit être pris sur le navire où se trouvaient déjà les échelles (scales in english) si vous avez bien suivi la chronique, lectrices anglophones, lecteurs anglophiles. La contrebasse s’efface pour laisser la place à un dialogue rythmique entre piano et batterie. Ca swingue bigrement. Il n’y a pas réellement de solo dans le jeu de ce trio. L’échange est permanent. 

 

Il y eut un rappel mais je l’ai savouré sans écrire. C'était " What is this (detuned) thing? ". 

Merci à Jim Funnell de m'avoir transmis la liste des morceaux après le concert.

 

Il y a des pianistes dont tout le monde parle mais pas moi parce qu’ils ne me parlent pas comme Yaron Herman, Baptiste Trotignon, Brad Meldhau. Et puis il y a des pianistes qu’on n’entend pas assez, dont on ne parle pas assez et qui ont plein de belles histoires à raconter comme Jim Funnell. « J’ai dit quelque part qu’il ne suffisait pas d’entendre la musique mais qu’il fallait encore la voir » Igor Stravinsky. Jim Funnell procure ce genre d’impressions avec son trio. C’est pourquoi il faut aller le voir, l’entendre, l’écouter dès que possible.

 

Voici le Word Out Trio jouant " The spirit of the snail " lors d'un précédent concert au Parvis, à Chartres, Eure et Loir, Centre, France. Bonne méditation musicale, lectrices anglophiles, lecteurs anglophones.

 

 

Partager cet article
Repost0

3e festival des Athénéennes à Genève, Suisse, du 7 au 12 mai 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Troisième Festival

des Athénéennes

 

Genève, Suisse.

Du mardi 7 au dimanche 12 mai 2013

 

Colin Vallon

 

 

La photographie de Colin Vallon est l'oeuvre du Genevois Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Lectrices hellènes, lecteurs grecs, vous savez peut-être déjà qu'à Genève, en Suisse, en 1816 fut fondée la Société littéraire de Genève. Celle-ci organisait chaque mois une séance littéraire nommée l'Athénéenne. Vous pouvez déjà vous préparer à fêter les 200 ans de son existence en 2016.

En attendant, vous pouvez dores et déjà vous rendre à Genève, en Suisse donc, du mardi 7 au dimanche 12 mai 2013, pour le festival des Athénéennes qui vous proposera chaque soir (l'après-midi pour le dimanche) un concert de classique suivi d'un concert de Jazz. Le concert final du dimanche sera une surprise réunissant musiciens de classique et de Jazz. Vous y retrouverez certainement le photographe exclusif de ce blog, le Genevois Juan Carlos HERNANDEZ notamment pour écouter, le mercredi 8 mai, le trio du pianiste suisse Colin Vallon. Pour les Français, n'oubliez pas que ni le 8 ni le 9 mai ne sont fériés à Genève. Vous pourrez donc, chers compatriotes, avant les concerts,passer dans les banques genevoises planquer vos sous à la mode de chez nous. Oh, la belle vie! comme le chantait Sacha Distel, excellent guitariste de Jazz avant de devenir chanteur  de charme.

 

Voici le trio de Colin Vallon interprétant à sa manière " Zombie " des Canneberges (The Cranberries in english). Bonne dégustation.

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

COMMUNIQUE: La SACEM au Printemps de Bourges du 24 au 26 avril 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

COMMUNIQUE

 


La Sacem au Printemps de Bourges

Bourges, Cher, Centre, France

« Numérique et spectacle vivant », French VIP, ...


 

Communiqué de presse, mercredi 10 avril 2013

 

Ø  TABLE RONDE SACEM, jeudi 25 avril 2013 de 11h à 12h30 à l'Amphithéâtre du Museum, comment le numérique a favorisé l'innovation et l'exposition du spectacle vivant ?

 

Intervenants :

-          Dana Al Salem (PDG de FanFactory)

-          Cocto (Directeur et fondateur de Music Media Consulting et animateur du Hot HIT sur Hotmixradio.fr)

-          Andras Derdak (Directeur et représentant du Festival de Sziget en France, Belgique, Suisse et Luxembourg)

-          Issam Krimi (Artiste-Musicien, Cofondateur de Music Unit)

-          Bruno Lion (Editeur et Gérant des Editions Peermusic, membre du Conseil d'Administration de la Sacem)

-          Laurent Sabatier (Directeur du Nouveau Casino, rédacteur en chef de Roadie)

 

Isabelle Fauvel, Chargée d'études Sacem présentera en introduction les chiffres du Live pour 2012.

