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Francesco Bearzatti Tinissima 4et " Monk'n Roll "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Francesco Bearzatti

 

Tinissima Quartet

" Monk'n Roll "

CamJazz. 2013

 

Francesco Bearzatti: saxophone ténor, clarinette, électronique, voix

Giovanni Falzone: trompette, effets humains, voix

Danilo Gallo: basse acoustique et électrique, guitare basse électrique, voix

Zeno de Rossi: batterie, percussions, sifflet, voix

 

Francesco Bearzatti

La photographie de Francesco Bearzatti est l'oeuvre du Précieux Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Lectrices attentives, lecteurs méthodiques, vous avez déjà noté sur ce blog les chroniques de l'album hommage "  X (Suite for Malcom) " et du récent concert à la Défense du Tinissima Quartet du saxophoniste et clarinettiste italien Francesco Bearzatti.

Il est temps maintenant de parler du nouvel album consacré à Thelonious Sphere Monk (1917-1982) de ce quartet. Comme Pierrick Pédron, l'oeuvre de ce pianiste est jouée sans piano. Mais là où Pierrick Pédron restait fidèle aux partitions, en acoustique, Francesco Bearzatti e ses ragazzi jouent à entrechoquer le répertoire de Monk avec des standards du Rock et de la Pop des quarante dernières années. Le résultat est parfois horripilant (n°6: Trinke Tinkle/Back in Black) parfois éblouissant (n°7: Round Midnight/Waling on the moon), toujours surprenant, dérangeant, jamais lénifiant. Ils prennent des risques, osent, construisent, déconstruisent, partent de l'oeuvre accomplie pour accomplir la leur. Bref, c'est du Jazz avec une énergie Rock.

La pochette reprend celle d'un album de Monk " Underground " sauf que cette fois c'est Monk qui se retrouve lié et non plus un officier SS. Ils aiment tellement Monk qu'ils l'attachent pour mieux s'en détacher. Au mur, le portrait de Charles de Gaulle en général de 1940. Si vous me demandez pourquoi, je vous répondrai que je n'en sais rien.

Parfois, ils jouent l'oeuvre telle quelle comme " Misterioso " (n°5) ou " Crepescule with Nellie " (n°12). Parfois, le Rock l'emporte avec classe, surtout quand il est jazzy comme " Criss Cross/Walk on the wild side " (n°16) qui conclue l'album. Le plus souvent, la fusion des deux genres est stimulante au point que l'auditeur se demande pourquoi elle n'a pas été tentée avant comme " Bemsha Swing/Anothe one bites the dust " (n°2), " In walked Bud/Billie Jean " (n°8), " Misterioso/Shine on your crazy diamond " (n°9 et 14) , " Brilliant Corners/Under pressure " (n°10).

Quant aux musiciens, Francesco Bearzatti et Giovanni Falzone sont ce qui se fait de mieux comme souffleurs sur les deux rives de l'Océan Atlantique. Ils sont créatifs, puissants, émouvants, innovants. Danilo de Galo et Zeno Rossi maintiennent un tempo d'enfer et sont capables de trésor de douceur. Le bassiste est aussi capable de jouer comme un guitariste de Roc. Impressionnant.

Un journaliste demanda un jour à Thelonious Monk: " Quel genre de musique aimez vous? ". Monk répondit: " J'aime toutes sortes de musique ". Le journaliste insista: " Aimez vous la country music ? ". Monk ne répondit pas. Le journaliste reposa sa question. Monk se tourna alors vers son producteur: " Je crois que le gars a du mal à comprendre ". Gageons qu'il aurait aimé " Monk'n Roll " du Tinissima Quartet. 

 

Voici le premier concert du Tinissima Quartet dans ce répertoire. C'était en Italie,en Vénétie, à l'Udine Jazz Festival, le 28 juin 2012. Rien à ajouter.

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Hermeto Pascoal enflamme le New Morning

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

 Hermeto Pascoal

Paris. Le New Morning.

Festival All Stars

Lundi 22 juillet 2013. 21h

 

 

Hermeto Pascoal: basse, chaudron, corne, flute, melodica, piano, verre d’eau, voix

Itebere Swarg: guitare basse électrique

Marciao Bahia : batterie

Fabio Pascoal : percussions

Vinicius Dorin : flûte, saxophones ténor et soprano.

