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Le nouveau quintette d'Anne Pacéo au Studio de l'Ermitage

Publié le par Guillaume Lagrée

Anne Pacéo Quintet

 

Le Studio de l’Ermitage 

Paris. Mercredi 21 septembre 2011. 20h30 (ouverture des portes)

 

Anne Pacéo : batterie, compositions, direction

Antonin Tri Hoang : saxophone alto, clarinette basse

Leonardo Montana : piano

Johan Eche Puig : contrebasse

Federico Casagrande : guitare électrique

 

La demoiselle Anne Pacéo vient de recruter un contrebassiste et un guitariste qui font passer son groupe du trio au quintet. Le résultat des travaux en cours nous est présenté ce soir au studio de l’Ermitage.

 

Démarrage à la clarinette basse. Musique rêveuse, alanguie. Ca roule tranquille en beauté, en douceur, en souplesse. Antonin Tri Hoang est déjà un grand musicien et il n’a pas fini de nous émerveiller. Ca accélère, ponctué de « Hé, Hé, Yé, Hé » joyeux. Passage au sax alto. Antonin assure aussi. Ce jeune homme ne porte pas un prénom d’empereur romain pour rien. Son empire est voué à s’étendre. Joli dialogue entre guitare électrique et saxophone alto alors que la rythmique pousse derrière. Le guitariste n’est pas manchot : joli son mouillé, électro. Qu’il soit rêveur ou énergique, ce saxophoniste est toujours magique. Et la patronne conclut. C’était « Schwedagon » (la grande pagode de Rangoon au Myanmar).

 

« Toundra ». Sax alto. Une ballade. Il y a de la place, de l’espace comme dans la toundra. Anne Pacéo est une vraie batteuse. Elle fait de belles grimaces. Une ballade, c’est vite dit. Ca accélère doucement et ça pulse sous les baguettes de la patronne. Le sax d’alto reprend son vol avec des battements d’ailes marqués par des prises de bec puissantes. Jolies trouvailles sonores dignes d’un guitariste de Blues chez Frederico Casagrande.

 

Ca démarre énergiquement. Ca rappelle le Miles Davis de 1969. Le sax alto devient percussion. Puis tout s’allège sur un souffle du saxophone. Passage à la clarinette basse. Antonin reprend le même air mais différemment. Solo de guitare clair, à la Pat Metheny. Cet Antonin ne doit pas rester trop longtemps à Paris. Il doit partir conquérir le monde de New York à Tokyo, de Vladivostok à Tombouctou. Retour à la clarinette basse : son grave, profond comme sorti du fond d’un puits, celui où se cache la vérité. C’était « Toutes les fées étaient là ».

 

« Innocence » puis « Au large », deux ballades. Clarinette basse. Tout se passe en doux bruits étranges. Beau solo de contrebasse, souple, calme, puissant. Ca berce bien. Ca marche. Je m’endors content.

 

« Sérénité ». Le guitariste et le contrebassiste ont découvert la musique il y a une semaine. Respect. Morceau assez énergique. Clarinette basse. Une sérénité bien agitée, disons triomphante. Ca se calme pour laisser la place au solo de guitare puis au son ailé du sax alto. Là, oui, c’est serein. La rythmique s’énerve, met beaucoup de notes fort. Sax alto et guitare ramènent le calme, la sérénité sans mollesse. Montée en flèche vers le final. Solo de guitare poussé par la rythmique, ponctué par le sax. Ca sonne bien.

 

PAUSE

 

J’ai école demain et le marchand de sable est déjà passé. Je ne suis donc pas resté à la deuxième partie. Anne Pacéo est une patronne qui compose, propose, dispose mais ne pose, ni n’impose rien. Le groupe est soudé, les compositions efficaces et Antonin Tri Hoang, un soliste de haut vol voué à la plus haute destinée.

 

Voici " Schwedagon " en concert avec un quintette où le contrebassiste (Stéphane Kerecki) et le guitariste (Pierre Perchaud) n'étaient pas ceux de ce concert.

 

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Biréli Lagrène New Quartet sur scène au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

Biréli Lagrène New Quartet

Paris. Le Duc des Lombards.

