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RIP Donald Byrd (1932-2013)

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices funky, lecteurs groovy, me voici en deuil avec vous car Donald Toussaint Louverture Byrd II dit Donald Byrd  est mort le 4 février 2013.

Deux de ses albums sont chroniqués sur ce blog:

- Jazz in camera (1958). La quintessence du hard bop à Paris avec Barney Wilen.

- Ethiopian Knights (1971) enregistré aux Etats-Unis d'Amérique à son retour d'Ethiopie.

Trompettiste, compositeur, ethnomusicologue, pédagogue, découvreur de talents (le premier à faire enregistrer Herbie Hancock ce fut lui. Lui aussi qui dit à Herbie en 1963 qu'il était temps de passer chez Miles Davis pour aller plus loin encore), Donald Byrd fut dès sa naissance, Noir et fier de l'être (il portait le nom de Toussaint Louverture, le père de l'indépendance d'Haïti, la première république noire au monde). Passant du Hard Bop des années 50-60, au Funk et à la Soul dans les années 70-80, il finit sa carrière dans les années 90-2000 comme père spirituel de Guru et de son Jazzmattazz qui firent pour tant pour rétablir les liens entre les jeunes Noirs américains amateurs de rap et la musique  de leurs parents et grand-parents.

Bref, lectrices funky, lecteurs groovy, les DJ de Rap et de R'n B n'ont pas fini de piocher dans les mines  d'or rythmiques et mélodiques laissées par Donald Byrd.

Grâce à l'INA et donc à nos impôts, lectrices funky, lecteurs groovy de France, voici au festival de Jazz de Cannes, Alpes Maritimes, Provence Alpes Côte d'Azur, France, en 1958, le quintet de Donald Byrd avec Bobby Jaspar (flûte, sax ténor). Buvons à la coupe du Saint Groove, en mémoire de Donald Byrd!

 

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Festival " En avant la musique! " au Forum des Images à Paris jusqu'au 21 avril 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices cinéphiles, lecteurs mélomanes, réjouissez vous car vous allez vous pouvoir vous retrouver au Forum des Images à Paris dans le Forum des Halles (métro/RER Châtelet les Halles) pour le festival " En avant la musique! " qui durera jusqu'au dimanche 21 avrii 2013.

 

Manhattan

 

La photographie des trois hommes dans Manhattan est l'oeuvre de l'Inextinguible Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette oeuvre sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Au programme, 100 films sur le thème Musique et Société. Ce thème global se divise en plusieurs rubriques. Pour rester sur les musiques liées à ce blog, voir le programme de " Black and White " dont fait partie le film " The Cool World " de Shirley Clarke (1961. Musique composée et jouée par Dizzy Gillespie) et de " Sur la route de Menphis " consacré au Folk et au Blues. Le rock'n roll, la pop music et le reggae sont eux aussi représentés.

A comparer avec " A bout de souffle " (Jean-Luc Godard et Martial Solal), " Shadows " (John Cassavetes et Charles Mingus) lui aussi sorti en 1959 sera au programme. Un film indispensable, lectrices cinéphiles, lecteurs mélomanes.

 

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Festival Confini: Les Jazzmen italiens à Paris du 11 mars au 13 juin 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices italianistes, lecteurs italophiles, réjouissez vous car les Jazzmen italiens partent à la conquête de Paris avec le festival " Confini " qui se tiendra à  l'Institut Culturel italien de Paris du lundi 11 mars au jeudi 13 juin 2013.

Francesco Bearzatti

La photographie de Francesco Bearzatti est l'oeuvre de l'Italophile Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette photographie sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Au programme:

lundi 11 mars à 20h:  trio YAMANAKA

lundi 8 avril à 20h: trio DROPS

lundi 29 avril à 20h: trio MARCELLI

lundi 27 mai à 20h: NICOLA SERGIO trio avec Nicola Sergio (piano), Stéphane Kerecki (contrebasse) et Fabrice Moreau (batterie)

jeudi 13 juin à 20h: TINISSIMA Quartet avec Francesco Bearzatti (sax ténor, clarinette) et Giovanni Falzone (trompette).