 

Ø  CONFERENCE DE PRESSE « CREATION », jeudi 25 avril 2013 à 12h30 à l'Auditorium. Initiative soutenue par l'action culturelle de la Sacem, avec présentation de « L'Atelier » de Gaspar Claus.

 

En présence de Barbara Carlotti, Youssoupha et Rover

 

L'Atelier, c'est la rencontre d'un musicien classique et d'artistes des musiques actuelles. Chaque soir face au violoncelliste, l'élégante Barbara Carlotti (24 avril), le percutant rappeur Youssoupha (25 avril), et la pop aérienne de Rover (26 avril) se retrouveront pour revisiter et entremêler les répertoires.

 

Ø  SHOWCASE FRENCH VIP 2013 ! vendredi 26 avril 2013 dès 21h au Pub des Jacobins

 

Initiée lors du Midem 2011 en partenariat avec la Csdem, le Bureau Export et le Midem, l'opération

« French Vip » (French Vanguard of Independant Publishers) se décline au Printemps de Bourges pour valoriser de jeunes éditeurs indépendants au travers de leur catalogue, de leurs artistes et de différents répertoires.

 

Seront présents cette année :

  

Anita Drake, présentée par Ipanema Music

https://soundcloud.com/anita-drake

  

Thomas Howard Memorial, présenté par Upton Park Publishing

https://soundcloud.com/thomashowardmemorial

  

Im Takt, présenté par Upton Park Publishing

https://soundcloud.com/imtaktdance

  

(Les French VIP 2013 sur sacem.fr ou sur leur page Facebook)

 

Juste pour le plaisir, les frères Raymond (piano) et Hubert Fol (saxophone alto) jouent en mémoire de leur ami Django Reinhardt raconté par Yves Montand qui chanta en son souvenir, " Mon pote le Gitan ".

 

Partager cet article
Repost0

Concert sauvage du Flûturiste le dimanche 5 mai 2013 à midi dans la Drôme, Rhône Alpes, France

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Pour fêter la fin d'un interminable hiver, la Compagnie C Possible vous invite le dimanche 5 mai 2013 à midi, dans un lieu à "retrouver" dans la Drôme, région Rhône-Alpes, en France, pour un Drôle de Concert Sauvage, initié par le musicien et chanteur André Stoketti

Le concert sera suivi d'un pique-nique commun sur le lieu du concert qui permettra aux spectateurs de festoyer, ripailler et improviser avec l'artiste. Les spectateurs sont aimablement priés d'amener leurs victuailles et leurs breuvages au concert. Venez avec vos enfants, vos amis, vos amants, vos parents, vos voisins, vos collègues, vos connaissances, vos inconnus fêter le printemps avec le Flûturiste.

 

Plus de renseignements sur le site  www.fluturiste.com

 

Flûturiste, c'est un artiste seul sur scène qui produit une musique singulière à base de rythmiques vocales, scats, percussions corporelles et flûtes transfigurées, au service de mots "aflûtés" et revigorants. 

site web  www.fluturiste.com

 

Voici ce que donne le Flûturiste à son public lorsqu'il est enfermé au fond d'une cave parisienne. En liberté, au grand air de la Drôme, il vous donnera bien plus encore, lectrices exigeantes, lecteurs blasés.

 

Partager cet article
Repost0

RECLAME: Le Duke Orchestra fêtera ses 10 ans à l'Européen, à Paris, du 21 au 23 avril 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

RECLAME

 


Pour fêter 10 ans de bonheurs auprès d'Ellington, le Duke Orchestra vous propose de (re)découvrir un univers exceptionnel. 
ELLINGTON 3 Days c'est … un festivaltrois spectacles thématiques, seize musiciens, et des invités qui nous font l'amitié de leur participation.
 