Jeudi 15 septembre 2011. 22h.

 

Biréli Lagrène : guitare électrique

Franck Wolf : saxophones ténor, soprano

Jean-Yves Jung : orgue Hammond

Jean-Marc Robin : batterie

 

Bon vieux son Blue Note des 60’s. Ca groove. Aucun guitariste manouche n’a assimilé les Américains comme Biréli. On dirait du Grant Green. Il jouerait avec des Noirs Américains, ça sonnerait encore mieux mais c’est déjà bien agréable. Rien de neuf en fait mais c’est terriblement efficace.

 

Voilà un homme qui a une maîtrise de la guitare électrique bien au dessus du lot mais qui ne se remet pas en question, ne sort pas de sa zone de confort comme disent les sportifs. C’est bien dommage vu son talent et son âge (45 ans dont plus de trente de carrière professionnelle). Imaginons le jouer avec Rick Margitza, saxophoniste ténor, descendant de Tziganes hongrois et qui vit à Paris. Quel pied ce serait ! Le public est là, ses affaires tournent bien. Pourquoi Biréli Lagrène se remettrait-il en question ?

 

Intro en solo de guitare avec effet. Enfin, ça sonne actuel ! Une ballade. Dès qu’il veut, il peut. Tiens, un souvenir du jeu de basse de Jaco Pastorius avec qui il jouait il y a 25 ans. Sax soprano. Ca devient un peu trop gentil à mon goût. La musique devient comme certaines statues de marbre : trop polie pour être honnête. La salle est archi comble. Il y a des gens debout.

 

Retour au son Blue Note classique. Ca ronronne tranquillement. Mon dernier souvenir sur scène de Bireli Lagrène, c’était en duo avec Martial Solal au théâtre du Châtelet en 2008. Ils chatouillaient les nuages. Ce soir, j’en suis loin. Biréli assure évidemment. Bien entendu, c’est bien mieux que tant d’autres guitaristes mais d’un tel musicien j’espère beaucoup plus.

 

Un morceau vif, léger, aérien. Ca chante entre la guitare et le soprano. Orgue et batterie poussent bien derrière. Cela fait presque penser à une cantate. Biréli redevient intéressant sortant de sa guitare des sons dont il a le secret. Il passe à un son plus sale, plus rock tout en gardant la vitesse, la grâce. Là, c’est très fort. Retour à la cantate en quatuor.

 

Retour à un son classique. Toujours le sax soprano. Ca se remet à ronronner. Le sax soprano fait son solo de vilain petit oiseau. Tiens, Biréli refait sonner sa guitare comme la basse de Pastorius.

 

Toujours classique mais un peu plus énervé. Retour au sax ténor. Bruyant et démonstratif. Ca, je n’aime pas du tout.

 

Un standard entre guitare et sax soprano. Four de Miles Davis ?

 

RAPPEL

 

Biréli revient seul sur scène. Il prend sa guitare et joue une ballade. C’est clair, léger, classe comme s’il jouait au coin du feu. Il crée une ambiance douce, intime, insensiblement. Un peu de tapping pour rendre ça plus funky. Il joue comme ça lui plaît, comme ça lui chante et il nous enchante à part quelques sourds qui trouvent le moyen de bavarder là-dessus. Ah, s’il avait joué tout le concert comme ça !

 

Pour se consoler, voici un extrait d'un autre concert de Biréli Lagrène en duo avec Sylvain Luc. D'aucuns diront que c'est facile. Qu'ils essaient un peu pour voir!

 

 


 

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Les dessins d'Hélène Poisson exposés au Baiser Salé à Paris jusqu'au 31 décembre 2011

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Edouard Ferlet

 

 

 

 

 

 

La dame  Hélène Poisson expose ses dessins au Baiser Salé, 54 rue des Lombards, 75001 Paris (métro Châtelet) jusqu'au 31 décembre 2011.

 

Elle est notamment l'auteur de ce dessin du pianiste Edouard Ferlet.

 

Venez plonger dans son univers coloré et rythmé au Baiser Salé.

 

Bonne découverte, aimables lectrices, charmants lecteurs.