Réservation préalable obligatoire.

Concerts à 10 ou 7 euros.

Gratuit pour les étudiants et les demandeurs d'emploi.

Pass 5 concerts à 40 au lieu de 50 euros.

   

En hors d'oeuvre (antipasto in italiano), voici le trio de Nicola Sergio en concert au Sunside à Paris. Bonne dégustation, lectrices italianistes, lecteurs italophiles. Evviva Italia! 

 


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Le 15e printemps du Jazz à Noisiel (77) durera jusqu'au vendredi 29 mars 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Vibrantes lectrices, vivants lecteurs, rendez-vous au 15e Printemps du Jazz à Noisiel, Seine et Marne, Ile de France, France jusqu'au vendredi 29 mars 2013. Accessible directement depuis Paris par le RER A (station Noisiel).

 

CHINA Moses

 

 

Vous pourrez y regarder le Jazz au féminin dessiné sur le vif par la Citoyenne Hélène Poisson, auteur du portrait de China Moses qui orne cet article. Les dessins d'Hélène Poisson se trouvent dans quelques articles de ce blog. Je vous laisse le plaisir de les trouver, vibrantes lectrices, vivants lecteurs.

Vous pourrez aussi écouter en concert à entrée libre, en remerciant les contribuables de Seine et Marne, des artistes qui figurent en bonne place sur ce blog:  Ricky Ford, Sébastien Llado, Sylvain Beuf, Bojan Z... La réservation préalable des places est vivement conseillée si vous voulez avoir une chance d'assister à ces concerts.

 

 

Ricky Ford en concert au Duc des Lombards à Paris, cela donnait ceci. Rien à ajouter.

 

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Concert sauvage du Fluturiste le 24 mars à midi dans la Drôme, Rhône Alpes, France

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices aventurières, lecteurs aventureux, je vous ai déjà chanté les louanges du Fluturiste André Stocchetti en studio et sur scène à Paris.

Il est temps pour vous d'aller fêter le printemps avec lui dans un lieu mystérieux que vous trouverez en suivant les indices ci-dessous dans la Drôme (26), Rhône Alpes, France, le dimanche 24 mars 2013 à 12h. Bon voyage.

 

 

24 mars à 12h / Voir site web www.fluturiste.com
Vidéo concert sauvage, cliquer ci-dessous
Site web
* Un spectacle inclassable, novateur, d’un musicien caméléon qui réhabilite le mythe de l’homme orchestre «Le Dauphiné libéré» * Un homme seul avec des flûtes et des machines électroniques, du goût, de la poésie, de l’invention, de la culture, de l’intelligence... «Bsc News Mag»

Plus d'infos :
Cie C Possible Cécile Génard, Yvon Brizano
Administration / Diffusion
09 75 29 01 34 / 06 03 10 76 41 
Diff, Book Cie C Possible / Label Tempo Production
Distrib Socadisc & Believe Digital»
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Fiona Monbet " O'Ceol "

Publié le par Guillaume Lagrée

Fiona Monbet

" O'Ceol"

Justlooking productions

Sorti le mardi 26 février 2013

 

Fiona Monbet: violon

Matthieu Penot: batterie

Armel Dupas: piano

Daniel Mizrahi: guitare

 

 

Fiona Monbet est née en 1989 d'une mère irlandaise, d'où Fiona et d'un père français, d'où Monbet. Née en Seine et Marne, c'est en Seine et Marne, à Dammarie-Lès-Lys qu'elle a appris le violon Jazz à partir de l'âge de 10 ans au Centre des Musiques Didier Lockwood, pépinière de talents du Jazz français. Elle n'a pas pour autant négligé le violon classique commencé à l'âge de 8 ans puisqu'elle est encore aujourd'hui l'élève du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris

Ayant déjà accompagné sur scène et sur disque Didier Lockwood et Christian Escoudé, la voici qui, pour son premier album, plonge avec délices dans ses racines irlandaises avec " O'Ceol ". 

