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CINEMATICS@Radio France. France Musique. Jeudi 19 avril 2012.23h59.

Publié le par Guillaume Lagrée

           Olivier Calmel

CINEMATICS @ Radio France
"Tapage nocturne" sur France Musique
Jeudi 19 avril 2012 à 23:59

Un personnage entre en scène, se raconte, s’invente ...
Recherche d’identité, introspection, découverte de soi deviennent alors les thèmes que cette histoire simple veut explorer.
Des thèmes qui prennent finalement tout leur sens lorsqu’on rapproche des obsessions « jazzistiques »

cinematics_titre

Philippe Canales / Comédien
Olivier Calmel / Piano / Fender Rhodes
Tam de Villiers / Guitare
Baptiste Germser / Cor / Basse électrique
Karsten Hochapfel / Violoncelle
Luc Isenmann / Batterie

>> extraits de la musique
>> description du projet de création
>> plaquette de présentation (jpg)
>> dossier de présentation (pdf)
>> visuel du spectacle (jpg)

Un spectacle musical écrit et mis en scène par Olivier Cohen
Une musique originale d' Olivier Calmel et de Tam de Villiers
interprété par Philippe Canales et Cinematics

 
notes bleues

Comment figurer les passions humaines, l'imaginaire, la violence, les beautés de la vie ?

Le dialogue, la fusion entre voix et musique ouvre, par sa simplicité, sa densité, les portes de nos imaginaires.

En forme de ciné-concert, le projet Cinematics vise à utiliser toutes les ressources du récit musical pour parler à l'esprit et aux sens.

« Un musicien qui a une vision artistique large » - La Vie
 « Calmel combines elements of 20th century classical music and jazz fusion to create a vibrant set of fresh thematic material » - AllAboutJazz
« Calmel a réussi à construire un bel univers cohérent » - Jazz magazine
« Olivier Calmel mêle genres et bouscule conventions musicales »- Le Parisien
« Au fil des ans et à force de persévérance, Calmel a réussi à rassembler des influences éparses pour modeler une planète musicale personnelle. Arriver à cette cohérence dans l’éparpillement, c’est l’apanage des grands. » - CitizenJazz

 
  

philippe canales

olivier calmel

tam de villiers

baptiste germser

karsten hochapfel

luc isenmann

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Infos, extraits, disques, presse, catalogue concerts : www.oliviercalmel.com
© Olivier Calmel - 2012

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Leçon de Jazz d'Antoine Hervé: " Antonio Carlos Jobim et la Bossa Nova "

Publié le par Guillaume Lagrée

Leçon de Jazz d'Antoine Hervé:
" Antonio Carlos Jobim et la Bossa Nova "

" Jouer une sambe sans tristesse, c'est comme aimer une femme qui ne serait que belle " (Vinicius de Moraes).

Paris. Auditorium Saint Germain.

Lundi 16 avril 2012. 19h30.

Antoine Hervé: piano, enseignement

Rolando Faria: chant, enseignement

Antoine Hervé

La photographie d'Antoine Hervé est l'oeuvre du Carioca  Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette photographie sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

Respectables lectrices, honorables lecteurs, sachez que certains critiques musicaux professionnels, payés pour ce travail, sont capables de vous raconter un concert sans y avoir assisté. C'est ce que m'ont assuré certains musiciens professionnels. N'étant qu'un amateur bénévole, je suis incapable d'une pareille prouesse.

C'est pourquoi je vous avoue franchement que je n'ai pas assisté à la Leçon de Jazz d'Antoine Hervé sur " Antonio Carlos Jobim et la Bossa Nova " donnée le lundi 16 avril 2012 à l'Auditorium Saint Germain à Paris.

Toutefois, puisque j'y ai déjà assisté, je vous renvoie à la lecture de la chronique d'une précédente édition de cette Leçon.

Pour ceux qui l'ont manqué cette Leçon à Paris, sachez qu'Antoine Hervé la dispense dans toute la France y compris Outre Mer pour l'instruction et l'amusement des petits et des grands.

Si votre emploi du temps, votre santé, votre éloignement des centres urbains vous empêchent d'y assister, sachez que vous pouvez la déguster à votre guise en CD et en DVD.