Toutes les infos :
http://www.laurent-mignard.com/docs/LMDO_ELLINGTON%203D_V03.pdf


dimanche 21 avril – 17h30
ELLINGTON FRENCH Touch
Duke Ellington et la France, une histoire d’amour
invités : Nicolle Rochelle, Pierre Richard, Duke Ellington (vidéo)


lundi 22 avril – 20h30
MULTICOLORED DUKE 
Duke Ellington ambassadeur des peuples
invités : Victoria Abril, Jean-Jacques Milteau, Jorge Pardo


mardi 23 avril – 20h30
DUKE LADIES
Les femmes au cœur de l’œuvre du Duke
invités : Nicolle Rochelle, Sylvia Howard, Rebecca Cavanaugh, Aurore Voilqué

Avec Didier Desbois (as,cl), Aurélie Tropez (as,cl), Fred Couderc (ts,cl,fl), Carl Schlosser (ts,fl), Olivier Defays (ts),
 Philippe Chagne (bs,cl), Claude Egea (tp), Sylvain Gontard (tp), Jérôme Etcheberry (tp), Richard Blanchet (tp),
 Fidel Fourneyron (tb), Michaël Ballue (tb), Jerry Edwards (tb),
Philippe Milanta (p), Bruno Rousselet (b), Julie Saury (dms), 
Laurent Mignard
 (dir).


L’Européen - 5 Rue Biot 75017 Paris - M° Place de Clichy
 
Réservations : 01 43 87 97 13 ou www.leuropeen.info 
http://www.leuropeen.info/index.php?wh=programme 
tarifs 35 € / 25 €** (pass 3j : 75 € / 55 €**)

** étudiants, demandeurs d'emplois, intermittents, adhérents Maison du Duke
 
infos : www.laurentmignard.com 

 

 


Partager cet article
Repost0

RECLAME: Jazz Week dans le 12e arrondissement de Paris du 19 au 25 avril 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

RECLAME

 

Organisée par les Centres d’Animation de Bercy et de Villiot-Rapée dans le 12ème  arrdt de Paris du  vendredi 19 au jeudi 25 avril 2013.

 

La Jazz Week célèbre le Jazz sous toutes ses formes, au travers de projections, de films, de concerts et d’expositions.

Pour cette 5ème édition, nous rendrons hommage à Memphis Slim qui disparaissait il y a 25 ans, ainsi qu’à Django Reinhardt, figure emblématique s’il en est.

 

Renseignements et réservations au 01 40 01 95 58 

et sur www.claje.asso.fr

 

Allez faire un petit tour sur notre Facebook, vous y trouverez quelques infos complémentaires :https://www.facebook.com/claje.asso

 

 

Lectrices Bluesy, lecteurs Soulful, voici un groupe de feu pour vous chauffer avant la Jazz Week de Paris 12e:  Miss Caldonia chante, Menphis Slim  est au piano, Wilie Dixon à la contrebasse (la légende de Chess Records, producteur des sessions historiques de Chuck Berry), T Bone Walker à la guitare électrique (le gars dont Jimi Hendrix a copié le jeu avec les dents et derrière le dos), Sonny Terry à l'harmonica et son complice Brownie Mac Ghee à la guitare sèche. Si vous identifiez le batteur, je suis preneur de l'information.

 

 

Partager cet article
Repost0

Le pianiste turc Fazil Say condamné à 10 mois de prison avec sursis pour injure envers l'Islam

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Le pianiste turc  Fazil Say a été condamné à 10 mois de prison avec sursis par un tribunal d'Istanbul, Turquie, pour injure envers l'Islam. Son crime: avoir repris des vers d'Omer Hayyam sur son compte Twitter.

Par ailleurs, la 2e journée internationale du Jazz parrainée par l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture) aura lieu essentiellement à Istanbul, en Turquie, le mardi 30 avril 2013.

Herbie Hancock

Herbie Hancock, photographié ci-dessus par le Vertueux Juan Carlos HERNANDEZ, présent à Istanbul le 30 avril 2013 comme il l'était à Paris le 27 avril 2012 pour la première Journée Internationale du Jazz, qui a déjà joué en duo avec Fazil Say, plaidera t-il la cause de son collègue pianiste, de la liberté d'expression, d'opinion, de croyance auprès des autorités turques à cette occasion?

