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Didier Lockwood retrouve Philip Catherine au Duc des Lombards

Publié le par Guillaume Lagrée

Didier Lockwood retrouve Philip Catherine au Duc des Lombards.

Paris. Le Duc des Lombards. Dimanche 12 décembre 2010. 20h.

 

 

 

 Didier Lockwood : violon

Diego Imbert : contrebasse

Philip Catherine : guitare électrique

 

C’est une soirée consacrée aux standards du Jazz. Je m’y attendais et ne suis donc pas déçu par l’annonce de Didier Lockwood.

 

« All the things You are ». Ca commence tout doucement à trois comme il se doit. C’est léger, aérien, entraînant, sans insister. Walking bass classique et solide. En arrivant de Paris depuis Bruxelles, Philip Catherine n’a pas perdu en route son inventivité. Il joue sec, nerveux et pourtant émouvant. La contrebasse fait le lien avec la Terre, la guitare lance et le violon décolle. Avec ce genre de morceaux, pour ces musiciens là, pas besoin de partition, à peine de répétition.

 

«  Someday my prince will come » la chanson de Blanche Neige dans le dessin animé de Walt Disney pour ceux qui n’ont pas vu un écran de cinéma ou de télévision depuis 60 ans. C’est une valse. Ah, la finesse du jeu de Philip Catherine ! Ce n’est pas par hasard s’il a joué avec Chet Baker en compagnie d’un autre Belge, Jean Louis Rassinfosse à la contrebasse (concert sublime à Bologne en 1985. C’est enregistré . Ca se trouve). Jolis sons aigus au violon. Ca swingue avec grâce.

 

Attaque de la guitare seule. C’est un Blues. C’est « Misty » dont Clint Eastwood fit un film, à partir de la version enregistrée par Erroll Garner au festival de Monterey, ville dont Clint Eastwood fut maire. Bien après le film. Vous suivez toujours ? Pas de doute, Catherine est plus puissant, plus émouvant que Lockwood. Ils jouaient ensemble il y a trente ans avec Christian Escoudé comme troisième larron. C’est dire s’ils se connaissent. Leur plaisir à se retrouver est manifeste et nous bénéficie.

 

Un standard français « Les feuilles mortes ». Que d’émotion contenue dans le jeu retenu de Philip Catherine ! De nombreux guitaristes volubiles et expansifs feraient bien de l’écouter. Quelle leçon de musique ! Inspiré à son tour, Lockwood trouve de fort jolis accents. Diego Imbert est un accompagnateur solide mais pas un soliste mémorable. Mon généreux voisin me propose de piocher dans son assiette de charcuterie car sa compagne et lui calent. Poli comme je suis, je ne refuse pas et joint donc les nourritures du corps à celles de l’esprit.

 

« I got rhythm ». C’est l’héritage de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli qui se joue ce soir. L’année du centenaire de Django se termine le 31 décembre 2010. Catherine ne copie pas Django même s’il en vient. Joyeux final à trois. Ils ont du rythme. «  Le plus important dans un morceau, c’est le début et la fin. Au milieu, ça ne regarde personne » expliquait Stéphane Grappelli à Didier Lockwood.

 

« Estate » chanté sous le titre « Un été » par Claude Nougaro. Philip Catherine le transforme en bossa nova. Grâce, légèreté, élégance. Lockwood est un virtuose mais, dès la première note, Catherine me touche plus, me parle plus que Lockwood dans un solo complet. Joli effet dans le final où le violon sonne comme une flûte.

 

Attaque nerveuse de la guitare. « Olé ! » dit Catherine. A nouveau « All the things you are » si je ne m’abuse. Mon voisin généreux a les mêmes manies que moi. Il note les titres des standards qu’il reconnaît pour mieux discuter du concert ensuite. Très brève citation de « La Marseillaise » au violon. Ca accélère, monte, vibre.

 

Le concert fini, je quitte le Duc des Lombards, satisfait de mon concert du week end, laissant mon voisin généreux et sa compagne s’offrir un second concert à suivre de ce trio. A eux d’en faire le commentaire, s’ils le désirent.