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Poète, vos papiers! Léo Ferré enchanté par le sextet d'Yves Rousseau

Publié le par Guillaume Lagrée

« Poète, vos papiers ! »

Yves Rousseau et Cie 

Les Lilas. Le Triton 

Samedi 14 avril 2012. 20h30.


Yves Rousseau : contrebasse, composition, direction

Christophe Marguet : batterie

Jean-Marc Larché : saxophones alto, soprano

Régis Huby : violons

Claudia Solal : voix

Maria Laura Baccarini : voix

 

La photographie de Christophe Marguet est l'oeuvre du Resplendissant Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette photographie sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.


Christophe-Marguet.jpg


J’ai assisté à plusieurs reprises et avec grandes délices à la première version de ce spectacle qui met en musique des poèmes de Léo Ferré extraits de son recueil « Poète, vos papiers ! » (1956).  Je viens enfin découvrir le nouveau programme donné par un groupe où Maria Laura Baccarini a remplacé Jeanne Added.

 

Je reconnais le premier texte trois ans après. Une œuvre si puissante ne s’oublie pas. La musique épouse la fougue du verbe de Léo Ferré, que s’approprient Claudia Solal et Maria Laura Baccarini. Maria Laura chante, Claudia vocalise. Sax soprano au son aigu, contrebasse et batterie creusent les graves alors que le violon vient se mettre au milieu.

 

Régis Huby commence en grattant son violon électrique comme une guitare. Maria Laura chante en duo avec lui. La rythmique démarre avec le batteur mains nues sur les tambours. Claudia puis Maria Laura. Chacune de ces Super Nanas prend, à son tour, la parole. Voilà qui me donne le frisson, le bon. C’est rare, précieux, sans prix sur le marché. Ce diamant là n’est pas coté. Le Jazz au féminin ce sont essentiellement les chanteuses mais il y en tant qui se ressemblent fades et pâles. Celles là, pas du tout. Elles vous remettent la musique à l’endroit comme Marx prétendait le faire de la philosophie. C’était la préface de « Poète, vos papiers ! » suivi du titre éponyme.

 

« Mendiants d’avoine ». C’est un nouveau texte par rapport au précédent spectacle. Maria Laura en duo avec le violon. Ces poèmes ne se racontent pas : ils se lisent et maintenant, grâce à ces Enchanteuses, ils s’écoutent. Duo Maria Laura/violon puis Claudia/saxophone. L groupe démarre. Ca pulse rock’n roll et passionné. Batterie puissante mais pas lourde. Les dames s’y mettent aussi et ça remue drôlement. Pour se calmer à l’instant. Un vieux monsieur s’en va. Il a eu la politesse d’attendre la fin du morceau. Cette beauté ne l’a pas saisi au vif ou trop peut-être.

 

Nouvelle chanson. Une ballade douce en hommage aux prostituées de Barbès-Rochechouart. Il y en a encore. Ont-elles encore des poètes pour écrire sur elles ? Solo de batterie où les cymbales vibrent sous les maillets.

 

Ca enchaîne sur un air swinguant avec le batteur aux balais. Sax alto. Claudia vocaliste joliment portée par la rythmique. Une nouvelle chanson sur le taxi. Le répertoire a été vraiment renouvelé. Solo de contrebasse rapide, puissant relayé par un jeu virevoltant de batterie aux balais. Le sax soprano vient doucement ajouter son chant en fusion avec le violon. Ca devient méditatif, rêveur.

 

Maria Laura entame une nouvelle chanson nocturne. Nous vivons un rêve éveillé. Les morceaux s’enchaînant, les spectateurs n’ont pas le loisir d’applaudir. Ils écoutent et l’ambiance créée n’est pas brisée. La contrebasse et la batterie assurent l’ancrage alors que les autres décollent. Une ancre qui n’empêche pas le navire de voguer, l’aéronef de voler.

Se sont donc suivis «  Barbès », « Drapeau noir », « Le hibou de Paris » (hommage à Restif de la Bretonne  ?).

