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Le testament d'André Hodeir (1921-2011)

Publié le par Guillaume Lagrée

André Hodeir, violoniste, compositeur, chef d'orchestre, essayiste, critique, journaliste, romancier, nouvelliste né en 1921 est décédé le 1er novembre 2011.

En hommage à son immense travail, je vous livre ses douze principes du compositeur de Jazz qu'il avait attribué à un compositeur finlandais fictif, Matti Jarvinen, dans son livre " Les mondes du Jazz " (1970). 41 ans après, ils méritent encore la réflexion.

1. L'écriture jazzistique moderne est la clef d'une recréation du système tonal, dont la dissonance contrôlée assume la cohérence.

2. Le mouvement ne peut remplacer la masse, ni la masse le mouvement; mais ils peuvent se compenser.

3. Qui n'écrit pour le plaisir de l'instrumentiste ne peut espérer recevoir de lui quelque joie en retour.

4. Si vous ne voulez pas que de la beauté naisse la laideur, inforrmez vous de ce que l'exécutant peut exécuter et n'attendez pas de lui ces miracles que vous seul pouvez concevoir.

5. Là où dix instruments suffisent, c'est une faute professionnelle que d'en faire jouer douze.

6. L'orchestre n'est plus ce gâteau que l'on découpait toujours dans le même sens.

7. Si la voix est un instrument, elle n'a pas de mots à prononcer.

8. La lecture, sinon l'écriture, est un fardeau trop lourd pour qui veut jouer la comédie de l'improvisation écrite.

9. La stéréophonie est un art de studio et la direction d'orchestre est un art de studio: un compositeur de Jazz doit apprendre les arts de studio.

10. Il faut se garder de fabriquer des " formes jazzistiques " qui seraient inévitablement le décalque de la cantate et du concerto.

11. S'il y a une tradition à détruire, il faut savoir pourquoi , et si l'on veut en remplacer un élément, il faut savoir par quoi.

12. Comment diversifier le Jazz sans le tuer et comment ne mourrait-il pas s'il ne se diversifiait?

André Hodeir explique ces principes dans son livre " Les mondes du Jazz " . Il conviendrait de les confronter à l'oeuvre de compositeurs de Jazz actuels notamment ceux qui jouèrent ou jouent André Hodeir comme  Martial Solal  (le pianiste du morceau qui illustre cet article) et  Patrice Caratini dont l'orchestre jouera la musique d'André Hodeir le samedi 3 décembre 2011 à 17H30 à la Maison de la Radio à Paris. Si vous ne pouvez assister au concert, vous pourrez l'écouter sur France Musique dans l'émission " Jazz sur le vif " de Xavier Prévost le dimanche 17 décembre 2011 à 23h.

En attendant, voici André Hodeir pour la France et Max Roach pour les Etats Unis d'Amérique expliquant les liens entre le Jazz et l'Europe dans un documentaire de 1998. Profitez en, lectrices curieuses, lecteurs attentifs.

 

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Création " Connected People " par Brassage au Studio de l'Ermitage le jeudi 8 décembre

Publié le par Guillaume Lagrée

Création ''Connected People' par Brassage

'Connected People' pour BrassBand sera créé par Brassage dans le cadre du concert 'The Cross' au Studio de l'Ermitage Jeudi 8 Décembre à 20h30

 

Brassage et Zumtet Lab
Studio Ermitage - jeudi 08/12 - 20h30

Programme complet :
  • The Dreaded Groove and Hook de Simon Dobson
  • Minuano de Pat Metheny
  • Connected People d'Olivier Calmel
  • Un Grain, Une Graine de Nicolas Stephan
  • Pic-Nic Secret Place de Mr Shan
  • RE:sentiment de Ronan Courty
  • Mon amant de Saint Jean de Carrara

Le jeudi 08 décembre 2011 à 20h30 au Studio de l'Ermitage

8, rue de l'Ermitage, 75020 Paris

Durée : 1h30

Renseignements et réservations :

www.brassagemusique.com Tarif unique : 5 €

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Ce spectacle est une création entre un « sextet déluré » (Zumtet Lab) et un « orchestre de cuivres à l’anglaise » fondé par Mathias Charton (Brassage Brass Band). Il se veut être la rencontre entre le discours « improvisateur » du sextet, et le « classicisme très écrit » de l'orchestre de cuivres à l’ergonomie quasiment symphonique.