Andre Pereira Marques : piano

Aline Morena : voix, guitare

Invité surprise :

Cacau : saxophone alto

 

Tous les Parisiens qui ne sont pas partis à la plage et/ou aux JMJ de Rio s’enthousiasmer pour le Pape jazzman sont ici. L’albinos fou, comme disait Miles Davis, amène le Brésil à Paris et le New Morning est plein à ras bord. 

 

Ca commence par un Free Jazz de canard entre chanteuse et saxophoniste (O Pato chantait Joao Gilberto). La rythmique pulse tout de suite. C’est une musique faite pour danser en plein air au bord de la Mer et nous sommes assis dans une salle à Paris. Dommage. Hermeto arrive sur scène barbu, chevelu et chapeauté. Sa musique bondit, sautille, glapit. Son marmonnement fait penser à celui de Robert Wyatt, autre sorcier barbu et chevelu de la musique. Il y aussi un pianiste de bal de luxe à la brésilienne. Retour du sax au ténor. Gros son. Gato Barbieri l’Argentin n’a jamais joué avec Hermeto Pascoal, le Brésilien et c’est bien dommage. Jeu de synthé déglingué, ludique du Mago. Dialogue de funanmubles entre le sax soprano et Hermeto. La rythmique tient le tout. 

 

Ca repart avec une chanteuse qui vocalise à tous les vents avec le sax soprano. Oulsation de la basse, zébrures du clavier. Ca bouge de partout. Ce n’est pas du Brésil de pacotille. C’est une comptine, une incantation, un chant, une vibration. La chanteuse est un instrument de musique. Rythmiquement, ça vous prend dans la lessiveuse. Votre tête devient maracas. Aline chante désormais, séductrice à souhait. Solo de sax ténor véhément, passionné. Au tour de la rythmique de se mettre en avant avec un peu de piano guimauve. Ca ne dure pas longtemps car basse et batterie durcissent le ton. Arrivée sur scène d’un Brésilien de Paris, grand ami d’Hermeto Pascoal, Cacau (sax alto). Hermeto s’est levé pour pousser la rythmique derrière Cacau. Chaud, Cacau ! Ca c’est fait. Le groupe repart soudé avec la chanteuse, le sax ténor montant en flèche. C’est l’Amazone ici : chaleur, moiteur, sons étranges, force impérieuse. 

 

Les morceaux s’enchaînent à l’américaine. Pas de temps mort. Le batteur relance et ça repart. Hermeto chantonne avec son bassiste. Cet homme a 77 ans, l’âge limite pour lire Tintin. Quelle forme aurai-je à son âge ? Ca balance sérieusement. Maintenant, chanteuse et sax sorpano jouent la sirène d’alarme. La rythmique reprend. Cacau remonte sur scène. C’est la fête des sons. Duo d’oiseaux entre les saxos, sans support rythmique. Ca vibre et ça vrille. Hermeto les rejoint avec un son de clavier étrange et un vieux standard de Jazz dont le titre m’échappe. La rythmique, avec Hermeto, a repris derrière Cacau. C’est le passage jazz mais ça ne sonne pas comme une pâle copie des Grands Anciens plutôt comme un rafraîchissement à la brésilienne. Vinicius Dorin joue aussi diaboliquement de la flûte. Ca se finit avec un solo de batterie à la brésilienne, c'est-à-dire axé sur les tambours.

 

Après 30 secondes de pause, ça repart sur une samba endiablée. Le shaker à la brésilienne. Tout s’arrête pour un solo de piano bien rythmé lui aussi. Hermeto rejoint son pianiste pour lui masser les épaules puis le relance au tambourin. Cet homme est un créateur qui joue et crée sérieusement sans se prendre au sérieux. Comme feu Dizzy Gillespie.

 

PAUSE

 

Il n’est que 22h30. La musique est fantastique mais la salle est étouffante de chaleur et de moiteur malgré les ventilateurs. De plus, il y a école le lendemain. Je quitte le New Morning gorgé de sons et de rythmes. J’espère que ma sympathique voisine de droite qui, elle, est restée nous racontera la suite de ce concert.