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Osez une autre rentrée littéraire avec le BSC News

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

 

Lectrices bibiophiles, lecteurs bibliomanes, osez un autre regard sur la rentrée littéraire, loin des prix concours, féminins ou masculins, avec le numéro de septembre du magazine BSC News. Vous y trouverez, de votre serviteur, l'entrevue avec le pianiste arménien Tigran Hamasyan et la rubrique Jazz Club. Vous y trouverez surtout une sélection de livres, BD qui méritent d'être lus, connus et que d'autres n'ont pas repéré. Vous y trouverez aussi la rencontre avec un Gepetto praguois. Vous y trouverez enfin les photographies de mon honorable associé Juan Carlos HERNANDEZ auteur notamment de cette photographie de  Martial Solal.

Martial Solal

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Où en est le Jazz? Conférences à la Cité de la Musique

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

 

Honorables lectrices, respectables lecteurs, si vous vous demandez où en est le Jazz, sachez que le journaliste Vincent Bessieres vous apportera ses réponses à la Cité de la Musique, Paris 19e arrondissement, métro Porte de Pantin, le jeudi de 19h30 à 21h30 du 29 septembre au 15 décembre dans des conférences ouvertes au grand public.

 

Comme répondait Pierre Dac aux trois questions fondamentales:

Qui sommes nous? D'où venons nous? Où allons nous?

 

" En ce qui me concerne, je suis moi, je viens de chez moi et j'y retourne ".

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Denis Colin& la Société des Arpenteurs " Subject to live "

Publié le par Guillaume Lagrée

Denis Colin & la Société des Arpenteurs

" Subject to live "

Le chant du monde. Sortie en octobre 2011.

Denis Colin: clarinette basse, composition, direction

Philippe Sellam: saxophones alto et soprano

Fabrice Theuillon: saxophones baryton et soprano

Sylvaine Hélary: flûte, flûte en sol et piccolo

Antoine Berjeaut: trompette et bugle

Benjamin Moussay: claviers

Julien Omé: guitare

Stéphane Kerecki: contrebasse

Thomas Grimonprez: batterie sauf " Turkish women at the bath " avec Eric Echampard.

Lectrices patientes, lecteurs calmes, voici que presque deux ans après vous avoir chanté les louanges de Denis Colin & la Société des Arpenteurs en studio  et en concert, voici que je viens vous conter monts et merveilles de l'album vivant en concert de cet ensemble cosmicomique. Un seul regret, l'absence du saxophoniste américain Tony Malaby si puissamment présent tant dans l'album "  Subject to change " que dans le concert parisien au Café de la danse.

Il ne s'agit pas ici d'un concert mais de morceaux extraits de concerts complètement à l'Ouest. Certains morceaux ont été enregistrés à Angers, Pontchateau, Saint Brieuc. C'est dire si le groupe était à l'Ouest! Ne vous y trompez pas, la folie est ici tout à fait maîtrisée. Les démons de la danse rodent. Le lyrisme est de sortie. Les rythmes vous secouent les hémisphères cérébrales.

Benjamin Moussay, sorcier des claviers, est particulièrement inspiré. Le chef de bande laisse toute liberté à ses musiciens pour s'exprimer unis dans la même direction, même si certains passent par des raccourcis et des chemins de traverse. Le répertoire est proche de celui de l'album, mais pas identique. Quant à la façon de jouer, elle vient de Sun Ra mais ne s'y résume pas. La liberté ne se résume pas, elle se vit. Longue vie à Denis Colin et à la Société des Arpenteurs!

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Sixteen answers from Tigran Hamasyan/Seize réponses de Tigran Hamasyan

Publié le par Guillaume Lagrée

Tigran Hamasyan

 

La photographie de  Tigran Hamasyan est l'oeuvre du Pétrifiant Juan Carlos HERNANDEZ.

Grâce à l'entremise de Véronique Guégan, de Universal Jazz France et au soutien de Nicolas Vidal, rédacteur en chef du magazine BSC News que je remercie tous deux, le pianiste et compositeur arménien Tigran Hamasyan dit Tigran a accepté de répondre à mes dix sept questions sauf une. D'où seize réponses en anglais et en français.