Je sais que John Coltrane a joué " Greensleeves ", que les danses irlandaises, métissées de danses africaines, ont donné naissance au tap dance (claquettes pour les francophones). Le numéro suprême de claquettes reste celui des Nicholas Brothers avec/dans l'orchestre de Cab Calloway lors du film " Stormy Weather ". A voir commenté par l'acteur et danseur Gregory Hines.

Je sais aussi que Bretons et Irlandais aiment se passer le Celte mais décidément je n'accroche pas sur la musique irlandaise. Le premier album de Fiona Monbet est irréprochable tant techniquement qu'émotionnellement mais je préfère le blues urbain du violoniste dyonisien installé à New York Scott Tixier et son " Brooklyn Bazaar ".

Toutefois, je dois reconnaître que " The oul' jig " (n°5) est irrésistible de mouvement et d'énergie.

Fiona Monbet sera en concert à Paris, au New Morning, le samedi 23 mars 2013 à 20h30 pour présenter son album.

Comme Mademoiselle F et Monsieur P, je vous laisse apprécier " O'Ceol " de Fiona Monbet, lectrices iliennes, lecteurs atlantiques.

 

 

 
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Le Collectif BLO s'est lancé au 59 Rivoli à Paris le 1er mars 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Collectif BLO

59 Rivoli

Paris. Vendredi 1er mars 2013. 20h30.

 

Le Collectif BLO est composé de 3 groupes: Clerks, PinocchioO, PJ5.

Avertissement sanitaire: le Collectif BLO est fabriqué en France, contient de vrais morceaux de Jazz frais, est garanti sans piano ni claviers ajoutés.

La salle est située au rez-de-chaussée du 59 rue de Rivoli, 75001 Paris, France (métro Châtelet). La façade est vitrée mais bien isolée. Nous voyons les voitures passer sans les entendre. Nous sommes dans un bocal mais personne ne s'arrête pour nous regarder. Il y un léger bruit de fond de la rue mais vraiment léger. Le 59 Rivoli est un ancien squat d'artistes devenu une résidence d'artistes au coeur de Paris avec l'aide de la Mairie. Tout a été mis aux normes d'hygiène et de sécurité mais ce n'est pas tout propre en ordre comme disent les Suisses. Il y a des oeuvres exposées dans la salle mais pas à mon goût. Le concert est à entrée libre. La participation aux frais est libre aussi. Il y a un chapeau pour cela. Habituellement, les concerts de Jazz ont lieu le samedi et le dimanche à 18h. Un horaire parfait pour les couche-tôt et les lève-tard. Ce soir, le collectif BLO est à l'honneur. Pour les pieux musulmans et les alcooliques anonymes, attention, un verre de vin rouge vous est offert à l'entrée. 

 

1er concert: PinocchioO

Marc-Antoine Perrio: guitare électrique, compositions

Pierre Bernier: saxophone ténor et soprano, compositions

Zacharie Abraham: contrebasse

Gautier Garrigue: batterie

Ca commence dans le conceptuel avec des bruitages de radio bulgare saturée. La musique monte, monte sur ce fond sonore. C'est maîtrisé au millimètre près. Batteur aux maillets. Le bruit saturé s'est arrêté. Manifestement, ils recherchent le planant. Curieusement, ça devient une ballade Jazz, plutôt classique et agréable. C'est très bien fichu mais cela ne me raconte rien.

Une ballade semble t-il. Pas du tout. Un grand coup de batterie et ça secoue dans tous les sens. Pulsation assez rock mais en souplesse. Comme soliste, je préfère le guitariste au saxophoniste. Là ça balance, me fait hocher la tête, me capte. Dehors, le flux des automobiles se poursuit. Cela fait comme un film qui se déroule en parallèle avec la musique. 