A travers la commande de pièces ludiques et « jazzistiques » à des compositeurs aux univers et parcours différents, cette rencontre a pour objectif de créer un spectacle où ces musiciens émérites s’aventurent dans la valse et l’improvisation ... tout en conservant les caractéristiques de jeu qui font leur réputation... Ce projet contient et duplique la vision fragmentaire de l'instant « T », intervalle créatif où la troupe des « joyeux cuivres » du Brass Band, certes tous à-demi fréquentables et mixant tous les styles, du musette ancestral au "free noise" contemporain, en passant par une orchestration digne d'un orchestre de la BBC, par leur propos musical et chanté se permet le luxe de soustraire les jolies demoiselles aux bras de leurs ennuyeux maris... Le temps d’une valse « pimentée ».

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Thelonious Monk et le Swing sauvés par Jurgen Groiner

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Honorables lectrices, respectables lecteurs, rassurez vous, Jurgen Groiner  gagnera son combat contre son affreux frère  Hans Groiner, le mouton noir de la famille Groiner, en démontrant clairement la différence entre la mauvaise et la bonne musique.

Il n'y a que deux sortes de musique: la bonne et la mauvaise (Duke Ellington)

Tant qu'il y aura un Jurgen Groiner sur cette planète, la bonne musique n'aura pas perdu la partie.

La preuve ci-dessous. Inutile de parler anglais pour comprendre.

 

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Découvrez Thelonious Monk et le Swing grâce à Jurgen Groiner

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Lectrices fidèles, lecteurs sérieux, vous avez remarqué avec inquétude qu' Hans Groiner ne comprend rien à la musique de Thelonious Monk et au Swing. Rassurez vous, il est le mouton noir (black sheep) de la famille Groiner. Son frère Jurgen (un pianiste et organiste français de Jazz que je vous laisse le soin de reconnaître) essaie par tous les moyens de l'amener à résipiscence.

Le voici en action. Attention, il est prêt à tout et il le fait.

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Découvrez Thelonious Monk et le Swing grâce à Hans Groiner

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices attentives, lecteurs vigilants, vous avez remarqué que ce blog vous a narré  Larry Goldings, Thelonious Monk par lui même, Thelonious Monk par Chester Himes et le Swing. Comment mélanger le tout? Avec de la musique, de l'humour et de la Kolossale finesse.

Hans Groiner alias Larry Goldings est un pianiste autrichien, natif de la même ville qu'Adolf Hitler qui, lui non plus, n'aime ni le Jazz ni le Swing. Plus pacifique et moins nuisible que son compatriote, Hans Groiner se contente de transformer la musique de Thelonious Monk en escalope viennoise en la jouant à la manière d'un Richard Clayderman du Jazz. Le résultat se trouve ci-dessous. Puristes s'abstenir.

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Sélection de concerts de Jazz en décembre 2011 à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Divines lectrices, sublimes lecteurs, c'est avec l'aplomb d'un vendeur de voitures d'occasion que je vous recommande les concerts suivants à Paris en décembre 2011.N'oubliez pas de célébrer la mémoire de James Brown le samedi 24 décembre. Pour la soirée du Nouvel An le samedi 31 décembre, il y aura des concerts spéciaux dans les clubs de Jazz. A vous de choisir selon votre bon plaisir.

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La photographie de Bill Carrothers est l'oeuvre de l'Indémodable  Juan Carlos HERNANDEZ. L'utilisation de cette photographie sans l'autorisation de son auteur constitue une violation du Code de la propriété intellectuelle passible de poursuites judiciaires au civil et au pénal.

Duc des Lombards

Lundi 12 décembre à 20h et 22h, le pianiste américain Bill Carrothers en trio. Un musicien coloriste et humoriste. Un régal.

Tous les vendredis, de minuit à l'auben les Volunteered Slaves enflamment la scène. Musique gratuite, boissons payantes.