 

Deux textes chantés par Léo Ferré : «  A toi » puis « Mardi sur la Terre  ». La première est une chanson d’amour comme on en entend peu souvent sur les mass media. Une chanson qui est la passion même, jouée, chantée, passionnément. Bref, c’est passionnant. Maria Laura chante, Claudia ponctue rythmiquement alors que le groupe dépote sévèrement. Solo énervé du batteur aux balais. La passion l’habite mais il garde tout de même le fil de son discours. Il se calme, enchaîne sur une marche militaire, celle de « Madame la Misère  ». « Les pauvres sont si malchanceux que le jour où les gens chieront de l’argent, ils seront constipés » (Jorge Amado). Claudia Solal, Française, chante en italien alors que Maria Laura Baccarini, Italienne, se fond avec les instruments. Léo Ferré est mort dans sa maison toscane le 14 juillet 1993. C’est dire si ce Monégasque aimait l’Italie et la France. Claudia fait même les gestes de l’Italienne en colère. C’est si puissant que je souris, habité d’une joie pure, celle d’être là.

 

PAUSE

 

Ca commence par la musique. Jean-Marc Larcher joue d’un saxophone soprano, pas dtoit comme une clarinette. La voix enregistrée de Léo Ferré s’élève au dessus de la musique. Maria Laura reprend ses paroles. Ca, c’était dans le précédent spectacle. Claudia chante des sons en harmonie avec le groupe alors que Maria Laura parle. Une autre chanson d’amour fou. 

 

Rappelle toi

 

Et si tu meurs devant je suivrai à la trace

Comme le chien perdu sans collier ni pâtée
Recherche tendrement son chagrin à la place

 

Où son bonheur si bêtement s'est arrêté 


Une nouvelle chanson. Un duo entre Régis Huby au violon acoustique et Claudia Solal. Le tempo s’accélère et les paroles deviennent sardoniques. C’était « Rappelle toi » puis « Les passants ».

 

« La poésie se vend mal ». Une nouveauté. Le groupe pulse doucement mais fermement. Les deux chanteuses vocalisent comme des oiseaux déchaînés. Ca devient rock’n roll mais avec de l’improvisation, le feu sacré et deux Super Nanas propulsées par de Sacrés Mecs.

 

Reprise du précédent spectacle : « L’été s’en fout ». Contrebasse profonde, souple. La batterie est malaxée aux balais et Claudia chante légère, moqueuse. Maria Laura prend la suite en duo avec le violon acoustique. Nous sommes bercés, caressés par la musique sans qu’elle nous flatte, nous avilisse jamais. Claudia reprend en duo avec le sax soprano. Le groupe démarre. Maria Laura chante, Claudia vocalise en harmonie. C’est le « Jazz des nébuleuses » comme l’écrit Léo Ferré. Pouvoir de la suggestion : cette chanson me parle de celle qui n’est pas avec moi ce soir et que je retrouverai après le concert. Les cordes pincées du violon électrique répondent à celles de la contrebasse. Le batteur martèle doucement. Le sax alto enveloppe l’ensemble. Les Dames du chant ajoutent leur touche finale, tour à tour. Régis Huby passe au violon acoustique et à l’archet. Il revient au violon électrique pour en jouer comme d’une guitare. Les chanteuses se sont effacées, la musique disparaît doucement.

 

« Prélude à Elia », un instrumental vocal qui figurait dans le précédent spectacle. J’en profite et me tais.

 

RAPPEL

 

« L’arlequin », une nouveauté. Maria Laura commence à vocaliser avec le violon acoustique. Claudia chante et le groupe démarre. C’est une étrange ballade, au texte pas racontable. Ca balance doucement. Ca valse avec le batteur aux balais. Le sax soprano vient ajouter sa petite plainte. Claudia chante un mélodieux coucou pour sonner l’heure de la fin du concert.

 

FIN

 

Ci-dessous " Signora la Miseria " chanté par Jeanne Added et Claudia Solal dans la première version de ce spectacle (disponible en CD). Pour entendre la nouvelle avec Maria Laura Baccarini, il faut aller écouter " Poète, vos papiers! " par Yves Rousseau et Cie. Séance tenante.

