Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

William Chabbey Trio au Sunset

Publié le par Guillaume Lagrée

William Chabbey Trio.

Paris. Le Sunset. Mercredi 15 juin 2011. 21h30.

 

William Chabbey: guitare électrique

Rémi Jeannin: orgue Hammond

Charles Bennaroch : batterie

 

Concert diffusé sur TSF Jazz.

 

C’est le son Blue Note des années 50-60. Nihil novi sub sole certes mais c’est bien agréable. William Chabbey fait vivre le style dont le Maître demeure Wes Montgomery, l’homme au pouce d’or. Ca swingue très efficacement. Mon pied droit bat la mesure automatiquement. Morceau énergique suivi de remerciements divers et variés dont un au père de William Chabbey qui lui fabrique ses guitares.

 

Ca repart cool, tranquille mais énergique tout de même. Le trio est bien rodé, bien soudé.

 

Une sorte de ballade relax. Je ne reconnais pas les morceaux mais ça sonne comme des standards. Je vais faire mon petit Boris Vian mais ces gars là jouent de la musique de Noirs alors qu’ils sont Blancs. La différence se voit et s’entend. C’est bon mais ça manque de pincées de soul pour que ce soit épicé.

 

Une ballade nommée « Tango » si j’ai bien entendu. Intro en guitare solo tout en finesse mais pas dans le genre Django Reinhardt.

 

Entame funky à la guitare. Ca sonne bien funky en effet. Enfin, Jimmy Smith et Wes Montgomery peuvent reposer en paix. Ces gars là ne vont pas les détrôner. C’est bien agréable tout de même. C’était Midnight Call de Kenny Burrell.

 

Chez Jean Baptiste. Composition avec une influence brésilienne. Ca swingue doucement. Manifestement, ce gars là sait recevoir. On se sent bien chez lui si on en croit ce morceau. Mon pied droit continue de battre la mesure. Cette musique marche toute seule.

 

Je n’ai pas capté le titre. Ca swingue énergiquement. Il fait trop chaud au Sunset pour profiter de la fraîcheur de la musique.

 

PAUSE

 

J’ai école demain et j'ai du sommeil en retard. Je rentre. Concert agréable mais pas mémorable.

Partager cet article

Repost0

Stages d'été avec Stéphane Payen

Publié le par Guillaume Lagrée


1) Du 16 au 19 juillet  à Quincerot (Bourgogne)

Ce stage est organisé par l'association D'un Instant à l'Autre qui propose également, autour de la même période, des stages avec Guillaume Orti ou Christine Bertocchi.

TRANSMISSION ET CREATION ORALE
Stage mené par Stéphane PAYEN


Ce stage propose à ses participants de pratiquer la musique collectivement sans passer par l’écrit (partitions, textes) et sans utilisation d’un quelconque vocabulaire musicologique, autrement dit, considérer l’oralité comme mode de transmission, grâce à un travail vocal, corporel et instrumental (en se rapprochant ainsi des cultures musicales ne faisant appel à aucune notation). Les stagiaires apprendront comment considérer leur corps comme principal vecteur de la transmission, le corps devenant ainsi la partition. L’accent pourra être mis sur certaines pratiques rythmiques issues d’Afrique de l’Ouest ou d’Inde et leurs implications et autres mutations constatées dans le travail de nombreux artistes contemporains (qu’ils soient musiciens compositeurs, improvisateurs, pédagogues mais non exclusivement). Le travail s’articulera selon différents moments : développement d’une méthodologie, analyses d’oeuvres existantes, créations collectives. Il sera fortement conseillé aux stagiaires d’enregistrer les séances ! Ce stage ne s’adresse pas qu’aux musiciens, mais également à toutes personnes ayant une pratique musicale et/ou corporelle assidue, en amateur éclairé (minimum 5 ans de pratique) ou professionnel. Bienvenu donc aux danseurs, circassiens, comédiens, pédagogues de la musique et du mouvement.

nombre maximum de stagiaires : 12
horaires :
samedi 16 juillet > 14h-18h 
dimanche 17 et lundi 18 > 10h-13h et 14h-17h 
mardi 19 > 10h-13h

tarifs:
adhésion : 10 euros
frais pédagogiques :
inscrivez vous avant le 16 mai et vous bénéficiez du tarif préférentiel de 130 euros
inscription après le 16 mai : 150 euros
tarif formation continue : 190 euros
date limite d’inscription : 1er juillet


2) Du 20 au 23 juillet au DOC à St Germain d'Ectot (près de Caen)

Ouvert à tous les instruments. Nous travaillerons principalement autour du répertoire de Thôt (groupe que je dirige depuis maintenant 14 ans) mais pas exclusivement.