Qu'y a t-il de plus opposé au Jazz que de brider la liberté d'opinion, de croyance, d'expression d'un artiste? Ce jugement ne viole t-il pas la Déclaration universelle des Droits de l'Homme (articles 18 et 19) , l'Acte constitutif de l'UNESCO (article 1), la Convention européenne des droits de l'homme (articles 9 et 10) auxquels la Turquie a adhéré en tant qu'Etat membre de l'ONU, de l'UNESCO et du Conseil de l'Europe?

Fazil Say, né en 1970, a prévenu qu'il quitterait la Turquie s'il était condamné. Ce serait une perte immense pour lui et son pays natal tant il lui rend hommage dans sa musique.

Le voici jouant sa composition " Kara Toprak " (Terre Noire). Rien à ajouter.

 

 

 

Partager cet article
Repost0

156 concerts, 20h de musique en ligne grâce à l'AMR (Genève, Suisse)

Publié le par Guillaume Lagrée

kontomanou geri allen

 

La photographie de Geri Allen (piano) et Elisabeth Kontomanou (voix) à été prise au Sud des Alpes, club géré par l'AMR, à Genève, Suisse par l'Associé Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Depuis 1973, l'AMR (Association des Musiciens Romands devenue Association pour l'encouragement des Musiques impRovisées) promeut le Jazz à Genève en Suisse: concerts, gestion d'un club, le Sud des Alpes (situé à 200m de la gare CFF de Genève Cornavin où arrivent les trains en provenance de France) , enseignement, solidarité.

Juan Carlos Hernandez, photographe exclusif de ce blog, en est un membre viril et actif.

Voici que l'AMR met à disposition du public, sur Youtube, 156h concerts soit 20h de musique live.

En voici un exemple filmé par Juan Carlos Hernandez: le trio de John Scofield (guitare électrique) en concert au Sud des Alpes, à l'AMR, Genève, Suisse, le 20 mars 2013. Profitez en pleinement lectrices Free, lecteurs Jazz.

 

Partager cet article
Repost0

Leçon de Jazz d'Antoine Hervé: " Duke Ellington " avec orchestre

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Leçon de Jazz d’Antoine Hervé

Duke Ellington

Paris. Maison des Pratiques Artistiques Amateurs

Lundi 15 avril 2013. 19h30.

 

Antoine Hervé : piano, enseignement

Big Band du Conservatoire du X° arrondissement de Paris dirigé par Pascal Gaubert.

 

Antoine Hervé

 

La photographie d'Antoine Hervé est l'oeuvre du Ducal Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Les propos retranscrits ici sont ceux que j’ai saisis de la Leçon de Jazz d’Antoine Hervé. Les erreurs, omissions, approximations, inventions et élucubrations sont de mon fait, élève dissipé que je suis.

Après les Leçons de Jazz d'Antoine Hervé sur Duke Ellington en solo puis en trio, voici enfin la Leçon de Jazz sur Duke Ellington avec Big Band.

Autant les Leçons de Jazz d’Antoine Hervé sont l’œuvre d’un grand professionnel aussi ludique que pédagogique, autant l’accueil réservé au public par la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs relève de l’amateurisme. Les Leçons de Jazz ont de plus en plus de spectateurs ce dont il faut se réjouir. J'y contribue par mes chroniques et mon amie Madame G par les amis qu'elle y ramène de plus en plus en nombre. Pour autant, alors qu’il existe 2 escaliers pour accéder à l'Auditorium Saint Germain et deux guichets, un seul escalier et un seul guichet sont ouverts. La queue s’étire au point qu’arrivés à 19h10, Mademoiselle F et moi n’avons pu entrer dans la salle qu’à 19h40.  Le spectacle avait commencé alors que tous les spectateurs n’étaient pas entrés. C’est un manque de respect pour les spectateurs qui viennent, attendent et paient. Il est temps de changer de salle. Celle-ci n’est plus à la hauteur du spectacle offert. Justement, à compter d’octobre 2013, la Leçon de Jazz à Paris aura lieu au Petit Journal Montparnasse.

 

L’orchestre se lance dans « A prelude to a kiss ». Trop fort, pas assez moelleux. Solo de saxophone alto par Baptiste Herbin. Très bien mais le volume sonore trop élevé gâche le plaisir. 

