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Parution du numéro de juillet 2011 du magazine BSC News

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Ahmad Jamal et Herlin Riley

 

La photographie d'Ahmad Jamal est l'oeuvre du Flamboyant  Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Délicieuses lectrices, délicats lecteurs, si comme Valéry Larbaud, vous aimez vous adonner à ce vice impuni, la lecture, ruez vous sur le numéro 38 du magazine BSC News paru ce mercredi 27 juillet 2011.

 

La lecture est gratuite, l'abonnement aussi. Vous y trouverez ma rubrique Jazz Club à partir de la page 90, la musique dite classique par Damien Luce, le choix d'Eddie Williamson et un choix d'oeuvres littéraires, graphiques, pour enfants ou pour adultes à dévorer cet été que vous soyez à la plage, à la montagne, à la campagne ou en ville.

 

Bonne lecture.

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Quelques concerts de Jazz en août à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Jérôme Sabbagh

 

 

 

La photographie de Jérôme Sabbagh est l'oeuvre du Fidèle Juan Carlos Hernandez.

 

 

Splendides lectrices, superbes lecteurs, si comme Charles Aznavour et moi, vous passez le mois d'août à Paris, voici quelques concerts de Jazz que je vous recommande avec l'aplomb d'un vendeur de voitures d'occasion.

 

Au Duc des Lombards:

 

mardi 30 août à 20h et 22h, le Quartet du tromboniste et conquiste Sébastien Llado.

 

Au Sunside:

 

lundi 8 et mardi 9 août à 21h le trio du pianiste Thomas Ehnco.

 

mercredi 10 août à 21h le Quartet du pianiste Alain Jean Marie

 

jeudi 11 août à 21h le Quartet de Laurent Coq (piano) et  Jérôme Sabbagh (saxophones)

 

vendredi 12 et samedi 13 août à 21h le Quartet du saxophoniste américain Steve Grossman, le gars qui à 17 ans, en 1970, s'est retrouvé dans le groupe de Miles Davis pour succéder à Wayne Shorter et en est sorti vivant (l'album " Jack Johnson " de Miles Davis en est la trace).

 

Samedi 20 août à 21h le Quartet du pianiste René Urtegrer, le seul pianiste au monde à avoir accompagné  Miles Davis et Claude François (pas en même temps), avec le saxophoniste et flûtiste Hervé Meschinet.

 

Lundi 22 et mardi 23 août à 21h, duo Chris Potter (saxophone)/Ari Hoenig (batterie).

 

Par ailleurs, si le Jazz plie bagage hors du Parc floral de Paris avec une soirée finale le dimanche 31 juillet menée de main de maître par Antoine Hervé interprétant Wolfgang Amadeus Mozart, le festival Classique au vert lui succède tous les week end d'août et de septembre avec un programme consacré aux Amériques. C'est dire que même chassé le Jazz ne sera pas loin.

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Votez pour Juan Carlos Hernandez, photographe exclusif du Jars jase Jazz

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Peter Giron

 

 

Lectrices raffinées, lecteurs distingués, si vous appréciez la lecture de ce blog, vous appréciez aussi les photographies qui l'éclairent, oeuvre de l'Exceptionnel  Juan Carlos Hernandez. Il est l'auteur de la photographie de Peter Giron qui illustre cet article.

 

Juan Carlos Hernandez candidate à un concours de photographie qui offre notamment pour récompense la possibilité d'exposer à New York, USA, capitale du Jazz.Le Jury est présidé par le directeur du magazine Esquire.

 

Soutenez le. Votez pour lui ICI. Sur la page, en haut à droite, cliquez sur Vote for me. Cela suffit.

 

Le vote est ouvert jusqu'au jeudi 15 septembre 2011. Faites passer le message. Merci pour lui.

 

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Le Tout Puissant Orchestre Poly Rythmo " Cotonou Club "

Publié le par Guillaume Lagrée

 Le Tout Puissant Orchestre Poly Rythmo

" Cotonou Club "

Universal Music. 2011.