" Quand je ne sais plus rien, j'écoute Hermeto Pascoal " (Miles Davis/Selim Sivad). Pour vous rafraîchir de cet été torride, voici, lectrices assoiffées, lecteurs asséchés, Hermeto Pascoal et ses hommes jouant dans une rivière au Brésil. " Musica da lagoa ". Rien à ajouter.

 

 

 

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Ricky Ford & Ze Big Band " Sacred Concert "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Ricky Ford &
Ze Big Band  

 

" Sacred Concert "

Ze Big Band. Distribution Avel Ouest. 2013

Avec le soutien de la région Bretagne, de la ville de Rennes, de l'orchestre symphonique de Bretagne,

du centre culturel Jacques Duhamel (Vitré, Ille et Vilaine, Bretagne, France)

 

Ricky Ford: saxophone ténor, compositions, arrangements

Ze Big Band est un orchestre de Jazz de 17 musiciens dirigé par Fred Burgazzi (trombone)

 

Ricky Ford

La photographie de Ricky Ford est l'oeuvre du Véhément Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Le saxophoniste ténor noir américain Ricky Ford vit en France et a la chance de disposer d'un grand orchestre de Jazz à son service, Ze Big Band. Il en profite et il a bien raison. Quoique Bourguignon d'adoption, c'est en Bretagne qu'il a retrouvé son fidèle complice Fred Burgazzi et ses hommes pour un programme de musique sacrée Jazz où les morceaux sont composés et/ou arrangés par ses soins.

L'orchestre est manifestement influencé par ceux de Duke Ellington et de Charles Mingus ce qui est logique puisque Ricky Ford a joué dans l'orchestre dirigé par Merce Elliington à la mort du Duke en 1974 puis dans celui de Charles Mingus devenu Mingus Dynasty suite à la mort de son chef en 1979.

Ricky Ford a, lui, le feu sacré de bout en bout de ses interprétations. Je retiens particulièrement le titre " Humble Souls " (n°5) comme exemple de fusion entre le soliste et l'orchestre.

Alors qu'un Jésuite zélé veut faire passer le Pape François pour un Jazzman, mieux vaut écouter un Jazzman qui a la foi en Dieu et la musique, Ricky Ford, accompagné par un orchestre plein d'allant, Ze Big Band.

Athées, agnostiques, mono et poly théistes peuvent en profiter l'esprit en paix. Le message de chaleur et de beauté passera toujours sauf pour ceux dont la religion interdit la musique mais ceux là sont à plaindre.

 Voici Ricky Ford & Ze Big Band jouant " Psalm 103 " de Ricky Ford au Festival Jazz à Vitré le 2 mars 2012. Rien à ajouter.

 

 


 

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Les Rare Jazz Videos de Pedro Mendes: un trésor suspect.

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices rigoureuses, lecteurs sérieux, il est grand temps pour vous de découvrir, si ce n'est déjà fait, Pedro Mendes et ses Rare Jazz Videos.

Il semble que Pedro Mendes soit un collectionneur brésilien qui dispose d'une collection hallucinante de vidéos de Jazz sur les cinquante dernières années. Je ne suis pas sûr qu'il respecte les droits des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique que défend, pour la France, la SACEM. En tout cas, ce qui est certain c'est qu'il n'a pas répondu à mes questions et que certaines de ses vidéos ont disparu de Youtube suite à des plaintes des ayant-droit comme l'iNA pour une vidéo de Dizzy Gillespie à la télévision française en 1971 accompagné par Martial Solal (piano), Henri Texier (contrebasse) et Daniel Humair (batterie).  

Ce qui est sûr aussi, c'est que cet homme dispose de trésors audiovisuels qui font blémir d'envie les Jazz fans et Jazz freaks. Parmi les 34 vidéos qu'il fait figurer sur Youtube, vous pouvez déjà en voir une sur ce blog dans l'article sur Gato Barbieri. Il en possède une centaine en fait.