 

Le Duke a commencé sa carrière dans les années 20 avec le ragtime (rythme à deux temps, descendant des marches militaires). Puis est apparu le stride (« enjamber » en français). Au Capitol Palace, tout le monde, clients et serveurs compris, marchait, bougeait au rythme du pianiste Willie «  The Lion » Smith, surnommé The Lion en raison de sa bravoure au combat durant la Première Guerre Mondiale (le premier orchestre de Jazz à jouer en France, à Saint Nazaire, en 1917, fut celui du régiment noir des «  Harlem Hell Fighters », des gars qu’on ne chatouillait pas sans risque pour ses abattis). Pour bien nous expliquer le stride, Antoine Hervé nous joue en solo « Mail to Elise », la version stride de la composition de Ludwig Van Beethoven. Après le stride, vint le style jungle, inspiré par la jungle urbaine de New York dont Duke Ellington était le Roi (le terme a été repris depuis dans la musique électronique, avec la même idée au départ d’ailleurs). 

 

En 1921, Duke Ellington, natif de Washington, rencontra le prodigieux batteur Sonny Greer qui l’emmena à New York. Là, ils créèrent un orchestre avec Wellman Braud (contrebasse) qui inventa le slap pour faire entendre son instrument. Vous tirez une corde au maximum, la relâchez, l’arrêtez net. Démonstration par le contrebassiste de l’orchestre. A la trompette, Bubber Miley, spécialiste du growl, qui faisait grogner son instrument comme une voix humaine. Démonstration par un trompettiste de l’orchestre avec une sourdine faute de déboucheur pour évier (le gros modèle avec ventouse). Cet orchestre créa une Afrique imaginaire, rêvée, fantasmée depuis New York par des descendants d’esclaves.

 

« Black and tan fantasy » (Ellington/Miley). Un chef d’oeuvre du style jungle. Solo de saxophone alto de Baptiste Herbin qui prend le rôle de Johny Hodges. Il s’en tire bien. Beau solo de trombone qui pète comme il convient.

 

La radio lança Duke Ellington et son orchestre comme Count Basie. Il s’installa au Cotton Club. Voir le film éponyme de Francis Ford Coppola (1984). Un jour dans les années 60, un journaliste bien intentionné de la télévision américaine demanda au Duke : «  Comment vous, Duke Ellington, avez-vous pu jouer pour ces gangsters du Cotton Club." " Des gangsters ! Comment osez vous qualifier ces gentlemen de gangsters ? » répondit-il en souriant. D’ailleurs, la trace d’entaille de rasoir que Duke portait sur la joue venait d’une femme jalouse. Il n’était fidèle qu’à la musique d’où le titre de son autobiographie « Music is my mistress ». L’alcool coulait à flots au Cotton Club puisque c’était la Prohibition. Dès que l’alcool fut de nouveau en vente libre, la Mafia s’est reconvertie du trafic d’alcool au trafic de stupéfiants. 

 

« Cotton Tail » basé sur un Anatole comme disent les musiciens français (32 mesures : 4*8). La rythmique introduit puis l’orchestre enchaîne le thème. Duel de sax ténors devant l’orchestre. Le Big Band n’a pas le moelleux de celui du Duc mais ça sonne bien. 

 

Entre 1926 et les années 30, Duke Ellington créa 170 titres pour 14 compagnies sous 18 pseudonymes. S’il avait touché des droits d’auteur corrects, peut-être n’aurait-il pas usé de tels stratagèmes. En 1925, il composa en une nuit la comédie musicale « Chocolate Kiddies » qui fit un bide à New York et un triomphe à Berlin. Duke Ellington s’exportait déjà. 

 

« Solitude » composé pendant une pause en studio en 1934. Somptueuse ballade. Beau solo de sax baryton. Dans l’orchestre, il était joué par Harry Carney, le plus fidèle compagnon du Duke avec qui il joua pendant 50 ans, qui était le chauffeur de la voiture du Duke pendant les tournées. 