New Morning

Mercredi 7 décembre à 21h Médéric Collignon et son Jus de Bocse rendront hommage à King Crimson. Impossible de savoir ce que ces gaillards nous préparent comme surprises auditives. Il y aura des cordes et du spectacle, c'est sûr.

Le Triton

Jeudi 1er décembre, 20h30, le trio du saxophoniste Laurent Dehors. En bref, Tous dehors!

Vendredi 2 décembre, 20h30, le trio du pianiste Benjamin Moussay, fameux prestidigitateur musical.

Samedi 17 décembre, 20h30, le saxophoniste Guillaume Perret et son Electric Epic vous secoueront les bulbes cérébraux.

Sunset/Sunside

Jeudi 1er, vendredi 2, samedi 3 à 21h au Sunside, le trio du pianiste américain Aaron Goldberg dont je me souviendrai toujours de son merveilleux accompagnement de la chanteuse Helen Merrill en duo avec le contrebassiste Georges Mraz à Paris, au New Morning en 2003 je crois.

Samedi 3 à 22h au Sunset, Boulou et Elios Ferré (guitares) invitent Olivier Hutman (piano) et Pierre Boussaguet (contrebasse). De la jouie en perspective.

Lundi 5 à 21h au Sunside, Chris Speed (sax, clarinette) et Jim Black (batterie) transporteront à Paris l'avant garde new yorkaise. Yeah, Man!

Mardi 6 , 20h, Dave Liebman (saxophones) en duo avec Marc Copland (piano) au Sunside. Taisons nous, écoutons et remercions les Dieux de nous avoir permis de vivre cet instant sacré.

Jeudi 8 , 21h30, le sextet du saxophoniste Gaël Horellou au Sunside.

Samedi 10, 21h, le quintette d'Anne Pacéo au Sunside. Avec le jeune et prodigieux Antonin Tri Hoang au sax alto et à la clarinette basse.

Vendredi 16 à 21h, samedi 17 à 21h30 au Sunset, le quintette Nord/Sud du merveilleux contrebassiste, compositeur, leader Henri Texier.

Lundi 19, mardi 20, mercredi 21 à 21h au Sunside, le trio du pianiste antillais Mario Canonge.

Auditorium Saint Germain des Prés

Lundi 12, 19h30, Leçon de Jazz d'Antoine Hervé: Dave Brubeck, pianiste asymétrique.

Caféothèque de Paris

Vendredi 16 décembre, 20h30, Word out trio .

Atelier du Plateau

Samedi 17, 20h
 
Sylvaine Hélary: flûtes traversières, voix  
Antonin Rayon: piano
Sylvain Lemêtre: vibraphone, percussions, métaux
Aalam Wassef: polygraphe, performer 

 


 

Lundi 5 Décembre 2011, 20h30

Théâtre du Gymnase Marie Bell  



      De Franz Liszt à Martial Solal     

       Eric Ferrand-N’Kaoua, piano

 

 

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Je me souviens de Paul Motian (1931-2011)

Publié le par Guillaume Lagrée

Le batteur, compositeur, chef d'orchestre Paul Motian est mort à New York le 22 novembre 2011 à l'âge de 80 ans.

Deux mois auparavant, il jouait au Village Vanguard avec un nouveau trio composé du guitariste américain Ben Monder et du saxophoniste français Jérôme Sabbagh.

Voici le témoignage de Jérôme Sabbagh sur ses concerts avec Paul Motian. Un musicien de 40 ans rend hommage à la jeunesse d'esprit d'un musicien de 80 ans.

La carrière de Paul Motian est très bien résumée dans l'article nécrologique du New York Times.

Face au foisonnement incarné par Roy Haynes, Paul Motian incarnait la discrétion.

Je me souviens de Paul Motian en concert.

Je l'ai vu en 1998 et en 1999, à la même occasion, l'Europa Jazz Festival du Mans dans le cadre somptueux de l'abbaye de l'Epau (ordre cistercien, XIII° siècle pour les amateurs).