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Caravane Gazelle le mardi 21 décembre au Théâtre de Ménilmontant, mais oui Madame!

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Création 'Caravane Gazelle' par le quintette à vent ArteCombo

Venez fêter l'hiver et la sortie du disque
' Caravane Gazelle ' sur le label Hybrid Music
le 21 décembre au Théâtre de Ménilmontant !

caravane_gazelle_21_12_2010

Auteur : Florence Prieur

Conteuse : Julie Martigny

Mise en scène : Illiche L'Hénoret

Création lumière : Marc Robidou

Compositeur : Olivier Calmel

Musiciens : quintette à vent ArteCombo

arte_combo_logo

Création de la version Spectacle de
' Caravane Gazelle '
le 21 décembre 2010 à 20h

Théâtre de Ménilmontant / 15 rue du retrait, 75020 Paris
Tel : +33 (0)1 46 36 98 60 begin_of_the_skype_highlighting              +33 (0)1 46 36 98 60      end_of_the_skype_highlighting / Métro Gambetta
Libre participation / réservation obligatoire
par téléphone ou par mail :
contact@artecombo.com / 06 67 61 85 03

>> en savoir plus

Infos, extraits, disques, presse, catalogue concerts : www.oliviercalmel.com

2010 Olivier Calmel

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Dave Liebman Quartet plays Ornette Coleman à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Dave Liebman Quartet plays Ornette Coleman.

Paris. Le Sunside.

Lundi 6 décembre 2010. 21h.

 

 

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La photographie de  Dave Liebman   est l'oeuvre de l'Irréductible Juan Carlos HERNANDEZ. Elle fut prise lors du concert du même groupe à Genève, Suisse, le mardi 7 décembre 2010.

 

 

Dave Liebman : saxophone soprano, flûte

Vic Juris : guitare électrique

Tony Marino : guitare basse électrique

Marco Marcinko : batterie, percussions

 

«  Smoking at the café ». Son planant de guitare électrique, très trafiqué, avec des ondulations électroniques. Le sax soprano vient s’y mêler. Tony commence à poser la ligne de basse. Le batteur tapote, ponctue, varie les effets. L’ambiance est à l’image du titre. Parole de non fumeur. La guitare est revenue à un style plus classique. Ca se ballade peinard. Ca pulse, vogue, dérive. La musique est à la fois rassurante et dérangeante. Bref c’est du Jazz. Ce soir j’ai pour voisine la Femme Poisson. Que fait la Femme Poisson dans un club de Jazz à Paris ? Elle dessine des Jazzmen. Comment ? Sur le vif, sur du papier à dessin, avec un marqueur, sa main droite et du talent. Je parlerai plus longuement des œuvres de la citoyenne Hélène Poisson lorsqu’elle exposera en mars 2011. A côté de la citoyenne Poisson, il y a un couple d’Italiens venu de Bologne. La femme écoute ravie, l’homme photographie. Je résume : j’écris, elle dessine, il photographie, ils jouent. Quatre arts réunis en même temps dans l’espace restreint d’un club de Jazz parisien. Merveille de la création ! Joie des Muses ! Vic Juris a l’air de sortir des studios des Nashville, Tennessee mais son jeu de guitare n’est pas précisément country ni même bluegrass. Batteur et bassiste sont discrets mais présents. Ils apportent le soutien qu’il faut à cette musique sans piano.

 