Lors de ce stage, l'usage de la partition sera quasi inexistant, le corps (voix, percussion corporel etc...) étant utilisé comme principal outil de transmission et d'analyse. Le temps de travail sera partagé entre analyse et pratique collective. L'objectif sera de donner aux élèves des outils leur permettant une attitude d'oreille propice à une compréhension des enjeux propres à certaines pratiques musicales. Par ailleurs à l'aide de ces outils, certaines œuvres récentes seront pratiquées. Il sera aussi question de "création". A partir des outils proposés et du parcours de chacun des participants, un travail sera effectué en vue de la construction d'une œuvre collective.

Une présentation du travail effectué (éventuellement avec les musiciens de Thôt) est prévue le 23 au soir en première partie d'un concert de Thôt.

Tarif : 60€ , les repas sont à la charge des participants (possibilité de cuisiner sur place).

Renseignements : Jean-Baptiste Perez
doigtdansoreilleduchauve@yahoo.fr

Partager cet article

Repost0

Carte blanche à Jacques Vidal le 18 juin à l'Abbaye de Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 samedi 18 juin 2011         21 heures 

à l’ ABBAYE   jazz-club

carte blanche à jacquesVIDAL

alainJEAN-MARIEpiano

andréVILLEGERsaxophone

jacquesVIDALcontrebasse

ericDERVIEUbatterie

 

 

autour de BennGOLSON & autres standards

 

22 rue jacob   75006paris

      

métrosaint-germain-des-prés    (  01 43 26 36 26

Partager cet article

Repost0

Concert création du duo Bruno Angelini/Giovanni Falzone le 17 juin au Blanc Mesnil

Publié le par Guillaume Lagrée

Giovanni Falzone + Bruno Angelini

 

La photographie du duo Bruno Angelini/Giovanni Falzone est l'oeuvre de l'Italophile  Juan Carlos HERNANDEZ.

 Angelini/Falzone « If » Duo


Communiqué :

Concert-création et enregistrement de Songs Vol. 2
Bruno Angelini/Giovanni Falzone « If » Duo

 Vendredi 17 juin 2011 - 21h 
« A l’occasion d’une résidence au « Deux-Pièces cuisine » du Blanc-Mesnil, Seine Saint Denis, Ile de France, France,  l’IF Duo enregistrera en live son deuxième album sur des compositions de  Bruno Angelini.

 

Les musiques du précédent disque Songs Vol. 1 étaient composées le trompettiste de ce duo, Giovanni Falzone. Le second volume “Songs” Vol 2 est écrit et conçu cette fois par Bruno Angelini comme une réponse au premier. Il sortira le dernier trimestre 2011 sur le label Abalone Productions.

 

« Nous avons souhaité procéder de cette façon pour préserver l’unité artistique de chaque disque, qu’ils aient chacun une vraie identité, imprimée à chaque fois par un unique compositeur. Nous écrivons notre musique sous une forme qui nous est commune, relativement standard comme des chansons de jazz (c’est pour cela qu’on a intitulé le premier disque Songs Vol. 1) ; mais elle est traitée avec beaucoup de liberté, d’énergie empruntant au free jazz, mais aussi au funk, à la musique contemporaine ou aux musiques du monde. » © Bruno Angelini.

 

Cette création sera également diffusée dans l’émission “Jazz Club” d’Yvan Amar sur France Musique le même soir à 22h30.

 
Le « Deux Pièces Cuisine »
42 rue Paul Vaillant-Couturier
93150 Le Blanc Mesnil Tel : 01 48 69 37 00
Le Deux Pièces Cuisine est à 10 mn de Paris sortie 5 de l’A3 et parking RER, ou à 5mn du RER B sortie le Blanc-Mesnil).

 

Lectrices curieuses, lecteurs impatients, vous trouverez ci-dessous un extrait d'un concert de ce duo en Italie en décembre 2007. Vous pourrez juger de l'évolution de sa musique vendredi 17 juin 2011 à 21h au Blanc Mesnil dans le " Deux Pièces Cuisine ".