Solo de guitare pour introduire. Très calme, tranquille. La contrebasse lui répond tout en douceur. Le batteur tapote doucement. Ca démarre pas mal. Solo du guitariste. clair, pur, limpide. D'ailleurs, c'était un morceau de sa composition.

Des gens entrent, d'autres sortent en cours de concert. Discrètement. L'entrée est libre, la sortie aussi. Là, je n'accroche plus à la musique. Il fait froid dans cette salle. Juste un petit radiateur électrique pour réchauffer l'ingénieur du son qui a gardé son pull et son bonnet. C'est dire s'il fait froid. Enfin, grâce au guitariste, ça part sur un truc plus puissant émotionnellement. Le groupe enchaîne. C'était une autre composition de Marc-Antoine Perrio mais moins à mon goût. 

Gautier Garrigue aux maillets distille des sons comme un maître parfumeur. Il passe aux baguettes et cela devient plus funky. Il joue partout ce garçon. Il faut dire qu'il est bon. C'est un vrai batteur. La preuve, ses mimiques quand il joue. Solo de guitare bluesy, décontracté.

 

PAUSE

2e concert: Clerks

Thiabult Chevaillier: guitare électrique, compositions

Pierre Bernier: saxophones ténor et soprano

Julien Pontvianne: saxophone ténor, compositions

Joachim Govin: contrebasse

Gautier Garrigue: batterie

A la pause, le Brésilien dragueur repart à l'assaut des deux citoyennes qu'il avait entrepris avant le concert. Il y va en finesse, avec le sourire sous la fine moustache brune. Comme il est gentil et pas vilain de sa personne, ça marche plutôt pas mal pour lui. Elles sourient. Il reprend sa place à l'autre bout de la salle. Attaquera t-il de nouveau à la prochaine pause? Comme le 2e concert ne démarre pas, il revient à la charge. Le Brésilien prend des notes dans un carnet. Il veut améliorer son français grâce à des Françaises. Joindre l'utile à l'agréable en fait. 

La musique ressemble à la précédente. Il est vrai que Gautier Garrigue et Pierre Bernier sont communs aux deux groupes. Ca commence lentement dans un quatre sans batteur, comme on dit dans l'aviron. Le Brésilien a choisi. Il s'asseoit tout près des citoyennes. Gautier Garrigue groove tranquille aux baguettes sur la caisse claire. Ca sonne électro sans chanteur avec des saxs qui chantent les voix de la nuit. Ca prend bien. Je ne suis pas le seul à hocher la tête, capté par la rythmique qui groove tranquille alors que le guitariste, aux airs d'étudiant en droit (blanc, brun, mèche et lunettes), se ballade tranquillement. Ca sonne vraiment comme une très belle Pop Song. Peut-être en est-ce une d'ailleurs. Tout est nickel chrome jusqu'au point final posé par le batteur. C'était " Alberto Balsalm " (Aphex Twin). Une marque de shampooing britannique, devenue le titre d'un morceau d'électro minimaliste britannique et désormais du Jazz français. Les méandres de la création artistique sont toujours aussi impressionnants. " I care because You do " tel était le slogan de la marque qui inspira Aphex Twin.

" Empty, empty " (Hertz?). Effectivement, c'est de la pop actuelle jouée par des jeunes jazzmen actuels. C'est bien. Ils n'en sont pas restés à Georges Gershwin comme certains. Retour au schéma classique du Jazz avec l'exposé du thème suivi du solo de saxophone. Gros son mais c'est plus fade que le son de groupe du morceau précédent.

Nouvelle composition de Julien Pontvianne sans titre pour l'instant. Une sorte de complainte voire de chant funèbre. Bref, ce n'est pas gai.