Démarrage du batteur aux balais. Un gros ours à lunettes au jeu puissant, fin, divers. Il vous entraîne dans sa danse, passe aux balais. Pulsion nerveuse de la basse. Guitare et sax viennent ponctuer. C’est plutôt funky mais à la manière d’Ornette Coleman. Ca accélère, devient puissamment rock’n roll. Tony fait vibrer les murs avec sa basse. Ca grogne, ça pète. Bien que Stéphane Portet, Big Boss du Sunset/Sunside, ait annoncé que Tony Marino joue de la contrebasse, la vérité m’oblige à lui apporter un démenti formel et public. Tony Marino joue de la guitare basse électrique. J’ai des témoins. Ca devient spatial. Chez les Français, je n’ai entendu que Jannick Top et Vincent Arthaud à ce niveau. La basse vrombit comme un B52. Le batteur déménage lui aussi. Non sans subtilité. Là est le charme. Ca avance, bifurque, relance. La rythmique monte en puissance alors que Dave déguste assis comme un vieux Sage. Martèlement funky, basique à la Al Foster. Gros son de basse à la Michael Henderson. Dave retrouve ses souvenirs de chez Miles Davis (1972-1974). L’instant d’après, ca se calme, descend en sourdine. Vic Juris sait aussi jouer funky, mouillé à la guitare comme les guitaristes de Miles entre 1972 et 1975. Final paroxystique à quatre. C’était « Stand of the furious » tiré de l’album « Quartet for the end of time » d’Ornette Coleman.

 

The thing that would never leave ” (Tony Marino). Retour au calme avec une ballade. C’est agréable mais le matériau de base est moins intéressant que les morceaux précédents.

 

« Una muy bonita » (Ornette Coleman). Vic commence seul tout en douceur. Dave prend sa petite flûte à bec, en bois. Un air latino s’élève. Attention, ce n’est pas de la Salsa banale. C’est une Salsa harmolodique. C’est beau, étrange, dansant comme les étoiles par une belle nuit d’été. C’est le genre d’instant magique après lequel je cours dans les concerts de musique improvisée. Et quand je le trouve, c’est très bon. Je peux pas mieux dire. C’est très bon. Dave est repassé au soprano. La musique vibre, danse, envoûte, enchante. La basse mène la danse merveilleusement soutenue par la batterie et la guitare. Dave reprend la main dans un style plus Jazz. La tension monte. Après une longue impro, le guitariste revient au thème. Il est si beau, si entraînant qu’il suffit à mon bonheur.

 

Solo de batterie aux maillets. Les tambours grognent de plaisir sous les tapotements de Marco Marcinko. Il passe aux baguettes et obtient des sons neufs en les faisant crisser. Retour à une pulsation funky avec la basse. Dave se rasseoit. Bon groove. La guitare tranche dedans mais sans brutalité. Silence pour le solo de soprano. Ca s’envole, virevolte, vibre, vit, grogne. Le groove remonte derrière. Son hyper funky, rapide, humide de guitare. Ca groove, baby !

 

PAUSE

 

« Dream of night » variation de Dave Liebman sur « Night dreamer » de Wayne Shorter. Ce soir, Dave n’a pas emmené son saxophone tenor. Je le regrette. Au soprano, il joue shorterien en diable. Imprévisible, remuant, mystérieux. Assis, Dave Liebman raconte la musique par ses mimiques, ses déhanchements. Il fait corps avec elle même lorsqu’il ne joue pas.

 

Attaque de la basse. Guitare planante. Batterie militaire. Sax saccadé. L’unique sujet des dessins de la citoyenne Poisson ce soir c’est Dave Liebman. Il faut dire que c’est un très beau poisson, respirant la musique par toutes ses branchies.

 

Deux morceaux tirés de l’album « Turn around » d’Ornette Coleman :

-         Lonely Woman

-         Turn around


Effets planants de guitare. Bruitage des percussions. Beaucoup de travail électronique sur la guitare. Marko ajoute ses grelots, ses jouets sonores. Tony travaille sa basse au corps. Dave a repris sa petite flûte à bec. Il arrive à la fameuse mélodie de Lonely Woman, une des plus belles jamais composées, à mon goût. Inépuisable. L’essence de la femme seule est résumée dans cette musique composée par un homme. Je peux me tromper puisque je suis un homme. Cependant, je me souviens avoir entendu Sophia Domancich (piano) le jouer en duo avec Henry Grimes (contrebasse) aux 7 Lézards, club parisien aujourd’hui disparu. Grand moment. La basse se met à planer avec la guitare qui joue toute seule grâce à la magie de l’électronique (thème en boucle). Dave revient au thème avec sa flûte. C’est si fragile et si fort à la fois. Bref, c’est beau, nom de Zeus !