En voici une autre pour votre délectation, lectrices rigoureuses, lecteurs sérieux, le Modern Jazz Quartet composé de John Lewis (piano), Milt Jackson (vibraphone), Percy Heath (contrebasse) et Connie Kay (batterie) jouent " Bag's groove ", une composition de Milt Jackson pour la RAI en 1961. Appréciez l'élégance de la présentatrice en italien et en anglais. A comparer avec la version de Bobby Jaspar (saxophone ténor) et Sacha Distel (guitare électrique) qui illustre cet article. Profitez en.

 

 

 

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Le Quintette de Steve Swallow et Carla Bley en concert au New Morning (Paris)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Carla Bley &

Steve Swallow Quintet

Paris

Le New Morning

Festival All Stars

Jeudi 18 juillet 2013. 21h.

 

Carla Bley: orgue Hammond

Steve Swallow: guitare basse électrique

Chris Cheek: saxophone ténor

Steve Cardenas: guitare électrique

Jorge Rossy: batterie

 

 

Carla Bley

 

La photographie de Carla Bley est l'oeuvre du Félin Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Je me souviens de Carla Bley et Steve Swallow en concert en duo à Rennes il y a vingt ans. C"était merveilleux.

Quant au concert à Paris au New Morning le jeudi 18 juillet 2013, je suis parti à l'entracte. No comment.

 

Quand Carla et Steve jouent tous les deux en amoureux, je le répète, c'est merveilleux. Exemple ci-dessous. Nul besoin de connaître les poèmes de Yeats en version originale pour comprendre les paroles. Amusons nous avec Carla Bley et Steve Swallow.

 

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Gato Barbieri " Chapter One: Latin America "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Gato Barbieri

" Chapter One: Latin America "

Impulse. 1973.

Réédition Verve. 2009.

 

Gato Barbieri: saxophone ténor, compositions sauf " India " (n°2) de J.A Flores et M.O Guerrero

Personnel détaillé dans l'album.

 

Leandro " Gato " Barbieri est né en Argentine, à Rosario, comme Ernesto " Che " Guevara et Lionel " Leo " Messi. Cette ville a quelque chose de spécial manifestement. El Gato fêtera ses 79 ans sur scène au Blue Note à New York le 28 novembre 2013.

En 1973, après le succès international du " Dernier Tango à Paris " de Bernardo Bertolucci avec Marlon Brando et Maria Schneider, El Gato profita de l'argent gagné avec sa musique du film pour réaliser un rêve, revenir en Argentine, réunir la crème des musiciens locaux (par exemple Dino Salluzzi au bandonéon sur " Nunca Mas ", 4e morceau de l'album) et enregistrer une musique nouvelle mêlant le Free Jazz (le saxophoniste ténor de " Where is Brooklyn? " et " Symphony for Improvisers " de Don Cherry, c'est lui), la Pop (basse et guitare électriques) et les musiques latino américains pour jouer, chanter, crier la liberté.

Le résultat, plus de 40 ans après, est toujours aussi puissant et émouvant. Cela commence, en toute logique, avec " Encuentros ", 12mn29 d'orgie rythmique et mélodique, se poursuit plus calmement avec " India " qui n'a rien à voir avec le thème éponyme de John Coltrane, repart sur les chapeaux de roue (Juan Manuel Fangio, lui aussi, était Argentin) avec " La China Leoncia " (n°3). Retour au calme avec une essence de tango jazzé " Nunca mas " où le sax ténor devient frère de sang du bandonéon pour finir avec une morceau frustrant pour l'auditeur (c'est voulu et réussi), " To be continued " (2mn 27). Cette fois, Gato est allé à Rio de Janeiro. Il nous présente un à un les instruments brésiliens qui, tour à tour, entrent dans la danse, commence à jouer et c'est fini. De fou de joie, l'auditeur devient fou de rage, se repasse l'album en boucle, ne peut plus écouter une autre musique, veut s'offrir les chapter two, three and four des aventures d'El Gato chez Impulse, impose cette musique à sa compagne, ses voisins, ses amis, en parle sur son blog.

Bref, vous l'avez compris, lectrices Latines, lecteurs Américains, " Chapter One: Latin America " de Gato Barbieri est un album indispensable.