" The major lift " (extrait de l'album de Clerks). Morceau plus pêchu. Chant/contrechant entre guitare et saxs. Gautier Garrigue sait aussi bien, avec ses baguettes, frapper les peaux que faire frissonner les cymbales. En groupe, ça sonne mieux à mon goût. Plus puissant, plus dense, plus entraînant. Avec Gautier Garrigue, ça envoie du lourd.

Une autre ballade sans nom. Le batteur est aux balais. Tranquille sur la caisse claire. Ca aussi, il sait faire. La contrebasse se met en avant, relayée par le balayage du batteur et les glissements de la guitare. 

Gautier Garrigue démarre aux baguettes. Funky drummer! Ce n'est pas le morceau de James Brown mais c'est dans ce genre efficace et puissant. C'est une composition dont je n'ai pas saisi le titre. Je me concentre sur le batteur. Quelle écoute, quelle présence! Je n'ai pas fini d'écrire sur ce musicien. Les saxs chauffent. La rythmique chauffe avec la guitare devant la batterie derrière et la contrebasse au milieu. Ca pulse, nom de Zeus! Ni monstrueux, ni impressionnant, Gautier Garrigue est tout simplement excellent. Pas le genre de musicien à rester sec pendant un morceau.

 

PAUSE

3e concert: PJ5

Paul Jarret: guitare électrique, compositions

Maxence Ravelomanantsoa: saxophone ténor

Léo Pellet: trombone

Alexandre Perrot: contrebasse

Ariel Tessier: batterie

 

En fond sonore, pendant la pause, " Walk on the wild side " (Lou Reed). Enfin une chanson que je reconnais. Les citoyennes s'en vont. Le Brésilien aussi. Pourquoi resterait-il? Sa leçon de français se poursuivra ailleurs.

" Over the lazy dog ". Ca démarre à bloc tout de suite. Ca pétarade joyeusement. Le pavillon du trombone brille sous les projecteurs. Ca joue funky mais pas simpliste. Contrebasse et batterie pulsent. Phase calme. Ca chante. Le contrebassiste relance, le batteur enchaîne. Au tour du leader de se mettre en valeur avec des effets maîtrisés de pédale. Et c'est la fin du morceau, tout à coup.

Ils enchaînent sans désemparer. Un solo du batteur aux maillets. Encore un jeune sax ténor qui a beaucoup trop écouté John Coltrane. Le guitariste reprend la main, seul, tranquille. La rythmique enchaîne. Chauds grognements du trombone qui prolonge le sax ténor. Est ce le vin rouge, la musique ou les deux? La grande demoiselle blonde à ma gauche semble enivrée. Elle se balance sur son banc en rythme. Elle est amoureuse du groupe. C'est bien en place, efficace. Le batteur brille aux maillets, le contrebassiste déploie son talent. Montée démonstrative du quartet, un peu trop à mon goût mais cela reste honnête dans le sentiment. C'était " Ashfield ", morceau qui figurera dans le prochain album du PJ5 à paraître en septembre 2013.

Pierre Bernier revient sur scène avec un sax soprano. " City hall " (?). C'est bien énervé entre les saxos. Il paraît qu'ils n'ont pas répété mais c'est en place tout de même. Ses cheveux longs et blonds jaillissent en cascade sous son bonnet mauve. C'est une demoiselle pure laine, du bonnet au gilet violet. Raffinement suprême: la couleur de ses ongles est assortie à celle de son gilet.  Et la musique alors? Une ballade fracassée par des vagues de batterie. C'était " Emily's sleep ". Les Emilie ont de la chance. Elles ont déjà inspiré une chanson aux Pink Floyd ( See Emily play), une ballade à Bill Evans ( Emily) et maintenant un morceau au PJ5.

" Peanuts " composé en souvenir d'un concours où ils pensaient avoir bien joué et n'ont rien gagné. Situation que je connais bien. Rien à voir avec le " Salt peanuts " de Dizzy Gillespie. Un morceau calme qui s'agite au fur et à mesure que le ressentiment monte. Ca déménage bien. Beau solo de guitare très rock bien poussé par la rythmique. Cette fois c'est mon voisin de droite qui se dandine joyeusement alors que ma voisine de gauche reste sage. 