 

Ellington adorait le théâtre de Shakespeate. Il lui dédia même un album « Such sweet thunder » où chaque composition est inspirée par une pièce de Shakespeare et chaque soliste joue un rôle d’acteur sans paroles mais pas sans voix. Le Professeur Hervé nous fait une démonstration de rythmes. D’abord celui à 5 temps de l’Afrique du Nord. Ce rythme passe en Espagne avec l’invasion puis l’occupation arabe qui dura du 8e au 15e siècle de l’ère chrétienne. Le rythme passa alors à 4 temps. C’est celui de la habanera qui donna l’air de « Carmen » à Georges Bizet. Christophe Colomb, navigateur gênois (sosie de Coluche par ailleurs. Vérifiez si vous ne me croyez pas sur parole), au service du Roi d’Espagne, ayant débarqué aux Caraïbes en croyant découvrir une route occidentale pour les Indes (d’où l’appellation britannique des West Indies), les Espagnols occupèrent quelques îles des Antilles du 15e au 19e siècle (Cuba, Saint Domingue). Cela donna un rythme à deux temps. Les Jazzmen mélangeant la habanera et les rythmes antillais, les firent aller vers du ternaire, c’est-à-dire un rythme africain (la valse est aussi ternaire). Après l’explication, la démonstration. Contrebasse et batterie commencent. Le piano les rejoint. L’orchestre les rejoint. Ca swingue, ça grogne. Normal puisque c’est un si doux tonnerre. Fin autoritaire du piano.

 

L’orchestre du Duke tournait à travers le monde. En Afrique (voir le festival des Arts Nègres organisé à Dakar, Sénégal, par le président poète et grammarien Leopold Sedar Senghor en 1966), ces musiciens rencontrèrent des hommes qui leur ressemblaient mais ne parlaient pas la même langue, n’avaient pas le même mode de vie. Mais, dès qu’ils sortirent les instruments et se mirent à jouer ensemble, ils se comprirent. Duke Ellington composa des œuvres inspirées de ses voyages. Du Japon, il ramena la «  Far East Suite » avec un «  Ad lib on Nippon » où Johny Hodges brille de mille deux. 

 

L’exotisme plaisait au public américain. Juan Tizol, tromboniste porto-ricain de l’orchestre (le seul Blanc de l’orchestre. Un raciste disait de lui Charles Mingus) composa « Caravan » qui mélange les Caraïbes, le Proche Orient et les accords diminués chers à Claude Debussy et Bela Bartok. Bien joué. L’orchestre s’efface un moment afin que le pianiste se fasse et nous fasse plaisir. 

 

En 1938, Duke Ellington rencontra son alter ego Billy Strayhorn avec qui il composa, joua, dirigea jusqu’à la mort de Billy en 1967 (le Duke enregistra aussitôt en son hommage l’album « And his mother called him Bill » qui est un chef d’œuvre de pudeur et d’émotion). Billy Strayhorn était un créateur timide et modeste, petit de taille, homosexuel. Aucune concurrence pour Duke qui était grand, sociable et coureur de jupons. «  Tant qu’il y aura une jolie fille pour m’écouter jouer du piano, je continuerai » disait-il dans une interview de 1967. Une complémentarité d’âme, de créativité absolument parfaite par contre. « Billy Strayhorn est mon bras droit, mon bras gauche, mon cerveau, mon intelligence créative » (Duke Ellington). L’orchestre joue ensuite « Rain check » d’Ellington/Strayhorn. La classe évidemment.

 

L’orchestre du Duke marchait fort dans les années 40 mais l’avènement du Be Bop et des petits groupes mit les Big Bands à l’écart. En 1956, le Newport Jazz Festival eut l’idée étrange de mettre les Big Bands en valeur : Duke Ellington, Count Basie, Woody Herman. Ce fut un triomphe et l’orchestre repartit en tournée mondiale jusqu’à la mort de son pianiste en 1974 et même au-delà puisque l’orchestre tourne encore. 

 

« The star crossed lovers » (Ellington/Strayhorn). Baptiste Herbin, sax alto, joue à nouveau le rôle de Johny Hodges. Il le tient à la perfection : lyrique, sensuel, élégant, dans le ton mais pas dans la copie. 

 

« Concerto for Cootie » composé par le Duc pour son trompettiste Cootie Williams. Cootie Williams avait succédé à Bubber Miley dans l’orchestre mais, au départ, ne voulait pas jouer de growl. Petit à petit, il s’y est mis et créa un nouveau style de grognement avec la trompette. Cet air instrumental de 1940 devint une chanson en 1944 sous le titre «  Do nothing till you hear from me ». Le trompettiste du Big Band fait au mieux mais il n’est pas facile de succéder à Cootie Williams sur un morceau qui a été composé pour lui. « Je compose comme Jean-Sébastien Bach, pour des interprètes précis » (Duke Ellington). 