El Gato revint ensuite à New York avec ses musiciens argentins. Les voici jouant sur une terrasse d'immeuble lors des 5 premières minutes du documentaire ci-dessous " Jazz is alive and well in New York " (1973), la suite étant réservée à Billie Holiday interprétée par Diana Ross ( " Dirty Diana " pour Michael Jackson) et racontée par Carmen Mac Rae. La liberta, la liberta! Viva Gato Barbieri! Quel growl de saxophone ténor! Rien à ajouter.

 

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RECLAME: " Pure imagination " l'album autoproduit de Michel Goldberg

Publié le par Guillaume Lagrée

 

RECLAME

 


Bonjour,
 
Et merci de me faire le plaisir de bien vouloir écouter mon enregistrement « Pure imagination ». 
 
Pour l'avoir en votre possession, il faudra le télécharger ce qui est très simple et quasiment automatique. 
 
Pour ce faire, il suffira de cliquer sur le lien correspondant à votre demande et le téléchargement débutera immédiatement (les liens en question figurent plus bas…). 
 
Une fois le téléchargement terminé, il ne vous restera plus qu'à écouter tranquillement la musique après l'avoir importée dans votre lecteur (iTunes par exemple) ou d'avoir gravé un disque à partir des fichiers. 
 
Vous pouvez choisir différents formats pour le téléchargement (vous n'êtes pas limité à un seul format : le fait que vous optiez pour plusieurs procédés ne dérange nullement) :
– Format .Mp4 : format numérique dont le procédé de compression donne un son excellent et très proche de celui d'un CD. Il est lisible sur l'ensemble des plateformes et des lecteurs musicaux (iTunes, iPod, etc.). 
– Format .WAV qui permet de graver un CD qu'il est ensuite possible d'écouter sur une chaîne Hi-Fi conventionnelle (ou un autoradio, etc.). Dans ce cas, le son n'ayant subit aucune compression est équivalent en qualité à celui d'un disque du commerce. Mais de ce fait les fichiers sont plus gros ce qui rend leur usage inapproprié pour une lecture numérique (iPod, etc.). 
 
Je vous informe qu'à chaque téléchargement à partir de ces liens, je dois m'acquitter d'une taxe de 0,7 € à la SACEM/SDRM afin de réversion des droits d'auteurs aux « ayant-droits » des œuvres enregistrées (compositeurs ou leurs descendants, éditeurs, etc). 
 
Je ne vois absolument aucun inconvénient à cela si le téléchargement ainsi que l'écoute des enregistrements vous procurent du plaisir. Mais je pense qu'il fallait que vous le sachiez. 
 
Je vous rappelle également qu'il vous est tout à fait possible de me faire un don : vous pouvez par exemple m'envoyer un chèque d'un montant totalement libre à :
Michel Goldberg
33 avenue de Brocéliande
35400 Saint-Malo
FRANCE
 
Ou via le site PayPal (il y a un « bouton Paypal » sur mon site dans la rubrique « Obtenir le disque » ou via ce lien direct : https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=PA3J3BZQY9JHJ)
 
 
Cela me permettra entre autre chose de financer le prochain enregistrement que j'envisage déjà.
Les commentaires et autres sont aussi bienvenus…
 
Voici les liens en question : 
 
 
VISITEZ MON SITE michelgoldberg.fr POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE DISQUE
 
 
Si vous avez des doutes ou besoin d'informations complémentaires, je vous invite à m'envoyer un courrier électronique.
 
Michel Goldberg
 
Pour vous donner une idée de cette musique, généreuses lectrices, munificents lecteurs, voici le quartet de Michel Goldberg (saxophones) " Pure Imagination " .
 
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Hommage à Chet Baker sur RTL le dimanche 14 juillet 2013 de 23h à minuit

Publié le par Guillaume Lagrée

 

RTL Jazz Festival

Dimanche 14 juillet 2013.

De 23h à minuit.

Hommage à Chet Baker

avec

Enrico Pieranunzi (piano)

Riccardo del Fra (contrebasse)

Philip Catherine (guitare électrique)

Eric Le Lann (trompette)

 

Tous ont joué avec Chet Baker (1929-1988). Tous lui rendent aujourd'hui hommage 25 ans après sa mort. Tous figurent sur ce blog.Une belle façon de finir cette journée de Fête nationale française.

 

Voici justement Chet Baker à Hambourg, RFA, en 1986, en trio avec Philip Catherine et Riccardo del Fra. Rien à ajouter.