 

 

Lectrices assoiffées de rythmes, lecteurs affamés de danse, voici pour vous satisfaire l'album d'un orchestre né à Cotonou, Bénin, Afrique, il y a plus de 40 ans et qui a enfin l'opportunité de faire danser et vibrer l'Europe et l'Amérique, le Tout Puissant Orchestre Polyrythmo .
Le Poly Rythmo n'a pas la folie et la démesure de l'Africa 70 de son voisin nigérian Fela mais, comme son nom l'indique, il joue tous les rythmes du moment que cela rend son public ivre de danse. Ce double album contient dans sa première partie des rythmes africains, de la salsa, de l'électro britannique avec le concours des Anglais de Franz Ferdinand (morceau que j'ai choisi pour illustrer cet article). La seconde partie est consacrée à des enregistrements radiophoniques et à des vidéos de l'orchestre. L'ensemble ferait danser un couvent de bénédictins cacochymes.
C'est chaud, viril, musclé mais pas macho puisque deux femmes, Angélique Kidjo et Fatoumata Diawara ont la vedette sur deux chansons (respectivement la 5 et la 8). Le vaudou et les rythmes d'Afrique de l'Ouest (la Côte des Esclaves) sont essentiels dans la naissance du Jazz et des musiques noires américaines. Par un effet boomerang, ces musiciens
béninois ont assimilé les musiques américaines à leur manière revisitant par exemple le Voodoo Child de Jimi Hendrix.
Montez le son, ouvrez portes et fenêtres, invitez vos voisins à rejoindre la fête et dansez aux sons du Poly Rythmo!

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Nelson Veras " R/B "

Publié le par Guillaume Lagrée

Nelson Veras

" Rouge sur Blanc "

Bee Jazz Records. 2011.

 

Nelson Veras: guitare électro acoustique

Thomas Morgan: contrebasse

Stéphane Galland: batterie

 

Lectrices avisées, lecteurs attentifs, sachez que cet album, comme un texte sacré, comporte plusieurs degrés de lecture et d'interprétation. D'abord, R/B ne signifie pas Rhythm and Blues ni R&B cette cochonnerie industrielle dont les vedettes actuelles n'auraient pas été retenues comme standardistes chez Chess Records dans les années 1950. Cela signifie Rouge sur Blanc (n°2), une composition de Nelson Veras qui n'est ni Suisse, ni Polonais, ni Savoyard, ni Norvégien mais Brésilien. Est-il stendhalien? Il faudrait le lui demander. Ensuite cette musique est d'apparence douce et aisée à écouter. D'apparence seulement. Si vous y prêtez attention, les morceaux sont d'une complexité rythmique hallucinante doublée d'une lisibilité pour l'auditeur stupéfiante.

 

Après un album en solo, Nelson Veras a choisi deux accompagnateurs à sa démesure. Ce qui se passe entre lui entre le batteur Stéphane Galland défie l'entendement. Heureusement, le contrebassiste Thomas Morgan est là pour offrir un point d'ancrage, de repère à l'auditeur qui ne serait ni poète, ni mathématicien, ni les deux à la fois comme ces musiciens.

 

Il n'y a là aucune démonstration (show off comme disent les Américains). Ils ne cherchent pas à vous en mettre plein la vue mais, si vous leur prêtez l'attention qu'ils méritent, vous resterez estomaqués, éberlués, ébahis, ébaubis, émerveillés devant tant de science alliée à tant de volupté.

 

Si Nelson Veras vit en France depuis son adolescence, il reste Brésilien. C'est lorsqu'il joue des morceaux brésiliens, de sa composition ou non, qu'il est au sommet de son art c'est-à-dire unique. Ecoutez donc sa version de " Coracao vagabundo " de Caetano Veloso (n°8) et partez en voyage, le coeur sur la main.

 

Comme je ne dispose pas d'extrait audio de cet album, voici ce trio en concert au Festival Bee Jazz 2010. Ouvrez grand vos oreilles et votre cerveau. C'est parti!

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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Red Jazz ou la vie extraordinaire du camarade Eddie Rosner

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 
 

 

Camarades lectrices, camarades lecteurs, je vous avais raconté l'histoire d'Eddie Rosner, le Jazzman du Goulag.