En 1999, il jouait dans le trio de Marilyn Crispell (piano) avec Gary Peacock (contrebasse). Sciemment, Paul Motian sabota le concert, ne jouant pas une note en mesure. La pianiste et le contrebassiste avaient beau le regarder d'un air effaré, il poursuivit son oeuvre de démolition jusqu'au bout. Le croisant ensuite dans le bar des musiciens, je remarquais son sourire narquois de sale gosse content de son coup.

En 1998, il jouait dans le trio de Lee Konitz (saxophone alto) avec Steve Swallow (guitare basse électrique). Là, ils chatouillaient les étoiles portés par le décor austère, l'acoustique parfaite du dortoir des moines et un public aux anges. Un concert inoubliable de beauté et d'élégance.

Tel était Paul Motian, sans cesse surprenant pour ses auditeurs. 

Bien que né à Providence, Rhode Island, Paul Motian était devenu un vrai New Yorkais. Il joue ici la musique de Broadway avec Lee Konitz (sax alto), Joe Lovano (sax ténor), Marc Johnson (contrebasse) et Bill Frisell (guitare électrique). Concert donné aux Pays Bas lors du North Sea Jazz Festival.

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Dan Tepfer interprète les Variations Goldberg à sa propre douce manière

Publié le par Guillaume Lagrée

Dan Tepfer

Paris. Le Sunside.

Lundi 21 novembre 2011. 21h.

Dan Tepfer: piano

Le piano quart de queue habituel est sur la scène du Sunside. Dommage. Il faudrait un vrai crocodile plutôt qu'un petit caïman pour cette musique. Dan Tepfer nous livre en effet sa version personnelle des Variations Godberg de Jean Sébastien Bach, surnommées l'Ancien Testament de la musique. Il les joue et en joue puisqu'il se permet d'improviser dessus au piano. Pour les puristes baroqueux, il s'agit d'un double sacrilège puisqu'il ne joue pas cette oeuvre sur un clavecin et qu'il ne la joue pas à la note près. Heureusement, cette secte là est non violente.

Dan Tepfer, pianiste de Jazz, possède un bagage de pianiste classique suffisamment solide pour s'attaquer à un tel monument par toutes ses faces. Malgré le piano, malgré la salle qui n'est pas la salle Cortot, ça sonne dès les premières notes. Cette musique impose le respect. Un silence religieux s'installe. Bach a l'avantage d'être très rythmé ce qui en fait le compositeur favori des Jazzmen. Le Modern Jazz Quartet, orchestre de chambre de Jazz, en fit un album " Blues on Bach ". Mais revenons à Dan Tepfer. Là, il improvise. Il chantonne en jouant. Il n'a pas de partition. Il possède cette musique. D'ailleurs, si j'étais un critique musical de l'an 1900, je suivrai cette musique avec la partition sous les yeux. Dan décale les sons, installe des grains de sable dans la belle mécanique allemande. " Dieu doit beaucoup à Bach " (Nietzsche). C'est tout aussi évident lorsque cette musique est recréée comme ici.

Passage Jazz de la main droite alors que la main gauche déploie une pompe baroque. 

Les retours à la partition se sentent. Il y a une pause, un changement dans l'attitude du pianiste. Sa concentration est différente. Il passe maintenant à l'improvisation. Il reste dans l'esprit de cette musique très abstraite qui n'évoque pas d'image, une musique métaphysique. 

Retour à la partition avec les chevauchements de mains typiques du piano classique. Nous sommes dans un club de Jazz. Personne ne parle. C'est à peine si l'on ose boire un verre. Comme pour un concerto, personne n'ose écrire entre les mouvements qu'ils soient écrits ou improvisés. 

Après une période de flottement, retour à la précision de la partition. Contrairement à la version de Tom Koopman au clavecin que je possède, cela sonne chaud, coloré même si cela reste de l'art abstrait, à dessein. Bach devient un Blues étrange.

Retour à la fantaisie, à la vivacité baroque. Ce sont des arias, brefs, denses. Bien plus courts que les 3mn maximum des chansons depuis le 78 tours. Dan déstructure, accentue, aggrave la mélodie. 