 

 

 

Partager cet article

Repost0

Paris Jazz Festival du 11 juin au 31 juillet 2011

Publié le par Guillaume Lagrée

antoine-herv--et-m-d-ric-collignon.jpg

 

La photographie d' Antoine Hervé et  Médéric Collignon est l'oeuvre du Subtil  Juan Carlos HERNANDEZ.

Parisiens de domicile, de voisinage ou de passage, réjouissez vous, le Paris Jazz Festival va vous réjouir chaque week end au Parc floral de Paris du samedi 11 juin au dimanche 31 juillet 2011.

Pour vous y rendre, prenez le métro ligne 1, descendez au terminus " Château de Vincennes " et marchez jusqu'au Parc floral de Paris dans le Bois de Vincennes.

Payez l'entrée du parc ( 5 €  pour les adultes, 2.50 € pour les enfants) et allez vous trouver une place assise près de la Grande Scène. Arrivez au moins 2h avant le concert avec boisson, nourriture, lecture, coussin, couverture, amis si vous voulez avoir une chance de voir les musiciens. C'est en plein air sous chapiteau. Prévoyez une tenue adaptée aux changements de météo liés à la marée. Pour le prix d'entrée du Parc, vous aurez droit au concert sur la grande scène, à un concert sur la petite scène entre 13h30 et 14h30, à des animations musicales ludiques et pédagogiques pour les enfants, à une exposition de photographie. Que demander de plus pour ce prix modique?

Deux concerts par après-midi et vous ne paierez pas de supplément pour le deuxième. Pourquoi se priver, saperlipopette?

Chaque week end est voué à un thème particulier.

En toute subjectivité, partialité et mauvaise foi, voici ma sélection. En consultant le programme, vous pourrez vous faire la vôtre et vouer la mienne aux gémonies.

Week end Jazz et Cirque les 25 et 26 juin avec des groupes inconnus de mes services mais que je compte bien découvrir dont le Surnatural Orchestra le dimanche 26 juin à 15h.

Grands Formats les 2 et 3 juillet avec pour conclure dans la Joie et la Splendeur la Multi Color Feeling Fanfare d'Eddy Louiss le dimanche 3 juillet à 16h30.

Hybridations les 9 et 10 juillet avec pour le dimanche 9 juillet à 15 le quintette de l'accordéoniste français Daniel Mille et à 16h30 le  Trilok Gurtu African Project.

Jazz et Chansons les 16 et 17 juillet avec pour le samedi 16 juillet à 15h le Magnifique spectacle du sextet d'Yves Rousseau: Léo Ferré, poète vos papiers et à 16h30 les Dodécasongs d'Isabelle Olivier et Norma Winstone.

Latin Jazz les 23 et 24 juillet avec, pour conclure, le dimanche 24 juillet à 16h30 l'Afri-Lectric Quintet du pianiste cubain Omar Sosa.

Enfin, avant de céder la place au festival Classique au vert dans le même lieu en août et septembre et pour assurer la transition, le Jazz se mettra au vert les 30 et 31 juillet avec le dimanche 31 juillet à 16h le quartet à cordes du contrebassiste Jean-Philippe Viret et à 20h45 l'Eblouissant spectacle "  Mozart la nuit " du pianiste, compositeur, chef d'orchestre Antoine Hervé avec Médéric Collignon au cornet de poche, au bugle, au chant, une maîtrise (chorale d'enfants), Louis Moutin à la batterie, Michel Benita à la contrebasse.

 


Partager cet article

Repost0

Révolutions sonores

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Respectables lectrices, honorables lecteurs, une fois n'est pas coutume, je vous recommande vivement la lecture d'autres chroniqueurs, l'écoute d'autres musiques.

L'hebdomadaire français Courrier International vient de publier un dossier intitulé  Révolutions sonores sur les musiques qui provoquent, accompagnent, devancent les changements politiques, sociaux, culturels de notre planète en 2011.

Peu de Jazz là dedans mais qu'importe. Vous écouterez les chants qui accompagnent le Printemps arabe, les rappers indonésiens, russes  engagés contre la corruption, le groupe portugais Deolinda qui chante le fado de la génération des stagiaires.