 

« Turnaround » (titre éponyme de l’album). Le batteur commence aux balais et sifflote l’air. Basse et soprano s’ajoutent tout doucement à cette ballade. Le batteur passe aux baguettes et monte en puissance entraînant le groupe entier. La rythmique tourne bien, énergique. Ca réveille après minuit. Enfin, le guitariste lâche les chevaux rappelant le John Mac Laughlin de « Jack Johnson » (Miles Davis, 1970) mais sans copier. Le batteur grimace comme un diable sorti de sa boîte. Il en perd une baguette, en reprend une autre, sans perdre le beat. Bref, il fait le show chaud.

 

« Eden floor » morceau de l’album de Pat Metheny avec Ornette Coleman. Solo de soprano pour démarrer. Vic épluche, décortique sa guitare. La basse ondule comme un grand serpent alors que la batterie avance comme un cheval. Le son de la guitare semble glisser sur un coussin d’air : magie des machines. Le guitariste cite une chanson pop dont le titre ne me revient pas. Ils finissent en rythmique reggae déjantée.

 

Au rappel, ils jouèrent une folk song adaptée par Vic Juris. Nous étions environ 200 happy few à en profiter. Dommage pour les autres.

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Réclame pour le livre et les calendriers de Juan Carlos HERNANDEZ

Publié le par Guillaume Lagrée

 

 

Lectrices fidèles, lecteurs attentifs, vous connaissez le talent du Resplendissant Juan Carlos HERNANDEZ dont les photographies ornent les articles de ce blog comme les enluminures les Bibles bénédictines du Duecento.

 

Peter Giron

 

 

La photographie de Peter Giron est l'oeuvre de Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Mon honorable associé vient de publier, en espagnol, un livre orné des textes de Carmen Bela Moreno,  Estelas de Jazz. Si vous lisez l'espagnol, ce livre vous réjouira. Si vous ne le lisez pas, il vous réjouira encore plus car cela vous donnera l'occasion d'apprendre la langue de Gabriel Garcia Marquez  . Si vous êtes rétif à l'apprentissage des langues étrangères, vous pourrez toujours vous gorger des images et vous amuser à deviner le sens des textes.

 

Par ailleurs, pour orner votre bureau,votre chalet, votre château en Espagne, vous pouvez vous offrir ses deux calendriers 2011:

- l'un consacré au Jazz

- l'autre à d'autres signes de Vie

 

Enfin, définitivement séduits par le talent de ce caballero, vous irez en Suisse, à Genève, où il naquit et vit encore, pour voir l'exposition de ses oeuvres. Là vous pourrez les admirer, les acquérir, les faire dédicacer par l'artiste et le saluer de ma part.

 

Ne soyez pas égoïstes: rien ne vous empêche d'offrir ses oeuvres à vos parents et amis.

 

 

 

 

 

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" Caroline Yes ! " Caroline

Publié le par Guillaume Lagrée

" Caroline Yes! "

Caroline

Zig Zag Territoires

Sortie le jeudi 20 janvier 2011

 

Caroline est composé de

Sarah Murcia: contrebasse, clavier

Gilles Coronado: guitares

Olivier Py: saxophones, flûte

Franck Vaillant: batterie, Simmons SDSV

et Oren Bleedew: guitare sur " Sweet Caroline "

 

Divers chanteurs et chanteuses sont invités. Un pour chacune des 15 chansons de l'album sauf une. A vous de trouver laquelle.

 

Sarah Murcia

La photograhie de Sarah Murcia est l'oeuvre de l'Impassible Juan Carlos HERNANDEZ.