 

J'avais travaillé de mémoire. Ayant mis de l'ordre dans mes archives, j'ai retrouvé les références précises de cette histoire.

 

A lire:

 

Natalia Sazonova, " Red Jazz ou la vie extraordinaire du camarade Rosner ", Parangon, L'Aventurine, Paris, 2004, 144p.

 

A voir:

 

Natalia Sazonova et Pierre-Henri Salfati, "  Le Jazzman du Goulag ", 58mn, 1999.

 

A écouter:

 

un site Internet (en russe et en anglais) consacré à Eddie Rosner.

      " Etre Juif et jouer une musique de nègres à Berlin en 1933, c'était vraiment une mauvaise situation. Même quand vous vous appellez Adolf " (Adolf Ignatievitch Rosner dit Eddie Rosner)

Bonnes découvertes musicales estivales.

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Jeu concours de l'été 2011: un album à gagner sur ce blog

Publié le par Guillaume Lagrée

Lectrices détendues, lecteurs apaisés, c'est l'été et la vie est facile.

Avec l'été, vient le temps des jeux concours pour fidéliser les lecteurs. Ce blog n'échappe pas à la règle.

Il s'agit ici de trouver un objet utile, vital même, perfectionné par un ingénieur français, qui a donné son nom à un célèbre club de Jazz.

De quel objet s'agit-il? Quel est le nom de l'ingénieur français qui l'a perfectionné? Quel est le nom du club dérivé de ce magnifique objet? Où se trouve t-il? Quels musiciens furent fameux pour les enregistrements live in concert dans ce club?

Vous avez jusqu'au mercredi 21 septembre 2011 pour répondre. Le premier ou la première à trouver les réponses aux cinq questions gagnera un album au choix parmi ceux chroniqués sur ce blog. 

Bonne chance!

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Ramsey Lewis Sun Goddess Project au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Paris. Le Duc des Lombards.

Jeudi 7 juillet 2011. 22h.

 

Ramsey Lewis Quintet. 

Sun Goddess Project

 

 


Ramsey Lewis: piano, Fender Rhodes

Timothy Gant: claviers

Henry Johnson: guitare électrique

Joshua Ramos : contrebasse, guitare basse électrique

Charles Heath : batterie

 

Ce Charles Heath ne serait il pas de la famille des frères Heath ? Percy, le contrebassiste du Modern Jazz Quartet, Jimmy Heath le saxophoniste ténor qui joua avec Miles Davis et dont le fils Mtume joua aussi avec Miles, Albert " Tootie " Heath le batteur de John Coltrane, Sonny Rollins, Johnny Griffin ?

 

Ramsey Lewis c’est la classe Old School. Rien que dans sa façon de s’habiller. Ce soir il rejoue son album de 1974 «  Sun Goddess » qui mélangeait Jazz et Pop avec Maurice White, batteur de Ramsey Lewis et membre du fameux groupe Earth, Wind and Fire qui fait danser la Planète Terre depuis les années 1970.

 

Ca joue funky, cool, dans le style d’une musique de série TV américaine des années 1970. C’est de la musique pour emballer les minets ou les minettes selon vos goûts, troublantes lectrices, séduisants lecteurs. Indéniablement, c’est efficace. Le guitariste a beaucoup, beaucoup, beaucoup écouté Georges Benson. Seul le clavier joue guimauve, pas le reste du groupe. Ca a dû être pillé par pas mal de DJ. Il faudrait que je me renseigne. Le clavier joue un son de flûte, histoire de faire joli. Ce soir, les musiciens sont tous Noirs et Américains. Cela se voit et cela s’entend. Le patron tricote agréablement dans la droite lignée d’Oscar Peterson, ce Blanc qui s’était donné tant de mal pour sonner comme un Noir comme disait Kenny Clarke. Le morceau est vif, entraînant, joyeux, viril, bluesy. Enfin, tout le monde peut y trouver son bonheur comme dans un grand magasin de luxe. C’est impeccable. Par contre, il n’y a pas de suprise.