Pour l'illustrer, j'ai choisi cette performance de flamenco réalisée dans une banque à Santander en Espagne par le mouvement FLO6X8: la rumba del banquero. Nul besoin d'être hispanophone pour comprendre. Olé! (John Coltrane)

Partager cet article

Repost0

Festival de Jazz de la Défense du 18 au 26 juin 2011

Publié le par Guillaume Lagrée

Bureaucrates mâles en costume cravate, femelles en tailleur, coincés cinq jours sur sept dans les tours de la Défense, venez vous nettoyer les tympans au Festival de Jazz de la Défense sur le Parvis de la Défense du samedi 18 au dimanche 26 juin 2011.

Grâce à la générosité des contribuables alto séquanais et de leurs conseillers généraux, les concerts sont tous gratuits. Il y en a le midi et le soir afin que travailleurs, chômeurs, voyageurs puissent en profiter. Au menu, des artistes déjà chroniqués dans ce blog comme Sébastien Llado et  Manu Codjia programmés le midi et des grandes vedettes internationales programmées en soirée comme le Staff Benda Billi, Keziah Jones, Emir Kusturica et le Grand Père du Funk, Mr George Clinton et son Parliafunkadelicmenthang qui clôturera en majesté ce festival.

Par ailleurs, la Défense c'est aussi un concours qui permet à chaque année à de jeunes Jazzmen de passer sur le devant de la scène devant des milliers de spectateurs et un jury averti.

Pour commencer le traitement, une consultation du Docteur Funkenstein s'impose. Ici à Houston, Texas, USA en 1977. Ce soir là, il n'y a pas que des fusées qui ont décollé à Houston...

 

Partager cet article

Repost0

Orléans Jazz du 21 juin au 2 juillet 2011

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Tigran Hamasyan

 

La photographie de Tigran Hamasyan est l'oeuvre du Maritime Juan Carlos HERNANDEZ.

Le festival Orléans Jazz aura lieu du mardi 21 juin au samedi 2 juillet 2011 à Orléans, département du Loiret, région Centre en France.

Le programme est concocté par le pianiste et programmateur Stéphane Kochoyan dont les antennes grandes ouvertes captent les sons d'ici et d'ailleurs, d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Que vous soyez puriste, touriste, novice, vous y trouverez de quoi vous rassasier, lecteurs et lectrices abonnés au Jazz et à l'Electricité.

Il y aura des concerts gratuits et des concerts payants, des vedettes et des inconnus à découvrir, des concerts en salle et des concerts en plein air. Des Argentins avec le Gotan Project, des Cubains avec Omara Portuondo, un Arménien avec Tigran Hamasyan, des Français avec Ceux qui marchent debout, des Africains Américains avec Bobby Mac Ferrin et Roy Hargrove. Pour en savoir plus, consultez le programme, saperlipopette!

Partager cet article

Repost0

Dred Scott Trio en mission au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Dred Scott Trio

Paris. Le Duc des Lombards. Samedi 21 mai 2011. 20h.

Jochen Rueckert

 

La photographie de Jochen Rueckert est l'oeuvre du Percutant Juan Carlos HERNANDEZ.

Dred Scott: piano

Ben Rubin: contrebasse

Jochen Rueckert: batterie

Well you might, une variation sur Well you needn't de Thelonious Monk. Il y a deux jours, ce trio jouait à Cannes derrière Courtney Love, la veuve de Kurt Cobain. Such a sweet girl dit d'elle Dred Scott. C'est la première fois que j'entends Courney Love qualifiée ainsi. Pourquoi pas? C'est pêchu, viril, soudé dès les premières notes. Une sorte de Blues bien funky. Ces gars là savent swinguer. Pourquoi les serveuses sont-elles si minces au Duc des Lombards? Pour pouvoir se glisser entre les tables. Je ne vois pas d'autre explication possible. Le pianiste dirige mais c'est bien à trois qu'ils cavalent joyeusement.

Dobo. Surnom de Belina, ville de Californie. Ce n'est pas le chien " Bobo " dans les Simpson nous explique Dred. C'est une ballade un peu à la Bill Evans même si Dred ne joue pas dans ce genre là. Le batteur masse avec ses balais, le bassiste caresse ses cordes, le piano distille les notes. Ca berce. Cette ville est-elle si calme que cela? Ou donne t-elle tant de nostalgie? La contrebasse hausse le ton tout en douceur. C'est doux, chatoyant comme un foulard en soie.

It's time for the hard stuff. Le batteur est toujours aux balais. C'est plus énergique mais cela reste léger, fin. Le batteur passe aux baguettes. Ca pulse un peu plus fort mais sans rien brusquer. Solo de contrebasse. Batteur aux balais. Ca swingue. Ma jambe droite bouge toute seule. Mademoiselle F apprécie elle aussi. Dred aime finir en prolongeant la note avec la pédale. 