 

Puisque Sarah Murcia a créé un groupe nommé Caroline, il lui est apparu logique de chanter la gloire des Carolines. Comme la Dame  a quelques relations dans le merveilleux monde de la chanson (Katerine, Jacques Higelin, Rodophe Burger entre autres sans compter quelques Anglo Saxons), elle a su rassembler tout le monde sur ce projet mirifique. Il manque juste la chanson de " Caroline chérie ". Baste! Ne boudons pas notre plaisir. Cette musique est variée mais n'est pas de la variété. Elle est au format chansonnette (5mn maximum) sans nous prendre la tête avec des rengaines agaçantes. Elle est émouvante (Sweet Caroline, Caroline says), amusante (Tante Caroline), surprenante (Caroline). Elle permet de redécouvrir des classiques, de découvrir des nouveautés. Elle satisfera les esprits curieux et stimulera les habitués des chansonnettes radiophoniques.

 

Bref Sarah Murcia est une Dame du temps présent qui ne nous fait pas perdre notre temps. La multiplicité de ses talents, la diversité de ses relations, la richesse de ses investigations musicales suscitent l'admiration légitime de l'auditeur qui la propose en exemple aux demoiselles et aux dames de ses relations.

 

Lectrices curieuses qui désirez devenir ou demeurer une Caroline chérie, lecteurs amoureux qui chérissez une Caroline, il vous faudra attendre le  jeudi 20 janvier 2011 pour acquérir cet objet étrange et merveilleux, déclaration d'amour à toutes les Caroline. D'ici là, vous aurez eu le temps de revendre les cadeaux horribles (poële à frire, cravate à pois, ouvre boites électronique...) que vous aurez reçu le 24 ou le 25 décembre 2010. Un peu de patience. " Caroline Yes " le vaut bien. Je ne m'appelle pas Caroline, je ne connais pas de Caroline et pourtant je chante les louanges méritées de cette Caroline là. Suivez mon exemple. Vous ne le regretterez pas.

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Régis Huby et Yann Appery " All around "

Publié le par Guillaume Lagrée

" All around "

Musique de Régis Huby.

Textes de Yann Appery

Abalone Productions. 2010.

 

 

Régis Huby: violons

Maria Laura Baccarini: chant

Sabine Balasse: violoncelle

Jean Marc Larché: saxophone

Catherine Delaunay et Roland Pinsard: clarinettes

Olivier Benoît: guitares

Benjamin Moussay: piano (sauf n°4)

Sylvain Thévenard: piano (n°4)

Claude Tchamitchian: contrebasse

Guillaume Séguron: contrebasse et guitare basse électrique

Christophe Marguet: batterie

 

Un écrivain français, primé par le Médicis, qui écrit en anglais. Un violoniste diplômé du Conservatoire national de région Bretagne à Rennes qui a refusé de devenir une bête à concours classiques pour tracer son chemin de compositeur, arrangeur, interprète contemporain. Une chanteuse italienne qui chante en anglais avec une voix de lionne irlandaise à la Sinead O' Connor. Tels sont les trois ingrédients principaux de cet album digne d'être interprété comme une oeuvre complète, un opera d'arte sur les scènes les plus prestigieuses (Pleyel, Concertgebouw, le Met...).

 

C'est écrit, précis, arrangé, placé au millimètre. Le tout avec émotion, flamme, sens ( c'est une fable écologique qui nous est contée). Il y a certainement énormément de travail pour arriver à un tel résultat et pourtant l'auditeur ne le sent jamais emporté qu'il est par la puissance de cette musique qui mêle classique, jazz, contemporain avec quelques grains de Celte et de folie (Régis Huby est Breton). Bref c'est une merveille capable de satisfaire les esthètes les plus exigeants comme les amateurs de sensations fortes. A consommer sans aucune modération.

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Claudia Solal et Elise Caron enchantent en France et en Suisse en décembre

Publié le par Guillaume Lagrée

Pour ceux qui n'auraient pu aller les écouter à Paris en octobre, Claudia Solal et Elise Caron viennent à leur rencontre en décembre 2010 en France et en Suisse.