 

 

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ExperienZ. Bruxelles. Vendredi 20 avril 2012

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

La Foire d'art contemporain de Bruxelles, Belgique aura lieu du mercredi 19 au dimanche 22 avril 2012. Ce sera sa 30e édition cette année.


La toute première édition d'ExperienZ, plateforme dédiée aux pratiques artistiques Live, aura lieu le vendredi 20 avril de 16h à minuit au Beursschouwburg à Bruxelles, en parallèle de la foire.

Bien que le Beursschouwburg accueille régulièrement des concerts de Jazz (les Jazz Lab Series), pas un seul Jazzman, pas une seule Jazzwoman ne sera présent sur scène lors de cette première Experienz. Un lien avec le Jazz tout de même, Marcelline Delbecq qui joue souvent avec le pianiste Benoît Delbecq dont le talent échappe aux cadres, fussent-ils aussi larges que ceux du Jazz. J'ignore s'ils sont époux, frère et soeur ou cousins.

 

Une autre expérience de création Live, c'est la rencontre entre Benoît Delbecq et Antonin Tri Hoang pour la Fête de la Musique 2011. J'y étais. C'est une expérience qui ne s'oublie pas.

 

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Les festivals deviennent-ils des produits standardisés?

Publié le par Guillaume Lagrée

 

A l'occasion du Printemps de Bourges 2012, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique (SACEM) organise une

  •  Conférence-débat le jeudi 26 avril 2012 de 16h à 18h à l'Auditorium

  

1/ Présentation de l'étude « Spectacle vivant : les indicateurs 2011 », avec pour la première fois, un focus sur l'économie des festivals de musique en France (16h > 16h30)

par Claire GIRAUDIN, déléguée aux relations extérieures et à l'analyse stratégique de la Sacem

 

2/ Table ronde professionnelle « Programmation de plus en plus uniforme, impératifs de rentabilité, culture de masse, internationalisation... : les festivals deviennent-ils des produits standardisés ? »

 (16h30 > 18h)

 

Avec :

- David JOLY (responsable SFR Jeunes Talents Music)

- Fernando LADEIRO-MARQUEZ (directeur du MaMA)

- Paul LANGEOIS (directeur du Festival de Beauregard)

- Lucien QUESNEL, (directeur du département des autorisations publiques de la Sacem)

- Jacques RENARD (directeur du CNV)

- Dominique REVERT (Alias)

-Jérôme TREHOREL (communication, partenariats et mécénat, Festival des Vieilles Charrues)

 

Modérée par Michel TROADEC, journaliste à Ouest France, responsable adjoint du service culture-télé-modes de vie

Les festivals semblent bien se porter, mais on assiste ces dernières années à une forte modification structurelle du modèle économique (entrée de tourneurs, maisons de disque faisant du 360°, utilisation par des marques comme SFR, Austin Mini, Crédit Mutuel...).


Quels sont les impacts de ces modifications structurelles sur la programmation des festivals, leur économie, et leur place dans les pratiques culturelles du public ?

 

Ce débat doit être mis en relation avec la situation des intermittents du spectacle sans lesquels les festivals n'existeraient pas.

 

Cela concerne bien entendu les amoureux du Jazz qu'ils le jouent, qu'ils le produisent ou qu'ils l'écoutent.  Grâce à Irving Berlin, un des plus grands compositeurs de standards, ils savent depuis au moins 1954 qu'il n'y a aucun business comme le show business. 

 

 

 

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Création de Megapolis par le Jazzarium à Guidel le 4 mai 2012

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices urbaines, lecteurs citadins, sachez que c'est à Guidel, Morbihan, Bretagne, France sur la scène de l'Estran le vendredi 4 mai 2012 à 20H30 que sera créée l'oeuvre Megapolis du Jazzarium de Guillaume Saint James en compagnie de l'Orchestre de Bretagne.

Après l'album, voici le temps pour cette musique de déployer ses ailes sur scène en grand format mêlant Jazzeux et Classicos.