 

 

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Dan Tepfer & Ben Wendel reçoivent à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Dan Tepfer&Ben Wendel

reçoivent à Paris.

Mercredi 10 juillet 2013. 20h.

 

 

Dan Tepfer : piano, clavier, ordinateur, chant

Ben Wendel : saxophone ténor, basson, clavier, ordinateur

Quatuor à vent composé de :

Elfie Bonnardel et Antoine Vornière : bassons

Erica Bliznik et Carol Mundinger : clarinettes

Invités surprise :

Oliver Bogé : saxophone alto

Kendrick Scott : percussions

 

Dan Tepfer et Ben Wendel 

 

 

Le portrait de Dan Tepfer & Ben Wendel a été réalisé lors d'un précédent concert parisien par la Souriante Helène POISSON. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Ca commence par un solo de sax ténor. Classique, grave, majestueux. Que c’est bon d’entendre un saxophone sans microphone ! Le sont est tellement plus chaud, plus naturel. Dan s’ajoute léger, rapide. Puis un solo de piano méditatif, impressionniste. Ca y est, les bassons enchaînent ajoutant de la gaité à la musique. Ils créent une vague qui va crescendo du piano au quatuor en passant par le saxophone. Tous glissent sur la même onde de plaisir. Ca change avec un dialogue où les bassons ponctuent l’onde du piano. Celle-ci poursuit sa route, comme une lame qui n’a pas encore atteint le rivage. Aux vents d’improviser alors que le piano tisse un fond grave et lent. Ben reprend son sax en mains pour un dialogue entre cuivre et vents ponctué par le bourdonnement du piano. Stop !

 

C’est la première fois que Ben Wendel joue dans ce type de formation. Dan l’a déjà fait, notamment avec Lee Konitz, mais avec un quatuor à cordes. Il y a quelques soucis de mise en place. Ben Wendel nous raconte une blague, nous incite à discuter entre nous, sort de la scène. Un spectateur prête aux musiciens un Ifaune en état de marche. Habituellement, le public est prié de couper ses portables avant le concert. Ici, on lui demande d’en prêter un allumé et chargé. Le progrès fait rage. 

 

Duo sax ténor, clavier électronique avec des nappes de son douces, planantes entre l’orgue d’église et le dulcimer. Les bassons prolongent dans le grave, les clarinettes dans l’aigu. C’est à la fois agité et tranquille. Le sax ténor tourne autour de la mélodie de « Body and Soul », il me semble. L’accompagnement du piano et du quatuor à vent perturbe tous mes repères de jazzophile. Le but est atteint. Duo purement Jazz entre sax et piano vite rejoint par le quatuor. C’est une musique exigeante pour ses auteurs comme pour ses auditeurs. Fort joli final en duo.

 

Dan commence au piano avec un ostinato main gauche. Le quatuor enchaîne en ponctuant. Ben prend son basson. Dan en soliste. Le quatuor ponctue à tous vents. Lorsque Ben Wendel joue du basson, c’est comme l’envol d’un héron. Gauche au départ puis majestueux, puissant. Tiens, le piano swingue.

 

Dan nous explique le processus créatif en cours. Il a un clavier électronique posé sur le piano. Quand il joue dessus, les notes vont dans son ordinateur. Le clavier électronique ne produit aucun son même si j'en ai l'illusion auditive. Il ne fait que transmettre les notes à jouer pour le quatuor à vent. Dan a réalisé un logiciel qui permet de transformer les notes jouées sur le clavier en notes écrites à l’écran de l’ordinateur qui les transmet, via oui fi, vers les Ifaunes et les tablettes électroniques des musiciens du quatuor à vents. Ceux-ci font ensuite leurs propres choix musicaux quant au rythme, à la texture, à l’articulation, à la dynamique.

 

Ben s’empare du clavier et de l’ordinateur. Olivier Bogé est l’invité surprise au sax alto. Dan commence une petite comptine légère que ponctue le quatuor avec un léger décalage de sons. S’ensuit un duo piano/sax alto plein de souffles, de vibrations bref un autre style que Lee Konitz avec qui Dan Tepfer joue en duo depuis quelques années. Ben ajoute le son du clavier, le quatuor se joint au jeu et la musique s’envole, majestueuse et rythmée. Belle scansion du piano. Le stylo de ma voisine de devant tombe sur le plancher. Cela ponctue bien la fin du solo de piano.