 

 

"Léo Ferré : Poète... vos papiers!" 2

 

 

par le sextet d'Yves ROUSSEAU
avec Maria Laura Baccarini et Claudia Solal, voix
Régis Huby, violons - Jean-Marc Larché, saxophones - Christophe Marguet, batterie -
et Yves Rousseau, contrebasse, compositions et arrangements.

les mardi 7 et mercredi 8 décembre 2010 à 20h30


SCENE NATIONALE DE SETE ET DU BASSIN DE THAU
La Passerelle
Boulevard Pierre Mendes France
34 Sete
04 67 18 68 66

Avec le soutien de la Ville d'Argenteuil , de la DRAC Ile de France, de l'ADAMI , de la SPEDIDAM et de la Région Ile de France

Par ailleurs, Claudia Solal sera en concert avec son propre quartet " Room Service " le samedi 11 décembre à 21h à Lausanne, canton de Vaud, Suisse, au club Chorus. Le genre de club qui rend encore plus regrettable l'inconfort du Sunset/Sunside à Paris.

 

 

Elise-Caron.jpg

La photographie d'Elise Caron est l'oeuvre de l'Extrasensoriel Juan Carlos HERNANDEZ.

Elise CARON, voix, Christine Chazelle (piano) et Michel Mussseau (piano-jouet, scie musicale)
dans "Chansons pour les petites oreilles"
Vendredi 17 décembre à 10h et 14h30 et Samedi 18 décembre à 17h00
au Théâtre de Laval- 34 rue de la Paix - 53000 LAVAL



le 19 décembre 2010 à 16h à l'Arrosoir
11, impasse de l'ancienne prison - 71100 Chalon sur Saône
Tel : 03-85-48-86-88

 

 Ce programme fut le premier concert de 4 de mes neveux âgés alors de 3 à 6 ans. Ils ont tous aimé ainsi que leur mère et tante de 36 ans et leur grand mère de 62. Allez y donc en famille des grands parents aux petits enfants.

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Pour ceux qui détestent le Jazz

Publié le par Guillaume Lagrée

 

Certains musiciens détestent le Jazz par principe et par méthode. Ils abhorrent la permanence du beat, exècrent le lien avec la danse, abominent la répétition du schéma thème/solo/thème. C'est le cas d'Olivier Messiaen et Pierre Boulez par exemple.

 

D'autres individus, beaucoup moins respectables, détestent le Jazz par racisme et antisémitisme, bref par bêtise. " Le raciste se trompe de colère " (Léopold Sedar Senghor).

 

Grâce au " Dictionnaire de la bêtise et des erreurs de jugement " de Guy Bechtel et Jean Claude Carrière ( Bouquins, Robert Laffont, Paris, 1991, 820 p), voici un florilège de citations bêtes et méchantes sur le Jazz. Attention, c'est du lourd!

 

" Le jazz est cyniquement l'orchestre des brutes au pouce non opposable et aux pieds encore préhensifs, dans la forêt de Vaudou. Il est tout excès et par là, plus que monotone: le singe est livré à lui-même, sans moeurs, sans discipline, tombé dans tous les taillis de l'instinct, montrant sa viande à nu, dans tous ses bonds, et son coeur, qui est une viande plus obscène encore. Ces esclaves doivent être soumis, ou il n'est plus de maître. "

Revue musicale, Paris, 1920.

 

" Selon le docteur J.T Stevens, le goitre serait une des maladies que notre âge de la radio semblerait développer particulièrement. Les glandes endocrines fonctionnent en effet en collaboration étroite avec le système nerveux, et les épreuves que nous faisons subir à celui-ci affectent nos secrétions internes et, par là, tout l'équilibre de notre organisme. Le Dr Stevens va jusqu'à affirmer que, si la durée moyenne de la vie humaine est si basse, la faute en est surtout à l'hyperthyroÏdie qui détermine toutes sortes de maladies du coeur. Le jazz aurait produit une génération de malades qui s'ignorent ( Deutsche Wochenschrift) "

Les Primaires, janvier à juin 1937, p.322.

 

" Crépuscule du Jazz. Astre insolite surgi de l'occident avec la précision d'un magistral coup d'envoi, il  a éclairé la mêlée d'après-guerre de sa flamme dure et clignotante... Les années ont passé et l'on s'aperçoit aujourd'hui que l'incursion du jazz dans le domaine de l'art n'y a pas laissé de traces bien profondes. "

 Albert Gravier, Les Primaires, mai 1931.