Les mélomanes connaissent Guidel de longue date pour son domaine de Kerbastic que fréquentèrent Darius Milhaud et Francis Poulenc et son festival Polignac qui maintient la tradition de mécénat culturel de la famille Polignac, mêlant lui aussi musiciens de Classique et de Jazz.

Le prochain voyage du Jazzarium pourrait être pour le Jazzarium Café de Varsovie en Pologne. Qui sait?

 

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Rêve d'Afrique: Art Blakey and the Afro-Drum Ensemble " The African Beat "

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Art Blakey and The Afro-Drum Ensemble

" The African Beat "

Blue Note. 1962.

 

Le Jazz est né en Amérique du Nord du choc frontal entre Européens venus de leur plein gré et Africains déportés. Les Noirs perdirent leurs noms africains au profit de ceux de leurs maîtres Blancs. Ils perdirent aussi leur culture, leur musique puisque l'usage des tambours fut interdit en Amérique du Nord car ils servaient à appeler à la révolte. C'est ainsi que les Noirs américains inventèrent la batterie alors qu'aux Antilles, en Amérique du Sud ils continuèrent à jouer leurs instruments de percussion traditionnels.

Lorsque vous vous appelez " Arthur Noiraud " (Art Blakey), que votre peau est noire sombre, vous ne pouvez oublier que vous êtes Noir. Lorsque vous avez la personnalité d'Art Blakey (1919-1990), surnommé le Volcan par son collègue batteur Louie Bellson, vous faites tout pour que personne n'oublie que vous êtes Noir et que vous en êtes fier. Avec Kenny Clarke et Max Roach, Art Blakey est un des trois Pères fondateurs de la batterie Be Bop dans les années 1940. Son groupe, les Jazz Messengers fut une pépinière de talents pendant 40 ans. Dans ce rôle, seul Miles Davis lui est supérieur et encore. Wayne Shorter et Keith Jarrett jouèrent chez Art Blakey avant de jouer chez Miles. Art Blakey fut aussi le batteur préféré de Thelonious Sphere Monk. Le batteur des London Sessions en 1971, le dernier enregistrement du Prophète, c'est lui.

Comme son ami Dizzy Gillespie, Art Blakey a voulu, dès les années 1940, revenir à ses racines africaines, voyageant aux Antilles puis en Afrique de l'Ouest pour apprendre les rythmes africains à leur source. Il est le premier batteur américain à avoir inclus sciemment les rythmes africains à son jeu même si la batterie traditionnelle néo orléanaise comporte elle aussi des figures rythmiques africaines. Dans les années 1950, son groupe  Orgy in rhythm, avec des percussionnistes jamaïcains, cubains, porto ricains chauffait déjà très dur. Ce style de percussions ressemble à des rythmes congolais (la conga n'est elle pas le grand tambour cubain?) comme me l'a confirmé un ami congolais (du Congo Brazzaville) il y a déjà longtemps.

En 1962, avec son Afro drum ensemble, Art Blakey passe à la vitesse supérieure. Il supprime le piano, ne garde que la contrebasse mais jouée par Ahmed Abdul Malik, accompagnateur de Thelonious Monk mais surtout d'origine soudanaise donc africaine et le saxophone ténor, le hautbois, la flûte joués par Yusef Lateef, musicien noir américain, converti à l'Islam comme Art Blakey d'ailleurs (Ahbdullah Ibn Buhaina était son nom choisi) et lui aussi désireux de se ressourcer en Afrique. Autour de ces trois musiciens nord américains, des percussionnistes antillais, africains dont le Nigérian Salomon G. Ilori qui ouvre la séance par une prière en yoruba (cf. vidéo sous cet article).

Si, comme moi, vous avez un ami parlant yoruba (le mien vient du Bénin) il vous traduira cette prière. Si vous ne parlez pas yoruba, ne connaissez personne parlant cette langue, cela ne vous empêchera pas de profiter de la musique qui suit.