 

Dans les années 1960, Duke Ellington et Billy Strayhorn réorchestrèrent des oeuvres classiques comme « Peer Gynt » d’Edvard Grieg et « Casse Noisettes » (surnommé « Casse bonbons » quand il est mal joué) de Piotr Illitch Tchaikovsky. Puis, à l’approche de la mort, se rappelant ses nombreux péchés, Duke Ellington composa de la musique sacrée mais qui swingue, avec danseur de claquettes dans la cathédrale de Westminster (« David danced before the Lord »).

 

Quand il mourut en 1974, 12 000 personnes étaient présentes à son enterrement. Miles Davis, lui, convoqua ses musiciens en studio sur le champ pour enregistrer son Requiem pour Duke : « He loved him madly », Duke ayant composé « Love You madly » et ayant l’habitude de saluer le public de ses concerts par ces termes « We do love You madly ». 

 

« Le Jazz n’a pas besoin de tolérance : il a besoin d’intelligence et de compréhension » (Duke Ellington). « Chaque année, tous les Jazzmen du monde devraient se retrouver au même endroit, s’agenouiller et prier Dieu pendant un quart d’heure pour le remercier d’avoir créé Duke Ellington » (Miles Davis). 

 

RAPPEL

 

Pour dire au revoir à « Sir Duke » (Stevie Wonder), l’orchestre joue « Rockin’in rhythm » que même Weather Report joua. Ca swingue terrible et Baptiste Herbin, en plus de la clarinette, joue aussi du sax soprano et de la clarinette avec goût et force. 

 

La dernière Leçon de Jazz parisienne pour la saison 2012-2013 aura lieu début juin à la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs. Antoine Hervé viendra seul au piano jouer et expliquer Georges Gershwin, compositeur notamment de « Porgy and Bess » sur lequel s’illustrèrent des trompettistes aussi talentueux et différents que Louis Armstrong, Miles Davis et Médéric Collignon. Les Leçons de Jazz d’Antoine Hervé se poursuivent dans toute la France, y compris Outre Mer. La prochaine saison parisienne se déroulera au Petit Journal Montparnasse mais ceci est une autre histoire.

 

Voici l'orchestre de Duke Ellington en 1942 improvisant sur " C Jam Blues ". Sonny Greer à la batterie, Ben Webster au saxophone ténor, Duke Ellington au piano, entre autres. La classe mondiale. Et quels chapeaux!

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

" Jazz at the Philarmonic. Pleyel. 1960 " par Jean-Christophe Averty

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Festival Jazz et Cinémas

MK2 Grand Palais

Samedi 13 avril 2013. 18h.

" Jazz at the Philarmonic. Pleyel 1960 "

Emissions de Jean-Christophe Averty diffusées les 4 et 18 février 1961, le 7 avril 1962.

RTF/INA

 

Lectrices actuelles, lecteurs contemporains, il fut un temps où le Jazz n'était pas une musique respectée mais une musique du Diable, issue des minorités (Noirs, Juifs, Italiens, Gitans essentiellement), confinée à des clubs enfumés, propriété de gangsters trafiquants d'alcool et de stupéfiants, pour un public d'initiés. Pour sortir le Jazz de son ghetto, le producteur Norman Granz (un  Juif de New York et ce n'est pas un hasard) monta dans les années 1950 les tournées " Jazz at The Philarmonic " réunissant musiciens blancs et noirs, du style ancien comme du style moderne, décrochant les salles les plus prestigieuses comme Pleyel à Paris, des hôtels de luxe pour tout le monde (Noirs et Blancs), des cachets corrects pour les artistes, bref obtenant pour les Jazzmen et Jazzwomen un traitement réservé jusqu'alors aux virtuoses de la musique classique. Bien entendu, Norman Granz n'oubliait pas sa part du gâteau. C'est pourquoi il prit sa retraite à Genève en Suisse où il mourut  et où vit toujours Juan Carlos Hernandez, photographe exclusif de ce blog. Pour éviter l'ISF, heureux contribuables français, il vous suffit d'acheter les photographies de Juan Carlos Hernandez, des oeuvres d'art payables en Suisse en Francs suisses. Simple, non?