 

 

" Alors que la musique de jazz proprement dite peut se recommander de ses origines nègres, l'apparition du swing est consécutive à la prédominance juive, tant parmi les compositeurs que les exécutants de cette musique dite légère. "

La Légion, revue française sous l'Occupation allemande, février 1942.

" Celui qui aime le jazz bientôt trahit sa Patrie "

Andreï Jdanov.

 

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Sélection de concerts pour décembre 2010 à Paris

Publié le par Guillaume Lagrée

Pour décembre 2010, mon choix de concerts de Jazz à Paris est toujours aussi ignoblement partiel et partial.

 

Giovanni-Mirabassi.jpg

La photographie de Giovanni Mirabassi est l'oeuvre de l'Aérien  Juan Carlos HERNANDEZ.

 

N'oubliez pas de commémorer le décès du Soul Brother Number One, Jaaaaaammmmmeeeesssss Brown, le 24 décembre. Vous l'écouterez accompagné par un orchestre de Jazz dirigé par Oliver Nelson. Sauf avis médical opposé, il est recommandé de danser sur cette musique. Soul on Top!

 

 

A Radio France le samedi 4 décembre à 17h, concert gratuit de l'American Trio du pianiste Dan Tepfer. Si vous ne pouvez y assister, ce concert sera diffusé ensuite sur France Musique.
Au Sunside:
Samedi 4 décembre, 21h, le trio américain du pianiste  Dan Tepfer pour fêter un nouvel album que j'ai hâte d'écouter.
 
Lundi 6 décembre, 21h, Dave Liebman Quartet plays Ornette Coleman. Quand un Géant du saxophone ténor rend hommage à un Géant du saxophone alto, le résultat promet d'être gigantesque.
Mardi 21, mercredi 22, jeudi 23 décembre à 20h et 22h, le trio du pianiste Giovanni Mirabassi pour fêter à  Paris la sortie de son album  Live in Tokyo.
Au Sunset:
Jeudi 2 décembre, 21h30, Hal Singer avec Bobby Few. Hal Singer, saxophoniste ténor né en 1919, est un des pères du Rhythm and Blues et du Rock and Roll. Le premier concert de Jazz en club de ma vie à Paris, c'était Hal Singer avec Steve Potts en 2000 aux 7 Lézards, club aujourd'hui disparu. Inoubliable d'énergie et de vitalité. Il vient de sortir un nouvel album avec David Murray.
Mardi 28 décembre à 21h30, reconstitution du trio BFG. Il ne s'agit pas d'une MST mais de l'alliance alchimique d'Emmanuel Bex (orgue Hammond), Glenn Ferris (trombone) et Simon Goubert (batterie).

Mercredi 29, jeudi 30, vendredi 31 décembre à 21h, carte blanche à la Soul Sister Rhoda Scott, l'organiste aux pieds nus. Le Saint Groove est avec elle.

 

Au Duc des Lombards:

 

Dimanche 12 décembre à 20h et 22h, le trio à cordes et sans cris de Didier Lockwood ( violon), Diego Imbert (contrebasse), Philippe Catherine (guitare électrique). Attention, Swing en vue!

 

Au Triton:

 

Jeudi 9 décembre à 20h30, Sophia Domancich viendra défendre sur scène son nouvel album  snakes and ladders

 

Vendredi 17 et samedi 18 décembre à 20h30, Médéric Collignon et son Jus de Bocse joueront la musiique de King Crimson. Ca promet.

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Le Fluturiste André Stocchetti défriche le Sentier des Halles

Publié le par Guillaume Lagrée

 André Stocchetti « Fluturiste ».

 Paris. Le Sentier des Halles.

Lundi 22 novembre 2010. 21h45.