Retour à la légèreté baroque. Comment toucher sans y toucher, sans insister? Telle est à la difficulté. Difficile d'être à la mesure de ce monument de la musique. Dan Tepfer le gravit dans différents styles et par différents moyens. Je ne suis pas toujours convaincu mais il tente, il ose. Il joue une musique, il ne récite pas une leçon. Cela mérite le respect. Mademoiselle F, plus férue de musique classique que moi, apprécie.

Dan Tepfer introduit du doute, du questionnement dans une musique extrêmement rigoureuse. Belle audace! Après un passage calme, respectueux, il attaque les deux mains dans le grave. Puis il sonne comme du cristal en revenant à la partition, égrénant les notes comme des perles de rosée. Le silence est tel que j'entends le plancher de la scène craquer sous les pieds du pianiste. Une telle intensité de silence c'est rare dans un concert de Jazz, même de piano solo. " Qu'attendez vous du public? " . " Le silence " répondait Vladimir Horowitz admirateur d'Art Tatum et de Rhoda Scott. La musique devient une ballade Jazz nostalgique, émouvante bien qu'abstraite et éthérée comme il se doit pour du Bach.

Dan se relève, repart à l'attaque, vif, joyeux comme un enfant jouant dans la neige. Retour au calme, comme une brise d'air.

PAUSE

La musique est d'une beauté exigeante. Il n'est pas encore tard mais il y a école demain et Mademoiselle F avons eu notre comptant de sentiments et de sensations. Il me reste à écouter l'album au calme chez moi. J'en parlerai bientôt, lectrices impatientes, lecteurs pressés.

Voici comment Dan Tepfer jouait cette musique il y a plus de deux ans. A vous de l'écouter maintenant.

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" Mingus on Mingus " un documentaire en recherche de financement

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Généreuses lectrices, splendides lecteurs, le petit fils de Charles Mingus, Kevin Ellington Mingus, est actuellement en train de tourner un documentaire sur son grand-père  Charles Mingus (1922-1979).

Ce documentaire s'intitule logiquement "  Mingus on Mingus ".

Le petit fils a besoin d'actionner la pompe à phynances pour mener à bien le documentaire en hommage à son fameux grand-père.

Vu l'état des Bourses mondiales, mieux vaut utiliser les vôtres à financer l'Art.

Si le coeur vous en dit, employez quelques unes de vos économies à financer ce film qui servira à instruire la jeunesse du XXI° siècle sur un des plus grands compositeurs du XX°, Monsieur Charles Mingus.

Sans votre aide, ce film ne se fera pas. Avouez que ce serait dommage. 

Ci-dessous un extrait de la fameuse tournée européenne de 1964 avec Charles Mingus (contrebasse), Dannie Richmond (batterie), Jaki Byard (piano), Clifford Jordan (saxophone ténor), Johny Coles (trompette) et Eric Dolphy (flûte, clarinette basse). Suite à cette tournée, Eric Doplphy décida de rester en Europe et y mourut la même année. Et pourtant Mingus avait composé, pour l'avertir, " Don't stay over here too long, Eric ". Ils jouent une composition de Mingus brûlante d'actualité en 1964: " Meditations on Integration ". Johny Coles n'apparaît pas sur ce morceau.

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Podcast de la nuit Prince sur France Musique

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Eblouissantes lectrices, splendides lecteurs, si, comme moi, votre emploi du temps ministériel ne vous a pas permis d'écouter en direct la nuit Prince sur France Musique présentée par le Superfunkycalifragisexy Frédéric Goaty, vous pouvez désormais l'écouter à tête reposée, la danser où et quand vous voulez, grâce au podcast de l'émission.

Au menu, 40 chansons en 4h d'émission.

Sexy dancer, move your body, move your body!

 

" Prince est le guitariste le plus sous estimé que je connaisse " (Carlos Santana). Simplement accompagné par Sonny Thompson (basse) et Michael Bland (batterie), Prince nous enterre tous avec un Blues de sa composition " The Undertaker ". Depuis, rien qu'en France, Sonny T et Michael B ont joué avec France Gall et Michel Portal. C'est dire s'ils sont demandés.

 

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