" Floor dance " (titre album du PJ5). Un air entraînant à la guitare. Forte pulsation du pied sur la grosse caisse en réponse. Une sorte de satire jazz de la dance music faite avec goût. Joli tintinabulis de la batterie. Ma voisine se dresse de toute sa hauteur pour photographier les musiciens. Une vraie fan. Beau solo de guitare frais, clair. C'est devenu beaucoup plus Jazz. Au tour du sax maintenant bien stimulé par la contrebasse et la batterie. C'est bien mais j'ai trop écouté Sonny Rollins et ses pianoless trios... La guitare ajoute ses bruitages derrière. Attention à l'arrêt cardiaque pour le saxophoniste qui devient tout rouge dans l'effort. Il calme le jeu et le tromboniste revient dans la dance. Ca marche. Des jeunes filles dansent et sautillent.

Il est minuit. Les autorités compétentes (préfet de police et maire de Paris) ont ordonné, comme pour Cendrillon, que tout doit s'arrêter. Il y a un rappel tout de même. Je suis parti avant qu'il ne commence. J'étais saturé de Jazz après ces 3 concerts. 

Belle soirée, belle musique, bonne ambiance, belles filles, beaux garçons, prix modique. Le lieu (le 59 Rivoli) et les musiciens (le collectif BLO) sont recommandables et recommandés.

Voici, extrait de ce concert, le PJ5 jouant sa composition " Over the lazy dog ". Rien à ajouter.

 

 

 

 

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RECLAME: Galerie Cortex Athletico. Ouverture d'un nouvel espace à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

 

RECLAME

 

GALERIE CORTEX ATHLETICO

OUVERTURE D'UN NOUVEL ESPACE À PARIS

  

 

Le 15 février dernier, la galerie d'art contemporain bordelaise cortex athletico a ouvert un nouvel espace à Paris, dans un ancien atelier de photographe de 110 m2, à quelques pas du Centre Pompidou. Après avoir développé avec succès la structure depuis 2003 et défendu avec ferveur une jeune génération d'artistes aujourd'hui reconnue, son fondateur et directeur Thomas Bernard est venu chercher, au sein de cette dynamique plateforme que représente Paris, de la vitesse, du frottement et de la circulation.

  

Le nouveau lieu a été inauguré par une exposition de sculptures et dessins du jeune artiste japonais Masahide Otani, intitulée Figures du vide et présentée jusqu'au 30 mars. Au printemps, il accueillera des œuvres de Benoît Maire, lauréat du Prix Fondation d'entreprise Ricard en 2010. De début juin à fin juillet, les galeries de Bordeaux et Paris présenteront simultanément une exposition exceptionnelle de l'artiste allemand Rolf Julius (1939-2011), pionnier dans le domaine de la sculpture sonore.

 

 

 

Galerie cortex athletico

12 rue du Grenier Saint-Lazare - 75003 Paris- France - Tél. : 33 (0)1 75 50 42 65

Du mercredi au samedi de 12h à 19h et sur rendez-vous

20 rue Ferrère - 33000 Bordeaux - France - Tél. : 33 (0)5 56 94 31 89

Du mardi au samedi de 12h à 19h et sur rendez-vous

 

Comment concilier la musique et la sculpture en plein air?