 

« Tambura ». Le bassiste passe à la guitare basse électrique. Très funky. Le patron s’installe au Fender Rhodes. Ca groove tranquille mais efficace. Le clavier joue les cuivres absents. Timothy Gant joue un bon vieux son bidouillé made in 1974. Ca rappelle Stevie Wonder, le Géant de l’époque. Batterie basée sur un rythme de marche militaire rendu funky. Tchac poum tchac et toute cette sorte de choses.

 

Ballade. Retour au piano et à la contrebasse. Manifestement, Ramsey Lewis a écouté Duke Ellington. La preuve, ce morceau est tiré d’un ensemble de compositions intitulé « Colors ». « Je travaille comme un peintre. L’orchestre est ma palette et chaque musicien apporte sa couleur » (Duke Ellington). Sauf que ça colle aux doigts et aux dents contrairement à l’œuvre du Duke.

 

« Love Song » tiré de l’album « Sun Goddess ». Retour à la basse électrique. Guitare et batterie pulsent doucement. Une musique pour partir en croisière en Mer des Caraïbes. C’est en place au micron près. Ca se finit dans un murmure. Evidemment.

 

Le piano démarre seul. C’est mignon tout plein. Un standard dont le titre m’échappe. Finalement, c’est un morceau en piano solo. Le plaisir du Chef.

 

La contrebasse et la batterie partent à l’attaque. Le groupe suit. Ca devient une ballade tranquille, assez funky. Interlude piano/contrebasse à l’archet.

 

Retour à la basse électrique. « Living for the city » (Stevie Wonder). C’est moins puissant que la version originale mais c’est bien bon tout de même. Solo de guitare tout à fait à la Georges Benson. Petit solo de piano bluesy pour introduire le final. Très pro. Le public est conquis.

 

La guitare attaque. Basse et batterie derrière plutôt funky, eux aussi. Ramsey Lewis est passé au Fender. Shake, baby, shake ! Claviériste et guitariste chantonnent « Way Oh ». Ca sent la plage, le soleil, les mignonnes minettes et les mignons minets. Ils ne lésinent pas. Le Boss revient au piano. Ca tourne comme un moteur de yacht pour milliardaire. C'était " Sun Goddess " comme vous l'aviez deviné lectrices perspicaces, lecteurs efficaces.

 

RAPPEL

 

Un morceau sous influence gospel, à la Ray Charles. Piano, contrebasse. Facile à danser. Un morceau pour laisser le bon temps rouler. Citation de « On Broadway » (Georges Benson). Intermède bluesy au piano. Dommage qu’il n’ait pas joué plus comme ça. Sauf que la nappe de synthé glacé vient casser l’ambiance.

 

Au final, un concert modèle de professionnalisme, de cross over, de show business à l’américaine. Le public en a eu pour son argent (40€ la place). Pas de surprise mais pas de déception non plus. Cette recette a rendu Ramsey Lewis riche et célèbre. Pourquoi en changerait-il à son âge ?

 

Retour aux sources. Earth, Wind, Fire sur scène en 1975 invite Ramsey Lewis pour jouer " Sun Goddess ". Harvey Keitel joue le rôle du jeune producteur. Ca commence par " Devotion ". " Sun Goddess " est la deuxième chanson. CA commence à la 3e minute. Solo de sax ténor à la 6e minute. Le solo de Ramsey Lewis au Fender Rhodes commence à la 7e minute. Le tout est Superfunkycalifragisexy. Profitez!

 

 

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Une nuit d'orgie au Tweet Tweet Club par Louis Ferdinand Céline

Publié le par Guillaume Lagrée

La scène se passe à Londres, en 1916. J'ai supprimé les passages contraires à l'ordre public et aux bonnes moeurs.

Le texte complet se trouve dans " Guignol's Band II (Le pont de Londres) " de Louis Ferdinand Céline aux éditions Gallimard.

Touit Touit Club! la joie!