 

Olivier Bogé quitte la scène. Dan se met debout devant le piano. Ben reprend son sax ténor mais reste au clavier. Le quatuor joue une mélopée. Je ne reconnais pas la mélodie mais quand Dan se met à chanter «  Never let me go », un standard que chantait notamment Chet Baker, tout doute disparaît. C’est la première fois que j’entends Dan chanter. Il se débrouille bien, l’animal. C’est juste émotionnellement et musicalement, un beau compromis entre Frank Sinatra et un chanteur de lieder. De plus, il chante sans micro. Au dessus d’un clavier électronique et d’un quatuor à vent, chapeau. Jusqu’où s’arrêtera t-il ? Il est bien moins maladroit lorsqu’il chante que lorsqu’il joue du sax alto. Dan se remet au piano pour discuter avec Ben au ténor. C’est romantique en diable, sentimental mais pas sentimentaliste. Petit bémol : Dan est un peu juste sur la fin pour roucouler avec le quatuor.

 

Dan nous demande si quelqu’un a amené des baguettes. Une spectatrice propose des baguettes chinoises. Un peu petit. C’est que Kendrick Scott, un des meilleurs batteurs du monde selon Dan, monte sur scène. Comme matériel, le père de Dan, en gentil organisateur, lui prête un seau à charbon en cuivre et des tisons. Ben commence au ténor. Kendrick prend ses outils en main et commence à ponctuer vif, précis, léger. Il a vite trouvé le bon ton sur son instrument de fortune. Est-ce répété ou totalement improvisé ? Je reconnais un morceau de l’album du duo Dan Tepfer&Ben Wendel avec l’ajout de cette pulsation rythmique légère et implacable. Kendrick prend ensuite le seau comme une calebasse, le tenant avec la main gauche à l’intérieur, le frappant de la main droite. Pendant ce temps, Dan et Ben poursuivent leur dialogue de bien entendants. Le quatuor vient s’ajouter à la fête. Ca danse ! Kendrick a repris ses baguettes magiques. Cela l’inspirera t-il pour un enregistrement ? Quelle belle cavalcade entre pianiste, saxophoniste et percussionniste. Laissez hennir les chevaux du plaisir comme disait Alain Bashung.

 

RAPPEL

 

Retour sur scène du duo Dan Tepfer&Ben Wendel. Retour au classicisme avec une ballade épurée. « Ask me now » de Thelonious Sphere Monk. La mine Monk est inépuisable. Après le Tinissima Quartet de Francesco Bearzatti, en voici une nouvelle preuve. 

 

Le public enchanté réclame les musiciens qui reviennent sur scène saluer avec le quatuor.

 

Pour ceux qui préfèrent leur Jazz servi en plein air, en bord de mer, le duo Dan Tepfer & Ben Wendel sera en concert au festival Jazz à Vannes (56) le mardi 23 juillet 2013 à 21h. 

La musique devrait être proche de celle jouée au Smalls Jazz Club à New York, USA, sur l'autre rive de l'Océan Atantique, le 14 mai 2013. Voici Dan Tepfer & Ben Wendel improvisant sur " Solar " de Miles Davis.

 

 

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Unique concert en France du Partenzista Lorenzo Capello le samedi 13 juillet 2013 à Valjoly (59)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices italophiles, lecteurs italophones, je vous ai déjà chanté les louanges du batteur gênois Lorenzo Capello et de son premier album " Il Partenzista ".

 

Sachez que son unique concert estival en France aura lieu à Valjoly, Nord, région Nord Pas de Calais, le samedi 13 juillet 2013 à 21h. Entrée libre. Je compte sur vous pour me raconter ce concert auquel je ne pourrai assister. Soyez y, sapristi!

 

Voici le concert de présentation du Partenzista par Lorenzo Capello et ses hommes à La Claque in Agora, à Gênes, Ligurie, Italie, en 2011. Bon voyage lectrices italophiles, lecteurs italophones.

 

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