Questions for Tigran Hamasyan/ Questions pour Tigran Hamasyan
 
  1. What is your education at the piano ? Your technique seems to be an heritage of the Russian school: very strong with an extraordinary sense of space. You seem to push the walls out when you are playing. Quelle est votre éducation au piano? Votre technique semble un héritage de l'école russe: très solide avec un sens extraordinaire de l'espace. Vous semblez écarter les murs quand vous jouez
    1. I began playing the piano by ear. I was picking up Led Zeppelin and Black Sabbath songs by ear when I was 3 years old. When I turned 6 I went to a music school. The classical schools were Armenian with Armenian teachers. J'ai commencé à jouer du piano  à l'oreille. Je jouais les chansons de Led Zeppelin et Black Sabbath quand j'avais 3 ans. Les écoles classiques furent arméniennes avec des professeurs arméniens.
 2.A tree doesn’t grow without roots. You are solidly anchored in the Armenian culture even if You don’t live in Armenia anymore. Is it a nostalgia of your native country, a need to get back to your sources, to know where are you coming from before knowing where to go?  Un arbre ne pousse pas sans racines. Vous êtes solidement ancré dans la culture arménienne bien que vous ne viviez plus en Arménie. Est-ce une nostalgie de la terre natale, un besoin de revenir à vos sources, de savoir d'où vous venez avant de savoir où aller?
I was born and raised in Armenia and the Armenian culture is something that runs in my veins. Je suis né et j'ai grandi en Arménie et la culture arménienne est quelque chose qui court dans mes veines.
3. You musical curiosity is impressive. You go from medieval Armenian music to Swedish avant garde rock’n roll. How do You manage not to be overwhelmed, to master all this influences and to produce Tigran’s music? Votre curiosité musicale est impressionnate. Vous allez de la musique médiévale arménienne au rock suédois d'avant-garde. Comment faites vous pour ne pas être débordé, pour maîtriser toutes ces influences et produire du Tigran?

Discovering new music is inspiration, happiness and knowledge for me. Découvrir une nouvelle musique est une inspiration, un bonheur et une connaissance pour moi. 
 
4. Could You play with a Turkish musician or in Turkey? Pourriez vous jouer avec un musicien turc ou en Turquie?
 
I don’t play in Turkey. I have done it once with Dhafer Youssef but I can’t do it under my name. Why would i go to Turkey to play for the people who’s government has killed 1.5 million Armenians to wipe every living Armenian out of Turkey? Je ne joue pas en Turquie. Je l'ai fait une fois avec Dhafer Youssef mais je ne peux le faire sous mon nom. Pourquoi irais je en Turquie jouer pour un peuple dont le gouvernement a tué 1, 5 million d'Arméniens pour effacer tout Arménien vivant de Turquie?

5. Could You play with a big band whether a Jazz or a classical one? Pourriez vous jouer avec un grand orchestre, de Jazz ou de classique?
So far I prefer not to. But if the right opportunity comes I am sure I will. Pour l'instant je ne préfère pas mais si la bonne opportunité se présente, je le ferai certainement.

6. You have a love affair with France in general, with Paris particularly. Would You live there? What do You like so much there? Vous avez une histoire d'amour avec la France en général, avec Paris en particulier. Vivriez vous ici? Qu'aimez vous tant ici?
-------------------------------------------I like Paris. It’s a very beautiful city. I come to Paris so much that I have a feeling I live there. I do feel home when I am  there. J'aime Paris. C'est une très belle ville. Je viens à Paris si souvent que j'ai l'impression de vivre ici. Je me sens à la maison quand je suis là bas.

7. What did You find in New York which stimulates You as a man, as an artist? Que trouvez vous à New York qui vous stimule comme homme et comme artiste?
 
The people and the energy of the city. Also the coffee. Les gens et l'énergie de la ville. Le café aussi.

8. Your are becoming famous now: a contract with Universal, a special evening at the Chatelet theatre in Paris. What are your next challenges? Vous êtes en train de devenir célèbre: un contrat avec Universal, une soirée spéciale au théâtre du Châtelet à Paris. Quels sont vos prochains défis?