Ce qui caractérise cet album, c'est la Puissance. Une virilité assumée, une joie de jouer, une polyrythmie étourdissante. Une musique qui vous décolle du sol. Quand Yused Lateef fait grogner son saxophone ténor dans un style rollinsien poussé par une telle rythmique, il y a de quoi entrer en transe comme lui. Cette musique est une excellente introduction au Jazz pour des Africains ou des Antillais. Je l'ai vérifié avec un Congolais, un Burkinabé, un Béninois, un Guadeloupéen. A chaque fois, la même joie, la même stupéfaction. Pour des Européens, blancs de peau comme moi, c'est une excellente introduction à la musique africaine, d'Afrique de l'Ouest, celle de la Côte des esclaves d'où vinrent la plupart des Africains déportés en Amérique.

Surtout, il s'agit d'une musique de métissage, l'essence même du Jazz. Les musiciens viennent de divers pays, continents, cultures et ils ne sont pas tous Noirs. 

L'importance de cet album est immense. C'est un acte fondateur de ce que l'industrie du spectacle appelle aujourd'hui " world music ". C'est la première fois que des musiciens noirs africains et américains enregistrent ensemble. De plus, c'est un chef d'oeuvre. Un chef d'oeuvre si marquant que lorsque le Nigérian King Sunny Ade créa son premier groupe en 1967, il l'appela " The African Beat ".

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L'UNESCO et l'ONU célèbrent le Jazz les 27 et 30 avril à Paris, New York et La Nouvelle Orléans

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

Paris, la Nouvelle-Orléans et l’Assemblée générale des Nations Unies célèbrent la Journée internationale du jazz avec l’UNESCO

 

 

 

 

Herbie Hancock

 

La photographie de Herbie Hancock est l'oeuvre de l'International  Juan Carlos HERNANDEZ. Toute utilisation de cette photographie sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de sanctions civiles et pénales.

 

Paris - Des musiciens et des amateurs de musique des cinq continents s’apprêtent à célébrer la première Journée internationale du jazz le lundi 30 avril 2012. L’UNESCO  (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture) a proclamé cette Journée lors de sa Conférence générale l’année dernière afin de reconnaître le jazz comme un langage universel de liberté et de créativité.

 

Les festivités débuteront au siège de l’UNESCO à Paris le vendredi 27 avril 2012 avec une série de master-classes, de tables rondes et de cours d’improvisation entre autres activités liées au jazz. Le soir, l’Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO, Herbie Hancock, sera la star d’un concert auquel participeront notamment Marcus Miller, Tania Maria, Gerald Clayton, Manu Katche, Michel El Malem, Dee Dee Bridgewater, Hugh Masekela, Barbara Hendricks, Lionel Loueke.

Pour y participer, il faut s'inscrire en ligne sur le site web de l'UNESCO. Pour ceux qui ne pourront y être, l'événement sera diffusé en direct par la radio TSF Jazz. Début des festivités à 10h (heure de Paris). Concert de clôture à partir de 20h.

 

Le lundi 30 avril, c’est à la Nouvelle-Orléans, berceau du jazz, que sera organisé un concert spécial au Congo Square, juste après le lever du soleil. Herbie Hancock, Diane Reeves, Terence Blanchard, Ellis Marsalis et Luther Gay y participeront.

 

Le soir du lundi 30 avril, un autre concert aura lieu à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, à l’invitation de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. Parmi les musiciens qui joueront figurent Herbie Hancock, Dee Dee Bridgewater, Diane Reeves, Romero Lubamo, Terence Blanchard, Esperanza Spalding et Christian McBride. Ce concert sera retransmis en ligne en direct dans le monde entier et diffusé sur la radio des Nations Unies à une date ultérieure.

 

Pour Herbie Hancock, « le jazz continue d’être une source d’espoir et de force pour des millions de personnes et des individus dans le monde entier ont depuis longtemps proclamé leur droit fondamental à la liberté à travers la musique. La Journée internationale du jazz permettra de former et d’élever les esprits, de favoriser la créativité des jeunes dans nos petits villages et dans les villes. Il y a des années, j’ai évoqué l’avenir des musiciens du jazz se connectant partout dans le monde via Internet et les médias sociaux. Il s’agissait alors d’un rêve et je suis ravi que la Journée internationale du jazz fasse de ce rêve une réalité. Nos efforts permettront de préserver la musique et de faire en sorte que ce riche patrimoine culturel demeure une référence ».