 

Nous sommes le 26 juillet 1966 à la Fondation Maeght à Saint Paul de Vence, Alpes Maritimes, Provence Alpes Côte d'Azur, France. Duke Ellington et son orchestre sont programmés au Festival mondial du Jazz d'Antibes-Juan-les-Pins.
Duke Ellington visite les lieux sous la conduite de Joan Miro qui a créé les sculptures de la Fondation ouverte en 1964.
Puis le Duke joue " The shepherd " avec John Lamb (contrebasse) et Sam Woodyard (batterie) devant  Joan Miro. Les anglophones noteront l'élégance du Duke qui joue " The shepherd " avec John Lamb (pour les francophones, il joue " Le berger " avec " Jean Agneau "). Les ellingtoniens distingués pourront écouter ce morceau, en version orchestrale, dans les " Concerts of sacred music " de Duke Ellington. 
Duke avait fait une école de Beaux Arts à Washington avant de se lancer dans la musique.
Il réalisait ses affiches lui même.
Je travaille comme un peintre. L'orchestre est ma palette, chaque musicien représente une couleur " Duke Ellington.
Après cette rencontre au sommet organisée par le producteur Norman Granz, Joan Miro déclara: " Ce fut une des rares fois de ma vie où je me trouvai en face d'un homme aussi génial que moi ". Rien à ajouter.


 


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RECLAME: Festival ECM - Le son, le silence, le lieu unique. Nantes (44). 7-9 mars 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

 

RECLAME

 

Festival ECM - Le son et le silence, le lieu unique.

Nantes, Loire Atlantique, Pays de la Loire, France.

Du jeudi 7 au samedi 9 mars 2013.



Le lieu unique et l'association nantaise la 52ème sont heureux de recevoir 3 figures du label ECM les 7, 8 et 9 mars 2013 pour 3 concerts exceptionnels dont celui de Jan Garbarek & The Hilliard Ensemble dans la cathédrale de Nantes.
ECM, label éclectique qui est parvenu sur près de 40 ans a laissé une empreinte indélébile dans la musique en signant un nombre incalculable d'artistes majeurs, n'avait jamais fait l'objet d'un tel événement en France.

Au programme :
- Ciné-concert de François Couturier & Tarkovsky Quartet (le jeudi 7 mars au lieu unique)
- Concert de Steve Kuhn Trio + Wolfert Brederode Quartet (le vendredi 8 mars au lieu unique)
- Concert de Jan Garbarek & The Hilliard Ensemble (le samedi  9 mars à la cathédrale de Nantes)
& aussi
- Conférence "Arvo Pärt, la voix de son être" par David Sanson (le  vendredi 8 mars  au lieu unique)
- DJ set de That Summer autour du label (le  samedi 9 mars au lieu unique)

 

Lectrices raffinées, lecteurs subtils, voici ce que vous écouterez, en compagnie des Ducs de Bretagne, dans la cathédrale de Nantes le samedi 9 mars 2013. Jan Garbarek&The Hilliard Ensemble. Ce n'est pas mon esthétique mais cela peut être la vôtre.

 

 

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RECLAME: Trio Rooms (Jazz allemand) à Paris le jeudi 28 février 2013

Publié le par Guillaume Lagrée

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Trio Rooms
JazzinGoethe
Jazzingoethe
Jeudi 28 février 2013, 20h
Goethe-Institut - 17 avenue d'Iéna, 75116 Paris
10€; TR 5€ - Réservation conseillée
Tél. +33 1 44439230
Hans Lüdemann, piano et « piano virtuel » 
Sébastien Boisseau, contrebasse 
Dejan Terzic, batterie et percussions 

Cette nouvelle formation réunit trois musiciens européens, le virtuose allemand Hans Lüdemann, l’improvisateur français Sébastien Boisseau, et Dejan Terzic, artiste du son d’origine yougoslave vivant en Allemagne, dont l’approche musicale embrasse de larges horizons.

Elle associe des influences venues du rock à des effets électroniques, qui étendent le registre sonore du piano à queue, grâce au « piano virtuel » inventé par Lüdemann, conférant ainsi au trio une sonorité unique. Le résultat est passionnant, dynamique et résolument contemporain. 

Les compositions de Lüdemann sont un langage personnel fédérateur et expressif, sur la base duquel les musiciens bénéficient d’une grande liberté d’improvisation.
Voici ce que jouait ce trio lors d'un précédent concert, entre piano réel et virtuel.
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