To keep developing and searching for new musical directions. De continuer à développer et chercher de nouvelles directions musicales.

9.Who are Your favourite pianists? Dead or alive, Jazz or classical. Quels sont vos pianistes favoris? Vivants ou morts? De Jazz ou de classique?
Thelonious Monk, Art Tatum. Herbie Hencock, Brad Mehldau, Vahagn Hayrapetyan, Arno Babadjanyan, Keith Jarrett, Vijay Iyer, Craig Taborn....

10. When You created Your solo album, did You have some models in your mind, Jazz or classical? Or did You deliberately chose not to listen to any solo piano before creating the album? Quand vous avez créé votre album solo, aviez vous certains modèles en tête, Jazz ou classique? Ou avez vous délibérément choisi de ne pas écouter de piano solo avant de créer l'album?
I was listening to many different kinds of music as usual. J'écoutais toutes sortes de musiques différentes comme d'habitude.

11. How does it feel for an old man of 24 like You to play with a young boy of 84 like Martial Solal? Quel effet cela fait à un vieillard de 24 ans de jouer avec un jeune homme de 84 ans comme Martial Solal?

Deeply honored and inspired! Profondément honoré et inspiré!

12. Among the living pianists, Jazz or classical, who do You respect the most? Parmi les pianistes vivants, de Jazz ou de classique, lesquels respectez vous le plus?

It is impossible to name one person. I like Thelonious Monk as much as I like Hariprasad Chaurasia. Il est impossible de nommer une personne. J'aime autant Thelonious Monk que Hariprasad Chaurasia.

13. John Lewis, the leader of the Modern Jazz Quartet, said that swing is a natural quality what some classical pianists possess like Ivo Pogorelich for instance and that some Jazz pianists do not possess (like Keith Jarrett according to Jacques Réda and I). Do You agree with this affirmation? John Lewis, le chef du Modern Jazz Quartet, disait que le swing est une qualité naturelle que certains pianistes classiques possèdent comme Ivo Pogorelich par exemple et que certains pianistes de Jazz ne possèdent pas ( comme Keith Jarrett selon Jacques Réda et moi). Etes vous d'accord avec cette affirmation?

If John Lewis heard your opinion he would be crying. Si John Lewis écoutait votre opinion, il pleurerait.
 
14. I heard You play at the Châtelet with Trilok Gurtu, an Indian percussionist. Could You play with African percussionists? Je vous ai entendu jouer au Châtelet avec Trilok Gurtu, un percussionniste indien. Pourriez vous jouer avec des percussionnistes africains?
No comment on that this one.... Pas de commentaire sur celle-ci...
 
15. Where will you be in 20 years? In life, in music. Où serez vous dans 20 ans? Dans la vie, dans la musique.
God knows.... Dieu le sait...
16. “ I make music because if I wouldn’t I would die. I record because it’s in my blood. It’s almost a curse to know what You can always do something new ” (Prince). Do You recognize yourself in this quotation? By the way, when will You play with Prince? " Je fais de la musique parce que si je n'en faisais pas j'en mourrais. J'enregistre parce que c'est dans mon sang. C'est presque un sort de savoir que vous pouvez toujours faire quelque chose de neuf  " ( Prince). Vous reconnaissez vous dans cette citation? Au fait, quand jouerez vous avec Prince?
I do agree with Prince! I am not sure when I will play with Prince maybe tomorrow after I will have a breakfast. Je suis tout à fait d'accord avec Prince! Je ne sais pas quand je jouerai avec Prince. Peut-être demain. Après je prendrai mon petit déjeuner
17. After an album with electric keyboard, You came back to the acoustic piano with You last solo album. Do You choose the piano like Keith Jarrett and Martial Solal or do You refuse to choose like Chick Corea and Herbie Hancock? Après un album avec clavier électrique, vous êtes revenu au piano acoustique avec votre dernier albim solo. Choisissez vous le piano comme Keith Jarrett et Martial Solal ou refusez vous de choisir comme Chick Corea et Herbie Hancock?
  1. 17 questions. 16 réponses. Merci à Tigran pour sa franchise et sa disponibilité.