Sixty six six. 666, le chiffre de la Bête, celui du nombre de carreaux de la Pyramide du Louvre par ailleurs. Le Jazz est une musique diabolique (Devil's music), n'est ce pas? Le batteur est aux balais. Morceau vif., dynamique. Certes il y a un gros son mais ce sont là de gentils diables. Je ne vous raconte pas le show de Dred Scott pour présenter chaque morceau. Allez le voir en concert pour en profiter, sapristi! Batteur aux baguettes. Tout le monde chante avec eux, à intervalles réguliers: Sixty six, six. Morceau technique, ludique, diabolique. 

Don't fear the rapture. The Rapture c'est l'Assomption de la Vierge Marie pour les catholiques. Fête le 15 août, fête patronale de la France depuis le voeu de Louis XIII (certains esprits malicieux prétendent que ce n'est pas Dieu mais le cardinal Mazarin qui aida le Roi de France à avoir un fils mais c'est une autre histoire). Pour résumer, c'est une force extérieure, irrésistible qui vous emmène au Paradis avant le Jugement dernier. C'est bien l'effet que procure ce morceau. Ca sonne comme une chanson pop américaine, de la meilleure qualité. Avec un gros son, le sens de l'espace, du rythme. Un truc qui vous emporte, vous enlève comme son titre l'indique. Ca donne envie de se lever et de danser. Les Dieux savent qu'il est rare qu'un trio de Jazz produise un tel effet de nos jours. Cela devient emporté, orageux, cyclonique. Retour au calme avant que le thème ne revienne et nous emmène à nouveau très loi, très haut. Cela me fait penser à Keith Jarrett lorsqu'il jouait derrière Charles Loyd, un enchantement. Au centre, la contrebasse creuse dans le ventre. A gauche, la batterie casse les cailloux. A droite, le piano coule comme un torrent de montagne. 

Mother. Dred Scott sera père en juillet prochain. Cette chanson est extraite de l'album " The Wall " des Pink Floyd, qu'il est inutile de présenter. Jolie version. Ca change à la fois de l'original et des standards du Jazz.

Doggie and cookie dont une autre version live in concert illustre cet article. C'est une philosophie de vie. Soit vous êtes le chien qui mange le biscuit, soit le biscuit que mange le chien. Le batteur est aux maillets. C'est la chasse au cookie. Le chien a faim. Imaginez le joyeux bazar. Le batteur est repassé aux baguettes. Le Duc des Lombards a arrêté l'annonce genre embarquement dans un avion au début du concert. En français et en anglais. Avec la consigne d'applaudir comme dans les émissions de télévision avec public. C'est mieux pour l'ambiance. Autre progrès: les serveuses ne vous réclament plus de payer vos boissons pendant le concert. Solo puissant de contrebasse ponctué par un chaos enlevé de la batterie aux baguettes. Le pianiste revient dans la danse. C'est agité, tourmenté comme un chien qui a faim, prêt à tout pour manger les biscuits.

Swirling grimly. Un morceau qui tourne puissamment avec des breaks de batterie énergiques.

Mission accomplie pour le trio de Dred Scott au Duc des Lombards. Public conquis par la joie, la vitalité de cette musique. Il ne reste plus qu'à espérer qu'ils quittent le cadre clos des clubs parisiens pour s'ébrouer au grand air des festivals de Jazz en France de Bretagne en Provence.

Partager cet article

Repost0

Jetez vous à l'eau avec le numéro de mai du BSC News

Publié le par Guillaume Lagrée

Jérôme Sabbagh

 

 

La photographie de  Jérôme Sabbagh est l'oeuvre du Méditerranéen Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Lectrices sirènes, lecteurs dauphins, plongez dans un bain d'actualité culturelle fraîche avec le numéro de mai du magazine BSC News.

 

Vous y trouverez un vaste panorama de l'actualité du roman, de la bande dessinée, du théâtre. Quant à la musique, elle est représentée par un article de Damien Luce sur Borodine qui ne se résume pas à son quatuor, l'actualité de la Pop Music par Eddie Williamson et la rubrique Jazz Club ( à partir de la page 130) de mézigue illustrée par mon honorable associé, le photographe Juan Carlos Hernandez.

Partager cet article

Repost0