 

Pour la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, « la proclamation de la Journée internationale du jazz vise à réunir des communautés, des écoles et d’autres groupes dans le monde pour célébrer et enrichir notre savoir sur l’art du jazz, ses racines et son influence et pour mettre en lumière son rôle important en tant que moyen de communication qui transcende les différences ».

 

Originaire du sud des Etats-Unis, le jazz trouve ses racines en Afrique. Au 20e siècle, il s’est répandu dans le monde entier, évoluant, s’adaptant et fusionnant avec différentes traditions musicales locales. Le jazz a aussi été un langage de résistance pour de nombreuses sociétés confrontées au totalitarisme. Dans de nombreux pays, il est devenu un symbole de liberté pour les dissidents.

 

Aujourd’hui, cette musique est devenue une forme artistique internationale qui continue d’évoluer et de s’enrichir au contact d’autres cultures. Irréductible à une seule définition, le jazz parle de nombreuses langues et est devenu une force unificatrice pour les amateurs de cette musique sans distinction de race, de religion, d’ethnie ou d’origine nationale.

 

La Journée internationale du jazz vise à promouvoir le dialogue interculturel dans la perspective de l’éradication des tensions raciales, de l’égalité entre les sexes et du renforcement du rôle des jeunes dans le changement social.

***


 

Plus d’information : http://www.unesco.org/new/fr/culture/jazz-day/

 

 

Herbie Hancock (piano) s'amuse sur un standard de sa composition " Cantaloupe Island " en compagnie de Dave Holland (contrebasse), Jack de Johnette (batterie) et Pat Metheny (guitare électrique). Rien à ajouter.

 

 


 

 


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Claudia Solal en concert en avril 2012 en France

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 En avril 2012, l'Enchanteuse Claudia Solal nous fera partager la multiplicité de ses talents et de ses expérimentations musicales sur diverses scènes françaises.

 

Vendredi 13

Martial Solal Newdecaband
Un concert unique où une immense surprise sera réservée aux spectateurs.

Samedi 14
Yves Rousseau / Poète, vos papiers 
Le Triton, les Lilas 01 49 72 83 13
Un spectacle vivement recommandé ici
 
 
 
Jeudi 19
Claudia Solal Spoonbox
l'Opéra de Reims 03 26 47 00 10
Un spectacle goûté et approuvé à plusieurs reprises, lectrices pétillantes, lecteurs frémissants.

Samedi 28
Jean-Marie Machado Les Ames Papillon 5tet
A découvrir sur place ou à domicile grâce à la magie de la radio diffusion française.
 

 

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4e Jazz Week à Paris du 6 au 12 avril

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Vénérées lectrices, vénérables lecteurs, en cette période électorale, il est bon de rappeler que la France métropolitaine ne compte que deux statues d'hommes noirs et qu'il s'agt de deux Jazzmen originaires de la Nouvelle Orléans, Sidney Bechet à Antibes Juan les Pins et Wynton Marsalis à Marciac.

Pour célébrer à la fois la mémoire, le présent et l'avenir du Jazz en France, l'association CLAJE du 12e arrondissement de Paris organise une  JAZZ WEEK du vendredi 6 avril au jeudi 12 avril 2012.

Au menu, des concerts, des films historiques, des conférences, des animations pour les enfants. La mémoire de Sidney Bechet et Joséphine Baker qui arrivèrent ensemble à Paris dans la Revue Nègre et contribuèrent à faire rayonner l'image de la France dans le monde, sera honorée avec Daniel Bechet, fils de Sidney. Si Joséphine Baker peut être discutée comme artiste, elle ne peut l'être comme femme (médaillée par le Général de Gaulle pour faits de Résistance, mère adoptive de nombreux enfants, restauratrice de château), una donna per bene, comme disent les Italiens. 

Sidney Bechet joua devant le dernier Tsar de Russie. Après l'avoir entendu en 1914, Ernest Ansermet, chef d'orchestre suisse, écrivit qu'il avait entendu  " la musique de l'avenir ". Duke Ellington plaçait Sidney Bechet au dessus de Louis Armstrong, comme soliste.

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