 

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Jazzoduc New York-Paris: Danny Grissett " Stride "

Publié le par Guillaume Lagrée

Danny Grissett

" Stride "

Criss Cross Records. 2011.

Danny Grissett: piano

Vicente Archer: contrebasse

Marcus Gilmore: batterie

New York

La photographie de New York est l'oeuvre de l'Incontournable  Juan Carlos HERNANDEZ.

Danny Grissett est un vrai pianiste de Jazz, un acteur indispensable de la scène new yorkaise. Il joue notamment régulièrement avec le saxophoniste français, résident new yorkais, Jérôme Sabbagh, qui m'a envoyé de ses nouvelles via le Jazzoduc qu'il a ouvert entre New York et Paris.  Danny Grissett est si indispensable à New York que lorsque New York débarque à Paris, il est du voyage. Ainsi, il est ce jeudi 8 et ce vendredi 9 septembre au Sunside dans le groupe du saxophoniste alto Vincent Herring et il y sera de retour le samedi 22 octobre dans le groupe du trompettiste Jeremy Pelt avec le saxophoniste ténor JD Allen.

Dans cet album " Stride ", en leader, il nous rappelle que le Jazz est avant tout un subtil et explosif mélange de Swing et de Blues, avec des techniques pianistiques particulières d'où le titre album (morceau n°1). Il n'oublie pas pour autant tout ce que le piano doit à la musique classique occidentale, la musique " précise " disait Leonard Bernstein (cf. l'étude de sa composition en morceau n°3). Au final, un album de Jazz classique dans sa facture mais pas vieux jeu, énergique et raffiné à la fois. Un bon compromis entre tradition et modernité.

Danny Grissett est un accompagnateur si recherché qu'il peut même se permettre d'être invité par Tom Harrell (bugle) à jouer en duo avec lui. Les voici sur " Roman Nights " de Tom Harrell en concert à Turin, en Italie. Chut, c'est beau.

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Jazzoduc New York-Paris: Adam Kolker " Flag Day "

Publié le par Guillaume Lagrée

Jérôme Sabbagh

 

Lectrices noctambules, lecteurs nyctalopes, grâce au Jazzoduc ouvert de New York à Paris par le saxophoniste français Jerôme Sabbagh, photographié ici par l'Incomparable Juan CARLOS HERNANDEZ, voici que je découvre un autre talent américain encore méconnu de ce côté ci de l'Océan Atlantique, le saxophoniste, flutiste, clarinettiste Adam Kolker.

Son album " Flag Day " sorti chez Sunnyside Records en 2008 est un bijou nocturne. Le casting est superbe. Le leader est accompagné de John Herbert (contrebasse), John Abercrombie (guitare électrique) et Paul Motian (batterie). Il y a surtout des compositions originales du leader. C'est élégant, raffiné, calme mais pas mièvre, pas mou. Une très jolie musique de nuit à déguster sans modération.

 

 

Adam Kolker sait tout faire. Jouer en duo avec Jérôme Sabbagh ou accompagner une chanteuse latina. La preuve ci-dessous.

 

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Echos des concerts du New Trio de Paul Motian avec Jérôme Sabbagh

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Jérôme Sabbagh 

Ardentes lectrices, bouillants lecteurs, si, comme moi, vous n'étiez pas à New York, au Village Vanguard, du 30 août au 4 septembre 2011 pour les concerts du New Trio de Paul Motian (batterie) avec Ben Monder (guitare électrique) et Jérôme Sabbagh (saxophone ténor), photographié ici par l'Honorable Juan Carlos HERNANDEZ, voici de quoi satisfaire votre insatiable curiosité.

D'abord, une chronique sur un blog nippon. Attention, c'est en japonais!

Pour les anglophones non nipponophones, voici deux chroniques en anglais.

D'abord d'un blog australien: Canberra Jazz.

Puis dans le Wall Street Journal mais il faut payer pour lire l'article. Pas étonnant de la part du Wall Street Journal.

Il ne reste plus qu'à attendre qu'un producteur avisé ait la bonne idée de faire venir ce trio franco américain en France.

 

 

Voici ce trio à New York, il y a quelques mois, jouant " I'll remember April ". Désolé pour l'image et le son.

 

 


 

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