" Au secours! que j'appelle, Virginie! "

Je redégringole encore trois quatre marches... Ils hurlent de plaisir... C'est notre tronche qu'est drôle?... Ah! je discerne un petit peu.... C'est une longue cuve tout en lumières... des miroirs tout partout tournent... et puis les gens au fond qui tournent les uns dans les autres, des danseurs mondains je pense... et tout ça chante braille en refrain... ça criaille plutôt... on tombe à pic nous jolis coeur! Ah! d'un seul coup j'aperçois le nègre... il est tout noir sous la lumière... je vois sa bouche, son four, ses grandes dents... c'est quelqu'un, il domine la houle! ... il m'interpelle moi!

" Tais toi, que j'y fais, gueule crocodile! "

Ca c'est une répartie cocasse. Il beugle il se déhanche du coup, il convulse positivement. Ah! si Sosthène était là, ça lui en ferait un partenaire... c'est autre chose que les transes hindoues! celui-là il sait faire du tic-tac! on les voit même plus ses baguettes tellement il joue vertigineux! et puis désossé de tous les membres, qu'il les projette au plafond et qu'ils lui reviennent pflaf! élastique!... ça c'est quelque chose... il attrape les mouches à vingt mètres!... et vlof les ramène dans sa poigne! Mille-Pattes le regarde il reste con... Ca c'est un numéro terrible, Mille-Pattes en ferait jamais autant! faut que je l'interpelle ce rastaqouère!...

(...)

je les vois bien maintenant les danseurs, c'est une énorme cuve de joie... et que ça frétille gigue glapit... je suis plus ébloui du tout... et Broum! la grosse caisse, une vigueur que ça sursaute, la masse entière, tout le grouillement joyeux... à chaque coup ils rebondissent d'un mètre... toute la cuve couleurs noires et claires... les robes satin les paillettes... si ça saccade hurle... ça bouille là-dedans la danse à trois, dix, vingt! et allez donc! à mille noms de Dieu! glapissements, et la grosse caisse qui vous les retourne , et le trombone qu'est enragé! et rauque et qui râle et "Touit Touit!". Ils chantent tous en choeur hurlent tous!

(...)

Il fait le Jazz maintenant lui tout seul... il redescend sur l'estrade aux nègres... il se lance tout le paquet, ses os, ses loques, tout, contre le grand tambour!... et vflam il rebondit à l'autre coin tout à fait à l'autre extrême... il revient dinguer sur la grosse caisse avec tout un fracas d'osselets... on dirait qu'il s'éparpille, qu'il se répand en miettes... c'est des ovations à n'en plus finir... fanatiquement qu'ils l'adulent... une vraie rage qui les secoue tous, ils se jettent les uns dans les autres... ils veulent attraper Mille-Pattes, il les fascine trop... ils lèvent leurs trois cents bras en l'air... ils attrapent rien du tout!... ils attrapent de la fumée... c'est qu'une toupie au dessus de leur tête... il tourbillonne si vite si vite si rotatif que ça chante, que l'air piaule au dessus des têtes... c'est un vertige toupie vivante... voilà comme il est... il devient lui la vitesse, l'élan comme une grosse boule de lueur bleue... et puis plus vite! plus vite encore! et brang! un coup de cuivre à l'orchestre! c'est encore de tous ses os, de tout son bassin! il s'est jeté dans la grosse caisse... il en ressort comme d'une nébuleuse... un jet de lumière rose... le voilà... tout beau il rejaille! la grosse boule bleue a stoppé pile... le voilà droit campé, tout lui là tout commandeur sur la caisse... le doigt en l'air au dessus de tout le monde... son long doigt d'os... il va nous faire à l'impression... sur le tambour il en impose... il s'est étiré qu'on dirait, je veux dire toute sa carcasse, ses os... il fait vraiment l'épouvantail... et puis sa tête alors... de mort... Ca les chiffonne pas les braques? ils voyent pas le genre de fumiste? et qu'il les interpelle en plus...