Quel était le programme?

Une Jam Session avec Roy Elridge, Don Byas, Coleman Hawkins, que vous avez déjà pu apprécier à Cannes, l'été 1958, heureux touristes, auxquels s'ajoutent Benny Carter (sax alto), Lalo Schifrin (piano), Sam Jones (contrebasse) et Papa Jo Jones (batterie), le batteur du grand orchestre de Count Basie. A la batterie, ne jamais confondre Jo Jones dit Papa (le père de la batterie moderne) et Philly Joe Jones, le batteur du premier quintet de Miles Davis avec John Coltrane en 1960. On a pendu pour moins que ça! Papa Jo Jones nous délivre à la fin du morceau un solo d'anthologie, tout en finesse, en maîtrise, avec les balais, les mains, les baguettes, sans jamais perdre le sourire. A étudier de très près par les batteurs actuels afin d'apprendre ce qu'est le bon goût, le sens de la mesure, le tambour bien tempéré. Un exemple pour la jeunesse.

Vient ensuite Dizzy Gillespie accompagné de Leo Wright (sax alto, flûte), Lalo Schifrin (piano), Art Davis (contrebasse), Chuck Lampkin (batterie) auxquels s'ajoute Candido Camero (congas). Quand Candido quitta Cuba pour New York, c'était pour jouer avec Dizzy Gillespie. Heureusement, cela s'est produit. Sur " Caravan ", le dialogue de tambours entre percussionniste et batteur est absolument ahurissant. Je l'avais déjà apprécié en écoutant l'album mais le voir, c'est autre chose. Candido caresse, frappe, pétrit, enlace sa conga, la couve des yeux comme une femme aimée. Chuck Lampkin n'est pas en reste. Une orgie de rythme comme disait Art Blakey.

Retour au calme avec le tromboniste Jay Jay Johnson à qui ce blog est dédié. Le Jars Jase Jazz cela fait trois J comme Jay Jay Johnson. Il est accompagné par Vic Feldman (piano), Sam Jones (contrebasse) et Louis Hayes (batterie) sur une ballade somptueuse. Avec la même rythmique, Stan Getz joue avec sa maîtrise habituelle. Apparemment tranquille, un tueur en fait.

La même rythmique accueille ensuite les frères Adderley: Julian dit " Canonball " au sax alto, Nat à la trompette. Une musique qui fait le pont entre le hard bop et la soul music avec une version de " Jeannine " d'anthologie (je l'ai encore en tête en écrivant). Je laisse les experts du rap m'indiquer quels DJ ont samplé ce morceau. Je serais vraiment surpris qu'il n'y en ait pas eu tant le groove est efficace.

La même rythmique poursuit son oeuvre avec Stan Getz et Jay Jay Johnson ensemble. Comme une idée du bonheur que ces deux souffleurs qui enregistrèrent ensemble " Live at the Opera House ", un classique du Jazz moderne. Le ton, le son, tout est parfait.

Pour finir en beauté, Dizzy Gillespie revient avec son quintette, sans Candido Camero. Lalo Schifrin a déjà découvert Gato Barbieri mais n'est pas encore devenu le géant d'Hollywood qu'il fut ensuite (le compositeur des musiques de " Bullitt ", de " Mission Impossible " et des bas DIM, c'est lui). C'est déjà un crack. Dizzy ne s'était pas trompé en le recrutant en Argentine suite à une tournée sud-américaine.

 

Voici la " Toccata " composée par Lalo Schifrin pour Dizzy Gillespie, jouée par le Quintette de Dizzy à Paris, salle Pleyel, en 1960 lors de la tournée " Jazz at the Philamonic ". L'album du concert de Dizzy existe, édité par Europe 1 qui, à l'époque, diffusait ces concerts en direct dans son émission " Pour ceux qui aiment le Jazz " de Frank Ténot et Daniel Filipacchi qui, comme Norman Granz, prouvèrent qu'il était possible de devenir riche à partir du Jazz.

 

Partager cet article
Repost0