 

André Stocchetti : flûtes, chant, électronique, récit

 

 

 

 

Il y a quelque chose de Médéric Collignon chez cet homme en plus fluide et plus joyeux. Il commence avec un scat qu’il passe en boucle grâce à l’électronique, chante, utilise son corps comme instrument de percussion ; Il chante de vrais textes, grande différence avec Médéric. Il y a toutes sortes de flûtes mais toutes sont droites. Pas de flûte traversière. Il enchaîne uine série d’aphorismes improbables. Il y a aussi un côté one man show dans ce spectacle même si la machine est un acteur à part entière. Elle s’arrête pour céder la place à un solo d’une longue flûte au son grave et mystérieux. C’est le poème de Ronsard « Mignonne allons voir si la rose » qu’elle accompagne. N’oublions pas que lorsque Ronsard écrivit ce poème, il avait 60 ans, la mignonne 20 et qu’elle l’envoya valser.

 

André Stocchetti a aussi la capacité de passer du rire à l’émotion, de jouer, de chanter, de conter. Il ne lui manque plus que le jonglage et la danse mais cela ferait peut-être trop. Très joli solo de flûte en bois, presque classique. Cette chanson triste sur un baiser froid qui glace l’amant n’est pas dans l’album.

 

Une chanson sur le temps au tempo haletant. Il change les paroles par rapport à l’album. Intéressant. Une chanson joyeuse mais avec une secrète mélancolie, celle du Tempus fugit derrière. Jeu d’écho entre la flûte et la machine. Alors que les mots temps, die zeit, time, tempo, tournent en boucle, la flûte entame une course folle contre le temps. Belle chanson sur le temps, sans nostalgie. Prenez le temps de l’écouter. Et revenez y de temps en temps. Ca repart en chanson d’amour, sur le bon temps passé à deux. S’ensuit un chant de flûte intergalactique. Avec une machine cet homme a plus d’imagination que bien des orchestres. Fin style Guerre des étoiles.

 

André repart seul avec une flûte en bois, en joyeux pastoureau jouant dans les montagnes pour guider son troupeau. Cela apaise après le déluge électronique du précédent morceau. Accélération vertigineuse jusqu’au final.

 

Il nous raconte une histoire sicilienne qui ne figure pas dans l’album. Je ne vous la raconte pas. Allez l’écouter au spectacle d’André Stocchetti.

 

S’ensuit une chanson « métaphysique ou tu vas prendre froid » qui ne figure pas non plus dans l’album. « Une chanson de rien ». Peut-être teste t-il son futur album en même temps qu’il promeut l’actuel. Nous jouons des nouvelles chansons que nous essayons sur vous et sur nous-mêmes comme disait Prince en club à Minneapolis avant la sortie de « Sign o’ the times ». Ici, il s’agit d’un mambo spatial et spécial. Il y a une surprise finale que je ne vous raconte pas.

 

« Soyons clairs » (Henri Michaux). C’est une chanson politique plutôt éloignée de « La Marseillaise », « L’Internationale » et autres chants militants. Il chante avec son corps comme instrument de percussion.

 

Une chanson de l’album. Un poème de Claude Roy. Une très belle chanson. Un beau texte sur la mort, le seul vrai sujet pour Louis Ferdinand Céline. Un spectacle total par un homme seul, voilà ce que propose André Stocchetti. Stéphane Eicher a commencé comme ça, dans un autre genre.

 

Une autre chanson belle et triste, celle de Clément Marot partant en guerre : « Adieu la cour, adieu les dames ». Que vous connaissiez ou non ce poème, bijou rare d’élégance et de mélancolie, il faut l’entendre interprété par André Stocchetti. Il dérive ensuite vers un solo de guitare électrique à la flûte électrique, évoquant les bruits de guerre comme Jimi Hendrix jouant Star Spangled Banner à Monterey en 1967. D’ailleurs, il cite cette version dans son solo.

 

« Le concert n’a pas été réussi » (Jacques Prévert), une chanson qui ne figure pas sur l’album non plus. Il y a 15 ans, André Stocchetti jouait du baroque dans un orchestre. Il n’en joue plus, il l’est.

 

Quant au bis règlement de comptes, il vous faudra aller voir le spectacle d’André Stocchetti pour savoir de quoi il s’agit, sapristi !

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