(...)

ils foutraient tout le local en l'air... Ils veulent leur plaisir avant tout! Les nègres veulent plus entendre rien... ils ont peur, ils font des giries... Ca va être du beau!... Je vois approcher une catastrophe... Heureusement c'est qu'une petite boude... Ils se remettent à leur brouhaha... à tout cuivres et cordes et trombones!...ah! ce grand ouf de soulagement... ils allaient s'égorger d'aigreur... tout le bal reboume fortissimo... seuls deux trois couples défaillent affalent pâmoisent sous les pieds... toute la sarabande passe dessus, trépigne, foule, aboye de plaisir... le grand bal touit-touit fume à plein... c'est vraiment la transe générale à la fêtarderie tant et plus... ça bouille là-dedans la cuve entière, surtout dans les bouts ça s'embrase... des vrais démons aux quatre coins... Et c'est pas fini de rigoler!...

(...)

Touit-Touit Mister!

Touit-Touit Sister!

Youpi Master!

Couac! Couac! Couac!

C'est pas très varié... mais y a de la furie dans la cuve! la meute touit-touit râle d'enthousiasme... déchaînés qu'ils sont, hors d'eux mêmes... ils se sautent dessus califourchon, ils s'arrachent des pleines touffes de cheveux... ils se font du mal, ils se font crier, ils retombent tout le tas sur la piste... que ça fait des monceaux d'ivrognes, vociférants, mousseux, rendeurs... c'est la ferveur des culs qui bouille... des monceaux de mondains chevêtrés à la hue à la dia langues sorties... la musique brasse palpite la houle à durs flonflons, que ça fait comme gonfler l'omelette, toute la viande là vautrée grognant... comme un formidable soufflé toute la largeur de la piste, ça dilate enfle, ça monte énorme puis raplatit... tout ça avec la musique... c'est dire l'ivresse l'intensité! la trompette âcre déchire la turne que l'air en crisse et (un mot illisible), toutes les glaces vibrent... voilà comme ça se passe.

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Vinovalie Jazz du 20 au 23 juillet 2011 en région Midi Pyrénées

Publié le par Guillaume Lagrée

Unique festival de jazz en France organisé par des vignerons de caves coopératives, Vinovaliejazz se déroulera du mercredi 20 au samedi 23 juillet 2011 dans les caves de Fronton, Cahors, Rabastens et Técou en région Midi Pyrénées.

 
La philosophie reste la même : il s'agit de transformer chaque cave de Vinovalie en véritable scènes de concert tout en restant à l'image des vins du sud-ouest : colorés, chaleureux, épicés, authentiques. 

 
A côté des têtes d'affiches qui joueront entre les cuves et les chais de chaque cave, les Vignerons d'Ovalie proposent chaque jour des balades commentées dans les vignes, des visites de la cave, des dégustations de vins, des repas-champêtre... bref, un festival pour tous les épicuriens mélomanes !

 
Nous ouvrirons les festivités le 20 juillet à la cave de Fronton avec le trio flamenco-jazz gersois Azulenca puis une star de la musique cubaine, le chanteur Yumuri, pour une soirée autour des rythmes populaires cubains. 


Le 21 juillet, nous accueillerons à Côtes d'Olt, La Mal Coiffée et ses polyphonies occitanes envoûtantes puis l'un des plus grands percussionnistes argentins, Minino Garay et les Tambours du Sud, une façon de célébrer les liens qui unissent les vins de Cahors à l'Argentine, à travers le cépage malbec. 


Le 22 juillet nous recevrons 
à la cave de Rabastens le quartet ariégois et toulousain Trio Bergin' pour un projet autour de Gainsbourg, suivi de Pink Turtle avec ses reprises élégantes et décalées des plus grands standards de la pop. 


Le 23 juillet, à la cave de Técou, nous accueillerons le groupe du saxophoniste tarnais Christophe Tellez autour de la musique d'Amstrong puis nous aurons le plaisir d'entendre le quartet de Rodolphe Raffalli avec son magnifique projet-hommage à Georges Brassens. 

Attention: contrairement au Jazz, le vin est à consommer AVEC MODERATION.

Les matches de rugby seront organisés à l'initiative des spectateurs. Merci pour votre participation.

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